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Hervé Morin

Le Figaro. Le 27/11/2011. Source



Hervé Morin a officialisé sa candidature

Le président du Nouveau Centre a annoncé ce dimanche matin sa candidature à l'élection présidentielle. L'ancien ministre de la Défense est crédité dans les sondages de 0,5 à 1% des intentions de vote.

Bayrou officiellement candidat, Morin l'est désormais, Borloo forfait mais qui doit encore dire qui il soutiendra en 2012 : le centre vit un regain d'activité en cette fin de semaine.

Pour le patron du Nouveau Centre, la présence de son rival du MoDem, jeudi soir sur TF1, ne doit rien au hasard. François Bayrou aurait anticipé sa déclaration de candidature pour saboter la sienne, qui a donc eu lieu ce dimanche sous le pont de Normandie. Thèse récusée avec dédain dans l'entourage de Bayrou, où l'on précise que primo, la candidature de Morin est un «non-événement», secundo, le «vrai» candidat centriste ne s'est pas déclaré sur France 2, il s'est contenté de répondre par l'affirmative, mais au futur, à une question sur ses intentions pour 2012. Son entrée en campagne doit toujours avoir lieu dans le cadre d'une réunion publique à Paris ou en banlieue entre le 5 et le 8 décembre.

Jean-Louis Borloo, invité de «Dimanche, 20h30», sur France 2, n'aurait, lui non plus, aucune velléité de nuire à Hervé Morin. Est-ce la faute de l'ex-ministre de l'Écologie si la chaîne a préféré l'inviter plutôt que d'accueillir le président du Nouveau Centre, qui l'avait sollicitée ? Borloo viendra parler de son livre projet, Libre et engagé (Éditions Plon). Le Figaro Magazine en a publié samedi les bonnes feuilles. Le président du Parti radical revient sur les raisons pour lesquelles il a renoncé à se présenter en octobre : «Sous la Ve République, écrit-il, même si personne ne peut gagner sans les voix du centre, cette famille politique ne peut que difficilement espérer l'emporter, a fortiori dans une période de crise aiguë et quand le centre est émietté.» C'est aussi ce qu'il répondra s'il est interrogé sur la candidature d'Hervé Morin, selon l'un de ses proches.

En revanche, sauf changement de dernière minute - ce qui ne peut pas être exclu avec lui -, Jean-Louis Borloo n'officialisera pas dimanche son soutien à Nicolas Sarkozy. Il veut attendre le congrès des radicaux, fin février ou début mars, pour annoncer une décision «collective».

Chahuté
La déclaration d'Hervé Morin, elle, était réglée au millimètre. Seule incertitude : le nombre de parlementaires Nouveau Centre qui devaient faire le déplacement jusqu'au pont de Normandie ce dimanche matin. Le désormais candidat avait parié qu'ils seraient «entre une quinzaine et une vingtaine». Récemment, il a précisé : «Il y en a qui vont s'inventer des maladies diplomatiques de dernière minute, j'ai déjà prévu cela.» Dimance matin, 17 parlementaires de son parti lui ont apporté son soutien.  Dans un communiqué, ces parlementaires se disent "fiers" qu'Hervé Morin "s'engage, devant les Français, à reprendre le flambeau historique de l'UDF et à porter ses valeurs et ses idées".

Le patron du NC a été chahuté le week-end dernier lors du conseil national de son parti. Vendredi, le député maire d'Issy-les-Moulineaux, André Santini, l'a jugé «un peu court, sympathique mais un peu court», ajoutant : «Il va sauter du pont de Normandie, mais je ne sais pas si le caoutchouc est fixé.»  L'ancien ministre de la Défense est crédité dans les sondages de 0,5 à 1% des intentions de vote.




Le Figaro. Le 10/01/2012. Source

La candidature d'Hervé Morin contestée

Plusieurs élus du Nouveau Centre demandent à l'ex-ministre de se retirer de la course.

Ni les sondages ni l'opposition des «barons» du Nouveau Centre ne semblent l'atteindre. Si Hervé Morin a les traits tirés, «c'est qu'il mène campagne à bâtons rompus», assurent ses proches.

Depuis le 1er janvier, le candidat centriste a sept déplacements à son actif, et une dizaine d'autres sont déjà arrêtés d'ici à février.

Mais le rendez-vous à l'agenda de Morin, aujourd'hui, c'est celui qu'ont fixé les deux ministres du Nouveau Centre, François Sauvadet et Maurice Leroy, les anciens ministres André Santini et Valérie Létard et le numéro deux du parti Jean-Christophe Lagarde: opposés à l'idée d'une candidature de Morin à l'Élysée, ils ont convoqué les présidents et les délégués départementaux pour lui faire barrage. Ils espèrent voir au moins 50 des 70 fédérations «représentées».

