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Corinne Lepage

Le Figaro. Le 04/10/2011. Source

Corinne Lepage se déclare candidate à l'Elysée

La présidente du petit mouvement écologiste Cap 21 assure que l'annonce de sa candidature n'a aucun rapport avec le retrait de Jean-Louis Borloo de la course à la présidentielle.

La rumeur courait depuis quelques jours déjà. Corinne Lepage a donc choisi le plateau du 20 heures de TF1 pour annoncer sa candidature à l'élection présidentielle. Élue députée européenne en 2009, sur une liste du MoDem, qu'elle a depuis quitté avec fracas, la présidente de Cap 21 a expliqué avoir «beaucoup réfléchi» et s'«être beaucoup préparé». Quand on lui demandait si elle serait à nouveau candidate, elle a répondu solennellement : «Je souhaite être candidate».

Pour l'ex-ministre de l'Environnement d'Alain Juppé, «il existe un espace pour les républicains, les écologistes pragmatiques et les humanistes». Pour autant, elle assure que sa décision n'a rien à voir avec le retrait, sur ce même plateau dimanche soir, du président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, à la course à la présidentielle. Et elle a expliqué avoir juste choisi le 4 octobre pour cette annonce comme une date, selon elle, «symbolique», parce que c'est «le jour de la Constitution de 1958».
«Elément de réconciliation» des Français

Après les régionales de mars 2010, où elle avait apporté son soutien à des candidats d'Europe Ecologie-Les (EELV), elle avait quitté le MoDem, dont elle critiquait «le mode de gouvernance» de son président, François Bayrou. Mardi, donc, elle a déclaré souhaiter être un «élément de réconciliation» des Français.

Ce qui n'est pas gagné. Dès l'annonce de sa candidature, l'eurodéputé (EELV) Yannick Jadot, porte-parole d'Eva Joly, candidate d'EELV, a assuré que «la candidature de Corinne Lepage n'était pas un scoop» : «Corinne Lepage c'est une aventure individuelle au service d'une ambition personnelle», tacle-t-il.

Déjà candidate en 2002, celle que la presse qualifiait alors d'«écologiste de droite», avait obtenu 1,88 % des voix.


20 Minutes. Le 20/02/2012. Source

Corinne Lepage lance son programme d'«écologie du centre»

«Lorsque le navire a été envoyé dans les récifs par son capitaine, il faut changer de capitaine et de cap. Ensemble, changeons l’un et l’autre». Avec cette métaphore du naufrage du Costa Concordia, appliqué au président-candidat Nicolas Sarkozy, Corinne Lepage veut marquer les esprits ce lundi midi.

La candidate Cap21 à l’élection présidentielle, «écologiste du centre» comme elle se définit elle-même, a présenté à Paris son programme présidentiel, qui suit deux lignes directrices: «la réduction simultanée de toutes les dettes (budgétaires, écologiques, sociales et sanitaires) dans une perspective dynamique de création d’activité, d’emplois et de solidarité» et «le changement profond dans les modes de gouvernance en donnant à chacun le droit et le pouvoir de faire».
Equilibre budgétaire «en verdissant la fiscalité et l’épargne»

Proposant «70 mesures prioritaires», parallèlement à un programme fiscal, financier et budgétaire «permettant de revenir à l’équilibre en verdissant la fiscalité et l’épargne», la candidate a axé son programme sur une alliance entre croissance économique et transition vers une société plus écologique.

L’une des idées phares du programme consiste à réaliser une «troisième révolution industrielle avec le plan «SOLEIL» (SOLution Energie Investissement Long terme)». Ce plan «SOLEIL» liera, selon la candidate, «un Plan et un Fonds destinés à assurer un financement pérenne sur 30 ans de la transition énergétique. Les fonds bloqués sur 30 ans serviront à financer la recherche, la création de filières et la réalisation de la transition énergétique».
Sarkozy fait «une course à l’échalote avec Marine Le Pen»

Concernant l’énergie, la candidate prône notamment l’arrêt des constructions de centrales nucléaires, et propose de sortir de cette énergie d’ici «20 à 25 ans», augmentant parallèlement la part des énergies renouvelables, «soit 25 % dans la consommation en 2020 pour atteindre 34 % dans la consommation finale d'énergie en 2030». Deuxième idée phare du programme présidentiel, le «produire local» avec une «décentralisation énergétique» et la «reprise agricole», c’est-à-dire rendre des terres à l’agriculture.

Pour financer son programme, la candidate table sur un arsenal de nouvelles recettes : la réduction ou la suppression des niches fiscales et sociales «notées 0» par la Cour des comptes devrait lui rapporter (14,5 milliards d’euros), la réduction des dépenses budgétaires des élus et des institutions (23 milliards), une taxe carbone (9 milliards), une taxe sur les transactions financières (3 milliards) ou encore la hausse des tranches supérieures de l’impôt sur le revenu (4 milliards).
«L’écologie a plus besoin d’une avocate que d’une juge»

Egratignant au passage François Bayrou (MoDem), son ancien allié, dont le programme est, selon Corinne Lepage, «daté de 1950», l’avocate a estimé à propos d’Eva Joly, ancienne magistrate, que «l’écologie en France a plus besoin d’une avocate que d’une juge».

Quant à Nicolas Sarkozy, Corinne Lepage juge le bilan du quinquennat du Président «calamiteux». «Contrairement à ce qu’il dit sur la crise, il n’a pas sauvé l’Europe et la France en 2008. En tant que député européen, j’ai pu m’en rendre compte. Par ailleurs, il a abaissé la fonction présidentielle et affaibli la France. En 1995, les sujets de campagne de Jean-Marie Le Pen étaient l’immigration, la sécurité, l’ordre… ce sont les sujets de Nicolas Sarkozy en 2012! Cette course à l’échalote avec Marine Le Pen pour savoir qui va être le plus à droite, ça me choque», conclut la candidate, qui estime à plus de 400 le nombre de ses parrainages. Il ne lui en manque donc plus qu’une petite centaine pour être présente au premier tour de l’élection présidentielle, le 22 avril prochain.



