François Bayrou : les ralliements
Dominique de Villepin
Les libéraux
Arnaud Dassier
Philippe Douste-Blazy
Sénateurs centristes
Le Point.fr - 06/03/2012 - François Bayrou invite Dominique de Villepin à le rejoindre
Les libéraux
Arnaud Dassier
Philippe Douste-Blazy
Sénateurs centristes
Le Point.fr - 06/03/2012 - François Bayrou invite Dominique de Villepin à le rejoindre
Le candidat du MoDem espère fédérer une grande famille centriste avant le premier tour de la présidentielle.
François Bayrou s'est dit prêt mardi à accueillir Dominique de Villepin dans ses rangs dans l'espoir de fédérer une grande famille centriste avant le premier tour de l'élection présidentielle. Dominique de Villepin a déclaré lundi avoir dépassé le seuil des 420 signatures d'élus, sur un total de 500 nécessaires pour se présenter au scrutin. Prié de dire si l'ancien Premier ministre avait pris contact avec lui, François Bayrou a répondu mardi matin sur Canal+ : "Je n'ai pas eu de contacts récents. Je serais heureux d'en avoir."
"Tous les responsables publics qui veulent sortir de l'affrontement (Hollande-Sarkozy) ont leur place", a ajouté le candidat du Mouvement démocrate (MoDem). Fin 2011, le MoDem avait écarté l'idée d'un ticket Bayrou-Villepin à l'élection présidentielle. De son côté, l'ancien Premier ministre a récemment déclaré dans une interview au quotidien Le Monde qu'il n'envisageait pas de rejoindre un autre candidat. "Je ne me rallierai pas parce que ce n'est pas inscrit dans mon programme ni dans mon tempérament. C'est tellement facile de se résigner, de prendre sa petite place en rang d'oignons ! C'est tellement facile de se taire ! Je ne me tairai pas", avait-il dit.
Marianne 2 - 19/03/2012 - Furieux contre Sarkozy, les libéraux adoptent Bayrou faute de mieux - Par Aurélie ROSSIGNOL
Aussi criquet et récent soit-il, le Parti libéral démocrate a innové la semaine dernière dans la campagne présidentielle : un débat animé, mené à coup de Tweets. Ces petits messages de 140 signes que l’on se transmet sur le réseau Twitter. Un dénommé « BarCamp » passé inaperçu dans les médias, malgré la présence d’Alain Madelin et d’Arnaud Dassier, particulièrement critiques à l’égard du président-candidat. Reportage.
En temps normal, la bienséance voudrait que lorsqu’un confrère parle à la tribune, on ne trifouille pas son téléphone en attendant son tour. Pourtant mercredi, au rassemblement du Parti libéral démocrate (PLD), tous les intervenants avaient les yeux rivés sur leur Smartphone alors que s’exprimait le maître de cérémonie et président du parti, Aurélien Véron.
Toute l’assistance semblait cautionner l’infâme grossièreté. Et Albert Batihe, autre pilier du Parti, incitait même les invités à l’impolitesse : « Lâchez-vous », lançait-il tel un chauffeur de salle. Peut-être pas au point de répondre au téléphone en pleine conférence, comme Alain Madelin, mais… « N’hésitez pas à faire des blagues, c’est une soirée sympathique », poursuivait le jeune libéral au micro.
LE PREMIER « BARCAMP » EN FRANCE
Bon public, les quelques 200 citoyens venus assister à ce premier « BarCamp » politique jouent le jeu : ils twittent leurs idées, leurs propositions et leurs critiques à l’égard du pouvoir, du système et de l’économie. Les messages sont visibles par tous sur un écran géant, placé derrière les intervenants. Et les débats s’enchaînent, en fonction des réflexions participatives. « C’est parfois un peu confus », admet Aurélien Véron, fier tout de même d’être le premier parti à importer le concept en France.
En début de soirée, des petits groupes sont formés. Quatre grands thèmes sont au menu : la jeunesse, l’emploi, les solidarités et la liberté. Alain Madelin, Arnaud Dassier, l’ancienne présidente d’Alternative libérale Sabine Herold et le président du Parti naviguent entre les ateliers, où chacun peut les interpeler, avant qu’ils retournent à la tribune et fassent une synthèse des débats. Les Tweets continuent de s’afficher sur l’écran. Plus vifs cette fois. La salle est à bonne température. Et Madelin prêt à faire le show.
