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Laurent Fabius

L'Express - 27/03/2012 - Calculs et calendrier de Fabius pour les prochaines législatives


Laurent Fabius estime que la gauche devrait obtenir 50,7% des voix pour l'emporter aux législatives de juin.
En raison du redécoupage, d'une part, et de la manière dont ont été constituées les 11 circonscriptions des Français de l'étranger, d'autre part, Laurent Fabius estime que la gauche devrait obtenir 50,7% des voix pour l'emporter aux législatives de juin. L'ancien Premier ministre remettra, en avril, un nouveau document à François Hollande et à Martine Aubry sur le séquençage du prochain quinquennat: les mesures à prendre jusqu'aux législatives, puis celles entre juin 2012 et juin 2013, et, enfin, les axes pour l'ensemble du quinquennat. "Evidemment, ça ne se passera pas comme ça! note le député de la Seine-Maritime, mais c'est un exercice utile qui oblige à travailler, notamment les questions de méthodes."

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Candidats FN aux législatives

Slate.fr - 30/03/2012 - 100 Candidats FN au second tour ?


IL POURRAIT Y AVOIR «près d’une centaine» de candidats  du Front national au deuxième tour des élections législatives en juin prochain si Marine Le Pen atteint les 17% au premier tour de l’élection présidentielle, et «environ 150» si elle atteint les 20%.

Ces estimations sont le résultat des calculs d’Alain Richard et de Jean-Marc Brûlé, respectivement ancien ministre socialiste et conseiller régional Europe Ecologie, qui ont «épluché la nouvelle carte électorale et comparé les résultats du FN aux dernières présidentielles à ceux des législatives qui ont suivi», rapporte le Nouvel Obs.

Mais rien ne dit que Marine Le Pen va atteindre les 17% au premier tour de la présidentielle. Comme nous le rapportions mercredi 28 mars, Jocelyn Evans, professeur de politique à l'université de Salford en Angleterre, et Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS, ont contesté chiffre à l'appui la «vague bleu Marine» (selon les propres mots de la candidate) dont il a pu être question au cours de cette campagne.


Selon eux, au vu du «bilan record» de Nicolas Sarkozy en matière d'immigration en 2011, année de référence, Marine Le Pen ne devrait faire qu'entre 15% et 17% au premier tour en avril, et ne serait donc pas sûre de battre les 16,9% de Jean-Marie Le Pen en 2002.

Pour rappel, lors des élections législatives de 2007, le Front national n'avait qualifié qu'un seul candidat: Marine Le Pen elle-même, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

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Exclusion de Thierry Solère pour Claude Guéant

Exclusion de Thierry Solère pour Claude Guéant

Le Monde.fr ( Majorité en campagne) - 21/03/2012 - Pour faire place à Claude Guéant, l’UMP exclut Thierry Solère - Par Eric NUNES

L'UMP veut faire place nette sur le chemin de Claude Guéant vers l'Assemblée nationale. Candidat parachuté dans l'imperdable (pour la droite) 9e circonscription des Hauts-de-Seine (Boulogne-Billancourt), le ministre a toutefois un caillou dans la chaussure : la candidature de Thierry Solère, élu local, sarkozyste déclaré et vice-président du conseil général du département.


Pour réduire le poids électoral du dissident, Thierry Solère a été exclu « provisoirement » de l'UMP. Dans un courrier du 19 mars, signé par Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, l'élu boulonnais est accusé d'entretenir « la confusion et la désunion auprès des militants et des électeurs ». Un comportement qui « porte préjudice à l'image de notre famille politique et constitue une faute grave », accuse le patron du parti présidentiel. «Vous ne pouvez plus désormais vous prévaloir de votre appartenance à notre mouvement et devez faire disparaître le logo de l'UMP de vos supports de propagande», commande-t-il.

Cette exclusion ne semble freiner en rien l'ambition législative de Thierry Solère : « Je poursuis ma campagne, je multiplie les rencontres avec les habitants », déclare-t-il, incrédule suite à la décision de la hiérarchie de l'exclure :« Dans ce département, nous avons perdu 5 cantons en 2011, reculé lors des élections régionales de 2010. Les cadres politiques sont vieillissants et le parti décide de m'exclure moi, 40 ans, le conseiller général le mieux élu du département ! » s'exclame-t-il. « Si nous avons la droite la plus bête du monde, elle réside dans les Hauts-de-Seine », tire l'élu boulonnais.

Thierry Solère ne manque également pas de souligner le "deux poids deux mesures" de Jean-François Copé rappelant que le député et maire de Meaux n'a jamais souhaité exclure Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, qui pourtant n'a cessé d'éreinter la candidature de François Fillon dans la seconde circonscription de Paris. Un territoire que la députée européenne considère comme sa chasse gardée au sein de la majorité présidentielle.

« L'exclusion est provisoire », souligne toutefois Thierry Solère. « Dans l'histoire récente, on se souvient de la candidature dissidente de Pierre Charon lors des sénatoriales parisiennes. Il a été réintégré une fois élu », rappelle-t-il, soulignant les limites des notions de discipline au sein de l'UMP.


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Boutin table sur 100 candidats

Europe 1.fr - 17/03/2012 - Boutin table sur 100 candidats


Le Parti chrétien-démocrate (PCD), présidé par Christine Boutin, a annoncé samedi qu'il présenterait "une centaine" de candidats aux élections législatives de juin. Le PCD tenait son conseil national samedi à Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine, un peu plus d'un mois après le retrait de l'ex-ministre Christine Boutin de la compétition présidentielle et son ralliement à Nicolas Sarkozy.

Au cours de ce conseil national, Christine Boutin a "confirmé la présence d'une centaine de candidats aux élections législatives, partout en France, dont quatre en Outre-mer", selon un communiqué du PCD.

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Le bilan de la XIII° législature

Le bilan de la XIII° législature

Libération.fr - 08/03/2012 - Cinq ans d'Assemblée Nationale en 3 minutes - Par Paul CHAUFOUR

Lois polémiques, affaire Woerth, affrontements théatraux et moments d'émotion réelle: retour sur le meilleur de la XIIIème législature qui vient de s'achever.




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Législatives : Jean-Marie Le Pen


Le Monde. Le 24/02/2012. Source

Législatives : Jean-Marie Le Pen pourrait se présenter à Carpentras

Jean-Marie Le Pen n'exclut pas une candidature aux législatives dans la 3e circonscription du Vaucluse, a-t-il indiqué dans un entretien à La Provence, vendredi 24 février. "Je n'exclus rien ! (...) Je suis toujours prêt à partir en campagne et croyez-moi, je suis encore vigoureux", a déclaré le président d'honneur du Front national en précisant que la décision serait annoncée en mars.

Interrogé sur une autre hypothèse, celle d'une candidature de sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen, 21 ans, il estime qu'"elle ferait une bonne candidate" également sur cette circonscription. Il y a quelques mois, lors d'une visite dans le département, le fondateur du FN avait promis "une surprise" dans cette circonscription de Carpentras, ville où il estime que le FN a subi "un affront", en 1999, en étant accusé d'être indirectement responsable de la profanation du cimetière juif.

