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Hollande hué par des ouvriers

Hollande hué par des salariés à la sortie de son QG

Le Monde.fr - 19/03/2012 - Hollande hué à la sortie de son QG par des salariés de Fessenheim

François Hollande a été hué lundi 19 mars à la sortie de son QG de campagne par une quarantaine de salariés de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), dont il préconise la fermeture, à l'issue d'un entretien avec plusieurs de leurs représentants, a constaté une journaliste.

Le candidat PS à l'Elysée, qui s'apprêtait à se rendre sur le site de la tuerie de Toulouse, est sorti de ses locaux de campagne sous les sifflets et cornes de brume. "C'est Louis XVI qui s'en va!", "Casse-toi sale vendu!", lui ont lancé des salariés, venus d'Alsace en car tôt dans la matinée.

Auparavant, M. Hollande avait reçu pendant environ une heure l'intersyndicale (CGT, FO, CFDT, CFE-CGC) de la centrale, la plus ancienne du parc nucléaire français, dont il a inscrit la fermeture dans son programme. Le candidat a toujours assuré que s'il était élu, il n'y aurait aucune suppression d'emplois sur le site, grâce à des reconversions nécessaires pour assurer le démantèlement
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Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg agressés

Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg agressés


Libération - 29/02/2012 - Le couple Pulvar-Montebourg agressé à Paris par «un groupe qui hurle Le Pen président» - Par Jonathan BOUCHET-PETERSEN


La journaliste de France Inter Audrey Pulvar et son compagnon, le député PS Arnaud Montebourg, ont été pris pour cible ce mardi soir à Paris par de jeunes individus scandant des slogans favorables au Front national et des injures antisémites. «Rentrant à pied avec mon compagnon, nous avons été pris à partie par une quinzaine d'individus. Aux cris de "la France aux Français" et autres "Le Pen président"», a raconté la journaliste mardi dans la soirée aux quelque 6 000 abonnés de son compte Twitter.



«Nous avons essuyé des jets de verres qui se sont brisés dans notre dos avant intervention de quelqu'un du personnel, à moins que ce ne soit le chef de la meute ?» a-t-elle poursuivi. Et la chroniqueuse de l'émission On n'est pas couchés (France 2) de décrire une scène qui aurait pu se finir beaucoup plus mal : «On sortait d'un resto, ils étaient devant un bar [...]. La seule chose à faire c'était continuer de marcher sans répondre. (Quand vous) avez 15 mecs qui vous chantent "beau, blanc, rouge la France aux français, juden juden juden..." ["juifs" en allemand, ndlr] et qu'on vous balance des verres à la tête...».


Audrey Pulvar a raconté son agression au micro de France Inter ce mercredi matin.

«Mme Le Pen, cautionnez-vous ?»

Evoquant le profil des individus, Audrey Pulvar écrit en réponse aux questions de plusieurs abonnés Twitter : «Ce sont semble-t-il des personnes interdites de stade. Je n'en dirai pas + pour le moment pr ne pas compromettre le travail des policiers.» Et, pour la journaliste, pas de doutes, il s'agit bien de sympathisants du FN : «Un groupe qui hurle "Le Pen président", ce sont des électeurs d'Eva Joly déguisés ?»«Mme Le Pen, cautionnez-vous ?» interpelle-t-elle d'ailleurs, toujours sur Twitter, la candidate du Front National à la présidentielle.
(Mise à jour mercredi à 5h20 avec la réaction de Louis Aliot). Dès ce mercredi matin, avant même le lever du soleil, Louis Aliot, numéro 2 du FN et compagnon de Marine Le Pen, a posté cette réponse:
Dans un second message, écartant toujours l'hypothèse d'un acte isolé de partisans du FN pas vraiment raccord avec la «dédiabolisation»revendiquée par sa compagne de candidate, il s'interroge sur les commanditaires : «L'extrême droite anti-Marine, les cabinets noirs proches du pouvoirs ???»

Dépôt d'une plainte

«Nous avons porté plainte. Bien sûr. Comment laisser (sans) suite de telles insultes ?» a précisé la journaliste sur Twitter. Joint par l'AFP, son compagnon Arnaud Montebourg a confirmé : «Nous sommes ensemble [avec Audrey Pulvar, ndlr] avec la police pour dépôt de plainte.» Le couple a ensuite quitté le commissariat peu avant 1h30 du matin.
Sur le réseau social, dès le premier message posté par Audrey Pulvar à 22h47, le récit a suscité de nombreuses réactions de solidarité. Des responsables du PS sont immédiatement montés au créneau.«Inadmissible, ça prouve qu'il faut combattre sans relâche le FN qui tente d'avancer masqué, ce soir il montre son vrai visage», a posté le député PS Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée. «Solidarité totale avec A. Montebourg et A. Pulvar lâchement agressés. Le vrai visage hideux de l'extrême droite», a renchéri le numéro 2 du PS, Harlem Désir, ancien président de SOS Racisme. Même son de cloche du côté du député socialiste de la Nièvre Christian Paul :

Un élu UMP dérape sur Twitter ?

Les esprits se sont ensuite échauffés quand Eric Normand, conseiller national de l'UMP, a donné le sentiment à de nombreux internautes de justifier la prise à partie dans ce message posté à 23h32 sur son compte Twitter :


Une affirmation qui lui a valu une volée de bois vert sur la Toile, tandis qu'un autre message envoyé peu après le premier n'a pas arrangé son cas :
Très vite, devant l'ampleur des réactions et notamment celle, outrée, d'Audrey Pulvar, ce membre de l'UMP Paris s'est fendu de cette mise au point : «J'ai dit que l'agression de Montebourg était malheureuse, cela veut dire regrettable et je la condamne.»
Reprenant lui aussi la plume sur Twitter après les messages d'Eric Normand, Christian Paul s'est adressé à différentes personnalités de l'UMP présentes sur le réseau social pour leur demander d'avoir dès demain un discours «ferme» qui, lui, ne prête pas à la moindre confusion.

Marine Le Pen «condamne»

«Evidemment, je condamne ce type d'agression, bien entendu, et j'espère que la police va faire son travail», a réagi mercredi sur Europe 1 Marine Le Pen.
«S'il suffit d'aller agresser quelqu'un en criant "Le Pen président" pour que l'on considère que je suis responsable de cela, c'est que l'on a rétrogradé en matière d'état de droit gravement», a poursuivi Marine Le Pen. Il s'agit d'«une très grave agression de la part de Mme Pulvar», selon la présidente du FN.
«Vous ne pouvez pas considérer, avant même que la police ait fait son travail, que ces gens sont des gens du Front national», a ajouté la candidate.
«Quinze individus» dans le XVIe arrondissement de Paris, «cela doit être assez facile à retrouver», a-t-elle poursuivi. Interrogée sur l'existence d'«extrémistes» au sein du FN, Marine Le Pen a répondu :«Lorsqu'il y a eu des extrémistes, je les ai mis à la porte.»
«J'aimerais aussi que l'ensemble des responsables politiques condamnent de façon générale les violences qui sont commises à l'égard des candidats», a poursuivi Marine Le Pen.

Inadmissible» pour Hollande

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle française, François Hollande, a qualifié lundi d'«inadmissible» cette agression. «Je viens d'apprendre la nouvelle, j'ai toute solidarité à l'égard d'Arnaud Montebourg et Audrey Pulvar», a-t-il dit sur RTL. «Il est inadmissible d'attaquer une personne pour ses idées et en plus de le faire lâchement avec des cris, des insultes, des jets de verres et en plus avec des propos limite antisémites ou racistes», a déclaré François Hollande.




