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Candidats FN aux législatives

Slate.fr - 30/03/2012 - 100 Candidats FN au second tour ?


IL POURRAIT Y AVOIR «près d’une centaine» de candidats  du Front national au deuxième tour des élections législatives en juin prochain si Marine Le Pen atteint les 17% au premier tour de l’élection présidentielle, et «environ 150» si elle atteint les 20%.

Ces estimations sont le résultat des calculs d’Alain Richard et de Jean-Marc Brûlé, respectivement ancien ministre socialiste et conseiller régional Europe Ecologie, qui ont «épluché la nouvelle carte électorale et comparé les résultats du FN aux dernières présidentielles à ceux des législatives qui ont suivi», rapporte le Nouvel Obs.

Mais rien ne dit que Marine Le Pen va atteindre les 17% au premier tour de la présidentielle. Comme nous le rapportions mercredi 28 mars, Jocelyn Evans, professeur de politique à l'université de Salford en Angleterre, et Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS, ont contesté chiffre à l'appui la «vague bleu Marine» (selon les propres mots de la candidate) dont il a pu être question au cours de cette campagne.


Selon eux, au vu du «bilan record» de Nicolas Sarkozy en matière d'immigration en 2011, année de référence, Marine Le Pen ne devrait faire qu'entre 15% et 17% au premier tour en avril, et ne serait donc pas sûre de battre les 16,9% de Jean-Marie Le Pen en 2002.

Pour rappel, lors des élections législatives de 2007, le Front national n'avait qualifié qu'un seul candidat: Marine Le Pen elle-même, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

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Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg agressés

Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg agressés


Libération - 29/02/2012 - Le couple Pulvar-Montebourg agressé à Paris par «un groupe qui hurle Le Pen président» - Par Jonathan BOUCHET-PETERSEN


La journaliste de France Inter Audrey Pulvar et son compagnon, le député PS Arnaud Montebourg, ont été pris pour cible ce mardi soir à Paris par de jeunes individus scandant des slogans favorables au Front national et des injures antisémites. «Rentrant à pied avec mon compagnon, nous avons été pris à partie par une quinzaine d'individus. Aux cris de "la France aux Français" et autres "Le Pen président"», a raconté la journaliste mardi dans la soirée aux quelque 6 000 abonnés de son compte Twitter.



«Nous avons essuyé des jets de verres qui se sont brisés dans notre dos avant intervention de quelqu'un du personnel, à moins que ce ne soit le chef de la meute ?» a-t-elle poursuivi. Et la chroniqueuse de l'émission On n'est pas couchés (France 2) de décrire une scène qui aurait pu se finir beaucoup plus mal : «On sortait d'un resto, ils étaient devant un bar [...]. La seule chose à faire c'était continuer de marcher sans répondre. (Quand vous) avez 15 mecs qui vous chantent "beau, blanc, rouge la France aux français, juden juden juden..." ["juifs" en allemand, ndlr] et qu'on vous balance des verres à la tête...».


Audrey Pulvar a raconté son agression au micro de France Inter ce mercredi matin.

«Mme Le Pen, cautionnez-vous ?»

Evoquant le profil des individus, Audrey Pulvar écrit en réponse aux questions de plusieurs abonnés Twitter : «Ce sont semble-t-il des personnes interdites de stade. Je n'en dirai pas + pour le moment pr ne pas compromettre le travail des policiers.» Et, pour la journaliste, pas de doutes, il s'agit bien de sympathisants du FN : «Un groupe qui hurle "Le Pen président", ce sont des électeurs d'Eva Joly déguisés ?»«Mme Le Pen, cautionnez-vous ?» interpelle-t-elle d'ailleurs, toujours sur Twitter, la candidate du Front National à la présidentielle.
(Mise à jour mercredi à 5h20 avec la réaction de Louis Aliot). Dès ce mercredi matin, avant même le lever du soleil, Louis Aliot, numéro 2 du FN et compagnon de Marine Le Pen, a posté cette réponse:
Dans un second message, écartant toujours l'hypothèse d'un acte isolé de partisans du FN pas vraiment raccord avec la «dédiabolisation»revendiquée par sa compagne de candidate, il s'interroge sur les commanditaires : «L'extrême droite anti-Marine, les cabinets noirs proches du pouvoirs ???»

Dépôt d'une plainte

«Nous avons porté plainte. Bien sûr. Comment laisser (sans) suite de telles insultes ?» a précisé la journaliste sur Twitter. Joint par l'AFP, son compagnon Arnaud Montebourg a confirmé : «Nous sommes ensemble [avec Audrey Pulvar, ndlr] avec la police pour dépôt de plainte.» Le couple a ensuite quitté le commissariat peu avant 1h30 du matin.
Sur le réseau social, dès le premier message posté par Audrey Pulvar à 22h47, le récit a suscité de nombreuses réactions de solidarité. Des responsables du PS sont immédiatement montés au créneau.«Inadmissible, ça prouve qu'il faut combattre sans relâche le FN qui tente d'avancer masqué, ce soir il montre son vrai visage», a posté le député PS Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée. «Solidarité totale avec A. Montebourg et A. Pulvar lâchement agressés. Le vrai visage hideux de l'extrême droite», a renchéri le numéro 2 du PS, Harlem Désir, ancien président de SOS Racisme. Même son de cloche du côté du député socialiste de la Nièvre Christian Paul :

Un élu UMP dérape sur Twitter ?

Les esprits se sont ensuite échauffés quand Eric Normand, conseiller national de l'UMP, a donné le sentiment à de nombreux internautes de justifier la prise à partie dans ce message posté à 23h32 sur son compte Twitter :


Une affirmation qui lui a valu une volée de bois vert sur la Toile, tandis qu'un autre message envoyé peu après le premier n'a pas arrangé son cas :
Très vite, devant l'ampleur des réactions et notamment celle, outrée, d'Audrey Pulvar, ce membre de l'UMP Paris s'est fendu de cette mise au point : «J'ai dit que l'agression de Montebourg était malheureuse, cela veut dire regrettable et je la condamne.»
Reprenant lui aussi la plume sur Twitter après les messages d'Eric Normand, Christian Paul s'est adressé à différentes personnalités de l'UMP présentes sur le réseau social pour leur demander d'avoir dès demain un discours «ferme» qui, lui, ne prête pas à la moindre confusion.

Marine Le Pen «condamne»

«Evidemment, je condamne ce type d'agression, bien entendu, et j'espère que la police va faire son travail», a réagi mercredi sur Europe 1 Marine Le Pen.
«S'il suffit d'aller agresser quelqu'un en criant "Le Pen président" pour que l'on considère que je suis responsable de cela, c'est que l'on a rétrogradé en matière d'état de droit gravement», a poursuivi Marine Le Pen. Il s'agit d'«une très grave agression de la part de Mme Pulvar», selon la présidente du FN.
«Vous ne pouvez pas considérer, avant même que la police ait fait son travail, que ces gens sont des gens du Front national», a ajouté la candidate.
«Quinze individus» dans le XVIe arrondissement de Paris, «cela doit être assez facile à retrouver», a-t-elle poursuivi. Interrogée sur l'existence d'«extrémistes» au sein du FN, Marine Le Pen a répondu :«Lorsqu'il y a eu des extrémistes, je les ai mis à la porte.»
«J'aimerais aussi que l'ensemble des responsables politiques condamnent de façon générale les violences qui sont commises à l'égard des candidats», a poursuivi Marine Le Pen.