Mais dans l'entourage de Morin, on fait les comptes: «Il ne suffit pas qu'un militant vienne pour “représenter” une fédération.

Au final, une petite vingtaine de fédérations sur 75 seront effectivement là. Et tous ne sont pas forcément rétifs à la candidature.» Hervé Morin, président de la fédération de l'Eure, envisageait même hier de s'y rendre. Pour rappeler, notamment, que c'est «en congrès, à la fin février» que le Nouveau Centre officialisera ou pas sa candidature.

En attendant, l'ancien ministre de la Défense relativise les difficultés rencontrées. Les sondages? L'ancien lieutenant de François Bayrou rappelle qu'en 2002 ou en 2007, son champion «était parti de très bas».

Les polémiques internes? «C'est inhérent à toute candidature, à toute élection, assure Morin. Je revois encore André Santini et Valérie Létard demandant à Bayrou de ne pas se présenter en 2007. Et Jacques Chirac, au sein du RPR en 1995, n'a pas connu autre chose.»

Ses dernières cartes
Morin sait cependant qu'il joue ses dernières cartes de candidat. Sans le reconnaître comme un objectif, il se contenterait de «4, 5 ou 6 points» qu'il voudrait apporter au second tour à Nicolas Sarkozy au nom du «centre clair et non équivoque qui veut porter une alternative au sein de la majorité que l'on connaît».

Il n'est crédité que de moins d'un point dans les sondages, et se donne jusqu'à mars pour voir s'il parvient à remplir le contrat.

Mais, «si au bout du compte l'initiative de Sauvadet et les manœuvres très fortes de l'Élysée conduisaient à l'échec de ma candidature (…) au moins une partie des cadres et des militants du Nouveau Centre feraient le choix de Bayrou».

Une mise en garde adressée aux «putschistes»,Sauvadet en tête, qui n'ont qu'«une obsession»: «torpiller ma candidature pour ramener mon scalp au président de la République». Et Morin a bien l'intention de le vendre chèrement.





Le Parisien. Le 16/02/2012. Source


Comme Christine Boutin, Hervé Morin renonce et rejoint Sarkozy

Après Christine Boutin, c'est au tour d'Hervé Morin de renoncer. Le candidat du Nouveau Centre (NC) à l'élection présidentielle a décidé d'abandonner la course à l'Elysée. Il l'annonce dans une interview au «Figaro Magazine» à paraître ce samedi.

«Ma détermination ne doit pas tourner à l'obstination». L'ancien ministre de la Défense explique que la crise économique l'a «rendu lucide». Hervé Morin donne par ailleurs comme autre explication qu'il n'a obtenu que 280 parrainages. Dans la foulée de son retrait, Hervé Morin annonce son soutien à Nicolas Sarkozy, lui qui avait pourtant rédigé le livre «Arrêtez de mépriser les Français !», véritable réquisitoire contre l'actuel chef de l'Etat.

L'ancien ministre de la Défense affirme attendre du chef de l'Etat, désormais candidat, qu'«il tire les conséquences des erreurs de ce quinquennat pour retrouver une démocratie équilibrée». Il demande notamment l'introduction d'«une part de proportionnelle aux législatives».

«aboutir à la coalition qui demain gouvernera notre pays.» Dans une lettre adressée jeudi aux militants et sympathisants du Nouveau Centre, Hervé Morin explique son retrait : «Je sais votre déception. Elle est à la hauteur des espérances qui étaient les nôtres et de l’enthousiasme que vous m’avez témoigné pendant ces trois mois de campagne lors de chacun de mes déplacements.» Et d'ajouter : « Cette décision est sage, je le crois. Je n’ai pas réussi à créer une dynamique électorale. suffisante et j’en assume totaement la responsabilité.»

Hervé Morin a par ailleurs indiqué que «plusieurs de nos idées ont fini par s’imposer dans le débat – la règle d’or, la TVA emploi, l’accroissement du temps de travail – mais notre poids politique était trop faible pour en revendiquer la paternité auprès des Français.» il affirme que cette campagne n'a pas été inutile, elle a permis d’affirme l’existence du nouveau Centre, «d’en porter le projet et de prendre date pour les échéances et les débats à venir. Le temps du dialogue avec nos partenaires doit donc maintenant succéder à celui de l’expression individuelle et aboutir à la coalition qui demain gouvernera notre pays.»