Mélenchon proteste contre "Parole de candidat"

Mélenchon proteste contre "Parole de candidat"

Monde.fr (Le blog de Raphaëlle BESSE DESMOULIERES)- 05/03/2012 - Mélenchon proteste contre l’émission « Parole de candidats » - Par Raphaëlle BESSE DESMOULIERES


Jean-Luc Mélenchon n'est pas content et le fait savoir. Sur son blog, dans une note publiée le vendredi 2 mars, le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle pousse un coup de gueule contre l'émission "Parole de candidats" sur TF1, dont il est l'invité lundi soir. Dans cette émission, deux candidats se succèdent sur le plateau : ils répondent d'abord à 14 Français, issus de reportages diffusés dans les journaux de TF1 et LCI, avant d'être confronté aux questions de journalistes. Lundi soir, Marine Le Pen sera en prime time, l'ancien socialiste n'intervenant qu'après 22 h 20.

Un déroulé que M. Mélenchon critique sur son blog. "TF1 me donne généreusement une demi-heure de temps de parole en soirée. Mais auparavant vous aurez dû subir une heure et demie de madame Le Pen ! N’oubliez jamais, mes amis lecteurs, cette offense ! (...) Nous avons évidemment protesté, y compris auprès du CSA. Mais TF1 nous a expliqué que c’était comme ça ou rien. Il faut donc subir. Comme on subit l’occupant privé d’une ancienne télé publique en lui résistant du mieux qu’on peut."

"Manquement à l’équité"

Dans une précédente note, le 28 février, M. Mélenchon avait déjà critiqué la forme de cette émission, estimant que "ce genre de panel [les 14 Français sélectionnés par TF1] est un non-sens absolu" et les douze thèmes possibles sur lequel le candidat du Front de gauche peut être interrogé. "Impossible d’y donner une vision d’ensemble qui explique votre angle d’entrée sur un problème. On commence tout de suite par les 'détails' soit disant 'concrets'. (...) Je pense qu’il faut se préparer concrètement à avoir un avis concret sur la taille concrète des mailles des filets de pêche à la berlue d’eau douce !"

Pour protester contre un "tel manquement à l’équité", Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, a de nouveau écrit le 1er mars au CSA. "Il s’agit pour nous clairement d’un choix politique qui évidemment ne peut qu’influencer les électeurs. Il a une conséquence inédite : trois des quatre candidats à bénéficier de la case 'prime time' sont de droite ! Rien ne justifie cette répartition", attaque M. Coquerel,  qui dénonce également dans ce courrier "l’extrême concentration du temps de parole sur les deux candidats Nicolas Sarkozy et François Hollande" et "le préjudice subit par Jean-Luc Mélenchon", en terme de temps de parole. Et M. Mélenchon de conclure : "Que va-t-il se passer ? Rien. Le monde va sa route. Ces gens [du CSA] nous méprisent. Nous ne sommes rien à leurs yeux. Pleins de morgue et de suffisance ils ne comprennent peut-être même pas de quoi il est question."
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Poutou ne sait pas par quoi remplacer le capitalisme

Poutou ne sait pas par quoi remplacer le capitalisme

RMC - 06/03/2012 - Par quoi remplacer le capitalisme ? Poutou «ne sait pas trop»...

Invité de Bourdin 2012 sur RMC/BFMTV ce mardi, le candidat du NPA, Philippe Poutou, s'est trouvé bien embarrassé pour répondre à la question suivante: par quoi voulez-vous remplacer le capitalisme ?

Philippe Poutou est le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste pour la prochaine présidentielle. Invité de RMC/BFMTV ce mardi matin, il a déclaré vouloir « tuer le capitalisme ». Mais par quoi le remplacer alors ? « Ben ça on sait pas trop encore, pour l'instant... », a-t-il répondu. « Ce qu'on sait, c'est que le capitalisme ça peut pas fonctionner. C'est des gens qui crèvent la dalle, c'est la misère de plus en plus. Et on ne parle que de la France. Quand on voit les autres pays, c'est terrible (...) ».

Philippe Poutou a également annoncé avoir recueilli, pour l'heure, 384 parrainages officiels pour l'élection présidentielle.



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Eva Joly refusée de participer à Des paroles et des actes

Eva Joly refusée de participer à Des paroles et des actes

Le Monde.fr - 09/03/2012 - Eva Joly veut participer à "Des paroles et des actes", France 2 refuse


France 2 n'a "absolument pas" l'intention d'inviter Eva Joly à son émission politique "Des paroles et des actes" ; l'équipe de la candidate Europe Ecologie-Les Verts s'insurge contre la logique sondagière de la chaîne publique.

Selon Sergio Coronado, le porte-parole de Mme Joly, France 2 avait fait "la promesse" de l'inviter. Une promesse qui n'a pas été tenue "malgré les multiples sollicitations de son équipe de campagne".

"Au lieu d'éclairer le choix des électeurs, le service public a-t-il décidé de choisir à leur place ? (...) Le boycott de fait [d'EELV] qui a fait 16 % aux élections européennes et 12 % aux régionales, est un acte grave, qui contribue notamment à escamoter les enjeux environnementaux du débat public."

De son côté, la chaîne assure respecter "parfaitement, non seulement la lettre, mais aussi l'esprit des recommandations" du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), selon les mots de Jérôme Cathala, directeur des magazines d'information de France Télévisions.
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Nicolas Sarkozy après la tuerie de Toulouse

Nicolas Sarkozy après la tuerie de Toulouse



Le Parisien.fr - 20/03/2012 - Une minute de silence : les propos critiqués de Sarkozy



Une minute de silence a été observée mardi autour de 11 heures dans les établissements scolaires de France, à la suite de la décision du président Nicolas Sarkozy, de rendre hommage aux trois enfants et au professeur tués lundi dans une école juive de Toulouse (Haute-Garonne).

Des propos vraiment destinés à rassurer ? 

Le chef de l'Etat était présent à la minute de silence organisée au collège-lycée François-Couperin, à Paris (IVe arrondissement), à deux pas du Mémorial de la Shoah. 

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Après avoir observé la minute de silence, il a pris la parole devant les élèves... et les caméras pour revenir sur la tragédie : «Ce qui s'est passé à Toulouse dans une école confessionnelle, avec des enfants d'une école juive, aurait pu se passer ici. Ces enfants sont exactement comme vous » a-t-il déclaré, avant d'enchaîner «l'assassin s'est acharné sur une petite fille. Il faut réfléchir à ça». Puis ajouté : «C'est un sujet suffisamment grave pour que toute la République soit concernée».

Des déclarations pas vraiment en phase avec les conseils des psychologues  sur la manière d'aborder le drame de Toulouse avec des enfants. Depuis hier des spécialistes insistent sur la nécessité de s'adapter aux mots des enfants, sans projeter sur eux des angoisses d'adultes avec le soucis d'éviter toute psychose.

Sur twitter, Cécile Duflot, des élus et des anonymes fustigent des mots qui font peur

Les mots graves et évocateurs du président de la République n'ont pas tardé à susciter des réactions et notamment celle de la première secrétaire d'Europe Ecologie Les Verts (EELV). «Je pense, M. le Président, qu'on ne parle pas ainsi à des enfants. Le devoir des adultes c'est protéger pas angoisser» a «twitté» Cécile Duflot en proposant un lien vers la vidéo diffusée sur France Télévisions.

Le député PS de l'Ardèche, Olivier Dussopt, a appelé, également sur le même réseau social, à «veiller à ce que les hommages ne soient pas (des) traumatismes... surtout pour les plus petits».

Dominique Bertinotti, maire PS du IVe arrondisssement de Paris a dénoncé «un discours à la George W.Bush devant les élèves».

Plusieurs réactions d'anonymes font aussi part de leur désaccord sur la méthode, comme Maître Eolas qui rappelle : «N'oubliez pas qu'un candidat qui prétend vous protéger a d'abord besoin que vous ayez peur.»

