Le Monde. Le 09/01/2012.
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Dati, Lefebvre, Guéant : ces UMP qui se déchirent aux législatives
"Mes adversaires sont socialistes et mes ennemis sont au parti", soupire une membre du gouvernement et de l'UMP, sarkozyste de toujours. A cinq mois d'élections législatives incertaines, ministres, anciens ministres et cadres du parti présidentiel et de ses satellites livrent bataille pour assurer la pérennité de leur existence politique au delà du printemps 2012. Mais les circonscriptions de "confort et de facilité", pour reprendre les mots de Rachida Dati, candidate à l'investiture UMP dans la seconde circonscription de Paris, sont aussi rares que convoitées. Beaucoup de ceux qui ont construit la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007 s'affrontent en 2012 ; ministre contre ancien ministre, ancien ministre contre député, ancien porte-parole contre secrétaire d'Etat...
DATI EN EMBUSCADE
A tout seigneur tout honneur. La plus médiatique des affiches voit s'opposer François Fillon, premier ministre et élu sarthois, à son ancienne garde des sceaux, Rachida Dati, maire du 7e arrondissement. Depuis 2008, des proches du chef du gouvernement préparent l'arrivée de leur leader dans la capitale. Leur objectif : assurer à la droite parisienne, désunie depuis le départ de Jacques Chirac en 1995, un nouveau chef de file indiscutable à deux ans des élections municipales. Quant à François Fillon, un premier rôle à Paris lui permettrait de préparer l'après 2012 avec de meilleures cartes que celle de son rival Jean-François Copé, maire de Meaux (Seine-et-Marne) et secrétaire général de l'UMP.
De cette rivalité entre les principaux dauphins de l'UMP sont nées, à Paris, des alliances de circonstance, visant à contrecarrer le parachutage du locataire de Matignon : Claude Goasguen, député et maire du 16e arrondissement, soutient donc Rachida Dati, elle-même parachutée au cœur de la capitale en 2008, alors qu'elle était encore en grâce auprès de Nicolas Sarkozy. Depuis septembre 2011, la députée européenne multiplie les attaques acerbes à destination du chef du gouvernement. Jean-François Copé laisse faire tout ce qui peut nuire à François Fillon, même si l'investiture de l'UMP ne peut échapper au premier ministre... Le parti cherche donc, mais lentement, une solution susceptible de désamorcer la bombe Dati. "Elle est déjà, en termes de mandats, largement servie", estiment plusieurs élus parisiens.
GUÉANT EN QUÊTE D'UN MANDAT
A Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) également , les calculs de politique locale peuvent coïncider avec l'investiture d'un membre du gouvernement : Claude Guéant, ministre de l'intérieur, ancien secrétaire général de l'Elysée et ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, doit s'assurer un avenir politique en cas d'alternance du pouvoir. Une circonscription où, traditionnellement , le candidat de droite l'emporte largement, correspondrait à l'inexpérience du ministre. En effet, à 67 ans, le ministre mènera sa première campagne.
Le député et maire UMP de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet est pour sa part prêt à laisser son mandat national à Claude Guéant pour se consacrer à sa mairie. Mais Thierry Solère, patron de la campagne Web de Nicolas Sarkozy en 2007, vice-président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, conseiller municipal de Boulogne-Billancourt et ennemi local de Pierre-Christophe Baguet, n'entend pas se faire souffler un mandat pour lequel il s'estime légitime. "Baguet s'adjoint ainsi un allié puissant en vue des élections municipales de 2014. Il vend un mandat pour en sauver un autre", décrypte Thierry Solère qui dénonce un stratagème visant à lui fermer l'accès aux deux mandats qu'il vise : le siège de député et la mairie. Ministre ou pas, Thierry Solère a annoncé sa candidature face à celle de Claude Guéant.
YADE VERSUS AESCHLIMANN
Ancien symbole du renouvellement et de la diversité du gouvernement, Rama Yade affrontera Manuel Aeschlimann, député UMP sortant dans la circonscription d'Asnières-Colombes-sud (Hauts-de-Seine). Sa candidature face à ce proche de Nicolas Sarkozy, l'ancienne secrétaire d'Etat aux droits de l'homme y pensait bien avant son débarquement du gouvernement en novembre 2010. Depuis, celle qui a été élue conseillère régionale en 2010 sur la liste du parti présidentiel, a rompu les ponts avec l'UMP pour se rapprocher de Jean-Louis Borloo et intégrer le Parti radical valoisien.