Législatives : La polémique Nora Berra

Europe 1. Le 23/02/2012. Source

Législatives : Berra dénonce une discrimination

La secrétaire d'Etat à la Santé, Nora Berra, a dénoncé jeudi sur RTL le refus de l'UMP de la désigner comme candidate du parti dans la 4e circonscription de Lyon, affirmant qu'il avait trait à ses "origines" algériennes. "On m'a fait comprendre que mes origines pouvaient poser un certain problème à certains électeurs", a déploré Nora Berra, une représentante de la diversité au sein du gouvernement.

"Je ne veux pas croire que les instances dirigeantes de ma famille politique puissent s'engager sur une ligne qui va à l'encontre de la ligne qui a été développée par le président de la République", a-t-elle ajouté.

Selon RTL, Jean-François Copé a indiqué qu'un "autre point de chute" était envisagé à Lyon pour Nora Berra.

La commission des investitures doit se prononcer à la fin du mois.La 4e circonscription est celle de l'ancien ministre de la Justice Dominique Perben.




France-Soir. Le 25/02/2012. Source
Nora Berra poursuit ses attaques contre l’UMP du Rhône

La secrétaire d’Etat à la santé, Nora Berra, est en colère contre la fédération du Rhône de l’UMP qui devrait ne pas lui donner d’investiture pour les élections législatives dans la 4e circonscription de Lyon.

Nora Berra persiste dans sa mise en cause de l’UMP, son propre parti. Elle brigue l’investiture dans la 4e circonscription de Lyon pour les législatives. Mais la fédération du Rhône de l’UMP souhaite investir une autre candidate, la propre suppléante de Nora Berra, Dominique Nachury.

Mercerdi dans une interview à RTL, Nora Berra a dénoncé dans arrières-pensées racistes dans le choix de l’UMP. Elle avait alors déclaré : « J’ai l’audace d’avoir des parents qui viennent de l’autre côté de la Méditerranée. On m’a fait comprendre que mes origines pouvaient poser un certain problème aux yeux de certains électeurs ». Lobbying de gens installés

Vendredi, sur France Inter, elle a réitéré ses propos, précisant qu’on lui a fait savoir à plusieurs reprises, « qu'il fallait faire attention à cet électorat, qu'il fallait avoir le bon profil ». Elle pointe certaines personnes de la fédération UMP du Rhône : « J'ai dit que certaines personnes ont des réflexes très conservateurs, sont dans une vision de notre société qui est passéiste, qui date du XXème siècle, et qui n'évolue pas avec la société ».

Nora Berra a visiblement décidé de se battre pour son investiture en multipliant sa présence dans les médias. Dans une interview au site Internet du magazine Lyon Capitale, samedi elle dénonce « le lobbying monstrueux des gens installés ». Elle se montre très agressive et explique la manière dont elle est traitée par les gens de la fédération UMP du Rhône : « La fédération UMP du Rhône s’est coalisée pour mettre en péril ma candidature, qui a considéré qu’elle était irrecevable. Le circuit s’est grippé par ce lobbying monstrueux de gens installés dans leur confort politique. Ils ne m’ont jamais demandé mon envie. J’ai toujours été exclue des réunions qui se tenaient ».

Législatives : Ségolène Royale vs Olivier Falorni à La Rochelle

Sud Ouest. Le 15/02/2012. Source


Législatives à Rochelle: Le PS somme Falorni de ne pas se présenter contre Ségolène Royal


Le PS a adressé un courrier à Olivier Falorni, premier fédéral de Charente Maritime, pour lui demander de ne pas se présenter contre Ségolène Royal.

Le bureau national du PS a adressé un courrier àOlivier Falorni, premier fédéral de Charente Maritime, pour lui demander de ne pas se présenter contre Ségolène Royal aux élections législatives de La Rochelle-Ré, sous peine d'exclusion du parti.

Mais Olivier Falorni qui a l'intention d'annoncer sa candidature dimanche, se dit hermétique "aux pressions et aux menaces". "Ce n'est pas un appareil parisien qui décidera qui doit être député à la Rochelle".




Sud Ouest. Le 19/02/2012. Source

Législatives à La Rochelle : Falorni officiellement candidat face à Royal

En meeting ce dimanche, le premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste en Charente-Maritime, a annoncé qu'il était officiellement candidat dans la circonscription La Rochelle-Ré contre Ségolène Royal

Olivier Falorni, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste en Charente-Maritime, est officiellement candidat dans la circonscription La Rochelle-Ré contre Ségolène Royal. 

Il tenait un meeting ce dimanche à La Rochelle devant quelque 300 personnes. Mardi, le bureau national avait adressé un courrier en recommandé à Olivier Falornipour le sommer de renoncer à se présenter aux législatives, alors que le parti a officiellement investi Ségolène Royal en novembre dernier.

« C'est clairement une lettre de menaces, dit-il. Cela traduit une grande fébrilité de l'entourage de Mme Royal. Cette lettre a été écrite sous sa dictée" avait alors répondu Olivier Falorni, bien décidé à aller jusqu'au bout.



Le Figaro. Le 20/02/2012. Source

La Rochelle: Falorni va être exclu du PS

Le premier secrétaire PS de Charente-Maritime, Olivier Falorni, qui a décidé de maintenir sa candidature face à Ségolène Royal aux législatives à La Rochelle, va être exclu du parti demain par le Bureau national, a indiqué à l'AFP François Lamy, bras droit de Martine Aubry.

"M. Falorni a reçu une lettre de la direction du parti lui demandant de renoncer à sa candidature, ce qu'il a refusé. Le Bureau national va donc logiquement constater son exclusion", a précisé M. Lamy. "C'est une décision automatique. Il s'est lui-même mis en dehors du parti", a ajouté le député de l'Essonne.


"La direction nationale accomplira sa besogne"

Hier, lors d'un meeting à La Rochelle, le patron de la fédération a annoncé officiellement sa candidature face à la présidente de la Région Poitou-Charentes, pourtant investie par le parti le 22 novembre dernier. M. Falorni, qui considère l'investiture de Mme Royal comme un parachutage, a fait fi des menaces d'exclusion, déclarant que "la direction nationale accomplira sa besogne".

"La première circonscription de La Rochelle n'a pas vocation à devenir un point de chute, un terrain d'atterrissage où on installe un trampoline pour rebondir aussitôt sur un perchoir", a aussi déclaré l'adjoint aux finances de la mairie de La Rochelle, faisant allusion au désir de Mme Royal de briguer la présidence de l'Assemblée.

Législatives : La parité à l'UMP


Le Monde. Le 07/02/2012. Source

Fronde de femmes aux législatives parisiennes
Comme de coutume, l'ambiance est tendue sur les bancs de la droite du conseil de Paris qui se tient lundi 6 et mardi 7 février. Après quelques mois de relatif répit, de nouvelles discordes déchirent l'opposition municipale. La liste des investitures faites par l'UMP pour les prochaines élections législatives ne laissant pas de place aux femmes dans les circonscriptions assurées ou gagnables pour la droite, plusieurs élues locales ont décidé de partir en dissidence contre le candidat officiel de leur parti. Le nouveau conflit de la droite parisienne est une bataille de genre : hommes contre femmes.