Sur twitter Valérie Pécresse, ministre du Budget, a jugé cette polémique stérile. «Ça n'arrive pas qu'aux autres. C'est le message du Président de la République. C'est pédagogique et utile » a-t-elle conclu. 


Slate.fr - 20/03/2012 - Fusillade de Toulouse "Toute la république est concernée"

NICOLAS SARKOZY ÉTAIT, mardi 20 mars au matin, au collège-lycée François-Couperin (Paris-IVe) pour la minute de silence en hommage aux victimes de la tuerie de Toulouse. Le président de la République, qui a suspendu sa campagne au moins jusqu’à mercredi, s’est exprimé devant les élèves:

«Nous sommes tous concernés par ce qui s’est passé. […] Ca s’est passé à Toulouse, dans une école confessionnelle, avec des enfants de familles juives, mais ça aurait pu se passer ici. […] Ces enfants sont exactement comme vous. La victime n’y est pour rien. […] C’est un sujet grave, et tellement grave que c’est toute la République qui doit être concernée.»


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Louis Sarkozy "attaque" une policière

Louis Sarkozy "attaque" une policière

Le Parisien.fr - 10/02/2012 - Quand Louis Sarkozy lance des billes sur une policière depuis l'Elysée - Par A.R.


Un garnement facétieux se cacherait derrière les murs de l'Elysée, selon les informations de RTL. Jeudi après-midi, en faction rue du Faubourg-Saint-Honoré, en face du palais présidentiel, une policière a été la cible de tirs de billes et d'un jet de tomates.

Une petite bille jaune roule d'abord au pied de l'agente.

Elle est rapidement suivie par une tomate. La gardienne de la paix n'a pas le temps de repérer l'origine des projectiles : une seconde bille la touche à la joue. Elle traverse la rue. Aborde les gendarmes en faction devant les portes de l'Elysée, qui lui indiquent un coupable potentiel : Louis Sarkozy, le fils cadet du président, qui reçoit à ce moment-là un ami.

La gardienne de la police rédige alors un rapport administratif. N'étant pas blessée, elle n'a pas souhaité porter plainte. La nouvelle déclenche cependant un véritable branle-bas de combat dans sa hiérarchie. Le directeur du cabinet du préfet rencontre la policière et ses collègues, les enjoint à la plus grande réserve, toujours selon RTL.

Soucieux de ne pas déclencher une polémique en pleine période électorale, le président lui-même reçoit vendredi matin la policière pour lui présenter des excuses. «Le geste malheureux d'un enfant», plaide l'avocat de formation et ancien ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

L'affaire devrait cependant en rester là. Pour apaiser les esprits, la policière s'est vue offerte par l'administration la possibilité d'être mutée à un autre poste.
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Nicolas Sarkozy arrêterait la politique en cas d'échec

Nicolas Sarkozy arrêterait la politique en cas d'échec

Le Hufington Post - 08/03/2012 -  Nicolas Sarkozy arrêtera la politique s'il perd l'élection présidentielle - Par Geoffroy CLAVEL


C'est la première fois qu'il s'exprime publiquement sur ce sujet. Invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV puis de RMC ce mercredi matin, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il quitterait la vie politique s'il venait à perdre le scrutin présidentiel des 22 avril et 6 mai prochains.

"Je vous le dis, oui", a répondu le président candidat à la question "si vous perdez cette élection présidentielle, est-ce que vous arrêtez la politique?". Et le chef de l'État de préciser: "Je me mets pas dans cette perspective", "je ferai autre chose mais quoi, je ne sais pas".

Après ses regrets sur Le Fouquet's, sur ses vacances sur le yacht de Vincent Bolloré ou sur L'Epad mardi soir sur France2, cette confession surprenante marque une étape de plus dans l'opération vérité qu'a entrepris Nicolas Sarkozy avant son grand meeting de Villepinte de dimanche, au cours duquel il devrait dévoiler l'intégralité de son programme présidentiel.



Relancé par une auditrice, le chef de l'État a confirmé sa position. "Je ne me mets pas dans cette perspective, mais puisque Julia (l'auditrice qui a posé la question à M. Sarkozy) me pose une question (...) je lui dis que je ne suis pas sûr de m'installer à Annemasse (le domicile de l'auditrice) mais que je ferai autre chose. Mais quoi, je ne sais pas", a-t-il dit.


Quelques précédents
En janvier 2012, avant qu'il ne se déclare officiellement candidat, Nicolas Sarkozy avait déjà envisagé la défaite en privé lors d'un déplacement en Guyane. "Oui, c’est une certitude. J’ai 56 ans. La politique, j’en fais depuis trente-cinq ans, j’aurai été président de la République", estimait-il alors. Si les électeurs en décident ainsi, "je mènerai une autre vie, poursuit-il. J’ai un métier, je suis avocat, je suis passionné par tout un tas de choses. Vous voulez que je fasse quoi? Que j’anime la section de l’UMP?", relayait alors Le Parisien.

Ces confidences adressées aux journalistes et publiées contre la volonté de l'Élysée, avaient alors jeté un froid dans le camp de Nicolas Sarkozy.

En 2008, le président envisageait même en privé de ne faire qu'un seul mandat et de partir "faire du fric" après 2012. "Président, on a été six à faire l’job. Regardez les seconds mandats-hein? Pas formidables ! Alors, moi, en 2012, j’aurai 57 ans, je me représente pas. Et quand j’vois les milliards que gagne Clinton, moi, j’m’en mets plein les poches ! Je fais ça pendant cinq ans et, ensuite, je pars faire du fric, comme Clinton. 150 000 euros la conférence !", disait-il alors cité par Le Point.


Augmentation de salaire de 170%: Sarkozy plaide la transparence
Interpellé sur l'augmentation de 170% de son salaire présidentiel en début de mandat, Nicolas Sarkozy a plaidé la "transparence", rappelant qu'avant son arrivée à l'Élysée, les chefs de l'État fixaient eux-mêmes leur rémunération. "J'ai été devant l'Assemblée nationale, c'est moi qui ai fait cette réforme, pour dire voilà ce que va gagner le président, et qu'est-ce que j'ai proposé à l'Assemblée nationale ? Exactement ce que gagne le Premier ministre", a encore dit le candidat. Il a assuré que le salaire du Premier ministre avait été fixé par Lionel Jospin lorsqu'il était à Matignon.

En octobre 2007, l'Assemblée nationale avait porté le traitement mensuel du chef de l'Etat d'environ 7.000 euros à plus de 19.000 euros nets par mois. En novembre 2011, en pleine cure d'austérité, François Fillon s'était résolu à annoncer que "les salaires des membres du gouvernement et du président de la République seront gelés jusqu'au retour à l'équilibre des finances publiques".

Le candidat-président a d'ailleurs renvoyé le compliment à son adversaire socialiste qui a promis de baisser sa rémunération de 30% s'il était élu en mai prochain. "J'ai vu que François Hollande proposait de baisser les salaires. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'alors qu'il est président du département le plus endetté de France, il ne l'a pas fait pour lui-même", s'est-il interrogé sur RMC, renvoyant à une critique que la droite adresse régulièrement au député de Corrèze.

Ce dernier gagne, en tant que président du conseil général du département, la somme de 5 512 euros par mois. Considérée comme une indemnité de fonctions, la rémunération d'un président de conseil général, de 5.400 euros brut par mois, est fixée par la loi. Toutefois, si cet élu détient également un mandat de parlementaire, comme c'est le cas pour François Hollande, le total de ses indemnités est plafonné à hauteur de 1,5 fois l'indemnité parlementaire.