RAS-LE-BOL DE SARKOZY !
L’ambiance a beau être conviviale, on ne plaisante pas avec les sujets avancés : « Penser à revoir Schengen, c’est honteux », confie Aurélien Véron, profondément européen et libéral. De Nicolas Sarkozy et de ses retournements de veste, il n’en peut plus. Et c’est un sentiment que partage la majorité de la salle, Arnaud Dassier, l’ex-responsable de sa campagne web en 2007, en tête de file : « Je me demande comment les libéraux de l’UMP font pour supporter la campagne fiscalo-activiste et protectionniste de leur candidat », twitte-t-il peu avant le débat. « Vous avez aimé l'Etat providence ? Vous allez adorer l'Etat sécuritaire », insiste-t-il très remonté.
« Qu'est ce que c'est que cette histoire d'European buy act ? s'énerve Alain Madelin. Alors il faut aussi un "Boulanger buy act" : tous les matins, j'achète mon pain à mon boulanger... Lui, il ne m'a jamais rien acheté ! Il n'y a pas reciprocité... Au secours Sarkozy ! »
« LA LIBERTÉ, C’EST MAINTENANT »
Alors que même le président-candidat se met au protectionnisme, ils ont de quoi pester, les libéraux. Mais non, contre toutes attentes, ils sont plein d’espoir et sont persuadés que c’est maintenant que leurs idées trouveront le plus d’échos. « Nous n’avons pas de candidat à la présidentielle mais nous soutenons Bayrou, explique Aurélien Véron. Nous assumons nos différences et pensons qu’il est le plus réceptif aux idées libérales ». Yann Wehrling, porte-parole du MoDem, est d’ailleurs présent à la tribune. Histoire d’officialiser les liens.
« Le clivage gauche / droite est périmé dans l’esprit des Français, poursuit Aurélien Véron. Contrairement à une idée reçue, il y a aussi des libéraux à gauche. J’ai moi-même voté pour Manuel Valls au premier tour des primaires socialistes ! » Il faut dire que la préoccupation électorale du Parti libéral démocrate, ce sont plutôt les législatives : « Il y a une attente, si vous avez envie de représenter le Parti, présentez-vous ! » L’appel est clair : le petit parti cherche des figures de proue locales.
AVEC LA CRISE, LA LIMITE DE L’ETAT EST ATTEINTE
« L’Etat ne peut pas tout, la société civile oui », martèle le représentant des Libéraux. Lui donner uniquement des fonctions de régulation et accorder plus d’autonomie aux entreprises, aux écoles, aux associations… C’est ça, le libéralisme moderne selon les intervenants de l’insolite réunion. Pas de réelle étiquette politique mais une idéologie forte. Des propositions concrètes pour transposer le pouvoir aux individualités. « Pas au sens péjoratif de l’individualisme », précise Aurélien Véron. « La France a des talents, il faut savoir les retenir, renchérit Alain Madelin, trépignant sur son siège. Les candidats disent souvent aux électeurs "Faites moi confiance"… Moi, je rêve d’un candidat qui dise "Je vous fais confiance" ».
AUTONOMIE DE L’EDUCATION, SUPPRESSION DU MINISTÈRE DE LA CULTURE, LIBRE CIRCULATION DE LA DROGUE…
« La médiocrité du débat de la campagne présidentielle illustre l’incapacité de la classe politique actuelle à réagir à la faillite programmée de l’État providence », annonçait déjà l’invitation au BarCamp. L’ambition du tout frais Parti libéral démocrate, c’est donc de proposer une alternative. Par exemple, stop aux dépenses inutiles du Ministère de la Culture. Il faut le supprimer. Les localités sont tout à fait capables de mettre en avant leurs artistes, construire des projets et faire leur promotion. « Légalisons la drogue, on gagnera du temps pour se concentrer sur les trafics et éviter que nos enfants soient sollicités devant l’école », propose Aurélien Véron, avant que Sabine Herold, ex- Alternative libérale, rappelle l’importance de l’Education : « La dépendance des personnes âgées, ok, mais on en parle plus que de l’Education ! On va se retrouver avec un grand Luna Parc pour retraités ! » s’insurge-t-elle, très applaudie. « Il faut une autonomie de l’Education, confirme le président du Parti libéral. Laissez des projets locaux s’organiser, les soutenir. On agit mieux en connaissant le terrain et ses besoins particuliers. » Une sorte de décentralisation de l’Ecole.