A Paris, "la loi sur la parité n'est pas appliquée", faisait mine de s'emporter, la veille, Rachida Dati devant les caméras de France 2 . L'ancienne garde des sceaux, qui a obtenu un mandat de conseillère de Paris, s'est fait élire maire d'arrondissement (le 7e) en 2008 et députée européenne en 2009, revendique aujourd'hui un nouveau mandat sur l'une des deux circonscriptions qui couvrent son arrondissement. "Et pourquoi pas ?" contre le premier ministre François Fillon qui a reçu l'investiture de l'UMP, interroge celle qui est en difficulté dans son propre parti, ce dernier n'ayant pas cédé à son exigence.

" LA MÉTHODE DOUCE NE FONCTIONNE PAS AU SEIN DE L'UMP"

Depuis, la parité est devenue une thématique porteuse pour l'élue parisienne. La maire du 7e arrondissement a beau jeu de souligner les manquements de l'UMP sur cette question. "Demain, si les investitures sont confirmées, il n'y aura plus de femme à droite élue à Paris. Nous en avons trois aujourd'hui, ce sera zéro demain, quelle régression !"

Françoise de Panafieu et Martine Aurillac ayant décidé de se retirer de la vie politique, les cinq députés sortants restants sont des hommes, auxquels s'ajoute M. Fillon pour lequel la seconde circonscription de Paris a été réservée. Pas de femmes UMP donc sur les territoires gagnables pour la droite ; c'est seulement dans les arrondissements de conquête, mais où la gauche semble actuellement indéboulonnable que la droite envoie des femmes.

"Il faut contraindre l'UMP à libérer deux circonscriptions sur les six qui sont acquises à la droite à Paris", déclare Géraldine Poirault-Gauvin, conseillère UMP de Paris et conseillère régionale. La jeune élue parisienne le jure, elle ne mène pas ce combat pour elle mais "pour les femmes", explique-t-elle. Ces deux maires d'arrondissement, "sont parfaitement légitimes sur leurs territoires" juge-t-elle encore.

Pour conduire son parti à revoir sa liste dans la capitale, Géraldine Poirault-Gauvin appelle les élues parisiennes à la résistance contre la monopolisation masculine des sièges au Parlement. "La méthode douce ne fonctionne pas au sein de l'UMP. Ne rien dire ne fait rien bouger au sein du parti", s'agace la conseillère de Paris avant de dresser un constat de la mandature : "Se résigner n'a pas fait avancer la parité depuis cinq ans. "

Brigitte Kuster, maire du 17e arrondissement, se dressera, elle, face à Bernard Debré, député du 16e arrondissement, qui a vu sa circonscription fondre lors du dernier redécoupage électoral. Quant à Rachida Dati, elle ne cesse de répéter qu'elle sera candidate dans son arrondissement. Si elle se présente face à M. Fillon dans la seconde circonscription, Géraldine Poirault-Gauvin pourrait compléter le "front féminin" dans le nord du 15e arrondissement face au député et président de la fédération UMP de Paris Philippe Goujon, dont elle est la suppléante depuis les législatives de 2007...

" EN POLITIQUE, IL FAUT ENTRER PAR EFFRACTION"

Dans le 14e arrondissement, le candidat adoubé par le parti devra affronter une élue UMP, Marie-Claire Carrère Gée, une élue de cette arrondissement. Cette ancienne chiraquienne n'accepte pas l'investiture de Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e, dans une circonscription qui couvre majoritairement le 14e.

Toutefois, Marie-Claire Carrère Gée ne rejoint pas la fronde de ses collègues féminines. Sa non-investiture, elle la doit pourtant à son état de femme assure-t-elle : "Ma candidature a fait l'objet d'un veto de Jean-Claude Gaudin, président de la commission d'investiture, car mon mari était dans l'équipe de Gaston Deferre lorsqu'il était maire (PS) de Marseille. Cela n'a pas à être évoqué en commission d'investiture, je suis la femme de qui je veux et Il n'y a pas de délit de mariage", rappelle la conseillère de Paris, qui mènera donc également campagne contre l'arbitrage de son parti.

Claude Goasguen, maire et député sortant du 16e arrondissement, voit également s'additionner les dissidences contre son investiture. Outre la candidature de l'UMP David Alphand, l'ancien ministre chiraquien devra affronter Valérie Sachs, membre du groupe Centre et indépendants au conseil de Paris. Les centristes avaient pourtant assuré l'UMP qu'ils ne présenteraient pas de candidat dans les circonscriptions tenues par le parti présidentiel.

"Les accords valent pour ceux qui les ont négociés, je n'en fais pas partie", répond Valérie Sachs. "En politique, il faut entrer par effraction. On ne peut pas attendre d'être investi, en particulier dans une circonscription qui est gagnable", analyse l'élue locale, qui revendique l'emploi des méthodes de ses alter-ego masculins pour s'imposer sur le terrain politique. Quant à la récente implication de Mme Dati sur la question de la parité au sein de la majorité présidentielle, Valérie Sachs en rit : "Mme Dati a été servie et resservie par le parti. Qu'elle se saisisse de la parité parce qu'elle en veut encore plus, c'est un peu trop."

LA PARITÉ, UN DÉBAT DE CIVILISATION ?

Cette dissidence de la part d'élues parisiennes est donc menée en ordre dispersé. "Les hommes chassent en meute, et les femmes ne s'entraident pas", regrette Géraldine Poirault-Gauvin. "Même Chantal Brunel, rapporteure de l'observatoire de la parité, n'a rien à dire sur ce thème depuis qu'elle a reçu pour elle même l'investiture de l'UMP". "La Parité n'a pas a être évaluée au niveau d'un département mais au niveau national", répond Mme Brunel. "Mais là aussi, l'état des lieux n'est pas satisfaisant au sein de l'UMP", reconnaît la rapporteure.

Le bruit médiatique de la bataille des élues de droite n'a pas échappé au Maire de Paris, Bertrand Delanoë : "Pour le première fois de son histoire, la droite n'aura pas une seule députée à Paris", a observé, ironique, l'élu socialiste. "C'est presque un débat de civilsation", a-t-il ajouté. Renvoyant ses opposants à leurs valeurs.

Législatives : Fillon vs Dati

Le Parisien. Le 06/02/2012. Source

Rachida Dati à Paris : «Bien sûr que je serai candidate»


Renoncer ?  Pas question. L'ancienne ministre UMP et maire du VIIe arrondissement de Paris, Rachida Dati, a annoncé dimanche soir qu'elle serait «bien sûr» candidate à Paris aux législatives de juin, alors qu'elle n'a pas reçu l'investiture de son parti qui lui a préféré François Fillon. 

«Je continuerai à défendre mes convictions et défendre les Parisiens. Bien sûr je serai candidate», a assuré Mme Dati dimanche soir, invitée du JT de France 2.