Nicolas Sarkozy s'est néanmoins refusé à publier chaque année sa déclaration d'impôts. "J'ai payé des impôts, il suffit d'aller à la trésorerie" pour les consulter, "c'est un droit", a-t-il déclaré. "Est-ce que je dois aller faire étalage ? (...) Est-ce qu'il faut qu'il y ait ce voyeurisme qui consiste chaque jour à vouloir aller plus loin ?", a-t-il demandé. "Ma déclaration de patrimoine, je l'ai faite au début de mon mandat et je la ferai à la fin de mon mandat", a expliqué le président-candidat.


Viande halal: prise de distance avec Claude Guéant
Consacrant une large partie de son entretien à préciser ses positions et à tourner la page de son bilan présidentiel avant son grand meeting de Villepinte, Nicolas Sarkozy est revenu sur la polémique autour de la viande halal et à pris ses distances avec les propos très critiqués de son ministre de l'Intérieur Claude Guéant.

"Faire le lien" entre vote des étrangers aux élections locales et viande halal - comme l'a fait Claude Guéant - était "excessif", a-t-il ainsi reconnu, donnant raison à l'aile modérée de son équipe qui avait refusé de soutenir ces propos.

"Faire le lien, c'est excessif, mais ne pas parler d'un risque c'est excessif aussi", a toutefois estimé sur RMC/BFMTV Nicolas Sarkozy, selon lequel il y a "des tentations de repli communautariste" en France. Il a évoqué à titre d'exemple "ceux qui voudraient une piscine avec des heures séparées pour les femmes et pour les hommes comme l'avait fait et envisagé Mme Aubry à Lille", maire de cette ville et actuelle première secrétaire du PS.

Ces propos interviennent alors que les centristes de l'UMP et qu'une partie des Radicaux de Jean-Louis Borloo montrent leur agacement à l'égard de la "droitisation" de la campagne de Nicolas Sarkozy.
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"Nous sommes des gens modestes" : Carla Bruni-Sarkozy

La Dépêche - 07/03/2012 - Carla Bruni dans les coulisses de France 2 : "Nous sommes des gens modestes"

"Nous sommes des gens modestes" : Carla Bruni-Sarkozy


Mardi soir, Nicolas Sarkozy était l'invité de l'émission de France 2, Des Paroles et des actes. Pour le pousser dans ses retranchements, Laurent Fabius était aussi sur le plateau. Et dans les loges, la Première dame veillait au grain.

Selon un article du Monde, Laurent Fabius est arrivé le premier, quelques minutes avant 20 heures. Suivi dans la foulée par le président et Carla Bruni, accueillie chaleureusement par Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions.

Plusieurs sorties de Carla Bruni-Sarkozy ont été rapportées par le journaliste média du Monde, Daniel Psenny. Avant l'émission, Carla aurait déclaré à Rémy Pflimlin en plaisantant "les journalistes sont tous des Pinocchio", faisant avec sa main le geste du nez qui s'allonge. Puis elle rappelle aux journalistes les propos de François Mitterrand au sujet de son mari, celui-ci aurait les "qualités d'un excellent débatteur". Avant de lâcher : "Il a une belle voix", alors que Nicolas Sarkozy débat avec Laurent Fabius.

Pendant l'émission, agacée par le temps passé autour de l'épisode du Fouquet's, Carla argumente en coulisses : "Nous sommes des gens modestes", et questionne Henri Guaino : "De temps en temps, ils donnent la parole à des journalistes de droite ?".

Pas de baiser off cette fois-ci entre Carla et Nicolas Sarkozy, mais des propos en coulisses qui risquent de faire jazzer.
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Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius

Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius

Le Figaro.fr - 07/03/2012 - Climat de tension pour le débat entre Sarkozy et Fabius -  Par Nicolas BAROTTE  et François-Xavier BOURMAUD

Ça a commencé par un cadeau d'accueil, mais pas forcément pour détendre l'atmosphère. Laurent Fabius venait à peine de s'installer sur le plateau de France 2 pour débattre avec Nicolas Sarkozy, dont il regrettait la «violence» à l'encontre de François Hollande, que le président-candidat l'accueillait en lui offrant une sélection des petites phrases de l'ancien premier ministre contre son rival passé au sein du PS.


«Pour le critiquer, je dois confesser que je me suis inspiré de vous », glissait Nicolas Sarkozy avant de rappeler qu'en son temps, Laurent Fabius avait qualifié François Hollande de «fraise des bois ». «Vous citer, ce n'est pas être désagréable », assurait Nicolas Sarkozy, forçant Laurent Fabius à reconnaître qu'il n'avait pas toujours soutenu la candidature de François Hollande. «Je n'ai pas toujours eu de bons rapports avec François Hollande », rappelait-il avant d'expliquer les raisons de son ralliement à son ancien adversaire: «Il a été désigné brillamment, il a fait preuve de ténacité, il a su dire oui, il a su dire non, en particulier à votre réélection. »

Une affaire de style
Passé ces premières amabilités, l'ancien premier ministre pouvait lancer la formule qu'il avait préparée: «Votre bilan, c'est votre boulet » Le ton était donc donné d'entrée de jeu et il n'allait pas beaucoup évoluer tout au long du débat: tendu, parfois agressif, tout le temps animé. Notamment après la description cataclysmique brossée par Laurent Fabius du quinquennat. «Pourquoi voulez-vous que ce qui n'a pas marché avec vous pendant cinq ans, tout d'un coup se mette à fonctionner? » Rictus de Nicolas Sarkozy qui déplore des «jugements aussi cruels et brutaux » avant de s'en prendre à son adversaire du jour. «Ça ne vous va pas de jouer la modestie outrageusement », lançait le chef de l'État. Réponse immédiate de Laurent Fabius: «Outrageusement, c'est un mot qui vous va bien ». Nicolas Sarkozy rebondissait ensuite dans une allusion au débat passé de Laurent Fabius face à Jacques Chirac en 1986: «On ne change jamais. » Réplique de Laurent Fabius: «J'allais vous le dire. »

Il était bien sûr impossible que les deux hommes se mettent d'accord. De fond, il a été assez peu question, mais de style beaucoup. Fabius a reproché à Sarkozy de ne pas avoir été «en ligne avec la tradition républicaine ». «Je n'ai pas beaucoup de leçon de style à recevoir de quelqu'un qui militait pour que Dominique Strauss-Kahn soit élu président », relevait Sarkozy, s'attirant en réponse un «bravo pour votre élégance » de la part de Fabius.
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Campagne sur le halal

Campagne sur le halal

Rue 89 - 06/03/2012 - Campagne sur le halal : des haut-le-cœur à l'UMP - Par Zineb DRYEF


Après les propos de Sarkozy, Guéant et Fillon, les chiraquiens de la majorité – NKM, Debré, Juppé... – prennent leurs distances vis-à-vis de cette obsession musulmane.

Le chômage ? La crise ? Le logement ? L’Europe ? Aucun de ces sujets, que les derniers baromètres donnent pourtant largement en tête des préoccupations des Français, ne domine la campagne pour l’instant.

Non, d’après Nicolas Sarkozy lui-même, « le premier sujet de préoccupation de discussion des Français, [...] c’est cette question de la viande halal ».

Cette déclaration, tenue lundi soir à Saint-Quentin, fait suite à celles, toutes aussi polémiques, de François Fillon et de Claude Guéant :

le Premier ministre estimait lundi matin que le halal et le casher étaient des « traditions ancestrales » et que « les religions devaient réfléchir au maintien de traditions qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’état aujourd’hui de la science, l’état de la technologie, les problèmes de santé » ;
le ministre de l’Intérieur, après avoir hiérarchisé les civilisations, s’inquiétait du vote des étrangers aux élections locales parce qu’il ne voudrait pas que « des conseillers municipaux étrangers rendent par exemple obligatoire la présence de la nourriture halal dans les repas des cantines ».
Comment faire, quand on est membre de la majorité, pour réagir à ces débordements ? Rue89 a interrogé des élus de l’UMP. Leurs réactions, comme celles d’autres membres de la majorité, témoignent de leur embarras et d’une posture difficile à tenir : prendre leurs distances sans avoir l’air d’être divisés.