Inadmissible» pour Hollande

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle française, François Hollande, a qualifié lundi d'«inadmissible» cette agression. «Je viens d'apprendre la nouvelle, j'ai toute solidarité à l'égard d'Arnaud Montebourg et Audrey Pulvar», a-t-il dit sur RTL. «Il est inadmissible d'attaquer une personne pour ses idées et en plus de le faire lâchement avec des cris, des insultes, des jets de verres et en plus avec des propos limite antisémites ou racistes», a déclaré François Hollande.




Bayrou : sa proposition sur les parrainages

Bayrou : sa proposition sur les parrainages

Le Parisien.fr - 12/02/2012 - Parrainages du FN : la proposition de Bayrou fait flop

C'est un non catégorique qu'opposent ce lundi le PS, les Verts, le Front de gauche et l'UMP à la proposition de François Bayrou d'aider Marine Le Pen à obtenir ses 500 signatures nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle. Si la présidente du FN «fait une déclaration publique en disant qu'elle n'a pas ses signatures, les dirigeants des grands courants démocratiques devront en discuter», a affirmé dimanche soir François Bayrou, invité du 20 Heures de France 2. Ce matin sur RTL, il a précisé sa proposition d'une rencontre entre leaders des grands courants démocratiques sur la question des parrainages de la patronne du FN : «Il est impossible qu'une formation politique seule, comme la mienne, dise : On va faire ce qu'il faut, parce que ça ferait manoeuvre», indique Bayrou. Il se dit, en revanche, disposé «à en parler avec les autres partis politiques pour que le pluralisme ait droit de cité en France, s'ils y sont prêts, ce dont je ne suis pas certain». Une élection sans le FN, «c'est un trouble», selon le député des Pyrénées-Atlantiques.

Dans la journée, face au refus des partis de droite comme de gauche, le patron du MoDem a dit regretter un refus «désinvolte» des grands partis, en expliquant qu'il existe un intérêt supérieur à celui des partis, celui de la confiance des citoyens «dans la démocratie».
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Le Pen : «Je n'ai pas à appeler à l'aide»

La principale intéressée rétorque : «Je n'ai pas à les appeler à l'aide.» Si elle salue le «comportement républicain» et «démocrate» du leader du MoDem, elle n'a «pas à lui dire merci», précise-t-elle. La présidente du parti d'extrême droite affirme qu'elle approche «doucement des 400 parrainages», parlant de promesses de signatures qui «rentrent progressivement».








Valls : «La famille Le Pen a toujours eu ses signatures»

Le socialiste Manuel Valls a catégoriquement rejeté la proposition de François Bayrou. «Vous vous rendez compte ! Des responsables politiques se réunissant dans une arrière-boutique pour répartir des signatures ! Et moi, je te donne tel département et moi, je te donne tel maire... Qu'est-ce que cela veut dire ?» s'est exclamé sur Europe 1 le responsable de la communication de campagne du candidat PS, François Hollande. Si Marine Le Pen ne disposait pas de ses signatures, «ça serait sans doute un problème», concède Valls, ajoutant aussitôt : «Nous n'en sommes pas là (...) La famille Le Pen a toujours eu ses signatures. Elle nous a toujours fait la même histoire sur le fait qu'elle ne les aurait pas. Elle va les avoir.»

Joly : «Ce n'est pas mon problème»

«Ce n'est pas mon problème, il ne faut pas compter sur moi, les règles sont les mêmes pour tous et je veux qu'elles soient respectées», réagit Eva Joly. La candidate d'Europe Ecologie - Les Verts (EELV) s'est exprimée en marge d'un déplacement à Marseille. «Il faut comprendre que, si Mme Le Pen a du mal à obtenir ses parrainages, c'est parce que ça pose problème aux maires et ce sont les positions de Marine Le Pen qui posent problème, parce qu'elles ne sont pas conformes aux valeurs républicaines», a souligné Joly.

Dominique Voynet, porte-parole de la candidate, avait déjà  rejeté la proposition de Bayrou un peu plus tôt dans la matinée. Elle a pronostiqué que la présidente du parti d'extrême droite aurait ses signatures. «A chaque échéance, l'extrême droite joue cette menace pour occuper le terrain. Elle ferait mieux de se débattre sur le terrain des idées et des propositions concrètes pour sortir de la crise.»

Jacob (UMP) :  «L'impression d'un tripatouillage politique»

Fin de non-recevoir identique du côté du parti de la majorité présidentielle. Selon le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, «ça n'aurait pas de sens. C'est contraire à l'esprit de la Ve République et ça donnerait l'impression d'un tripatouillage politique». Interrogé par l'AFP, il souligne : «Ce n'est pas aux partis politiques d'aller donner des instructions aux élus. Chaque élu est responsable et sait ce qu'il a à faire. Marine Le Pen doit s'interroger sur sa manière de faire campagne. Si elle n'arrive pas à trouver 500 signatures sur 43 000 (parrains potentiels), c'est un vrai sujet pour elle.»

Une «tambouille», selon le Front de gauche

Le codirecteur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Olivier Dartigolles, qualifie, lui, de «tambouille» la proposition de François Bayrou. «Voici ce que sont devenues les institutions de la Ve République : un téléthon en faveur de la candidature lepéniste !» écrit-il dans un communiqué. «Quant à Marine Le Pen, le sort de ses signatures nous indiffère. Quelle s'en débrouille. De toute façon, qu'elle soit candidate ou non, nous devons la battre, elle et ses idées nauséabondes, sur le fond et cela sur tous les terrains, élections comprises. Le Front de gauche est engagé dans une campagne pour faire reculer l'extrême droite. Il ne ménagera pas ses efforts», assure-t-il.
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Les caricatures gênantes pour le FN

Les caricatures gênantes pour le FN

Le Parisien.fr - 01/02/2012 - Des caricatures gênantes pour le FN - Par SN et OB

Le FN mêlé à une nouvelle polémique. Alors que la présence de Marine Le Pen, vendredi, à un bal de l’extrême-droite autrichienne à Vienne a suscité des réactions scandalisées, une autre affaire provoque déjà des remous. Mardi soir, sur Europe 1, Louis Aliot, numéro 2 du parti, a dû s’expliquer à propos de caricatures racistes présentes sur le blog d’un responsable FN.
Manifestement embarrassé, Louis Aliot a indiqué qu’il était «surpris parce que certains trucs sont ignobles évidemment».

Sur ces dessins, signés Stéphane Poncet, candidat investi par le FN aux législatives de Villeurbanne (Rhône), on aperçoit, par exemple, un père Noël roumain «facile à reconnaître» car il «entre par la porte» et part «avec l’écran plat», ou un Noir (représenté avec des lèvres énormes) qui explique : «Prioritaires dans le logement, l’emploi, les prestations sociales, c’est vrai qu’en France nous sommes intouchables, et même inexpusables quand on fait des délits». «En sortant du studio, je vais me renseigner, et on en tirera toutes les conséquences», a précisé Louis Aliot sur l’antenne d’Europe 1.