«Chacun comprendra que si je suis élue à l'Assemblée nationale ça participe aussi à la transformation de la vie politique française. C'est pour ça que je veux être députée de Paris là où je suis élue, dans le VIIe arrondissement», a-t-elle ajouté.

Comme on lui demandait si elle irait face à François Fillon, elle a répondu: «Et pourquoi pas ?».

«J'ai été élue dans le VIIe avec l'appui de mon parti, avec l'engagement du président de la République dans la perspective des législatives, c'était ça le pari de cette droite renouvelée et moderne», a-t-elle rappelé.

Elle a aussi signalé que la «loi sur la parité n'est pas appliquée» dans son parti: «Demain, si les investitures sont confirmées, il n'y aura plus de femme à droite élue à Paris. Nous en avons trois aujourd'hui ça sera zéro demain, quelle régression!».

Les instances nationales ont investi le Premier ministre dans la 2e circonscription (Ve, VIe et VIIe arrondissements) que réclame depuis plusieurs mois Rachida Dati. Des rumeurs -aussitôt démenties- ont aussi évoqué sa possible arrivée dans la 12e circonscription voisine, qui couvre l'autre partie du VIIe et le XVe, détenue par le député sortant Philipe Goujon.




Rue 89. Le 01/02/2012. Source

Le candidat Fillon organise sa campagne depuis Matignon


Officiellement, il n'y a aucune confusion entre le travail de conseillers de Matignon et leur engagement auprès du Premier ministre pour sa campagne à Paris. Vraiment ?

C'était un des arguments de Rachida Dati contre son rival, avant que celui-ci ne soit investi dans la circonscription qu'elle se réservait. En octobre, la maire du VIIe arrondissement s'était emportée :

« Il a embauché quelqu'un du Conseil de Paris pour effectivement suivre les affaires parisiennes pour son implantation dans Paris. Moi, je n'ai pas les mêmes moyens, je n'ai pas le même pouvoir. »

Visée : Anne Faguer, une collaboratrice du groupe UMP à la mairie, tout juste recrutée comme chargée de mission à Matignon, responsable des « affaires réservées ». Elle avait déjà travaillé avec François Fillon dans la Sarthe, comme on s'empresse de nous le rappeler au cabinet du Premier ministre.

Une équipe de campagne venue de Matignon

L'intéressée ne traiterait en fait pas du tout des affaires parisiennes, mais répondrait au courrier et aux sollicitations des élus... sarthois. Même s'il a décidé de l'abandonner, François Fillon reste donc très attaché à son département. Soit.

Rachida Dati devrait plutôt s'intéresser à l'association de financement de la campagne du Premier ministre. Comme l'avait raconté Rue89, François Fillon en avait déposé les statuts dès le 9 janvier, avant même que l'UMP ne tranche officiellement sa querelle avec son ancienne ministre. Délicat.

L'association est domiciliée chez Eric Chomaudon, militant UMP dans le VIe arrondissement, mais aussi conseiller du Premier ministre pour les élus et les affaires politiques. « Il a une vie en dehors de Matignon », réplique-t-on au cabinet.

C'est aussi le cas de son voisin de bureau Pierre David, chargé de mission, qui préside l'association. Lui a vu grandir le candidat-Premier ministre : dans les années 70, il était directeur de cabinet de Joël Le Theule, élu sarthois, plusieurs fois ministre et mentor du jeune François Fillon.

Le véritable homme fort, le trésorier, ne vient pas de Matignon. Ou presque : Daniel-Georges Courtois y était lui aussi chargé de mission jusqu'à sa nomination à l'Arcep, l'autorité de contrôle des télécoms, fin 2008. Secrétaire général du micro-parti de François Fillon, France.9, il a beaucoup œuvré pour son parachutage à Paris pour les législatives et, ensuite, les municipales de 2014.

Ses efforts auraient dû être récompensés en septembre, lors des sénatoriales. François Fillon l'avait imposé à la dernière place éligible de la liste UMP, convoitée par l'ex-conseiller de l'Elysée Pierre Charon. Celui-ci avait présenté une liste dissidente et été élu, privant Daniel-Georges Courtois d'un siège au Sénat.

Fillon à la tête de la « bande du XVe »

Le rôle accordé à Daniel-Georges Courtois peut surprendre : il est élu municipal dans le XVe arrondissement, alors que son candidat se présente dans une circonscription couvrant le Ve, une partie du VIe et le VIIe. Il assure en fait l'union entre le Premier ministre et la « bande du XVe ».

Une « bande » accusée par les opposants internes de verrouiller l'appareil UMP locale. On y retrouve les deux députés du XVe, Philippe Goujon et Jean-François Lamour, qui ont tous les deux refusé de renoncer à leur circonscription pour offrir un lot de consolation à Rachida Dati.

Si la « bande du XVe » est devenue la bande de Matignon, c'est aussi grâce à un autre collaborateur de François Fillon : Grégory Canal, adjoint au maire de l'arrondissement... mais aussi chef adjoint du cabinet du Premier ministre et conseiller technique chargé des relations avec les élus.

C'est même au XVe arrondissement que François Fillon a réservé son premier, et seul à ce jour, déplacement auprès des militants parisiens. Le 24 janvier, il est venu assister aux vœux de la section UMP de l'arrondissement, mais sans évoquer sa campagne.

Tout simplement parce que cette campagne n'a pas encore commencé, nous assure son trésorier, Daniel-Georges Courtois :

« On n'a pas encore prévu d'actions particulières, on cherche une permanence, on n'a pas de directeur de campagne.

Pour l'instant, rien n'est particulièrement organisé : quand François Fillon donnera le top départ, on se mettra en marche. »

Législatives : François Bayrou et le MoDem


Libération. Le 28/01/2012. Source

Bayrou dénonce le «petit jeu» de l'UMP dans sa circonscription

Le parti présidentiel n'a investi personne aux législatives face au candidat Modem, contrairement à 2007. Façon de «faire croire qu'il y aurait une connivence» s'agace le centriste.

L'UMP n'a pas investi de candidat aux législatives de juin dans la circonscription de François Bayrou, candidat du Modem à la présidentielle. Contrairement au scrutin de 2007, où le député béarnais avait eu un concurrent du parti présidentiel.

«C'est un petit jeu parfaitement transparent qui consiste à faire croire qu'il y aurait une entente et une connivence entre l'UMP et moi», s’agace le centriste, interrogé par l’AFP «Depuis le premier jour de ce mandat, j'ai averti les Français des fautes et des dérives qui allaient mener à la situation désastreuse que nous connaissons aujourd'hui. Je n'ai manifesté et ne manifesterai aucune indulgence à l'égard de ces erreurs et de la responsabilité que l'UMP porte devant les Français», ajoute-t-il, assurant que «ce type de manœuvre ne (le) fera pas bouger d'un millimètre».

L'UMP, qui tient ce samedi son conseil national pour valider son projet et ses investitures en vues des législatives, n'a pas précisé pourquoi elle n'avait pas investi, cette fois-ci, de candidat contre François Bayrou, qui affirme refuser le clivage droite-gauche. «Bayrou est très critique du PS et est beaucoup plus proche de nous qu'en 2007», glisse une source UMP.