« Où est le respect de la foi ? »

Certains n’hésitent pas à exiger plus de modération. La secrétaire nationale Salima Saa a ainsi exprimé sa consternation dans un communiqué aux propos très vifs dans lequel elle se dit « attristée de voir s’étaler des jugements négatifs et dévalorisants sur les musulmans de France » :

« Au nom de quoi parle-t-on de pratiques ancestrales ? Où est le respect de la foi, des pratiques et des individus ? [...]

Ce genre de provocations doit s’arrêter. Il faut mettre fin aux discours de préjugés et de stigmatisation. De tels propos n’ont pas de place dans le débat.

Je souhaite que la campagne présidentielle se recentre sur les sujets qui importent aux Français : le logement, l’éducation, l’emploi. »

Comme Rachida Dati qui a déclaré « ne pas pouvoir souscrire », Alain Juppé a lui aussi tranché en faveur d’une trêve. Lundi matin, il a clairement affirmé son désaccord avec les sorties intempestives de Claude Guéant et François Fillon :

« On n’est pas tous coulés dans le même moule. J’ai déjà dit que le choc des civilisations n’était pas ma tasse de thé. Je pense que le problème de la viande halal est un faux problème en réalité, qu’il y a d’autres vraies questions qu’il faut se poser. »

Les ministres chargés « des vraies questions qu’il faut se poser », comme le logement par exemple, sont ainsi mis dans l’embarras. Le ministre du Logement ne pouvait décemment pas donner raison au candidat de l’UMP. Sur RMC ce mardi matin, Benoist Apparu a coupé la poire en deux estimant que oui, le halal c’est important, mais que le logement aussi :

« C’est un sujet qui me paraît effectivement important, la viande halal. Je comprends que ce soit important dans une campagne présidentielle. Mais j’ai le sentiment que pour la vie quotidienne des Français, le logement l’est plus encore. »

Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, a eu du mal à défendre le Premier ministre sur France Inter ce mardi matin. Interrogé sur le sujet par Daniel Cohn-Bendit, il a considéré que François Fillon donnait son « avis personnel » et qu’il ne le partageait pas :

« J’estime que le contenu des religions, le contenu de la foi n’a rien à faire dans le débat public. »

Christian Jacob, chef de file des députés UMP, a lui pris ses distances avec le Président et le Premier ministre estimant qu’il y avait « quand même d’autres sujets de préoccupation des Français » que la question du halal et du casher.

« Je ne peux pas suivre sur ce coup-là »

Le député Bernard Debré est lui aussi profondément choqué par les déclarations de François Fillon, condamnées par le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) et le CFCM (Conseil français du culte musulman) :

« Je redis toute mon amitié à François Fillon mais je ne peux pas suivre sur ce coup-là.

On ne peut pas dire que le halal et le casher sont des traditions ancestrales. La religion en elle-même est une tradition ancestrale. On n’a a pas le droit de dire cela, non. Ça appartient aux religions, il faut les respecter, respecter les traditions des autres. »

Quant à la déclaration de Nicolas Sarkozy, le député tente de la justifier ainsi :

« Il dit que ça peut poser problème et c’est tout à fait vrai. Le PS n’a pas dit autre chose, c’est-à-dire qu’il est naturel de savoir ce que l’on mange, même si c’est du psychologique : je ne crois pas que les viandes différent au goût. »

« Oui, c’est électoraliste mais c’est important »

Députée des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer reconnaît elle que le halal n’est pas un « thème dominant » sur le terrain. Elle explique néanmoins à Rue89 que même si « les gens ne parlent pas du halal », c’est un sujet important parce que « lié à une peur », celle du droit de vote des étrangers :

« A Marseille, le droit de vote des étrangers préoccupe beaucoup. C’est un sujet clivant et anxiogène pour nos concitoyens.

S’il est mis en place, on risque des bouleversements importants, comme ceux décrits par Claude Guéant. Les valeurs républicaines ne doivent pas être remises en cause. Or, nous avons déjà beaucoup de problèmes dans cette ville très populaire. »

Mais tout de même, en parlant sans cesse du halal, des civilisations, de l’islam, l’UMP n’est-elle pas dans une stratégie à visée uniquement électoraliste ?

« L’électoralisme ? Mais on est en campagne présidentielle, il faut donc répondre aux préoccupations des gens. Alors oui, c’est électoraliste mais une campagne l’est par définition.

Et sur le droit de vote des étrangers, c’est François Hollande qui en a parlé le premier, uniquement pour s’attirer des voix et cliver. »

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy, jugeait à l’inverse dimanche qu’il n’était « pas nécessaire » d’établir un lien entre le droit de vote des étrangers aux élections locales et la viande halal.

« Peut-être pas vraiment un sujet d’actualité »

Etienne Pinte, député UMP de Versailles, dit à Rue89 trouver « stupéfiantes » non la teneur du débat mais les réactions scandalisées qu’il suscite :

« Oui, parce que je trouve normal qu’en matière d’abattage de viande et de viande bovine, il y ait traçabilité. Pour tous les produits, que ce soit sur les marchés ou [dans les] grandes surfaces, nos concitoyens exigent une traçabilité. Ce qui n’empêche pas que ceux qui veulent de la viande halal et casher puissent en consommer. »

Il préfère balayer les dernières déclarations de François Fillon et Nicolas Sarkozy :

« Le halal n’est peut-être pas vraiment un problème d’actualité, il y en a bien d’autres qui sont prioritaires. Mais la transparence, c’est important. »
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Nicolas Sarkozy félicite Poutine pour son élection

Nicolas Sarkozy félicite Poutine pour son élection

Le Point - 06/03/2012 - Russie : Sarkozy "félicite" Poutine pour son élection

Le président souhaite que son homologue russe poursuive "l'oeuvre de modernisation démocratique et économique" du pays.

Nicolas Sarkozy a écrit à Vladimir Poutine pour lui adresser ses "félicitations" après son élection à la présidence russe et ses "plus sincères encouragements pour poursuivre l'oeuvre de modernisation démocratique et économique" du pays, a annoncé lundi l'Élysée. "Au lendemain de votre élection à la présidence de la Fédération de Russie, je tiens à vous adresser toutes mes félicitations et mes voeux pour la Russie et le peuple russe", écrit le chef de l'État dans ce courrier rendu public par la présidence.

"Alors que vous vous préparez à exercer pour la troisième fois les plus hautes fonctions exécutives de votre pays, je vous présente mes plus sincères encouragements pour poursuivre l'oeuvre de modernisation démocratique et économique à laquelle, conformément au souhait exprimé par le peuple russe, vous voulez consacrer ce nouveau mandat", poursuit-il. Paris et Moscou entretiennent "des liens étroits à leur bénéfice mutuel", écrit aussi le président, qui "attache la plus grande importance à ce partenariat et à notre dialogue qui doit conduire à des relations bilatérales plus denses et à une relation de plus en plus forte avec l'Union européenne".

"Partenaires privilégiés" (Sarkozy)

"Je suis en effet convaincu que nos deux pays doivent être l'un pour l'autre des partenaires privilégiés et qu'ils ont vocation, ensemble, à montrer la voie pour bâtir à l'avenir cet espace économique, humain et de sécurité commun entre l'Union européenne et la Russie, dont dépendra pour beaucoup la stabilité et la prospérité de notre continent", ajoute Nicolas Sarkozy. "C'est aussi de cette manière, par une coopération toujours plus forte entre nos deux nations, que nous saurons faire progresser la paix et la stabilité dans le monde", conclut-il.