Mardi après-midi, le FN avait déjà dû se justifier sur l’affaire du bal viennois, qui a soulevé des commentaires indignés, notamment celui de Bernard-Henri Lévy, reprochant à Marine Le Pen de s’afficher avec «des antisémites avérés». « C’est ridicule, avait riposté Louis Aliot, également présent à cet événement. Nous y sommes venus à l’invitation du deuxième parti politique d’Autriche (NDLR : le mouvement d’extrême droite FPÖ, dirigé par Heinz-Christian Strache), qui a lui-même été officiellement reçu en Israël il y a un an. »
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Le Parisien.fr - 01/02/2012 - Marine Le Pen regrette "profondément" les caricatures d'un blog FN

Marine Le Pen a déclaré mercredi qu'elle regrettait "profondément" les caricatures polémiques contenues dans le blog d'un candidat FN aux législatives dans le Rhône, Stéphane Poncet, qui passera devant la commission de discipline du parti d'extrême droite.
Mardi soir, l'émission d'Europe 1 "Des clics et des claques" a évoqué, en présence du numéro 2 du FN Louis Aliot, ce blog du mouvement à Villeurbanne et son contenu.

Parmi les images, on trouve le dessin d'un "père Noël roumain" dérobant un écran plat, la caricature façon coloniale d'un homme noir pour moquer le film "Intouchables" interprété par Omar Sy ou encore un Nicolas Sarkozy grimé en officier nazi.
"Je le regrette profondément", a déclaré la présidente du FN lors d'une conférence de presse consacrée à son projet pour l'outre-mer.
Selon Marine Le Pen, "c'est une faute de la part de ce candidat d'avoir publié sur le site d'un parti politique ce qui relève, semble-t-il, de sa création, création contestable".
"Je n'aime pas plus ces caricatures que je n'aime celles qui sont publiées régulièrement dans Charlie Hebdo", a-t-elle ajouté.
De son côté, le vice-président du parti d'extrême droite, Louis Aliot, a indiqué à l'AFP que Stéphane Poncet "sera traduit devant la commission de discipline du mouvement".
Interrogé sur le maintien ou non de la candidature de M. Poncet dans la 6e circonscription du Rhône, Louis Aliot a répondu: "c'est ce que nous demanderons à la commission de discipline".
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Marine Le Pen : Les ralliements

Marine Le Pen : Les ralliements
Pas de consigne de vote au 2nd tour

L'Express - 29/02/2012 - Le Pen ne donnera pas de consigne de vote au second tour 

Marine Le Pen a indiqué ce mercredi qu'elle ne donnerait pas de consigne de vote au second tour entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, si elle ne franchit pas l'étape du premier tour.
Pour la leader du FN , pas question de soutenir l'un des deux "siamois" Hollande ou Sarkozy pour le second tour. Les électeurs du Front national (FN) "auront une liberté si je ne suis pas au second tour (...) Je ne peux pas envisager une demi-seconde de pouvoir venir au soutien" de François Hollande, le candidat socialiste, ou de Nicolas Sarkozy, le président-sortant, a déclaré sur Europe 1 la candidate du FN à la présidentielle.
"Je crois que je serai au second tour"
"Aujourd'hui, a-t-elle relevé, il y a quasiment autant de mes électeurs qui viennent de la gauche que d'électeurs qui viennent de la droite". François Hollande et Nicolas Sarkozy "ont la même vision. Ce sont des jumeaux et (...) même des siamois, sur tous les grands sujets qui déterminent l'avenir de notre pays", a-t-elle poursuivi.
"Je crois que je serai au second tour", a-t-elle répété. Marine Le Pen a indiqué d'autre part qu'elle ferait jeudi un "bilan précis" sur le nombre des parrainages d'élus qui lui sont nécessaires pour pouvoir participer à la présidentielle.
"Il intervient dans la campagne avec son caractère"
Elle n'a pas voulu fournir de chiffre, concédant toutefois, en réponse à une question, que "évidemment, heureusement", elle s'approchait du nombre des 500 parrainages. Jeudi dernier elle avait dit être "à peu près" à 440 ou 450 signatures.
Interrogée enfin sur le rôle de Jean-Marie Le Pen, le président d'honneur du FN, dans sa campagne, Marine Le Pen a répond: "Il intervient dans la campagne avec son caractère, avec ses qualités et ses défauts". "Evidemment que c'est un bon père", a-t-elle ajouté peu après.
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Marine Le Pen : Les temps forts

Marine Le Pen : Les temps forts
Marine Le Pen en Corse
Le FN accuse Sarkozy de vouloir capter son électorat
Kärcher / Tolérance Zéro à Marseille
Visite chez les cols bleus
Visite mouvementée à la Réunion




Le Monde.fr - 17/03/2012 - A Ajaccio, Marine Le Pen loue "les valeurs ancestrales" des Corses - Par Abel MESTRE


En meeting à Ajaccio, samedi 17 mars, Marine Le Pen a tenu à s'adresser à "l'âme corse" mais aussi aux militants nationalistes indépendantistes insulaires. Dans un développement assez inhabituel au Front national, avec, en fond sur la tribune, le drapeau corse et deux drapeaux français, la candidate du FN a loué, en conclusion de son discours, "les valeurs ancestrales qui sont aussi les valeurs primordiales de notre civilisation".

Devant plus de 500 personnes, Mme Le Pen a voulu parler "à ce peuple français, corse, qui lui n'a pas oublié l'importance et la valeur fondamentale de la famille (...) qui a su préserver sa forte identité empêchant ainsi de sombrer dans une uniformisation culturelle mondialiste encouragée par l'oligarchie."

Celle qui se présente volontiers comme "jacobine", a même eu un mot pour les indépendantistes : "Je voudrais m'adresser aussi à ceux qui ont pensé que la France était leur ennemi. (...) Je leur dit que tout en réprouvant la violence viscéralement, je peux comprendre que la déception envers l'Etat ait pu à un moment les détourner du patriotisme national. C'est une erreur."

"AIDEZ-NOUS À CONSTRUIRE NOTRE DESTIN COMMUN"

Le FN est peu implanté en Corse, même si en 2002 l'extrême droite (FN et MNR mégrétiste) avait atteint plus de 17 % au premier tour de l'élection présidentielle. Avec un discours orienté sur l'identité - ce qui lui permet d'accrocher les wagons de la dénonciation de l'Union européenne et de l'immigration - elle entend conquérir un nouvel électorat. Comme lorsqu'elle affirme, qu'"à travers la préservation de sa langue et de sa culture, la Corse est entrée en résistance contre la culture mondialiste". Puis de continuer : "Je voudrais dire à tous les Corses que la France aime tous ses enfants, que nous allons vous aider à construire votre région mais aidez-nous à construire notre destin commun".

La prétendante à l'Elysée promet ainsi la mise en place de programmes d'enseignement "incluant l'apprentissage du territoire dans lequel nous vivons" tout comme la mise en place d'un institut national de préservation du patrimoine. Toujours dans cette entreprise de séduction des Corses, Marine Le Pen a même terminé son discours non seulement par la traditionnelle Marseillaise, mais aussi par l'hymne insulaire, Dio vi Salvi Regina. Du jamais vu pour un meeting du candidat du FN à la présidentielle. En tout cas, la présidente du Front national n'a pas convaincu les quelques indépendantistes de Scelta Para - mouvement très peu connu qui se présente comme de "gauche" et "révolutionnaire" -, venus protester devant le Palais des congrès d'Ajaccio, contre la venue de la candidate. Rien à voir toutefois avec l'opposition que trouvait sur l'ile Jean-Marie Le Pen en son temps.