Rama Yade pourrait compter sur les déboires judiciaires de son adversaire mis en cause dans une affaire de favoritisme pour laquelle il a été condamné le 21 janvier 2011 en deuxième instance à un an d'inéligibilité. Il s'est pourvu en cassation. Mais la jeune femme est elle-même nouvellement au cœur d'une procédure judiciaire. Une enquête préliminaire a été ouverte concernant une irrégularité sur sa domiciliation. Le maire socialiste de Colombes, Philippe Sarre, soupçonne l'ancienne sarkozyste de ne pas habiter la commune dont elle est élue. L'UMP donnera son investiture à Manuel Aeschlimann contre Rama Yade qui revendique celle du parti de Jean-Louis Borloo. L'icône déchue de la diversité du gouvernement déclare toutefois faire toujours partie de la majorité présidentielle.
UN FRONT UMP/PARTI RADICAL EN BELGIQUE
Un autre cadre du Parti radical, proche de Jean-Louis Borloo, défiera un candidat du parti présidentiel : Dominique Paillé, ancien conseiller politique à l'Elysée, ancien secrétaire général adjoint de l'UMP a quitté fin 2010 la "sarkozie" pour se rapprocher du patron du Parti radical. Un écart vers le centre qui a fortement déplu à l'UMP, au point de ne pas lui accorder l'investiture dans la circonscription du Benelux. "Je ne crois pas que cela soit une étiquette très porteuse", estime aujourd'hui l'avocat, inscrit aux barreaux de Paris et de Bruxelles. L'ancien porte-parole de l'UMP a donc obtenu l'investiture du Parti radical et se présentera probablement contre un candidat de l'UMP.
Celui-ci sera sans doute Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, dont la circonscription dans le Val-de-Marne n'a pas survécu au dernier redécoupage électoral, s'est trouvée une circonscription de repli pour l'après 2012. Elle a fait savoir, en septembre 2011 , son intérêt pour la circonscription du Benelux. L'ancienne porte-parole de République Solidaire a quitté la formation de Dominique de Villepin en novembre 2010 pour intégrer le gouvernement. Elle participait ainsi à l'isolement d'un rival historique de Nicolas Sarkozy. Au vu des services rendus au président et à son parti, Mme Montchamp est la mieux placée pour obtenir le soutien officiel de l'UMP.
JÉGO DE RETOUR EN SARKOZIE
Tous les membres du Parti radical ne sont pas égaux face aux investitures du parti présidentiel. Yves Jégo, député de Seine-et-Marne et ancien secrétaire d'Etat à l'outre-mer du premier gouvernement Fillon annonçait au printemps 2011 son départ de l'UMP et dénonçait une "lepenisation des esprits" parmi certains membres du gouvernement. Persuadé que Jean-Louis Borloo se lancerait dans la campagne présidentielle, le député francilien s'est trouvé fort dépourvu lorsque l'ancien ministre de l'environnement jeta l'éponge en septembre 2011. Après avoir essuyé un échec lors des dernières sénatoriales, le député de Seine-et-Marne a retrouvé la foi dans le leadership de Nicolas Sarkozy, déclarant son soutien à la candidature du président de la République.
Toutefois, la fédération départementale de l'UMP a proposé la candidature d'une élue locale, Valérie Epikmen, comme candidate UMP face au député sortant. Yves Jégo voit dans cette candidature "un acharnement de Christian Jacob", patron de l'UMP de Seine-et-Marne, a lui faire payer son départ. "L 'UMP montre ses muscles", poursuit l'ancien secrétaire d'Etat, mais finalement l'investiture ne devrait pas lui échapper, reconnaît-on au siège de l'UMP.
LEFEBVRE EN AMÉRIQUE
La circonscription des Français d'Amérique du Nord était initialement réservée par l'UMP à Christine Lagarde, qui avait échoué à trouver une assise dans le 12e arrondissement de Paris. Mais le départ imprévu de l'ancienne ministre de l'économie à la tête du Fonds monétaire international (FMI), en juillet 2011, a libéré un siège qui ne devrait pas échapper à un candidat de droite (sur moins de 47 000 votants, Nicolas Sarkozy a obtenu près de 5 000 voix d'avance en 2007). C'est donc sans surprise que l'investiture de l'UMP suscite bien des appétits au sein de la majorité présidentielle.
Sur les rangs figure Julien Balkany, demi-frère du député et maire de Levallois (Hauts-de-Seine), Patrick Balkany. Français de New York depuis sept ans, ce financier a annoncé en novembre 2011 sa candidature, avec ou sans l'investiture du parti présidentiel.