Scotché à moins de 1% dans les sondages selon Sauvadet (NC) . Mercredi, le ministre de la Fonction publique, François Sauvadet (NC), avait estimé que le retrait imminent de la candidature d'Hervé Morin de la présidentielle n'était «pas une surprise» et «représentait «beaucoup de temps perdu». «Il restait scotché depuis des mois dans les sondages entre 0 et 1%», explique François Sauvadet à 20minutes. «Il faut maintenant tourner la page de cette aventure personnelle qui est un échec et s'engager très vite dans la campagne auprès de Nicolas Sarkozy», fait-il valoir.

Interrogé sur le maintien d'Hervé Morin à la tête du parti centriste, le vice-président du NC explique que «la question ne se pose pas en ces termes». «On a des statuts, il sera président jusqu'au congrès de l'automne 2012. La question se posera lors de ce rendez-vous», dit-il. François Sauvadet dit par ailleurs se reconnaître personnellement «dans les valeurs» récemment exprimées par le président de la République.

 



Le Parisien. Le 25/02/2012. Source

Le Nouveau Centre rallie Sarkozy, Morin chahuté

«Ma candidature n'a jamais été une candidature individuelle.» Le président du Nouveau Centre Hervé Morin a dû justifié devant les siens de s'être lancé dans la course à l'Elysée avant de renoncer et de rallier Nicolas Sarkozy. samedi en congrès au Pavillon Baltard, à Nogent-sur-Marne, le parti a voté à 84,14% en faveur des deux motions proposant de soutenir le candidat UMP à la présidentielle, la motion pro-Bayrou ayant obtenu 15,86%.
Trois motions avaient été déposées pour ce congrès extraordinaire, qui avait pour objectif de définir la ligne politique pour la présidentielle. La première, portée par Hervé Morin, appelait à soutenir Nicolas Sarkozy, mais en justifiant l'utilité de sa propre candidature. Elle a obtenu 67,63% des suffrages exprimés. «Personne ne peut nier que l'immense majorité des présidents, délégués et cadres de notre parti ainsi que nos milliers de militants souhaitaient cette campagne», a plaidé l'ancien ministre de la Défense qui a défendu sous les huées et quelques cris de «démission» d'une partie de la salle. 


Morin maintient «que notre campagne a été utile» sous les huées

«Oui, je n'ai pas réussi à créer la dynamique autour de ma candidature, mais je suis loin d'être le seul dans ce cas», s'est-t-il défendu. Celui qui n'est jamais parvenu à décoller dans les sondages évoque «la loi impitoyable» d'un scrutin qui impose «une élection présidentielle bipolaire comme jamais» et «un système médiatique totalement inégalitaire». Hervé Morin maintient «aujourd'hui que notre campagne a été utile». «Avant, on nous prenait pour l'UMP ou le MoDem, maintenant, au moins, on sait qui on est» a-t-il lancé toujours sous les huées d'une partie de la salle. 


«L'aventure personnelle d'Hervé Morin nous a menés dans le fossé»

Le président du NC s'est mis à nouveau la salle à dos en déplorant le manque de solidarité et d'esprit de collégialité de certains au sein de son parti, sans citer les noms du ministre François Sauvadet ou du numéro 2 Jean-Christophe Lagarde, présents à Nogent-sur-Marne. «Quand vous avez le privilège exceptionnel de faire 6 min 45 sur Europe 1 à une heure de grande écoute, mais que vous devez passer la moitié de votre temps à répondre à la campagne de dénigrement orchestrée par quelques-uns, clairement, cela n'aide pas», s'est plaint Morin.

En marge du congrès, Jean-Christophe Lagarde - qui était opposé à la candidature du numéro un de son parti - a reconnu au micro d'iTélé que l'ambiance de ce congrès était «fraîche naturellement». «L'aventure personnelle d'Hervé Morin a déplu a beaucoup et nous a menés dans le fossé», regrette le numéro deux du parti. Selon lui, il faut au Nouveau Centre reconstruire «d'abord en allant négocier avec l'UMP (…) et enuite en s'ouvrant au centre».


Morin rejette tout rapprochement avec Bayrou

Le Nouveau Centre a voté, ce samedi en congrès à 84,14% en faveur des deux motions proposant de soutenir Nicolas Sarkozy à la présidentielle, la motion pro-Bayrou ayant obtenu 15,86%. Hervé Morin avait auparavant exclu un ralliement du Nouveau Centre au MoDem de François Bayrou. «Notre parti est associé historiquement et philosophiquement à un parti de droite», a rappelé l'ancien ministre. «Je ne donnerai pas un chèque en blanc à François Bayrou. Non, la politique, ce n'est pas de mettre son projet sur eBay et de le proposer au plus offrant», a-t-il taclé. Revenant ensuite sur son ralliement à Nicolas Sarkozy il y a une dizaine de jours, l'ancien ministre a expliqué qu'il s'agissait à la fois d'un choix de «cohérence» et de «raison».