RMC - 07/03/2012 - Le FN accuse Sarkozy de vouloir capter son électorat - Par Sophie LOUET


PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a entrepris "une opération de captation de votes" en direction des électeurs du Front national en proposant de nouvelles mesures restrictives sur l'immigration, a estimé mercredi le vice-président du FN, Louis Aliot.
Lors de l'émission "Des paroles et des actes", mardi soir sur France 2, le président sortant a marqué sa volonté de diviser par deux le nombre d'immigrés accueillis en France, "c'est-à-dire de passer de 180.000 (par an) aux alentours de 100.000".
Il propose en outre de subordonner l'attribution du Revenu de solidarité active (RSA) et du minimum vieillesse à des étrangers à des conditions de présence sur le territoire et d'activité.
"On est dans la promesse électorale. Il est dans une opération de captation de votes", a déclaré Louis Aliot sur France Inter.
"Quand vous mettez des conditions pour des prestations sociales, des conditions de durée, c'est donc que la préférence nationale est légale. (...) Il vient piocher dans notre programme", a-t-il ajouté.
Pour le numéro deux du Front national, Nicolas Sarkozy, "aux abois" face à des sondages défavorables, "tente le tout pour le tout".
Mais il "n'est plus cru par la population". "Je ne vois pas pourquoi il ferait demain ce qu'il n'a pas fait hier", a dit Louis Aliot.
Interrogé sur i-télé, Marine Le Pen a durci le trait.
"J'avais déjà entendu ces promesses-là en 2007 : il fallait réguler l'immigration de manière ferme, et la réalité, c'est que l'immigration n'a cessé d'augmenter sous le mandat de Nicolas Sarkozy", a-t-elle affirmé.
"Il peut toujours multiplier les promesses, il n'y a qu'un malheur, c'est que les Français n'y croient plus", a jugé la candidate du Front national à l'élection présidentielle.


Le Parisien.fr - 04/03/2012 - A Marseille, Marine Le Pen demande "où est le Kärcher?" et promet la "tolérance zéro" 


La candidate du FN à la présidentielle, Marine Le Pen, a demandé dimanche, lors de son meeting de Marseille, "où est le Kärcher" promis par Nicolas Sarkozy pour lutter contre l'insécurité et a promis la "tolérance zéro", devant une salle de 3.000 personnes pleine à craquer.
Dans un discours axé sur l'autorité, la leader frontiste a moqué "ces ministres et présidents" qui viennent "pleurer des larmes de crocodile" dans la cité phocéenne, à la veille d'une visite de Claude Guéant, ministre de l'Intérieur. 

"Où est-il le Kärcher, ou est-elle la lutte promise contre la violence?", a-t-elle lancé, avant de promettre la "tolérance zéro" et plusieurs mesures sécuritaires déjà évoquées durant la campagne.
"Plus aucune prestation sociale ne sera versée aux récidivistes délinquants et aux criminels, j'en prends l'engagement devant vous", a-t-elle promis, suscitant une ovation de ses sympathisants.
Refusant toute remise de peine --"lorsque la condamnation est de 10 ans, elle est de 10 ans--, Marine Le Pen a aussi proposé que "les délinquants étrangers effectuent leur peine dans leur pays d'origine".
"Double peine? Oui! Une peine pour le délit commis et une peine pour cette trahison" à "l'hospitalité" de la France, a-t-elle déclaré.
Alors qu'elle évoquait les peines de prison, un groupe de sympathisants dans le public a lancé: "A Cayenne! A Cayenne! A Cayenne!".
Marine Le Pen a poursuivi son discours en estimant "impossible d'assimiler une immigration aussi massive que celle que nous vivons depuis maintenant des décennnies".

Le Point - 18/01/2012 - Marine Le Pen chez les cols bleus - Par Ségolène DE LARQUIER

Photo : Sébastien BOZON
Un doigt d'honneur contre des "V" de la victoire formés de deux doigts, quelques sourires et même des encouragements. La présence de Marine Le Pen mercredi sur le site PSA de Sochaux-Montbéliard ne laisse pas les salariés indifférents. Engoncée dans son long manteau, les doigts transis par le froid, la présidente du FN est venue tracter pendant une heure devant l'entrée de l'usine Peugeot. "Venir ici est symbolique, car les salariés de PSA ont été victimes des nombreuses erreurs commises par les politiques depuis dix ans", explique la candidate du FN à l'Élysée. À trois mois du premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen cherche à cajoler la classe ouvrière. Mais sa venue sur le site de PSA est aussi un moyen de contrer le président, qui organisait mercredi matin un sommet sur l'emploi et la crise. "Rien ne sortira du sommet ! Sarkozy passe du sommet du G20 au sommet sur l'emploi en passant par celui du G8. Mais qu'il descende de ces hauteurs pour aller dans la vallée des larmes où vivent les Français !" exhorte-t-elle.

Devant l'entrée de l'usine, Marine Le Pen cohabite avec deux militants du Front de gauche qui tractent pour leur candidat Jean-Luc Mélenchon annoncé à Montbéliard le 24 janvier. Au bout de quelques minutes, les échanges virent à l'aigre. Alors que Marine Le Pen reproche à un militant du Front de gauche de parler "au nom des ouvriers", elle se fait attaquer frontalement : "Ce n'est quand même pas une héritière qui va me donner des leçons ! Je n'habite pas dans un manoir, moi !" La pique n'a pas manqué d'agacer Marine Le Pen, qui réside au parc de Montretout, à Saint-Cloud, et dont le père a hérité de Hubert Lambert, héritier de la dynastie des ciments Lambert.
Préférence nationale

À moins de cent jours de la présidentielle, comme les autres candidats à l'Élysée, la présidente du FN mise sur l'électorat populaire pour se hisser au second tour. Pour convaincre, elle promet de "gagner la bataille du chômage" et de réindustrialiser la France en mettant en place la préférence nationale, un protectionnisme raisonné aux frontières et en soutenant les PME par une fiscalité plus juste. "En cinq ans, Sarkozy a atteint des sommets en matière de déficits, d'endettement et de chômage", lâche-t-elle.

Au bout d'une heure de tractage, Marine Le Pen a pris la pose pour quelques photos, serré des mains, mais aucune conversation ne s'est engagée avec les salariés de PSA. Peu importe. La présidente du FN est ravie de sa matinée. "Cela me rappelle le bon vieux temps ! Finalement, en 31 ans, j'ai tracté plus longtemps que Jean-Luc Mélenchon au PS !"
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Le Parisien.fr - 07/02/2012 - Visite mouvementée de Marine Le Pen à La Réunion

Un bouquet de fleurs à la main, elle garde le sourire. Pourtant, ce ne sont pas des messages de bienvenue mais le slogan «Le Pen dehors» qui l'a accueillie. L'arrivée de Marine Le Pen, ce mardi, à La Réunion, a été mouvementée. Huée par une centaine de manifestants, la candidate du FN à la présidentielle a quitté l'aérogare de Gillot au pas de charge, encadrée par des responsables locaux de son parti et par un imposant dispositif policier

Le reste de ce déplacement express (mardi et mercredi) dans l'île, seul département d'outre mer que Marine Le Pen visitera, risque d'être très tendu. En témoigne le «comité d'accueil» qui l'attendait dans la matinée devant le temple tamoul de Saint-Louis, au sud de La Réunion. Des dizaines de slogans anti-FN avait été peints sur la route menant au temple et deux camions de terre avait été déversés.

«J'ai l'habitude»
Selon le reporter du «Parisien» - «Aujourd'hui en France» présent sur place, une soixantaine de manifestants du Parti communiste réunionnais, arrivés en chantant l'Internationale, scandaient «Le Pen dehors, nous sommes tous des immigrés». Une cinquantaine de gendarme leur barraient l'accès au site. Le maire de la commune, Claude Hoarau (PC), faisait partie des manifestants. «Marine Le Pen a le droit de venir ici dans le cadre sa campagne, mais elle n'est pas la bienvenue», a-t-il expliqué à notre journaliste, avant d'être pris à partie par des responsables locaux du FN, Joseph Damour, qui suggérait que les manifestants étaient des employés communaux.