L'autre député (Modem) sortant des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle, fidèle de Bayrou, se retrouve aussi sans candidat UMP contre lui. En 2007, il avait dû lui aussi en affronter un, ce dernier s'étant même maintenu, sans succès, au second tour face à lui.

Par ailleurs, le parti présidentiel a choisi, dans «un geste d'élégance», de ne pas présenter non plus de candidat aux législatives contre le député sortant (Nouveau Centre) de l'Eure, Hervé Morin, bien qu'il soit toujours, pour l'heure, candidat à l'élection présidentielle.

Législatives : le cas Rama Yade

Le Parisien. Le 10/01/2012. Source

Colombes : Rama Yade radiée des listes électorales



Rama Yade ne figure plus sur les listes électorales de Colombes, a-t-on appris ce matin auprès de la mairie. La commission de révision avait déjà radié d’office l’élue municipale d’opposition du bureau numéro un, où elle était inscrite, estimant que Rama Yade n’avait plus d’adresse dans la commune. L’ex-secrétaire d’Etat avait alors engagé des démarches pour être inscrite dans un autre bureau -le numéro 29- mais la commission, qui s’est réunie à nouveau hier, lui a finalement opposé un refus. 
L’intéressée a jusqu’au 20 janvier pour faire un recours devant le tribunal d’instance. 

Rayée des listes, Rama Yade ne pourra pas voter à Colombes lors des prochains scrutins, mais elle conserve ses mandats de conseillère municipale et régionale. Sa candidature aux législatives sur la 2 e circonscription (Asnières nord et sud-Colombes sud) n’est pas remise en cause non plus. Le risque vient du parquet de Nanterre, qui a ouvert une enquête préliminaire après le signalement fait par le maire (PS) de la ville, Philippe Sarre, le 21 décembre dernier, estimant que l’élue avait menti sur sa domiciliation de 2009 à 2011. Selon l'édile socialiste, Rama Yade n'a pas pu fournir ni la preuve qu'elle habite à Colombes, ni qu'elle y paye des impôts locaux. Pour lui, Rama Yade a menti. C'est ce que devra déterminer la brigade de la répression de la délinquance aux personnes (BRDP) chargée de l'enquête. Elle devra établir si les documents produits pour se justifier sont valables ou pas.

Législatives : UMP et partis associés


Le Monde. Le 09/01/2012. Source

Dati, Lefebvre, Guéant : ces UMP qui se déchirent aux législatives

"Mes adversaires sont socialistes et mes ennemis sont au parti", soupire une membre du gouvernement et de l'UMP, sarkozyste de toujours. A cinq mois d'élections législatives incertaines, ministres, anciens ministres et cadres du parti présidentiel et de ses satellites livrent bataille pour assurer la pérennité de leur existence politique au delà du printemps 2012. Mais les circonscriptions de "confort et de facilité", pour reprendre les mots de Rachida Dati, candidate à l'investiture UMP dans la seconde circonscription de Paris, sont aussi rares que convoitées. Beaucoup de ceux qui ont construit la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007 s'affrontent en 2012 ; ministre contre ancien ministre, ancien ministre contre député, ancien porte-parole contre secrétaire d'Etat...

DATI EN EMBUSCADE

A tout seigneur tout honneur. La plus médiatique des affiches voit s'opposer François Fillon, premier ministre et élu sarthois, à son ancienne garde des sceaux, Rachida Dati, maire du 7e arrondissement. Depuis 2008, des proches du chef du gouvernement préparent l'arrivée de leur leader dans la capitale. Leur objectif : assurer à la droite parisienne, désunie depuis le départ de Jacques Chirac en 1995, un nouveau chef de file indiscutable à deux ans des élections municipales. Quant à François Fillon, un premier rôle à Paris lui permettrait de préparer l'après 2012 avec de meilleures cartes que celle de son rival Jean-François Copé, maire de Meaux (Seine-et-Marne) et secrétaire général de l'UMP.

De cette rivalité entre les principaux dauphins de l'UMP sont nées, à Paris, des alliances de circonstance, visant à contrecarrer le parachutage du locataire de Matignon : Claude Goasguen, député et maire du 16e arrondissement, soutient donc Rachida Dati, elle-même parachutée au cœur de la capitale en 2008, alors qu'elle était encore en grâce auprès de Nicolas Sarkozy. Depuis septembre 2011, la députée européenne multiplie les attaques acerbes à destination du chef du gouvernement. Jean-François Copé laisse faire tout ce qui peut nuire à François Fillon, même si l'investiture de l'UMP ne peut échapper au premier ministre... Le parti cherche donc, mais lentement, une solution susceptible de désamorcer la bombe Dati. "Elle est déjà, en termes de mandats, largement servie", estiment plusieurs élus parisiens.

GUÉANT EN QUÊTE D'UN MANDAT

A Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) également , les calculs de politique locale peuvent coïncider avec l'investiture d'un membre du gouvernement : Claude Guéant, ministre de l'intérieur, ancien secrétaire général de l'Elysée et ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, doit s'assurer un avenir politique en cas d'alternance du pouvoir. Une circonscription où, traditionnellement , le candidat de droite l'emporte largement, correspondrait à l'inexpérience du ministre. En effet, à 67 ans, le ministre mènera sa première campagne.

Le député et maire UMP de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet est pour sa part prêt à laisser son mandat national à Claude Guéant pour se consacrer à sa mairie. Mais Thierry Solère, patron de la campagne Web de Nicolas Sarkozy en 2007, vice-président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, conseiller municipal de Boulogne-Billancourt et ennemi local de Pierre-Christophe Baguet, n'entend pas se faire souffler un mandat pour lequel il s'estime légitime. "Baguet s'adjoint ainsi un allié puissant en vue des élections municipales de 2014. Il vend un mandat pour en sauver un autre", décrypte Thierry Solère qui dénonce un stratagème visant à lui fermer l'accès aux deux mandats qu'il vise : le siège de député et la mairie. Ministre ou pas, Thierry Solère a annoncé sa candidature face à celle de Claude Guéant.

YADE VERSUS AESCHLIMANN

Ancien symbole du renouvellement et de la diversité du gouvernement, Rama Yade affrontera Manuel Aeschlimann, député UMP sortant dans la circonscription d'Asnières-Colombes-sud (Hauts-de-Seine). Sa candidature face à ce proche de Nicolas Sarkozy, l'ancienne secrétaire d'Etat aux droits de l'homme y pensait bien avant son débarquement du gouvernement en novembre 2010. Depuis, celle qui a été élue conseillère régionale en 2010 sur la liste du parti présidentiel, a rompu les ponts avec l'UMP pour se rapprocher de Jean-Louis Borloo et intégrer le Parti radical valoisien.