Toutefois, ce proche de l'UMP ne devrait pas recevoir l'investiture du parti, réservée à Frédéric Lefebvre, secrétaire d'état chargé des PME et conseiller régional d'Ile-de-France. Né à Neuilly-sur-Seine, élu des Hauts-de-Seine, Frédéric Lefebvre comptait sur un retrait d'André Santini, député et maire d'Issy-Les-Moulineaux, dont il a été le suppléant en 2007. Mais ce dernier, qui n'a besoin d'aucune étiquette pour se faire réélire dans son fief (élu dans sa commune depuis 1977), repart en campagne pour un nouveau mandat de député. Sans territoire en Ile-de-France, Frédéric Lefebvre devra convaincre les 190 000 Français d'Amérique du Nord de la pertinence de son parachutage.
Le Nouvel Observateur. Le 12/01/2012.
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Fillon investi à Paris, Guéant à Boulogne
La commission nationale d'investiture du parti présidentiel se penchait mercredi 11 janvier au soir sur les plus épineuses des 577 circonscriptions et a tranché pour les législatives de 2012 : François Fillon a été désigné candidat UMP dans la 2e circonscription de Paris par la commission nationale d'investiture du parti présidentiel, la situation de sa concurrente Rachida Dati restant, elle, à régler, a-t-on appris auprès de responsables de l'UMP.
Sans surprise non plus, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a été investi dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine (Boulogne-Billancourt), en dépit des récriminations de l'UMP Thierry Solère, lui aussi candidat.
"On s'approche du but" pour régler le cas Dati
François Fillon, qui a choisi de quitter son fief de la Sarthe pour se présenter à Paris, a été investi malgré les protestations, ces dernières semaines, de son ex-garde des Sceaux, Rachida Dati.
L'eurodéputée visait elle aussi l'investiture dans la circonscription, qui englobe une partie du VIIe arrondissement dont elle maire depuis 2008. Aucune solution de repli n'est pour l'heure trouvée pour Rachida Dati mais un responsable UMP assurait dès mardi qu'"on s'approche du but".
Mercredi, la commission a également investi les autres candidats UMP de la capitale, dont les députés UMP sortants Philippe Goujon et Jean-François Lamour, respectivement dans les 12e (autre partie du VIIe et XVe) et 13e circonscriptions (XVe).
Pour autant, "rien ne sera totalement figé" pour la désignation des candidats avant le 28 janvier, jour où le Conseil national de l'UMP les entérinera définitivement. Une réunion doit d'ailleurs rebalayer l'ensemble des investitures, le 24 janvier, pour tenter de régler les derniers cas litigieux.
La parité, grande perdante
A Paris toujours, l'investiture dans la 4e circonscription (XVIe et XVIIe), également convoitée par la maire du XVIIe, Brigitte Kuster, échoit au député Bernard Debré, tandis que le maire du VIe, Jean-Pierre Lecoq, proche de Pierre Charon, a été préféré à Marie-Claire Carrère-Gée dans la 11e (à cheval sur les VIe et XIVe)
Dans la 14e (XVIe), c'est le sortant Claude Goasguen qui rempile tandis que le ministre Pierre Lellouche sera en lice dans la 1ère.
La parité est la grande perdante à Paris (aucune femme UMP investie dans une circonscription à coup sûr gagnable, contre deux sortantes). Le numéro un du parti, Jean-François Copé, fait valoir qu'il s'agit d'"un objectif sur l'ensemble du pays".
Copé impose ses proches
Jean-François Copé a par ailleurs réussi à imposer un proche, l'homme d'affaires Charles Beigbeder, dans la 8e circonscription, a priori ingagnable. D'autres de ses proches ont été investis dans l'est parisien, acquis à la gauche: Pierre-Yves Bournazel, Benjamin Lancar, président des Jeunes populaires, et Nathalie Fanfant.
Dans les Bouches-du-Rhône, le député sortant de Marseille, Roland Blum, a décidé de raccrocher les gants, ce qui fait le bonheur de sa collègue Valérie Boyer, investie mercredi, alors que sa propre circonscription marseillaise avait été supprimée dans le redécoupage électoral.
A Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), l'UMP a décidé de ne pas investir de candidat face au sortant du Nouveau Centre, André Santini, ancien ministre de Nicolas Sarkozy et qui a décidé de ne pas soutenir Hervé Morin dans sa course à l'Elysée.
Dans la circonscription englobant Neuilly, où le successeur de Nicolas Sarkozy, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ne se représente pas, l'investiture a été gelée. L'UMP pourrait choisir de soutenir Jean-Christophe Fromantin, le maire divers droite de la ville.
Le Figaro. Le 28/01/2012.