La candidate du Front national ne s'est pas dite surprise par ce chahut. «J'ai l'habitude, ce sont les mêmes qu'on retrouve en métropole», a-t-elle déclarée. Confirmant que son parti présenterait bien un candidat dans chacune des sept circonscriptions de l'île pour les élections législatives, elle a par ailleurs estimé que, «partout les Français doivent pouvoir voter pour un parti patriote».

Des pancartes proclamant «rasis déor» (racistes dehors)

Mardi matin, une quarantaine de manifestants emmenés par Danyel Waro, figure emblématique de la musique réunionnaise et militant antiraciste, s'était installée dans l'aérogare à l'appel du Mouvement des jeunes socialistes, du Front de gauche et d'un collectif créé pour la venue de Marine Le Pen. Ils ont brandi des pancartes proclamant en français et en créole «rasis déor» (racistes dehors) ou «nous sommes contre le Pen de mort pour la France», chantant et dansant le maloya, musique remontant à l'esclavage.

A l'arrivée de l'avion de Marine Le Pen, en retard d'une heure, quelques militants du FN ont tenté de déployer des banderoles de bienvenue, vite masquées par les pancartes des opposants au FN, mais sans heurts entre les deux camps. Plus loin, après la bousculade de son arrivée, un homme a tenté de l'arroser avec une bouteille d'eau mais a vite été ceinturé par les policiers. «C'est une manif ridicule. Ils ne sont que dix et ce sont toujours les mêmes», a commenté le secrétaire général du FN-Réunion, Jean-Claude Otto-Bruck.
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L'entrée de Sarkozy en campagne  
Candidate anti-système 


Le Nouvel observateur - 21/03/2012 - Toulouse : comment Marine Le Pen cherche à en profiter



On ne l'avait pas beaucoup vue et entendue ces derniers jours. Mais la candidate du FN a profité ce matin des révélations sur l'identité du suspect pour monter au créneau avec un triple objectif : mettre en cause Nicolas Sarkozy, se poser en rempart contre l'islamisme et promouvoir la peine de mort. "L'extrême-droite cherche à surfer sur la situation", a d'ailleurs commenté François Bayrou sur i-Télé.

Interrogée mercredi 21 mars, sur i-Télé, sur les tueries de Toulouse et Montauban, Marine Le Pen estime que le "risque fondamentaliste a été sous-estimé" en France et qu'il faut mener une "guerre" contre lui.

La candidate d'extrême-droite met en cause implicitement le bilan de Nicolas Sarkozy, en soulignant le "laxisme" de ces dernières années. "Des groupes politico-religieux se développent face à un certain laxisme. Il faut maintenant mener cette guerre contre des groupes politico-religieux fondamentalistes qui tuent nos enfants chrétiens, nos jeunes hommes chrétiens, nos jeunes hommes musulmans et les enfants juifs, il y a deux jours".

Plus tard dans la journée, Marine Le Pen déclare encore sur i-Télé à propos du suspect encerclé à Toulouse, et qui se réclame du jihadisme : "Je ne fais pas d'amalgame et je vais profiter de cette émission pour rassurer les Français musulmans, pour leur dire qu'en aucune manière, je ne les considère comme devant être amalgamés avec les fondamentalistes".

"Clairement, l'homme qui a tué est un homme qui se considérait musulman avant d'être Français", estime la candidate du Front national.  "Il y a des centaines de milliers de musulmans qui sont Français avant d'être musulmans et ce sont les Français, la fraternité qu'ils vont exprimer entre eux, musulmans, juifs, chrétiens, qui vont pouvoir lutter contre l'avancée du fondamentalisme."

Parmi les promesses de 2007...

Et de poursuivre : "Ce qui est sûr en tout cas, c'est qu'ils sont en possession d'armes". "Parmi les multiples promesses" qu'elles a entendues en 2007, il y avait "celles d'aller chercher les armes dans les caves. Je n'ai pas le sentiment qu'on ait fait ça".

"Quelqu'un qui manifestement possédait chez lui des armes de guerre alors même qu'il était parti deux ans en stage de criminalité au Pakistan et en Afghanistan, c'est vrai que c'est assez inquiétant", poursuit la candidate du Front national.

Le Pen entend "mener la guerre aux groupes... par LeNouvelObservateur

"Il faut profiter de cela pour démanteler les réseaux" ou "même les individus qui portent le fondamentalisme dans notre pays", a poursuivi Marine Le Pen. "Ca fait des années que je suis mise en cause pour avoir dit que l'antisémitisme dans notre pays était lié au fondamentalisme islamique", "ceci démontre que j'avais, sur ce sujet-là aussi, peut-être raison".

Et le halal ?

Comme on lui demandait si le débat qu'elle a ouvert sur la viande halal n'avait pas pu créer un "climat", elle s'est insurgée : "C'est une plaisanterie, j'espère !". "Je me demandais bien comme vous alliez réussir quand même à me trouver une responsabilité dans cette affaire", a-t-elle ajouté. "Les Français ne sont pas dupes : le fait de poser des vrais problèmes ne peut en aucun cas justifier l'avancée du fondamentalisme islamique", a-t-elle protesté.

Elle a mis en cause la politique internationale de la France et notamment l'intervention en Libye dans laquelle elle a vu "une faute" et où sont arrivés au pouvoir des fondamentalistes "avec notre armée, avec notre argent".

Pour elle, "la sécurité est un thème qui vient de s'inscrire dans la campagne". Peut-être qu'"il va falloir parler de la peur dans laquelle vit aujourd'hui notre peuple et des réponses qu'il va falloir apporter. Certains jouent sur la peur sociale, la peur physique", a poursuivi la présidente du FN.

"Un référendum sur la question de la peine de mort"

"Les Français doivent regarder où sont les responsabilités", a-t-elle exhorté, en ajoutant: "On pourra se poser la question un référendum sur la manière dont il faut mettre hors d'état de nuire ce type de criminels ou d'assassins". Pour elle, "un référendum sur la question de la peine de mort et de la perpétuité réelle se pose". "Si cet homme est arrêté, non je n'imagine pas qu'il puisse sortir dans 25 ans et qu'on puisse le croiser dans les rues".

Pour la candidate, "tous ceux qui ont essayé de profiter politiquement de ces assassinats sont disqualifiés". Elle a cité Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et François Bayrou (MoDem), qui ne sont "pas à la hauteur du poste qu'ils briguent".




L'Express - 28/002/2012 - Marine Le Pen reconnait des "divergences" avec son père



La candidate du Front national a tenu à se démarquer de Jean-Marie le Pen, après les récents propos polémiques de ce dernier. "Jean-Marie Le Pen est Jean-Marie Le Pen. Il n'est pas Marine Le Pen" a-t-elle insisté. 
"Jean-Marie Le Pen est Jean-Marie Le Pen. Il n'est pas Marine Le Pen". La présidente du FN a tenu ce mardi à se démarquer de son père et de ses récents propos polémiques.  
"Ses propos l'engagent lui, ils ne m'engagent pas, moi. Moi, ce sont mes propos qui m'engagent, ce sont mes propositions qui m'engagent", a déclaré Marine Le Pen. "On peut avoir aussi, a-t-elle poursuivi, un certain nombre de divergences ou de sensibilités différentes". 
La candidate frontiste a démenti quoi qu'il en soit un quelconque "couac" avec son père, qui a proposé de débattre avec le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, alors qu'elle s'y est refusée.  
"Il est inquiétant de voir un homme chargé des élections traiter mes électeurs de nazi"
"Mon père est toujours prêt à aller au combat. Moi aussi d'ailleurs. Si je n'ai pas voulu débattre, c'est parce que j'en ai assez, mes électeurs aussi, d'être en permanence insultée", s'est-elle justifiée. "Jean-Marie Le Pen n'est pas candidat à l'élection présidentielle. Moi, je suis candidate à l'élection présidentielle et je me dois de faire respecter mes électeurs", a-t-elle ajouté. 
Elle a par ailleurs dénoncé les déclarations du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, qui avait usé des qualificatifs de "nationaliste" et de "socialiste" pour caractériser le Front national. Il est "très inquiétant de voir un homme chargé des élections traiter mes électeurs et moi-même de nazi", a fustigé la candidate. 