Dans l'après-midi, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé avait déclaré que l'élection présidentielle russe n'avait "pas été exemplaire", mettant en avant les "critiques" de plusieurs observateurs sur la façon dont elle s'était déroulée. Il a toutefois ajouté que Vladimir Poutine avait été élu à "une très large majorité"
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Nicolas Sarkozy, mouvementé à Bayonne

Nicolas Sarkozy, mouvementé à Bayonne

Sud ouest - 01/03/2012 - A Bayonne, Sarkozy dénonce la "violence d'une minorité" dont des "militants PS"


Pris à parti, tout au long de sa visite au Pays Basque, et plus particulièrement dans le centre de Bayonne, où des incidents ont éclaté, Nicolas Sarkozy, le président-candidat, a fustigé "la violence d'une minorité" dont des "militants PS".

Dans un bar de la ville, le Bar du Palais, Nicolas Sarkozy a regretté que "des militants socialistes s'allient avec des indépendantistes basques".

"Ici, nous sommes en France, sur le territoire de la République française, et le président de la République ira partout sur le territoire", a-t-il ajouté. "Et si ça ne plaît pas à une minorité de voyous, ils devront s'y faire".

Nicolas Sarkozy a quitté le centre-ville de Bayonne vers 17h00.
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Nicolas Sarkozy multiplie les chiffres de l'éducation nationale

Nicolas Sarkozy multiplie les chiffres de l'éducation nationale

Le Monde.fr - 27/02/2012 - Effectifs de l’Education nationale : les mauvais calculs de Nicolas Sarkozy


Un site d'information annonce la mort de Sarkozy

Un site d'information annonce la mort de Sarkozy

RTL - 26/02/2012 - Piraté, un site d'information annonce la mort de Sarkozy


Le site d'information économique toulousain Midi Presse a été victime d'un piratage. Dimanche après-midi, le portail a en effet affiché, sur sa page d'accueil, une fausse dépêche AFP qui annonce la mort du président de la République dans un "accident de la route". "En fin de journée nous apprenons, dans une dépèche de l'AFP, que le Président de la république aurait succombé à ses blessures pendant son transport...", dit le texte, qui invite à cliquer sur un lien. Ce dernier renvoie ensuite vers un formulaire d'abonnement payant. L'article a été dépublié par la suite. "On ne connait ni l'origine, ni la cause (du piratage", explique le patron de Midi Presse Service Ferdinand Kerssenbrock. "Je suis surpris qu'on utilise un site aussi confidentiel que le nôtre pour tenter de diffuser une information d'une telle ampleur".

Le précédent "Obama"

Une fois l'étape de l'abonnement franchie (ce qu'a fait le site Zataz), la fausse dépêche (écrite avec une faute : "dépèche"), datée du vendredi 2 mars 2012, expliquait que le Président "a succombé à ses blessures pendant son transport en ambulance".

"Nicolas Sarkozy aurait pris sa moto pour se rendre à son QG de campagne, au détour d'un croisement il aurait percuté un camion qui était en stationnement. Un grand malheur pour la France. L'Elysée devrait officiellement annoncer le décès du Président de la république dans les prochaines heures", détaillait l'article dans son intégralité (voir ci-dessous).
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L'affaire DSK

Les affaires DSK
L'affaire du Carlton de Lille
L'affaire Banon
L'affaire du Sofitel

Le Monde.fr - 22/11/2011 - Comprendre l'affaire du Carlton en trois minutes : cliquer ici pour avoir accès à l'animation



Le Monde.fr - 21/02/2012 - Carlton de Lille : Strauss-Kahn mis en garde à vue
L'ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn a été placé en garde à vue, mardi 21 février, à Lille (Nord), pour "complicité de proxénétisme" et "recel d'abus de biens sociaux" dans l'affaire dite "du Carlton". Une juge d'instruction dans l'affaire dite "du Carlton" était attendue dans la soirée à la caserne de gendarmerie de Lille pour prolonger sa garde à vue de 24 heures.

M. Strauss-Kahn est interrogé par les enquêteurs de la police judiciaire au sujet de soirées libertines auxquelles il aurait pris part, notamment à Paris et à Washington, afin de déterminer s'il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées. Plusieurs de ces soirées ont été organisées et financées par deux entrepreneurs de la région de Lille, Fabrice Paszkowski et David Roquet.

Les dernières de ces soirées ont eu lieu du 11 au 13 mai à Washington, à la veille de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn dans le cadre de l'affaire du Sofitel de New York, dans laquelle une femme de chambre, Nafissatou Diallo, l'accusait d'agression sexuelle. Les poursuites pénales ont été abandonnées par la justice américaine dans cette dernière affaire.


S'EXPLIQUER DANS CETTE AFFAIRE

Si les juges d'instruction chargés du dossier estimaient les charges suffisantes à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn, il pourrait être poursuivi pour "complicité de proxénétisme" et "recel d'abus de biens sociaux". Ce dernier chef impliquerait que Dominique Strauss-Kahn ait eu connaissance de l'éventuelle origine frauduleuse des dépenses dont il aurait bénéficié. La question d'éventuelles contreparties à ces soirées devrait également lui être posée. Selon les avocats de MM. Paszkowski et Roquet, leurs clients ont répondu par la négative à cette question.

DSK doit également être entendu mercredi par des policiers de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale, la "police des polices") dans le volet policier du dossier, dans lequel le commissaire divisionnaire Jean-Christophe Lagarde, chef de la sûreté départementale du Nord - suspendu de ses fonctions - est mis en examen, selon une source proche de l'enquête.


L'avocate de l'ancien favori socialiste des sondages pour la présidentielle française, Me Frédérique Baulieu, est arrivée sur place une heure après le placement en garde à vue de son client, sans faire de déclaration à la presse. Elle va l'assister lors de la garde à vue, qui peut théoriquement se prolonger jusqu'à quatre-vingt-seize heures, mais devrait plutôt durer quarante-huit heures, selon une source proche du dossier.

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international avait demandé à deux reprises à s'expliquer dans cette affaire, dès l'apparition de son nom dans la presse, à la mi-octobre. Me Henri Leclerc, l'un de ses avocats, avait déclaré en décembre que son client "pouvait parfaitement ignorer" que les femmes rencontrées lors de soirées libertines étaient des prostituées.

Huit personnes ont été mises en examen dans ce dossier, parmi lesquelles trois responsables de l'hôtel Carlton de Lille, un avocat et un haut gradé de la police dans le Nord, le commissaire Jean-Christophe Lagarde.



Le Nouvel observateur - 13/10/2011 - Banon contre DSK : l'agression sexuelle est reconnue mais la plainte est classée
Si l'avocat de la jeune femme estime que DSK est désormais un "agresseur sexuel non jugé", l'avocate de l'ex-président du FMI assure que son client "est totalement blanchi"


Le parquet de Paris a classé sans suite la plainte pour "tentative de viol" de Tristane Banon contre Dominique Strauss-Kahn, estimant toutefois que des faits qualifiés d'agression sexuelle étaient "reconnus" mais prescrits, selon un communiqué publié jeudi 13 octobre.

Ce classement sans suite a d'emblée déclenché la guerre des déclarations entre avocats. Premier à dégainer : David Koubbi, l'avocat de la jeune femme. Dominique Strauss-Kahn est un "agresseur sexuel non jugé", a-t-il réagi. La décision du parquet "bien qu'insatisfaisante, constitue une première victoire pour Mlle Banon puisqu'au terme de cinq mois d'une bataille acharnée, il est établi sans réserve que son dossier n'est pas 'vide' et que les faits qu'elle a dénoncés ne sont pas 'imaginaires' contrairement aux affirmations de M. Dominique Strauss-Kahn", a-t-il ajouté.

"Cela s'appelle être blanchi"

L'avocate de Dominique Strauss-Kahn a, elle, estimé que son client était "totalement blanchi".