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L'UMP protège Bayrou et les villepinistes
Le président du MoDem n'aura pas d'adversaire du parti majoritaire lors des élections en juin dans sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Il dénonce «un petit jeu» de l'UMP et réaffirme son indépendance.
A moins de trois mois du 1er tour de la présidentielle, l'UMP multiplie les «gestes d'élégance» à l'égard du centre. Lors des élections législatives de juin, le parti majoritaire a décidé de ne pas présenter de candidat face à François Bayrou dans sa 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Jean Lassalle, l'autre député MoDem sortant du département, sera lui aussi épargné.
En 2007, les deux seuls députés MoDem de métropole s'étaient retrouvés chacun face à un candidat de l'UMP. François Bayrou avait largement conservé son siège de député, à la faveur d'un désistement du candidat de la majorité au second tour. En revanche, Jean Lassalle avait dû s'extraire d'une triangulaire.
«Bayrou est très critique du PS»
À l'UMP, on n'exprime pas officiellement les raisons qui ont conduit à ne pas investir cette fois-ci de candidats contre le MoDem. «Bayrou est très critique du PS et est beaucoup plus proche de nous qu'en 2007», suggère cependant un proche du parti. Après la présentation des soixante propositions de François Hollande cette semaine, le président du MoDem s'est ainsi attaché à souligner ses «désaccords» avec le projet socialiste. «Je considère que le programme de François Hollande ne correspond pas à l'exigence des temps, voire que certaines propositions sont dangereuses», a-t-il déclaré au Figaro.
«C'est un petit jeu parfaitement transparent qui consiste à faire croire qu'il y aurait une entente et une connivence entre l'UMP et moi», a rapidement réagi François Bayrou, après l'annonce de ce choix de l'UMP. «Je n'ai manifesté et ne manifesterai aucune indulgence à l'égard [des] erreurs et de la responsablité que l'UMP porte devant les Français», a-t-il poursuivi. «C'est pourquoi ce type de manœuvre ne me fera pas bouger d'un millimètre dans mes appréciations de la politique suivie» et «c'est pourquoi les Français choisiront l'alternance que je propose et qui leur permettra de tourner la page», a encore déclaré le candidat à la présidence.
Hervé Morin déjà épargné
Au total, l'UMP doit désigner samedi des candidats dans 501 circonscriptions sur 577. Les 76 restantes sont dites «réservées». Le parti de la majorité n'y a pour l'heure aucun candidat, soit en raison de difficultés ou d'incertitudes locales, soit dans le cadre des négociations de l'UMP avec des partis alliés.
Ainsi, outre les deux circonscriptions des Pyrénées-Atlantiques laissées aux députés sortants du MoDem, l'UMP a déjà annoncé son choix de ne pas opposer de candidats contre les députés sortants du Nouveau Centre soutenant le président de la République «dès le premier tour». Mais d'épargner aussi Hervé Morin dans la 3e circonscription de l'Eure, détenue par Hervé Morin. «Un geste d'élégance...» pour le candidat du Nouveau Centre à la présidentielle, avait alors commenté Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP.
De même, les villepinistes Jean-Pierre Grand (Hérault) et Marc Bernier (Mayenne), tout comme Jean-Frédéric Poisson, bref successeur de la présidente du Parti chrétien-démocrate, Christine Boutin, dans son ex-circonscription des Yvelines, n'auront pas de candidat UMP contre eux lors des scrutins de juin. La plupart des députés du Parti radical, dont Jean-Louis Borloo, seront dans le même cas de figure, mais pas son numéro deux Laurent Hénart.
L'investiture de Fillon confirmée au détriment de Dati
• Dans la 2e circonscription de Paris, François Fillon sera investi par l'UMP, au détriment de Rachida Dati, qui espère encore décrocher une investiture dans une circonscription réservée de la capitale.
• La candidature de l'UMP dans la 8e circonscription de Paris sera défendue par l'homme d'affaires Charles Beigbeder.
• À Boulogne-Billancourt, Claude Guéant va être investi par le parti majoritaire, tandis que son fils François se présentera dans le Morbihan.
• En Seine-Saint-Denis, l'ex-syndicaliste policier Bruno Beschizza sera investi par l'UMP.
• Dans l'Essonne, Georges Tron se présentera pour l'UMP.
• Salima Saa, figure montante de l'UMP, sera candidate à Roubaix.
• Trois ministres se présenteront pour l'UMP dans les circonscriptions nouvellement créées des Français de l'étranger: Thierry Mariani, Frédéric Lefebvre et Marie-Anne Montchamp
• L'ex-circonscription de Nicolas Sarkozy, à Neuilly, est «réservée».