Le Parisien.fr - 26/02/2012 - A Châteauroux, Marine Le Pen se pose en championne de la ruralité



Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle, s'est posée dimanche à Châteauroux en championne de la "France rurale", vidée selon elle de ses services publics, et des chasseurs, qui restent "charnellement attachés à la tradition française".
Devant environ un millier de militants, Mme Le Pen, qu'un sondage a placée samedi en 2e position dans le vote des agriculteurs, a rendu hommage à "l'incomparable terre de France", avec ses "paysages, villes moyennes et petites" et ses terres, "les plus fertiles du monde". 

"Sur un trône, les amis de (Nicolas) Sarkozy et (François) Hollande ont mis l'argent-roi, qui vaut plus que nos terroirs", a dénoncé Mme Le Pen.
"Nous défendrons cet héritage (...) qui a permis de marier les viandes d'Auvergne, à condition qu'elle ne soient pas halal, aux vins de Bourgogne, à condition qu'ils ne deviennent pas un vin d'Algérie ou du bouchon de Transylvanie", a fait valoir Mme Le Pen, attendue vendredi au Salon de l'agriculture.
Brocardant les "intellos de pacotille qui daubent sur les paysans" ou "les technocrates qui désertifient notre territoire" et ne "distinguent pas une vache d'une chèvre", Mme Le Pen a fustigé la fermeture de services publics dans certains territoires.
Si elle est élue en mai, elle "inscrira dans notre Constitution que chaque Français a droit aux services publics, indépendamment de ses revenus ou de son lieu de résidence".
Mme Le Pen a aussi promis de "redonner à La Poste son statut d'entreprise publique et de cesser les fermetures de bureaux dans certaines zones". De même, elle entend "demander à la SNCF de cesser avec la politique du tout-TGV et de tout concentrer sur quelques lignes".
La présidente du FN a également rendu hommage aux chasseurs, "que le parisianisme oppose trop souvent à la nature", alors qu'is sont "charnellement attachés à la tradition française".
"Il ne faut plus considérer les chasseurs comme des barbares", a ajouté Mme Le Pen, relevant d'ailleurs que les chasseurs "sont amoureux de leur chien". Selon elle, ils sont "des relais de connaissances ancestrales sur les cycles et les équilibres de la nature".
Mme Le Pen a également rendu hommage à la gendarmerie, "cette vieille et noble institution française", indispensable, selon elle, au moment où "la violence se déverse sur la France des champs et des clochers". Elle milite pour un retour des gendarmes "dans le giron du ministère de la Défense" et a critiqué la "destruction cynique de ses effectifs par Sarkozy".
Souhaitant "remettre la France rurale au centre du jeu", elle a "promis aux paysans une renaissance" et le remplacement de la politique agricole commune (PAC) par sa déclinaison française, "la PAF".
Enfin, pour éviter que les campagnes françaises "deviennent un parc à touristes quelques semaines par an", avec des "villages figés", Marine Le Pen s'est élevée contre la "désertification médicale".
Elle a ainsi pointé la limitation du numerus clausus dans la formation des médecins, qui oblige, a-t-elle dit, à faire appel à des "médecins venus de Roumanie", et s'est insurgée contre la fermeture des petits hôpitaux.

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La Montagne. Le 13/02/2012. Ces maires qui ont parrainé le FN...et qui ne le referont plus


Parrainer un candidat d'extrême-droite à la présidentielle, on ne les y prendra plus. Du moins tant que l'anonymat ne sera pas de mise. Témoignages d'élus d'Auvergne et du Limousin.
Pas une seule promesse, zéro, rien. " On a relancé l'ensemble des maires mais personne n'accepte de signer ". Chargé de mission pour le FN, dans l'Allier, David Salvan assure qu'il n'a recueilli aucun parrainage pour sa candidate, Marine Le Pen (*). En 2007, le FN en avait pourtant obtenu (au moins) quatre en Auvergne. Pour lui, la faute en revient aux grands partis, accusés de faire pression sur les élus. " Marine Le Pen fait peur. Elle se trouve dans une situation bien plus avantageuse que son père " estime David Salvan. Les sondages lui accordent entre 15 et 20 % des voix. Pourtant, la plupart des maires qui avaient offert leur parrainage au FN en 2007 et en 2002 - et qui ne recommenceront pas cette fois-ci - pointent d'autres explications.

Le Jardin (Corrèze)
En 2007, René Peyron, maire de la petite commune du Jardin, était le seul, en Corrèze, à apporter sa signature à Jean-Marie Le Pen. " Je ne suis pas du tout FN, précise-t-il. C'était pour la démocratie, pour que le parti puisse se présenter. Il faisait 16 % dans les sondages ". L'élu reconnaît que l'atmosphère a été pesante lorsque son choix a été révélé publiquement. " J'avais décidé d'envoyer une lettre à chaque habitant pour expliquer mon geste. Au final, ça m'a fait perdre un conseiller municipal ". Il ne recommencera pas cette année. " De toute façon, ce qui compte pour le maire d'une petite commune, c'est qu'il sache décoincer un robinet ou manier la pelle pour dégager la neige. Y a pas de politique au bout de la pelle ".

Narnhac (Cantal)
Dans le département voisin du Cantal, Jean-Marie Mézange garde un mauvais souvenir de 2002. Il avait aussi parrainé Jean-Marie Le Pen. " J'ai toujours eu un regret ". À l'époque, les émissaires d'extrême droite " ont été tellement tenaces ". " Ils sont passés me voir trois ou quatre fois, ils ont fait des pieds et des mains. Ils disaient qu'il leur manquait quelques signatures… Je me suis dit qu'il avait le droit de se présenter alors j'ai cédé. Mais le FN m'avait certifié que ça ne se saurait pas. Quasiment le soir même, mon nom était sur Internet ". L'élu estime qu'il a été piégé. Pourtant, la règle du jeu est connue. Depuis, en tout cas, il ne répond plus aux demandes, y compris celles d'autres candidats.

Auzelles (Puy-de-Dôme)
Même son de cloche du côté de Paul Pouget Chabrolle, maire d'Auzelles depuis 2001 et, à l'instar d'au moins trois autres élus du Puy-de-Dôme, parrain, en 2002, de Bruno Mégret (MNR). " Comme personne d'autre n'est passé me voir, j'ai accepté " le parrainage ; " je venais d'être élu […] ils m'ont dit que c'était anonyme ". À la publication de son nom dans la liste des parrains, l'élu assure " avoir eu des ennuis " et il a même pensé " avoir été piégé par certains dans son conseil ". " Je ne donnerai plus à personne " martèle-t-il en condamnant un règlement " illogique ". " C'est comme si on mettait des caméras dans les isoloirs ! ".