Ouest-France. Le 21/02/2012. Source

Corinne Lepage pour une écologie centriste

La candidate écologiste indépendante, Corinne Lepage a dévoilé, hier, les 70 mesures prioritaires de son programme de campagne.


Troisième révolution industrielle

« Il faut changer de capitaine et de cap. » C’est sur une diatribe contre Nicolas Sarkozy que la présidente du mouvement Cap 21 a donné le ton à sa campagne. Son programme, alliant retour à l’équilibre budgétaire en 2017 et réformes écologistes, doit permettre de s’adapter à « un monde en profonde mutation ».

L’ex-ministre de l’Environnement annonce la mise en œuvre d’une « troisième révolution industrielle », rendue possible grâce au programme Soleil (Solution énergie investissement long terme). Composé d’un plan et d’un fonds de transition énergétique, il est censé « assurer la sécurité d’approvisionnement en énergie »,« dynamiser l’économie » et créer des emplois. Bloqué sur trente ans, le fonds serait alimenté par « une partie de la rente nucléaire payée par tous les Français » ou encore « les industries pétrolières et gazières ».


Arrêt net à Flamanville


Autres propositions : le soutien aux PME et l’arrêt « net de la construction de tout nouveau réacteur, y compris celui de Flamanville ». Corinne Lepage fixe également à « 25 % » la part des énergies renouvelables dans la consommation en 2020, favorisant « hors bâtiment, la création de 130 000 emplois directs et indirects nets d’ici à 2020 ». Elle met l’accent sur le « produire local », incluant notamment « le rapprochement entre producteurs et consommateurs ».

La députée européenne se déclare en faveur du référendum sur « les grands sujets sociétaux », citant « le mariage homosexuel » et « la prise en compte du vote blanc ». Elle réaffirme le non-cumul des mandats et propose la création d’une« Organisation mondiale de l’environnement » et d’un « Tribunal pénal international de l’environnement » à l’échelle mondiale. Corinne Lepage, qui dit réunir 430 promesses de parrainages, est créditée de 0,5 % des intentions de vote.


Slate.fr. Le 23/03/2012. Source

CANDIDATURE: CORINNE LEPAGE DÉBOUTÉE PAR LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL

AVEC LA CENSURE DU FICHIER DIT DES «GENS HONNÊTES», l’information est logiquement passée quasiment inaperçue: le Conseil constitutionnel a rejeté, jeudi 22 mars au soir, quatre recours contre la liste des candidats à l’élection présidentielle, dévoilée lundi.

Le premier était celui de Corinne Lepage, qui avait fait planer jusqu’au bout le suspense sur son éventuelle candidature. Les Sages de la rue-Montpensier ont précisé que la présidente de Cap21 n’avait reçu que 476 parrainages d’élus, sans qu’il puisse être précisé si ceux-ci étaient valides ou non.

Les trois autres étaient plus inattendus. Le premier, Patrick Bourson, président du mouvement Ensemble, redressons la France, a formulé un recours contre la liste des candidats alors qu’il n’a reçu que quatre parrainages (il y a une semaine, cet ancien membre du FN affirmait pourtant en avoir plus de 500). Le second, Richard Nowak, un Meurthois, se plaignait de discriminationen affirmant que tout électeur devait pouvoir se présenter: il n’a reçu aucun parrainage, ce qui a rendu son recours irrecevable.

Enfin, le dernier requérant, Jean-Marie Matagne, contestait rien de moins que la présence au premier tour de Nicolas Sarkozy et François Hollande au motif que leur programme «ne comporterait pas l'engagement d'abolir les armes nucléaires». Le Conseil constitutionnel n’étant pas habilité à juger les programmes des candidats, il a rejeté le recours de celui qui a par ailleurs reçu un parrainage d'élu.

Ce genre de recours est un classique de l’élection présidentielle, et permet parfois de savoir avec précision combien de parrainages ont reçu certains candidats recalés: 320 pour Jean-Marie Le Pen en 1981, par exemple.


Le Nouvel Observateur. Le 28/03/2012. Source

Corinne Lepage n'a pas dit son dernier mot

Elle n’a pas eu ses signatures mais elle a gardé son bâton de pèlerin. Pas disposée "en l’état actuel" à se rallier à l’un des candidats en lice pour l’élection présidentielle, la présidente de Cap 21 Corinne Lepage tente de réunir, pour l'heure, toutes personnes motivées pour adhérer à son nouveau projet : créer l’"espace écolo-démocrate" qui, selon elle, "manque au paysage politique français".
Soit un collectif "ouvert à tous ces écolos évaporés compte tenu de la faible place de l’écologie dans la campagne présidentielle". Faisant une large place à la "société civile". Et finalement pas si différent de la "coopérative politique" lancée le 22 mars 2010 par Daniel Cohn-Bendit, mouvement mort-né puisque "l’appareil Vert l'a saboté", estime Lepage.
L’ancienne candidate ne sait pas si elle aura réussi à lancer son mouvement avant le premier tour de la présidentielle. Mais elle promet de prendre clairement position par rapport aux candidats avant le 22 avril. Lequel choisira-t-elle ? Sans doute pas François Bayrou, puisqu'elle a claqué la porte du Modem. Sans doute pas Eva Joly, sa rivale directe. Pour la présidente de Cap 21, qui se définit "de centre gauche", le choix devrait finalement être assez facile. Le changement, c'est maintenant ?