Rama Yade pourrait compter sur les déboires judiciaires de son adversaire mis en cause dans une affaire de favoritisme pour laquelle il a été condamné le 21 janvier 2011 en deuxième instance à un an d'inéligibilité. Il s'est pourvu en cassation. Mais la jeune femme est elle-même nouvellement au cœur d'une procédure judiciaire. Une enquête préliminaire a été ouverte concernant une irrégularité sur sa domiciliation. Le maire socialiste de Colombes, Philippe Sarre, soupçonne l'ancienne sarkozyste de ne pas habiter la commune dont elle est élue. L'UMP donnera son investiture à Manuel Aeschlimann contre Rama Yade qui revendique celle du parti de Jean-Louis Borloo. L'icône déchue de la diversité du gouvernement déclare toutefois faire toujours partie de la majorité présidentielle.

UN FRONT UMP/PARTI RADICAL EN BELGIQUE

Un autre cadre du Parti radical, proche de Jean-Louis Borloo, défiera un candidat du parti présidentiel : Dominique Paillé, ancien conseiller politique à l'Elysée, ancien secrétaire général adjoint de l'UMP a quitté fin 2010 la "sarkozie" pour se rapprocher du patron du Parti radical. Un écart vers le centre qui a fortement déplu à l'UMP, au point de ne pas lui accorder l'investiture dans la circonscription du Benelux. "Je ne crois pas que cela soit une étiquette très porteuse", estime aujourd'hui l'avocat, inscrit aux barreaux de Paris et de Bruxelles. L'ancien porte-parole de l'UMP a donc obtenu l'investiture du Parti radical et se présentera probablement contre un candidat de l'UMP.

Celui-ci sera sans doute Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, dont la circonscription dans le Val-de-Marne n'a pas survécu au dernier redécoupage électoral, s'est trouvée une circonscription de repli pour l'après 2012. Elle a fait savoir, en septembre 2011 , son intérêt pour la circonscription du Benelux. L'ancienne porte-parole de République Solidaire a quitté la formation de Dominique de Villepin en novembre 2010 pour intégrer le gouvernement. Elle participait ainsi à l'isolement d'un rival historique de Nicolas Sarkozy. Au vu des services rendus au président et à son parti, Mme Montchamp est la mieux placée pour obtenir le soutien officiel de l'UMP.

JÉGO DE RETOUR EN SARKOZIE

Tous les membres du Parti radical ne sont pas égaux face aux investitures du parti présidentiel. Yves Jégo, député de Seine-et-Marne et ancien secrétaire d'Etat à l'outre-mer du premier gouvernement Fillon annonçait au printemps 2011 son départ de l'UMP et dénonçait une "lepenisation des esprits" parmi certains membres du gouvernement. Persuadé que Jean-Louis Borloo se lancerait dans la campagne présidentielle, le député francilien s'est trouvé fort dépourvu lorsque l'ancien ministre de l'environnement jeta l'éponge en septembre 2011. Après avoir essuyé un échec lors des dernières sénatoriales, le député de Seine-et-Marne a retrouvé la foi dans le leadership de Nicolas Sarkozy, déclarant son soutien à la candidature du président de la République.

Toutefois, la fédération départementale de l'UMP a proposé la candidature d'une élue locale, Valérie Epikmen, comme candidate UMP face au député sortant. Yves Jégo voit dans cette candidature "un acharnement de Christian Jacob", patron de l'UMP de Seine-et-Marne, a lui faire payer son départ. "L 'UMP montre ses muscles", poursuit l'ancien secrétaire d'Etat, mais finalement l'investiture ne devrait pas lui échapper, reconnaît-on au siège de l'UMP.

LEFEBVRE EN AMÉRIQUE

La circonscription des Français d'Amérique du Nord était initialement réservée par l'UMP à Christine Lagarde, qui avait échoué à trouver une assise dans le 12e arrondissement de Paris. Mais le départ imprévu de l'ancienne ministre de l'économie à la tête du Fonds monétaire international (FMI), en juillet 2011, a libéré un siège qui ne devrait pas échapper à un candidat de droite (sur moins de 47 000 votants, Nicolas Sarkozy a obtenu près de 5 000 voix d'avance en 2007). C'est donc sans surprise que l'investiture de l'UMP suscite bien des appétits au sein de la majorité présidentielle.


Sur les rangs figure Julien Balkany, demi-frère du député et maire de Levallois (Hauts-de-Seine), Patrick Balkany. Français de New York depuis sept ans, ce financier a annoncé en novembre 2011 sa candidature, avec ou sans l'investiture du parti présidentiel.

Toutefois, ce proche de l'UMP ne devrait pas recevoir l'investiture du parti, réservée à Frédéric Lefebvre, secrétaire d'état chargé des PME et conseiller régional d'Ile-de-France. Né à Neuilly-sur-Seine, élu des Hauts-de-Seine, Frédéric Lefebvre comptait sur un retrait d'André Santini, député et maire d'Issy-Les-Moulineaux, dont il a été le suppléant en 2007. Mais ce dernier, qui n'a besoin d'aucune étiquette pour se faire réélire dans son fief (élu dans sa commune depuis 1977), repart en campagne pour un nouveau mandat de député. Sans territoire en Ile-de-France, Frédéric Lefebvre devra convaincre les 190 000 Français d'Amérique du Nord de la pertinence de son parachutage.


Le Nouvel Observateur. Le 12/01/2012. Source

Fillon investi à Paris, Guéant à Boulogne

La commission nationale d'investiture du parti présidentiel se penchait mercredi 11 janvier au soir sur les plus épineuses des 577 circonscriptions et a tranché pour les législatives de 2012 : François Fillon a été désigné candidat UMP dans la 2e circonscription de Paris par la commission nationale d'investiture du parti présidentiel, la situation de sa concurrente Rachida Dati restant, elle, à régler, a-t-on appris auprès de responsables de l'UMP.

Sans surprise non plus, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a été investi dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine (Boulogne-Billancourt), en dépit des récriminations de l'UMP Thierry Solère, lui aussi candidat.

"On s'approche du but" pour régler le cas Dati

François Fillon, qui a choisi de quitter son fief de la Sarthe pour se présenter à Paris, a été investi malgré les protestations, ces dernières semaines, de son ex-garde des Sceaux, Rachida Dati.

L'eurodéputée visait elle aussi l'investiture dans la circonscription, qui englobe une partie du VIIe arrondissement dont elle maire depuis 2008. Aucune solution de repli n'est pour l'heure trouvée pour Rachida Dati mais un responsable UMP assurait dès mardi qu'"on s'approche du but".

Mercredi, la commission a également investi les autres candidats UMP de la capitale, dont les députés UMP sortants Philippe Goujon et Jean-François Lamour, respectivement dans les 12e (autre partie du VIIe et XVe) et 13e circonscriptions (XVe).

Pour autant, "rien ne sera totalement figé" pour la désignation des candidats avant le 28 janvier, jour où le Conseil national de l'UMP les entérinera définitivement. Une réunion doit d'ailleurs rebalayer l'ensemble des investitures, le 24 janvier, pour tenter de régler les derniers cas litigieux.
La parité, grande perdante

A Paris toujours, l'investiture dans la 4e circonscription (XVIe et XVIIe), également convoitée par la maire du XVIIe, Brigitte Kuster, échoit au député Bernard Debré, tandis que le maire du VIe, Jean-Pierre Lecoq, proche de Pierre Charon, a été préféré à Marie-Claire Carrère-Gée dans la 11e (à cheval sur les VIe et XIVe)

Dans la 14e (XVIe), c'est le sortant Claude Goasguen qui rempile tandis que le ministre Pierre Lellouche sera en lice dans la 1ère.