Dans le Puy-de-Dôme
Un ancien maire du Puy-de-Dôme – qui, aujourd'hui, retiré de la politique a souhaité rester anonyme – explique qu'il s'agissait d'une stratégie. Il en avait parlé avec son entourage : permettre à Bruno Mégret, à qui il a donné sa signature, d'être candidat, c'était en quelque sorte allumer un contre-feu. " Pour enlever des voix à Le Pen " et " éviter qu'il se retrouve en première position devant Chirac ".
" Personnellement, poursuit l'ex- élu, je n'ai jamais mis un bulletin dans l'urne pour un parti d'extrême-droite ou d'extrême-gauche […] Il y a des gens qui n'ont pas compris ma démarche et j'ai démissionné dans la foulée, à cause de la polémique " engendrée. Pour lui, enfin, " si l'on veut que les choses soient claires et la démocratie respectée ", il est indispensable que " les parrainages soient anonymes ".



Lavigerie (Cantal)
Pour le maire de Lavigerie (Cantal), Philippe Gandilhon, le choix était un peu différent. Il n'a pas seulement donné sa signature à Le Pen en 2002, il lui a aussi donné son vote au deuxième tour. L'expérience lui reste cependant en travers de la gorge : " On m'a collé une étiquette, ça a été publié dans les journaux. Au collège, mes enfants se faisaient insulter ". Depuis, plus de parrainage non plus.

Crocq (Creuse)
En 2007, le maire du Crocq (Creuse) avait plutôt une étiquette de gauche. C’est dire la surprise au village lorsqu’il a parrainé la candidature de Jean-Marie Le Pen.
« C’est la démocratie. Je ne partage pas ses idées mais quand un candidat représente 20 % des voix, c’est normal qu’il puisse se présenter » explique aujourd’hui Pierre Persignat. Cet ex-agent EDF n’est plus maire aujourd’hui et n’aura donc plus à prendre une telle décision.
En mars 2007, quand le Journal Officiel publie son nom dans la liste des parrainages au FN, les conséquences ne se font pas attendre. « Au conseil municipal, des personnes se sont mises en colère. Mais c’était plus pour se faire de la publicité ».
La réplique la plus violente est nocturne. Et anonyme, contrairement au parrainage. « Au lendemain de la parution de mon nom, il y a eu des graffitis chez moi, sur les bâtiments publics, sur les routes. On associait mon nom à SS. J’ai déposé une plainte ». Les auteurs n’ont jamais été retrouvés.
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Le Point - Le 03/02/2012 - Moins de 2 Français sur 10 jugent crédible le programme économique du FN


Le programme économique de Marine le Pen est jugé crédible par moins de deux Français sur dix (18 %), selon un sondage CSA pour Capital et M6 publié vendredi. À la question "Selon vous, le programme économique de Marine Le Pen est-il crédible ?", 18 % des personnes interrogées répondent oui, 69 % non, et 13 % ne se prononcent pas.

Parmi les sympathisants du FN, 70 % le trouvent crédible, et 18 % le jugent "pas crédible". En revanche, 15 % des sympathisants UMP et 9 % des sympathisants de gauche le trouvent crédible, contre 72 % des sympathisants UMP et 83 % des sympathisants de gauche, qui ne le trouvent pas crédible.

Cette étude CSA a été réalisée par téléphone les 31 janvier et 1er février auprès d'un échantillon de 1 008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.
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  Le Monde - 15/01/2012 - Marine Le Pen prend pour cible les "intégristes" au nom de la laïcité - Par Abel MESTRE

Marine Le Pen veut être la candidate de la laïcité. Mais d'une laïcité déclinée selon les fondamentaux du Front national et qui se résume, au bout du compte, à la condamnation de certaines pratiques de l'islam. Ainsi, dimanche 15 janvier, à Grand-Quevilly, dans la banlieue de Rouen (Seine-Maritime), la candidate du FN a promis que, si elle était élue à la présidence de la République, elle ferait une "application stricte" de la loi de 1905.

"Immédiatement, les prières de rue (...) prendront fin. Il ne sera plus question de financer par un biais détourné la construction des mosquées (...). C'est bien ça la République et certainement pas les reculades permanents du couple Sarkozy-Guéant habitués à se coucher devant toutes les revendications communautaristes. (...) Trop de laisser faire, trop de démissions, trop de laxisme ont miné la République française et la laïcité ", a-t-elle notamment lancé.Avant de se faire menaçante : "Les intégristes doivent savoir qu'ils trouveront face à eux et pour la première fois depuis des décennies, un pouvoir extrêmement déterminé".

Pour faire cela, Mme Le Pen propose la création d'un ministère de l'immigration et de la laïcité. En accolant ces deux termes, la présidente du parti d'extrême droite dévoile sa grille d'analyse : les atteintes à la laïcité et le communautarisme sont le fait de l'islam dont la présence en France est le fruit d'une "immigration massive" qui serait "un facteur de tensions et de division". Un amalgame que Mme Le Pen a répété à plusieurs reprises lors de son discours de dimanche, comme lorsqu'elle affirme que "laïcité sera d'application plus aisée quand nous aurons stoppé l'immigration".

Un discours qui a laissé place à certaines mesures préconisées par Mme Le Pen dont on ne sait pas la manière dont elles pourraient être appliquées. Il en va ainsi de l'interdiction de porter le voile ou "tout autre signe religieux ostentatoire" pour les usagers des "services publics administratifs dépendants de l'Etat ou des collectivités territoriales".

CONTRE LE "MULTICULTURALISME"

La candidate à l'Elysée en a aussi profité pour railler la proposition d'Eva Joly - sans nommer l'ancienne juge - de créer un jour férié pour Kippour ou l'Aid el-Kebir. N'ayant pas peur de la contradiction, Marine Le Pen a, sur fond de la "skyline" de Rouen faite de clochers, rappelé que la France plongeait "ses racines dans le christianisme. C'est (...) notre histoire, notre identité".

Mme Le Pen a aussi vilipendé devant les 1 500 personnes qui se tassaient dans la salle, "le relativisme culturel", le "multiculturalisme", en général et celui dont elle accuse "l'UMP, le PS, le MoDem, les Verts", qu'elle englobe - tout comme les questions d'économies - dans le mot valise de "mondialisme".

Un mondialisme - et son vecteur le communautarisme - contre lequel Mme Le Pen estime que la seule défense est la nation et l'identité nationale. "Le mondialisme, ce n'est pas seulement un système économique sauvage (...), c'est aussi une idéologie qui va au-delà de la simple mondialisation et qui vise à uniformiser les cultures, à encourager le nomadisme la circulation permanente d'hommes déracinés d'un continent à l'autre à les rendre interchangeables, en somme à les transformer en anonymes", a déclaré Marine Le Pen. Et de reprendre : "Dans leur système l'individu ne compte plus en tant que tel. On n'est plus qu'une unité de production ou de consommation, dans un monde sans frontières où les territoires se valent." Face à cela, Mme Le Pen entend mettre en avant la seule communauté qui vaille à ses yeux, à savoir "la communauté nationale".

"La négation des identités nationales, l'immigration massive, le multiculturalisme comme doctrine, le communautarisme, tous ces fléaux contemporains participent du projet mondialiste. C'est le versant culturel de ce projet qui consiste à transformer chaque territoire, chaque nation, chaque peuple dans un magma mondialisé vide de toute identité et où règne en maître celle du commerce", a continué Mme Le Pen. Un raisonnement qui rappelle les analyses des penseurs de la Nouvelle droite (courant de pensée notamment hostile au multiculturalisme) et de son fer de lance, le GRECE (Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne).