…ET UN CODE DU TRAVAIL PLUS SOUPLE !
Stop également à la saisie systématique des Prud’hommes : « Les chefs d’entreprises doivent pourvoir remercier les salariés, avec des compensations financières définies au préalable, sans fournir d’explication et une paperasse monstrueuse… C’est une perte de temps pour les grosses PME qui sont l’avenir de la France. Certes les employés sont moins protégés mais ça veut dire aussi que les patrons hésiteront moins à embaucher ! C’est terminé le temps où l’on restait toute une vie dans une entreprise. Le Code du travail est beaucoup trop imposant, il faut l’alléger. La précarité, c’est quand on protège trop ! » insiste-t-il, porté par une ambiance réellement chaleureuse dans la salle. Presque intimiste, où seul Marianne2 s’était glissé. Beaucoup de jeunes. Des idéalistes et des déçus du sarkozysme. Très loin des meetings calibrés à gros budget, il s’est passé quelque chose, ce mercredi 14 mars, au musée social du 7ème arrondissement de Paris…
Marianne 2 - 06/01/2012 - Arnaud Dassier rejoint François Bayrou et s'en explique - Par Laureline DUPONT
C'est officiel : Arnaud Dassier, ex-responsable web de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, rejoint François Bayrou. Le 31 décembre, ce libéral revendiqué quittait l'UMP suite, notamment, au refus du parti majoritaire de l'investir pour les législatives. Et depuis son départ, Dassier n'a d'yeux que pour le candidat centriste. Interview.
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| Photo : Dailymotion |
Arnaud Dassier : Oui. J’ai eu une révélation en regardant son émission (ndlr : « Des paroles et des actes ») sur France2. Je la regardais par hasard parce que pour moi, comme pour beaucoup de Français, François Bayrou avait disparu du radar. Je ne m’étais pas retrouvé dans la posture centriste de 2007, ni droite ni gauche. Mais ce que j’ai vu sur France2 m'a semblé très différent, il était calme, avait les idées claires. J’ai été favorablement impressionné par la qualité de ses interventions. Il avait des prises de position courageuses, notamment sur la question fondamentale de la dette, puisque c’est quand même le symptôme principal de la crise politique, économique, que nous connaissons aujourd’hui. Je l’ai dit sur Twitter et j’ai reçu des messages d’amis du secteur Internet qui étaient chez Bayrou depuis quelques semaines, ils m’ont invité à les rejoindre. Ça m’a amené à réfléchir. J’ai eu une révélation synthétique, je me suis dit : « Bayrou c’est la meilleure solution pour atteindre un bon nombre d’objectifs politiques indispensables pour entamer le redressement du pays. »
Quels sont ses objectifs politiques indispensables, selon vous ?
Premièrement, faire barrage à la gauche que je trouve irresponsable. François Bayrou peut le faire bien mieux que Nicolas Sarkozy qui a un passif. Après cinq ans de pouvoir, il est très impopulaire et très affaibli, je ne pense pas qu’il soit capable de lutter contre le candidat socialiste.
Deuxièmement, il faut ouvrir ce système politique verrouillé qui empêche l’intégration de gens différents, issus de la société civile. Il faut réconcilier la représentation nationale avec les forces vives du pays et c’est d’autant plus nécessaire que c’est elles qui vont payer l’addition. Il faut arrêter cette séparation entre une classe politique fermée et un pays qui trime pour elle. Le seul candidat qui peut ouvrir le jeu politique, c’est Bayrou.
L'UMP a refusé de vous donner l'investiture pour les élections législatives (ndlr : Arnaud Dassier brigue la 3e circonscription du Loiret). Vous ne craigniez pas qu’on vous accuse de chercher une étiquette pour concourir plus qu’une véritable adhésion à un programme ?