La parité est la grande perdante à Paris (aucune femme UMP investie dans une circonscription à coup sûr gagnable, contre deux sortantes). Le numéro un du parti, Jean-François Copé, fait valoir qu'il s'agit d'"un objectif sur l'ensemble du pays".

Copé impose ses proches

Jean-François Copé a par ailleurs réussi à imposer un proche, l'homme d'affaires Charles Beigbeder, dans la 8e circonscription, a priori ingagnable. D'autres de ses proches ont été investis dans l'est parisien, acquis à la gauche: Pierre-Yves Bournazel, Benjamin Lancar, président des Jeunes populaires, et Nathalie Fanfant.

Dans les Bouches-du-Rhône, le député sortant de Marseille, Roland Blum, a décidé de raccrocher les gants, ce qui fait le bonheur de sa collègue Valérie Boyer, investie mercredi, alors que sa propre circonscription marseillaise avait été supprimée dans le redécoupage électoral.

A Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), l'UMP a décidé de ne pas investir de candidat face au sortant du Nouveau Centre, André Santini, ancien ministre de Nicolas Sarkozy et qui a décidé de ne pas soutenir Hervé Morin dans sa course à l'Elysée.

Dans la circonscription englobant Neuilly, où le successeur de Nicolas Sarkozy, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ne se représente pas, l'investiture a été gelée. L'UMP pourrait choisir de soutenir Jean-Christophe Fromantin, le maire divers droite de la ville.


Le Figaro. Le 28/01/2012. Source


L'UMP protège Bayrou et les villepinistes



Le président du MoDem n'aura pas d'adversaire du parti majoritaire lors des élections en juin dans sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Il dénonce «un petit jeu» de l'UMP et réaffirme son indépendance.

A moins de trois mois du 1er tour de la présidentielle, l'UMP multiplie les «gestes d'élégance» à l'égard du centre. Lors des élections législatives de juin, le parti majoritaire a décidé de ne pas présenter de candidat face à François Bayrou dans sa 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Jean Lassalle, l'autre député MoDem sortant du département, sera lui aussi épargné.

En 2007, les deux seuls députés MoDem de métropole s'étaient retrouvés chacun face à un candidat de l'UMP. François Bayrou avait largement conservé son siège de député, à la faveur d'un désistement du candidat de la majorité au second tour. En revanche, Jean Lassalle avait dû s'extraire d'une triangulaire.

«Bayrou est très critique du PS»
À l'UMP, on n'exprime pas officiellement les raisons qui ont conduit à ne pas investir cette fois-ci de candidats contre le MoDem. «Bayrou est très critique du PS et est beaucoup plus proche de nous qu'en 2007», suggère cependant un proche du parti. Après la présentation des soixante propositions de François Hollande cette semaine, le président du MoDem s'est ainsi attaché à souligner ses «désaccords» avec le projet socialiste. «Je considère que le programme de François Hollande ne correspond pas à l'exigence des temps, voire que certaines propositions sont dangereuses», a-t-il déclaré au Figaro.

«C'est un petit jeu parfaitement transparent qui consiste à faire croire qu'il y aurait une entente et une connivence entre l'UMP et moi», a rapidement réagi François Bayrou, après l'annonce de ce choix de l'UMP. «Je n'ai manifesté et ne manifesterai aucune indulgence à l'égard [des] erreurs et de la responsablité que l'UMP porte devant les Français», a-t-il poursuivi. «C'est pourquoi ce type de manœuvre ne me fera pas bouger d'un millimètre dans mes appréciations de la politique suivie» et «c'est pourquoi les Français choisiront l'alternance que je propose et qui leur permettra de tourner la page», a encore déclaré le candidat à la présidence.

Hervé Morin déjà épargné
Au total, l'UMP doit désigner samedi des candidats dans 501 circonscriptions sur 577. Les 76 restantes sont dites «réservées». Le parti de la majorité n'y a pour l'heure aucun candidat, soit en raison de difficultés ou d'incertitudes locales, soit dans le cadre des négociations de l'UMP avec des partis alliés.

Ainsi, outre les deux circonscriptions des Pyrénées-Atlantiques laissées aux députés sortants du MoDem, l'UMP a déjà annoncé son choix de ne pas opposer de candidats contre les députés sortants du Nouveau Centre soutenant le président de la République «dès le premier tour». Mais d'épargner aussi Hervé Morin dans la 3e circonscription de l'Eure, détenue par Hervé Morin. «Un geste d'élégance...» pour le candidat du Nouveau Centre à la présidentielle, avait alors commenté Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP.

De même, les villepinistes Jean-Pierre Grand (Hérault) et Marc Bernier (Mayenne), tout comme Jean-Frédéric Poisson, bref successeur de la présidente du Parti chrétien-démocrate, Christine Boutin, dans son ex-circonscription des Yvelines, n'auront pas de candidat UMP contre eux lors des scrutins de juin. La plupart des députés du Parti radical, dont Jean-Louis Borloo, seront dans le même cas de figure, mais pas son numéro deux Laurent Hénart.

L'investiture de Fillon confirmée au détriment de Dati
• Dans la 2e circonscription de Paris, François Fillon sera investi par l'UMP, au détriment de Rachida Dati, qui espère encore décrocher une investiture dans une circonscription réservée de la capitale.

• La candidature de l'UMP dans la 8e circonscription de Paris sera défendue par l'homme d'affaires Charles Beigbeder.

• À Boulogne-Billancourt, Claude Guéant va être investi par le parti majoritaire, tandis que son fils François se présentera dans le Morbihan.

• En Seine-Saint-Denis, l'ex-syndicaliste policier Bruno Beschizza sera investi par l'UMP.

• Dans l'Essonne, Georges Tron se présentera pour l'UMP.

• Salima Saa, figure montante de l'UMP, sera candidate à Roubaix.

• Trois ministres se présenteront pour l'UMP dans les circonscriptions nouvellement créées des Français de l'étranger: Thierry Mariani, Frédéric Lefebvre et Marie-Anne Montchamp

• L'ex-circonscription de Nicolas Sarkozy, à Neuilly, est «réservée».