"RETOUR DE BOOMERANG" DES "MENSONGES" DE SARKOZY

Au début de son discours, Marine Le Pen est notamment revenue sur la perte du AAA de la France et sur les mesures qu'elle préconise - sortie concertée de l'Euro, monétisation de la dette, entre autres. Elle a aussi très durement attaqué M. Sarkozy, lui prédisant un "retour de boomerang" de ses "mensonges". "Le mensonge est devenu industriel sous Nicolas Sarkozy[Il] a triomphé sur le mensonge, il a triomphé par le mensonge, et c'est par le mensonge qu'il chutera", a-t-elle notamment affirmé.

A quelques encablures du site de Petroplus, qui doit fermer, Mme Le Pen a raillé les "assassins qui revenaient sur le lieu de leur crime", à savoir les leader politiques qui se sont succédés au chevet des 700 salariés promis au chômage. Pour Mme Le Pen, les partis de gouvernement sont "tous coupables de ces fermetures d'usine".

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Libération - 15/02/2012 - Le Pen sort un «carton rouge» à Sarkozy - Par Christophe FORCARI

La candidate du FN a tout fait mercredi soir pour relativiser l'entrée en campagne du président.
«Finalement la seule vraie nouvelle de cette semaine, c'est que Dr House a fini par sortir avec un de ses collègues». Il est presque 21 heures. La candidate Marine Le Pen vient de livrer sa réaction à l'annonce de la candidature du président sortant, Nicolas Sarkozy, devant une vingtaine de journalistes massés dans une petite salle surchauffée de son QG de campagne, boulevard Malesherbes à Paris. Réajustant les raccords de maquillage devant les flashs des photographes avant un passage en duplex sur un plateau d'un journal de vingt heures d'une chaîne nationale.

La présidente du Front National plaisante avec son staff. La prétendante à l'Elysée relativise à tout crin cette entrée en campagne de Nicolas Sarkozy. «Un non événement vient de se produire après cinq années de campagne permanente. Cette candidature n'a aucun intérêt et sa campagne sera une pâle copie de celle de 2007. Sa parole ne comptera pas car il est comptable d'un bilan auquel il ne pourra échapper. Deux mois de promesses n'effaceront pas son quinquennat», pilonne Marine Le Pen, plutôt relax face à l'entrée en lice de son principal adversaire. Pour elle, Nicolas Sarkozy «a trahi les français. Il est le candidat des faux semblants, de la posture et de l'imposture. Il m'a paru insincère et pas convaincu de pouvoir faire oublier aux Français les échecs de son quinquennat. Un magicien dont les ficelles un peu grossières sortent du costume». Et de brandir devant les caméras «un carton rouge que les Français doivent lui donner. Sarkozy doit sortir du terrain», assène celle qui se voit déjà en arbitre de cette élection

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Le nouvel observateur - 19/02/2012 - Sarkozy, Mélenchon, les médias... Le Pen attaque tous azimuts - Par Thierry MAËL et Nicolas CHAPUIS

La candidate du FN entend incarner "l'anti-système" et déroule les grands thèmes du Front National. Par nos envoyés spéciaux à Lille, Maël Thierry et Nicolas Chapuis. 

Les oreilles de Nicolas Sarkozy ont dû siffler lors de son discours à Marseille. Au même moment à l’autre bout de la France, une salle entière haranguée par Marine Le Pen conspuait le président-candidat. Lors de son discours à la Convention de son parti à Lille, la candidate du FN devait parler de valeurs et de nation. Mais sur la scène du Grand palais, il est surtout question du bilan du quinquennat de son rival. "Sa stratégie est conforme à 2007, a-t-elle attaqué. Pas de bilan, pas de passif, pas de passé et quelques bonnes annonces bien électoralistes. Il emploie la stratégie du "Plus c’est gros, plus ça passe". Le candidat des puissants serait devenu par un coup de baguette médiatique le candidat du peuple."

Le public, nombreux mais lent à l’allumage, brandit à sa demande les cartons rouges qu’on leur a distribués. Ils scandent "Dehors ! Dehors !", à l’adresse du président sortant. "Expulsez-le du terrain", tonne la présidente du FN. Elle refuse de croire à "une France atteinte du syndrome de Stockholm et qui voterait pour son geôlier."
"La classe dominante"

Si Sarkozy semble occuper une bonne part de l’attention du FN, Marine Le Pen en a gardé sous le pied pour les autres. En s’en prenant à tous les acteurs de "la classe dominante", elle essaye de brosser un portrait d’elle même, en candidate anti-système. La bipolarisation Hollande-Sarkozy agace le FN. Le Pen rêve de lui en substituer une autre : elle contre le reste du monde.

Elle attaque donc "le nouveau clergé des journalistes, ces experts et professionnels des plateaux qui n’ont rien vu venir depuis 40 ans." Elle se plaint "de leur agressivité, de leur impolitesse, de leurs regards goguenards". François Hollande a droit lui aussi à son couplet, après son interview au Guardian sur la finance. "Vous voyez tout est dit sur l’UMPS, en si peu de mot", raille-t-elle, tout en en parlant pendant près d’une demi heure.

Jean-Luc Mélenchon n’est pas épargné. Il est gratifié d’un "idiot utile du système". "Il croit que porter une écharpe rouge et imiter Georges Marchais sauvera les ouvriers Français. Mais il finira par voter François Hollande et aura sa place d’équarrisseur, c’est à dire ministre dans un gouvernement de gauche."
"Menacent la laïcité"

Les équarrisseurs semblent d’ailleurs inspirer la candidate, très branchée abattoirs ce week-end. Elle reprend son accusation déjà formulée la veille sur les boucheries Hallal. "L’ensemble des abattoirs d’Ile-de-France font du halal à l’insu des consommateurs et avec la complicité zélée du gouvernement." Une affirmation démentie par les professionnels du secteur.

Mais Marine Le Pen, pas à une approximation près, sait que la salle apprécie. Des "scandaleux !" descendent des travées. Elle fustige donc "les islamistes radicaux" qui "menacent la laïcité". Une manière aussi pour la candidate de chasser la polémique Brasillach – que son père avait cité la veille - en allumant un autre fumigène. Mais le halal ne pose pas toujours problème au FN : Paul Lamoitier, conseiller régional FN du Nord-Pas-de-Calais, est l’un des principaux fournisseurs de viande halal de la région.

De valeurs, il en sera surtout question en creux dans ce discours un peu fourre-tout. Et qui dit valeur, dit nation dans le lexique Le Pen : "Notre République est une attache de la liberté que parce qu’elle est charnellement française."
"La France, notre mère patrie, aime tous ses enfants"

Partie dans une ode à la fraternité, Marine Le Pen se veut rassembleuse du peuple : "La France, notre mère patrie, aime tous ses enfants. Les fils aînés, les Français de vieille souche mais aussi ses fils cadets plus récents. Il n’y a pas de différence entre les Français de souche ou les Français immigrés, il y a des Français. A eux tous s’appliquent la préférence nationale." Avant de lancer cela, Marine Le Pen avait préparé le terrain "j’ai une annonce solennelle à faire, et je sais que vous allez applaudir." Pas aisé dans un parti où le président d’honneur Jean-Marie Le Pen aime à parler des "Français de papier" pour désigner les immigrés qui ont acquis la nationalité.

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