Je comprends très bien qu’on me fasse ce reproche d’opportunisme mais ça m’est égal, je sais comment j’en suis arrivé là. Puis, ma famille politique a toujours été le centre et le droite, j’étais membre du Parti républicain, ensuite de Démocratie libérale, puis nous avons rejoint l’UMP. On ne peut pas me reprocher de ne pas afficher mes convictions ! Je vais continuer à défendre mes idées, il y a un certain nombre de structures politiques qui peuvent les porter. Et je n’ai jamais dit que je voterai Nicolas Sarkozy ! J’ai toujours dit, et je le maintiens, que je voterai pour lui au second tour s’il se retrouvait face au candidat de gauche ou du Front national. Ce n’est pas parce que j’ai fait la campagne de Sarkozy en 2007 que je suis un « sarkozyste du web », c’est un raisonnement primaire.
Mais voir un pilier de Galaxie libérale rejoindre Bayou, ça peut surprendre quand-même…
Ça va de moins en moins surprendre, les libéraux sont en train de rejoindre François Bayrou. C’est un mouvement de fond.
Qu’est-ce qui rapproche les Libéraux des Centristes alors ?
La même chose qui leur permettait de travailler ensemble à l’UDF ! Ce sont des gens indépendants qui respectent la liberté de penser et la liberté de parole, malheureusement ce sont des valeurs qui ont été un petit peu oubliées à l’UMP. L’UMP est plus dans une logique caporaliste RPR, quand vous n’êtes pas du même avis que le chef, vous êtes priés de la fermer, sinon vous êtes exclus. Les Libéraux et les Centristes partagent les valeurs de la famille orléaniste, l’indépendance et le respect de la liberté et de la responsabilité individuelle. On voit bien la capacité de la famille centriste à se diviser en permanence en une multitude de chapelles, les libéraux, c’est la même chose. On a au moins un ADN commun.
Vous restez membre de Galaxie libérale ?
Bien sûr, Galaxie libérale est un réseau, pas une organisation structurée. Il y a plein de gens à Galaxie libérale qui vont voter Bayrou.
Vous allez tenter d’injecter une dose de libéralisme dans le projet de François Bayrou ?
C’est une discussion que j’ai eue avec l’équipe de Bayrou. Je leur ai dit que s’il s’agissait de faire quelque chose à mi-chemin entre la gauche et la droite, ça ne m’intéressait pas. Je souhaite que face à une situation très difficile, nous soyons capables de rassembler et de fédérer les meilleurs talents du pays, d’où qu’ils viennent politiquement, de gauche ou de droite, pour être en mesure d’amorcer des réformes fortes et courageuses. Le clivage droite/gauche va devenir complètement obsolète, le clivage va être entre les conservateurs et les réformateurs qui ont compris que le modèle appliqué depuis la Seconde Guerre mondiale, cet interventionnisme systématique de l’Etat commandé par une classe politique professionnelle issue de l’ENA au service d’un clientélisme politique alimenté par des dépenses publiques qui n’ont eu de cesse d’augmenter n’est plus viable. Je pense qu’un homme comme Bayrou, libre de tous réseaux d’influence et d’intérêt, est le seul en situation de réaliser ce rassemblement national.
Quel rôle allez-vous jouer dans cette campagne ?
Je vais apporter mes compétences techniques sur Internet. Ils ont déjà une très bonne équipe web. Je vais rejoindre le comité de pilotage mais je ne vais pas devenir directeur de la campagne web de Bayrou. Concernant les aspects politiques, je vais essayer avec d’autres d’organiser le soutien des jeunes actifs de 30-40 ans qui sont les dindons de la farce de ces 30 dernières années. Cette génération est déçue par le conservatisme de l’UMP et du PS. Je pense qu’elle a vocation à s’engager et à renverser la table.
Vous aurez donc l’étiquette Modem aux prochaines législatives ?
Non, car je ne vais pas rejoindre le Modem. Je n’appartiens pas à cette famille politique centriste, je suis un libéral. Nous allons chercher à réorganiser la famille politique libérale dans le creuset de cette année politique 2012, de manière à ce qu’elle constitue un pôle fort dans la majorité présidentielle de François Bayrou. C’est la reconstitution inévitable et logique de la famille de centre-droit qui s’appelait autrefois l’UDF et qui aura probablement un nouveau nom après les élections. La famille libérale s’est laissée dissoudre dans l’UMP parce qu’elle a été loyale et ne s’est pas faite entendre suffisamment. L’élection de François Bayrou sera l’occasion de reconstruire la famille libérale en France et j’en suis très heureux.