DSK "est évidemment totalement blanchi des accusations dont il a fait l'objet", a déclaré Me Frédérique Beaulieu. "Quand quelqu'un fait l'objet d'une plainte et que cette plainte est classée sans suite, ça veut dire qu'il n'y a pas lieu à poursuivre la personne. Cela s'appelle être blanchi", a-t-elle ajouté.

La "version des faits (de Tristane Banon, ndlr) n'a pas été crue par le parquet puisqu'il y a un classement sans suite (de sa plainte pour tentative de viol, ndlr)", a encore dit Me Beaulieu.

Son confrère Me Henri Leclerc a déclaré à l'AFP être "content de la décision de classement mais surpris d'entendre que Dominique Strauss-Kahn aurait reconnu une agression sexuelle".

"Il n'a reconnu aucune violence d'aucune nature. M. Strauss-Kahn a tenté de l'embrasser, il a essuyé un refus et n'a pas insisté, la laissant partir", a-t-il fait valoir.

"Ce qui est reconnu, c'est l'interprétation du parquet de ce que Dominique Strauss-Kahn a dit, à savoir qu'il avait voulu embrasser Tristane Banon, que celle-ci lui avait opposé un refus et qu'à partir de là, il l'avait laissé partir", a insisté Me Beaulieu.

"Pour moi, ça ne s'appelle pas une agression sexuelle", a-t-elle ajouté.

Vers une autre plainte ?

De son côté, la romancière avait prévenu que si le parquet prenait une décision de classement, elle déposerait immédiatement plainte avec constitution de partie civile, ce qui entraîne automatiquement la désignation d'un juge d'instruction.

"Le parquet de Paris a procédé au classement sans suite de la procédure diligentée à la suite de la plainte déposée par Madame Tristane Banon à l’encontre de Monsieur Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol", indique le communiqué du parquet.

A l’issue de l’enquête, "il ressort que si faute d’éléments de preuve suffisants, les poursuites ne peuvent être engagées du chef de tentative de viol, des faits pouvant être qualifiés d’agression sexuelle sont quant à eux reconnus", poursuit le communiqué.

"Néanmoins, commis en 2003 et n’ayant été révélés qu’en juillet 2011 ces faits ne peuvent être poursuivis, l’action publique étant éteinte en application de la prescription triennale en matière délictuelle", explique le parquet.

"Des avances"

Lors de son audition, le 12 septembre, par la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), l'ex-directeur général du FMI avait concédé avoir fait "des avances" à la jeune femme, selon une source proche de l'enquête.

"M. Strauss-Kahn a admis avoir tenté d'embrasser Mme Banon, ce qui peut relever pour la justice du délit d'agression sexuelle", a-t-on par ailleurs expliqué de source judiciaire.

"Il ne reconnaît pas avoir agressé sexuellement Mme Banon, mais c'est son opinion", a-t-on précisé. "Le magistrat estime de son côté que ce qu'il admet peut être qualifiable d'agression sexuelle, un délit prescrit trois ans après les faits".

"Il n'y avait pas assez d'éléments de preuve pour engager des poursuites pour tentative de viol", a-t-on expliqué.

Procédure civile en cours aux Etats-Unis

Dominique Strauss-Kahn a toutefois toujours réfuté s'être rendu coupable de violence lors de sa rencontre avec Tristane Banon dans un appartement parisien. Il avait même qualifié d'"imaginaire" la scène racontée à plusieurs reprises par l'écrivaine.

La décision du parquet intervient le jour même de la sortie d'un ouvrage de Tristane Banon, "Le bal des hypocrites" (Ed. Au Diable Vauvert), une autofiction dans laquelle elle livre sa version des faits sans jamais citer le nom de DSK.

L'ancien patron du FMI reste l'objet d'une procédure au civil aux Etats-Unis, intentée par une femme de chambre qui l'accuse de l'avoir violée en mai dans un hôtel de Manhattan. Les poursuites pénales ont en revanche été abandonnées fin août par la justice américaine qui a jugé la plaignante insuffisamment crédible.
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Le Monde - 06/06/2011 - DSK plaide non coupable et ouvre la voie à un procès - Par Marion Van Renterghem


Comme prévu, Dominique Strauss-Kahn a de nouveau plaidé non coupable des sept charges qui lui sont reprochées. Lundi 6 juin, il a retrouvé sa place devant la cour suprême de l'Etat de New York, au treizième étage du tribunal de Manhattan, où il doit répondre de l'accusation de tentative de viol et d'agression sexuelle à l'encontre de Nafissatou Diallo, femme de chambre au Sofitel de New York.

Ses deux avocats, Ben Brafman et William Taylor, étaient assis à côté de lui. Anne Sinclair, l'épouse de M. Strauss-Kahn, s'est installée dans le public avec l'une des filles de son mari.

Cette audience préalable au procès, présidée par le juge Michael Obus, n'est qu'une étape parmi d'autres dans la procédure judiciaire qui conduira, ou non, M. Strauss-Kahn au procès. Celui-ci aura lieu si l'accusé maintient au cours des mois à venir qu'il plaide non coupable. Mais il peut, à tout moment, revenir sur sa décision et tenter de négocier avec le procureur une reconnaissance minorée des faits.

M. Strauss-Kahn est arrivé au tribunal au bras de sa femme, sous les huées de femmes de chambre venues manifester au pied du building : "Honte à vous !" L'audience elle-même n'a pas duré plus d'une vingtaine de minutes. Après une brève intervention de M. Taylor et de l'adjointe au procureur, le juge s'est contenté de fixer au 18 juillet la prochaine audience préliminaire. Le procureur et l'avocat disposent de quarante-cinq jours pour apporter les premières preuves nécessaires et déposer leurs motions. La date du procès lui-même, qui devrait avoir lieu dans plus de six mois, n'a pas été établie.

Devant le tribunal, dehors, les avocats de M. Strauss-Kahn ont fait une brève conférence de presse. "Je ne ferai pas de commentaire, a dit M. Brafman. Mon client a plaidé non coupable, ce qui est une affirmation suffisamment forte et éloquente."

Les nouveaux avocats de Mme Diallo ont fait une déclaration à leur tour. Ken Thompson, assisté de Douglas Wigdor, a annoncé qu' ils étaient désormais "les seuls avocats de la victime". Jeffrey Shapiro, qui l'assistait jusqu' ici, avait en effet disparu.

M. Thompson a annoncé que Mme Diallo était une "belle personne, une femme d'une grande dignité" et qu'elle témoignait aussi "au nom de la dignité des femmes". Elle ne travaille pas en ce moment, a-t-il dit, "elle a été agressée sexuellement et se trouve dans un état de traumatisme et de souffrance. Nous rechercherons toutes les victimes potentielles de Dominique Strauss-Kahn, comme celle qui s'est fait connaître en France, a dit M. Thompson. Il y a trop de femmes dans le monde qui n'osent pas rapporter les agressions sexuelles." Il a assuré n'avoir pour l'instant entamé aucune procédure au civil.
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Le Monde.fr  - 16/05/2011 - Au PS, prudence et soutien mesuré


Un "coup de tonnerre" pour Martine Aubry, une "nouvelle bouleversante" pour Ségolène Royal, une "terrible nouvelle" pour François Hollande. Les responsables socialistes sont restés prudents depuis l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn, samedi 14 mai, à New York.

Le mot d'ordre de la Rue de Solférino est clair : personne ne doit commenter l'affaire avant que plus d'informations soient parvenues. Tous les dirigeants socialistes ont appelé au respect de la présomption d'innocence. Dimanche, la première secrétaire du PS a demandé aux socialistes de "rester unis et responsables".

