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Hollande hué par des ouvriers

Hollande hué par des salariés à la sortie de son QG

Le Monde.fr - 19/03/2012 - Hollande hué à la sortie de son QG par des salariés de Fessenheim

François Hollande a été hué lundi 19 mars à la sortie de son QG de campagne par une quarantaine de salariés de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), dont il préconise la fermeture, à l'issue d'un entretien avec plusieurs de leurs représentants, a constaté une journaliste.

Le candidat PS à l'Elysée, qui s'apprêtait à se rendre sur le site de la tuerie de Toulouse, est sorti de ses locaux de campagne sous les sifflets et cornes de brume. "C'est Louis XVI qui s'en va!", "Casse-toi sale vendu!", lui ont lancé des salariés, venus d'Alsace en car tôt dans la matinée.

Auparavant, M. Hollande avait reçu pendant environ une heure l'intersyndicale (CGT, FO, CFDT, CFE-CGC) de la centrale, la plus ancienne du parc nucléaire français, dont il a inscrit la fermeture dans son programme. Le candidat a toujours assuré que s'il était élu, il n'y aurait aucune suppression d'emplois sur le site, grâce à des reconversions nécessaires pour assurer le démantèlement
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François Hollande : les ralliements

François Hollande : les ralliements 
Takieddine
Cheminade
Chevènement
Dominique Antoine
Jacques Attali
Jack Lang




Europe 1.fr -27/03/2012 - Hollande refuse le soutien de Takieddine



François Hollande, candidat PS à l'Elysée, a assuré mardi qu'il ne se laisserait pas "instrumentaliser ou utiliser", en commentant des déclarations de l'intermédiaire Ziad Takieddine affirmant qu'il allait voter pour lui.

Le député de Corrèze était interrogé par la presse en marge d'une visite devant le tunnel de services d'Eurotunnel à Calais, sur des déclarations de cet homme d'affaires, personnage clef du volet financier de l'affaire Karachi.

Sur BFM-TV, ce dernier a déclaré: "Le seul qui présente une coloration pure et propre, où la non expérience devient un avantage, c'est François Hollande. Et secrètement, entre nous, je vais le voter bien sûr". Il le voit nettoyant "la saleté qui est à la tête de la République, la mafia qui est à la tête de la République".


TF1 News - 13/03/2012 - Cheminade votera éventuellement pour Hollande au 2e tour 




Jacques Cheminade, candidat de "Solidarité et Progrès" à l'élection présidentielle, a assuré mardi qu'il ne voterait au deuxième tour ni pour Marine Le Pen, ni pour Nicolas Sarkozy ni pour François Bayrou, mais éventuellement pour François Hollande en fonction de la façon dont "il se comporte". Interrogé par Radio Classique-Public Sénat, ce candidat s'est dit "gaulliste parce que Nicolas Sarkozy ne l'est pas". "Je suis de gauche parce que François Hollande ne l'est pas toujours" a-t-il ajouté. Au second tour, pour qui votera-t-il ? "Certainement pas pour Marine Le Pen, certainement pas pour Nicolas Sarkozy et certainement pas pour François Bayrou. Donc tirez-en les conséquences". François Hollande ? "On verra comment il se comporte. S'il continue à faire preuve d'une certaine faiblesse, il y a aussi le vote blanc qui est possible" a-t-il fait remarquer.

Le nouvel observateur - 06/03/2012 - Jean-Pierre Chevènement va rallier François Hollande


Jean-Pierre Chevènement a décidé de se rallier à François Hollande. Selon RTL, le sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), officialisera son soutien au candidat socialiste à la présidentielle le 13 mars prochain, sur TF1.

Les négociations entre le Parti socialiste et le MRC pour les élections législatives de juin 2012 ont bien avancé. Le PS aurait donné son accord pour huit circonscriptions sur les dix que convoite le parti de l'ancien ministre.

Le "vieux lion" de Belfort s'était retiré de la course à la présidentielle le 1er février. "Ayant pu exercer, autant que je le pouvais, le rôle pédagogique que je m'étais assigné, et n'ayant plus aujourd'hui les moyens de continuer ma campagne, je décide de retirer ma candidature", avait expliqué l'ancien ministre de 72 ans dans un communiqué publié sur son site.