Législatives : le cas Charles Beigbeder


Paris Dépêches. Le 07/01/2012. Source


Elections législatives : Charles Beigbeder pourrait être parachuté dans le 12e arrondissement


Dans l'est parisien, un proche de Jean-François Copé tente de briguer l'investiture aux élections législatives

La bataille pour les législatives à Paris ne se joue pas qu'entre Rachida Dati et François Fillon dans le 7e arrondissement. Le 12e arrondissement, territoire fortement ancré à gauche depuis une dizaine d'années, pourrait voir atterir aux prochaines élections législatives de juin 2012 l'homme d'affaires proche de Jean-François Copé, Charles Beigbeder.
L'homme d'affaires, fondateur de Poweo et actuel président de la candidature d'Annecy pour organiser les JO de 2018, ferait donc à cette occasion ses premiers pas en politique, dans un territoire qui est difficile pour l'UMP qui y perd toutes les élections depuis l'élection de Nicolas Sarkozy : Arno Klarsfled en 2007, Jean-François Cavana et Christine Lagarde en 2008...l'UMP aime à parachuter d'illustres figures dans cette circonscription, sans que cela ne donne vraiment de résultats. Charles Beigbeder aura fort à faire pour convaincre les électeurs.
Il n'est cependant pas le seul à briguer cette investiture, même s'il est sûrement le plus connu. Face à lui deux élus locaux réclament également l'investiture, Valérie Montandon, conseillère de Paris et Franck Margain qui lui est conseiller régional en Ile-de-France. La commission d'investiture tranchera le 28 janvier prochain, mais le membre de Génération France (club politique de Jean-François Copé) est confiant. Lui qui habite le 16e arrondissement désire mener dans cette circonscription encore inconnue "un combat d'idées" basé sur une logique libérale dont il s'est toujours inspiré. Peut-être même a-t-il déjà trouvé son slogan de campagne, quand il déclare "la solidarité n'est pas de l'assistanat".

Législatives : Claude Guéant parachuté à Boulogne-Billancourt

Le Parisien, le 07/01/2012. Source 

Vraie-fausse lettre : ce que risque Guéant


A peine candidat déclaré aux prochaines législatives à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, vient de connaître un déboire digne d’un débutant : son communiqué de candidature à l’AFP rédigé sur papier à en-tête du ministère de l’Intérieur a été reproduit à 65 000 exemplaires dans une lettre du député-maire Pierre Christophe Baguet, qui voulait en informer ses concitoyens. 
Or la loi interdit à tout candidat de faire campagne en utilisant les moyens d’une collectivité publique… Et le papier à en-tête d’un ministère, fusse un fac-similé, appartient à l’Etat.

Y a-t-il eu une atteinte à la sincérité du scrutin ?

Du coup, Guéant, dont la candidature ne ménage pas les susceptibilités de l’UMP locale, risquerait un recours en annulation de son élection. Du moins, théoriquement. Car, d’après les experts, le Conseil constitutionnel, seule juridiction compétente pour décider de l’annulation d’une élection, a peu de chances de voir là une atteinte à la sincérité du scrutin. « Ce n’est pas très réaliste », estime ainsi Bernard Malinier, spécialiste du droit et des contentieux électoraux au CNRS. « Utiliser du papier à en-tête pour faire valoir ses titres est malheureusement une pratique répandue depuis Napoléon III ! Monsieur Guéant a voulu faire valoir sa qualité de ministre. Mais c’est un argument un peu court pour être retenu comme une irrégularité. Les juges des élections sont pragmatiques. La seule véritable question à laquelle ils doivent répondre lorsqu’ils sont saisis est : le corps électoral a-t-il été placé devant une situation inadmissible? »

En revanche, Claude Guéant devra probablement réintégrer en partie (une page sur quatre) le coût de diffusion de la lettre dans ses comptes de campagne, même si celle-ci a été payée par Pierre-Christophe Baguet. « En tout cas, ce serait prudent qu’il le fasse! Car, même si la régularité du scrutin est établie, le contentieux sur le compte de campagne peut entraîner l’inéligibilité du candidat et l’annulation de son élection. C’est ce qui s’est produit en 2007 avec l’annulation de l’élection du député Georges Fenech », souligne aussi Bernard Malinier.

Reste que les lois électorales d’avril 2011 inspirées de la mission confiée à l’ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, ont sérieusement adouci les sanctions. Les candidats oublieux de leurs dépenses ne risquent plus guère, désormais, que d’être privés du remboursement public de leurs dépenses... Un moindre mal.


Le Parisien, le 07/01/2012. Source 

Législatives Boulogne: Thierry Solère propose une primaire à Claude Guéant

L'élu UMP des Hauts-de-Seine Thierry Solère, rival de Claude Guéant pour l'investiture aux élections législatives à Boulogne-Billancourt, a proposé mardi d'organiser une primaire à droite pour départager les deux candidats. "J'ai proposé à Claude Guéant d'organiser une primaire. J'attends qu'il me réponde", a-t-il affirmé à l'AFP. "Le parachutage de Claude Guéant est mal perçu par les Boulonnais. Cela ne passe pas. Je reçois tous les jours des retours négatifs d'habitants", a affirmé à l'AFP le conseiller général et municipal de Boulogne-Billancourt âgé de 40 ans. "Ils ont l'impression que l'on traverse le périphérique pour aller chercher des voix et que l'on repart ensuite à l'Assemblée nationale. Les électeurs boulonnais ne doivent pas être considérés comme des machines à voix au service d'une formation politique, même la mienne", a-t-il également expliqué. Vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine, suppléant de Pierre-Christophe Baguet, actuel député de cette circonscription qui cède sa place au ministre de l'Intérieur, Thierry Solère avait vivement critiqué l'arrivée de M. Guéant à Boulogne-Billancourt après l'annonce de sa candidature.

Législatives : le parachutage de Jack Lang dans les Vosges

Le Figaro, le 07/01/2012. Source 

Législatives : Jack Lang investi par les militants socialistes dans les Vosges

L'ancien ministre Jack Lang, 72 ans, a été désigné ce matin à l'unanimité comme candidat socialiste aux élections législatives dans la deuxième circonscription des Vosges, à Saint-Dié, par les militants PS locaux, a annoncé à le maire de Saint-Dié, Christian Pierret.

"Quelque 200 militants ont participé au vote. Jack Lang représente un espoir dans cette circonscription", a expliqué M. Pierret, ancien député de ce territoire (1978-1993, puis 1997-2002), mais candidat malheureux en 2002 et 2007. "Il n'y avait pas d'autres candidats. Je ne souhaitais moi-même pas me présenter, en vertu du principe de non-cumul des mandats. J'ai alors fait appel à Jack Lang: il est né dans les Vosges, il a vécu à Nancy, c'est un Lorrain", a souligné M. Pierret.

Jack Lang "n'a pas choisi la facilité"
Selon lui, l'ancien ministre de François Mitterrand n'a toutefois "pas choisi la facilité". "Il avait d'autres propositions, il a préféré les Vosges. Cette élection est jouable, mais pas facile. Il a choisi d'affronter la région par la face Nord", a-t-il estimé.

Jack Lang était jusqu'alors en mal de circonscription: après avoir refusé de se soumettre au vote des militants le 1er décembre à Boulogne-sur-Mer, il n'avait pas été réinvesti dans le Pas-de-Calais.  Il avait toutefois indiqué qu'il serait "candidat aux législatives l'année prochaine". 

L'ancien ministre de la Culture a été député de 1986 à 2000 dans le Loir-et-Cher, puis depuis 2002 dans le Pas-de-Calais. L'actuel député de la deuxième circonscription des Vosges, Gérard Cherpion (UMP), avait été réélu en 2007 au second tour avec 54,99% des suffrages exprimés, contre Christian Pierret.