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Le nouvel observateur - 08/01/2012 - Philippe Douste-Blazy soutient François Bayrou
"L'UMP s'est abîmée dans sa course permanente à l'urgence, à la surenchère, dans la poursuite du fait divers", regrette l'ex-ministre.
L'ancien ministre Philippe Douste-Blazy, a annoncé dimanche 8 janvier son ralliement à François Bayrou (MoDem), dont il avait partagé les combats à l'UDF, se disant déçu par "le tournant droitier du gouvernement" et séduit par "l'indépendance" et "la fidélité" du leader centriste "à ses convictions"
"Voilà deux ans que je m'interroge sur ma place à l'UMP face au tournant droitier désormais assumé par l'état major du mouvement". "L'UMP est-il encore un grand parti de centre-droit humaniste et libéral? C'est parce que telle n'est plus ma conviction qu'il est temps pour moi de rompre le silence", explique Philippe Douste-Blazy dans une tribune au Monde.fr.
"Il avait raison"
"J'avais proposé en son temps à François Bayrou de rejoindre ce grand mouvement (l'UMP, ndlr) qui se construisait sur la base de nos idées et nos valeurs", rappelle l'ancien ministre de la Culture du gouvernement Juppé (1995-1997). "Il avait refusé, persuadé que la famille centriste devait rester indépendante. Il était persuadé que l'alliance des centres et des droites au sein de l'UMP ne ferait que vassaliser une fois de plus les centristes. Il avait raison", constate l'ex-maire de Lourdes.
"Je prends acte que l'UMP, depuis 2007, a pris ses distances avec ce que nous avions créé (...) L'UMP d'aujourd'hui s'est abîmée dans sa course permanente à l'urgence, à la surenchère, dans la poursuite du fait divers. Elle a laissé dans sa poche sa boussole principale : la personne humaine", regrette l'ex-ministre des Affaires étrangères du gouvernement Villepin (2005-2007).
"Aujourd'hui, la vie politique nationale est derrière moi, je ne demande rien, je n'attends rien. Ni poste ni circonscription. Si ce n'est un engagement fort de celui qui sera élu en mai dans la mise en place d'une solidarité mondialisée", affirme-t-il en se défendant de "fragiliser son camp".
Boutin et Dassier séduits également
"En reconnaissant à Nicolas Sarkozy sa stature et son courage, je veux réaffirmer les idées humanistes et européennes, ma croyance en l'économie sociale de marché, ma préférence pour la solidarité et la justice", poursuit Philippe Douste-Blazy en expliquant qu'il votera pour François Bayrou à la présidentielle.
"Et j'invite tous les Français qui se reconnaissent dans ces valeurs à le rejoindre, lui dont la fidélité à ces convictions, et l'indépendance en font un leader apte à rassembler les femmes et les hommes de bonne volonté prêts à redresser notre pays", conclut-il.
Le candidat MoDem a le vent en poupe : Christine Boutin a annoncé vendredi qu'elle pourrait le soutenir si elle n'obtenait pas ses 500 signatures, quelques jours après que Arnaud Dassier, ancien responsable web de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a annoncé lui aussi son ralliement à François Bayrou.
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Le Monde.fr - 24/02/2012 - Un vingtaine de sénateurs centristes appelleront à voter Bayrou
Le président de l'Alliance centriste, Jean Arthuis, a assuré vendredi sur France 2 qu'une vingtaine de sénateurs vont lancer "dans les jours qui viennent" un appel en faveur du candidat du MoDem à la présidentielle, François Bayrou.
"Un certain nombre de sénateurs Nouveau Centre ont d'ores et déjà pris position pour François Bayrou et dans les jours qui viennent, je pense que nous serons au moins une vingtaine de sénateurs à lancer un appel en faveur de François Bayrou", a déclaré le sénateur de la Mayenne.
Il a laissé entendre que "certains membres éminents" du parti d'Hervé Morin devraient également lancer un appel de ralliement au président du MoDem. Pour lui "le centre commence à se rassembler". Il a émis le voeu que pour les législatives, des candidatures uniques centristes soient présentées.
Le Nouveau Centre tiendra samedi un congrès extraordinaire au cours duquel partisans de Nicolas Sarkozy et de François Bayrou devraient s'affronter après le ralliement de son président Hervé Morin au chef de l'Etat sortant
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