"Aucune situation, et surtout pas celle-là, ne peut être profitable, à qui que ce soit", a affirmé François Hollande sur Canal+, comme en écho. "Je me rends bien compte que tout ce que j'avais à vous dire sur les perspectives politiques change totalement d'éclairage, a dit Ségolène Royal, qui était invitée sur Europe 1. Je ne veux pas laisser penser par mes déclarations que j'accélère je ne sais quelle stratégie politique."

"NE PAS PIÉTINER LA PRÉSOMPTION D'INNOCENCE"

"Dans l'épreuve, ne laissons pas piétiner la présomption d'innocence et sachons rester unis", a également demandé Laurent Fabius.

Julien Dray s'est montré, lui aussi, très prudent : sur son blog, il explique que les socialistes doivent "donner l'exemple : respect des principes, solidarité, refus du lynchage ou de la curée. Il ne s'agit pas de commencer à énumérer des circonstances atténuantes ou des excuses, ni de se substituer à la défense, mais de rester dans le simple cadre de la raison. Il sera toujours temps de juger sur des faits, si faits il y a, quand ils seront éclaircis".

Du côté des proches de DSK, les éléments de langage bien rodés reviennent en boucle. Dès dimanche, le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis appelait sur son blog à "ne pas tirer de conclusions hâtives" : "Toute cette histoire ne lui ressemble pas", assure-t-il. Un mot d'ordre repris dimanche dans la journée par plusieurs élus partisans de M. Strauss-Kahn, comme le député Jean-Marie Le Guen ou le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon.

"NOUS NE POUVONS PAS CROIRE À SA CULPABILITÉ"

Lundi, les réactions se sont faites plus incrédules chez certains socialistes. "Les accusations portées contre Dominique Strauss-Kahn constituent un énorme choc, mais provoquent aussi beaucoup d'incrédulité", a estimé Laurent Fabius, dans un communiqué à l'AFP.

"Avec ses proches, nous ne pouvons pas croire à sa culpabilité et il sera bientôt au milieu de nous", a dit Jean-Christophe Cambadélis lundi midi. "Dans le dossier, il y a beaucoup de contradictions, à commencer par la fuite. Il est avéré aujourd'hui que celle-ci n'a pas eu lieu", a ajouté le député socialiste.

"L'affaire n'est pas crédible, a lancé ce matin Jean-Marie Le Guen, sur France Inter. Il peut y avoir des circonstances, il peut y avoir des hallucinations", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails. Une théorie également défendue par la conseillère régionale Michèle Sabban, l'une des plus fidèles de M. Strauss-Kahn, qui a évoqué un "attentat politique" : "Je pense que c'est un complot, un piège", a-t-elle ajouté sur Europe 1. "C'est juste impossible que ça se soit passé comme ça", a déclaré sur BFM-TV Olivier Ferrand, le président du cercle de réflexion Terra Nova.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a lui aussi fait part de ses doutes : "En toute sincérité, j'ai peine à y croire en définitive. C'est tellement invraisemblable, a-t-il dit sur LCI. Ce que je voudrais dire avec gravité, c'est que ce qui vient de se passer, nul n'a le droit de l'utiliser - que ce soit la droite, que ce soit la gauche - à des fins de politique intérieure."

DE LA COMPASSION POUR "L'AMI"

Plusieurs socialistes ont également témoigné leur soutien et leur "amitié" à M. Strauss-Kahn. "Je suis aussi un peu dans la tristesse, car je ne vois pas comment il peut supporter une épreuve pareille. C'est très dur pour lui. J'ai de l'amitié et je pense à lui", a souligné Jean-Paul Huchon. "Je pense en cet instant avec affection à lui-même, à Anne son épouse et à tous leurs proches", a ajouté Laurent Fabius.

Le député PS Manuel Valls, qui s'était rapproché des strauss-kahniens ces derniers temps, a affirmé lundi matin, sur RTL, avoir eu "les larmes aux yeux" en regardant les images de Dominique Strauss-Kahn sortant menotté d'un commissariat. Des images d'"une cruauté insoutenable", a-t-il dit.
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Le Monde - 15/05/2011 - Une inculpation qui bouleverse la donne au PS pour 2012 - Par Françoise FRESSOZ


L'inculpation aux Etats-Unis de Dominique Strauss Kahn pour agression sexuelle, tentative de viol et séquestration bouleverse la donne à un an de l''élection présidentielle. "C'est un coup de tonnerre" a réagi Martine Aubry la première secrétaire du PS. L'actuel directeur général du FMI, n'avait pas encore fait officiellement acte de candidature à la primaire socialiste mais il restait le favori des sondages, malgré la poussée continue de François Hollande, l'ex-premier secrétaire du PS. Il doit aujourd'hui se défendre d'accusations graves.

Jacques Attali, l'ancien sherpa de François Mitterrand, évoque la thèse d''une "manipulation" mais dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : "il ne pourra pas être candidat à la primaire". Au Parti socialiste, la retenue est de mise. Personne ne prend le risque d'ouvrir les hostilités. Le principe de la présomption d''innocence prime.

"J'en appelle à chacun à attendre la réalité des faits et à respecter la présomption d'innocence, à tous à garder la décence nécessaire", a déclaré Martine Aubry. La première secrétaire du PS demande aux socialistes "de rester unis et responsables." Ségolène Royal est d'accord : "tout reste à vérifier" estime la présidente de la région Poitou-Charentes. François Hollande appelle lui aussi à "la retenue" tandis que Stéphane le Foll, un de ses proches assure que "c'est à DSK et à lui seul de décider ce qu'il doit faire". Le député de Paris Jean-Marie Le Guen, répond que "ce qu'on reproche au directeur général du FMI n'a rien à voir rien avec le DSK qu'on connaît. Jamais il n'a fait preuve de violence à l'égard de ses proches". C'est ce que martèlent tous ses amis.

SITUATION DIFFICILE POUR SES CHALLENGERS AU PS

La thèse de la manipulation circule. Y compris à droite où Christine Boutin, la présidente du parti chrétien démocrate l'évoque ouvertement. Elle se dit persuadée "qu'on a tendu un piège" à DSK . Bernard Tapie en est lui aussi persuadé mais pas Marine Le Pen qui matraque : "tout Paris, le Paris journalistique, le Paris politique, bruisse depuis des mois des rapports légèrement pathologiques que M. Strauss-Kahn semble entretenir à l'égard des femmes."

A qui profite l''affaire ? Le FN , à l'évidence s'en régale, tandis que l''UMP oscille entre retenues et attaques violentes. Bernard Debré député de Paris évoque "un DSK qui se vautre dans le sexe et qui humilie la France."

Le directeur général du FMI devrait, selon l''un de ses avocats, plaider non coupable.

Cela complique la situation de ses challengers au sein du PS. Martine Aubry est liée par un pacte avec lui. Doit-elle continuer à le soutenir, attendre qu'il arrête son choix ou affirmer rapidement sa candidature pour contrer celle de François Hollande ? L'avis de Laurent Fabius, qui était jusqu''à présent supporter de DSK, sera déterminant.

François Hollande est celui vers qui tous les regards se tournent. Il a habilement mené la campagne des pré-primaires en se positionnant comme l''anti-DSK ; plus le directeur général du FMI était attaqué sur son train de vie et son patrimoine familial, plus lui se positionnait comme "le candidat normal", les pieds ancrés en Corrèze. Et dans les sondages ça marchait. Si DSK se trouve empêché, le PS devra veiller à éviter la foire d'empoigne.

Autant la probable candidature du directeur général du FMI, auréolé de sa crédibilité internationale, avait un effet fédérateur, autant son éventuelle non candidature risque d''ouvrir la boîte de Pandore : sur la ligne de départ de la primaire on pourrait retrouver Martine Aubry, François Hollande, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici et peut être d''autres encore. On comprend mieux dés lors les appels à l'unité lancé par la première secrétaire du PS.
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