Déjà candidat à l'élection présidentielle  il y a cinq ans, Jean-Pierre Chevènement s'était retiré de la course un moins après son annonce officielle. Le 10 décembre 2006, il annonçait son ralliement à Ségolène Royal. 

Marianne 2 - 21/02/2012 - Après Ferry, Hollande récupère Antoine, un ex de l'Elysée. Le syndrome Besson? - Par Anna TOPALOFF

Cet ancien conseiller « Education » de Nicolas Sarkozy vient d’annoncer qu’il votera François Hollande en tressant des louanges à Vincent Peillon et à son équipe éducation. Ce ralliement, venant d'un homme qui, lorsqu'il travaillait aux côtés de Xavier Darcos, se faisait l'avocat des coupes budgétaires, fait buzzer radio moquette rue de Grenelle, au ministère de l'Education nationale.

Et de deux ! Après Luc Ferry, voici qu’un autre ancien conseiller « Education » auprès de Nicolas Sarkozy dresse un bilan catastrophique de l’action du chef de l’état et chante les louanges de son adversaire socialiste. Dominique Antoine, qui a conseillé le chef de l’Etat jusqu’en 2009, vient d’annoncer dans Le Monde du 21 février, qu’il comptait voter… François Hollande ! L’homme est pourtant bien ancré à droite : il a été directeur adjoint du cabinet de Luc Ferry (encore lui), quand il était ministre de l’Education Nationale et aussi directeur de cabinet de Xavier Darcos, quand il était à la tête de la rue de Grenelle.

Ce soudain désir de gauche fait grincer des dents dans les couloirs traditionnellement feutrés du ministère de l’Education Nationale. « C’est le Eric Besson de 2012 !, ironise un habitué de la rue de Grenelle, qui en a vu passer, des conseillers. Il a été ultra-sarkozyste. Je vous rappelle qu’il a été l’un des fondateurs de « créateur d’école », un club de réflexion qui défendait la dérégulation et la privation de l’école. Maintenant que son chef est en mauvaise passe, il lorgne sur la gauche :  il se dit choqué par les suppressions de postes ? Mais il les a applaudit des deux mains quand il était le directeur de cabinet de Darcos ! »

Côté syndicats, on préfère se souvenir du Dominique Antoine version « Secrétaire Général du Ministère de l’Education Nationale », poste qu’il a occupé jusqu’à ce que Nicolas Sarkozy l’appelle à ses côtés en 2007 . A cette époque, il est considéré comme « très compétent », le genre à connaître «  si bien ses dossiers qu’il arrivait même à nous prendre en défaut », résume le patron d’une organisation syndicale qui préfère garder l’anonymat car il ajoute, très vite, « mais il a beaucoup changé en passant chez Sarkozy. Il est devenu très libéral et tout à fait favorable aux coupes budgétaires dans l’éducation nationale. Il avait même pris un tic très « sarkozien » qui est de passer des coups de fils furibards quand on publiait des communiqués de presse qui ne lui plaisaient pas ». Et le vieux routier du syndicalisme d’ajouter : « il faut croire qu’il a changé d’avis… Il a du être fasciné, à un moment, et puis revenir à la raison en voyant ce que sort l’équipe d’Hollande ».

La véritable motivation de ce retournement spectaculaire est peut-être moins « rationnelle » et plus « psychologique ». La rupture entre Dominique Antoine et Nicolas Sarkozy est bien plus ancienne que la publication des 60 propositions du candidat socialiste. Elle date de janvier 2009. Présentant ses vœux à Saint-Lô, le chef de l’Etat a accidentellement croisé la route d’une manifestation enseignante. Ce qu’il l’a agacé et il l’a fait savoir en lançant à Dominique Antoine un « connard » tonitruant…dont le Canard Enchaîné s’était fait l’écho dans la foulée. Revenu à la Cour des Comptes quelques mois plus tard, Dominique Antoine a ruminé sa rancœur pendant un long moment. « Je l’ai vu il n’y a pas longtemps et il pestait encore contre la dureté, la violence qui règne à l’Elysée… », raconte le syndicaliste. Aux vues des louanges qu’il tresse à Vincent Peillon et son équipe « éducation », « la mieux formée, la plus intelligente et la plus clairvoyante du moment », il faut croire que la vie quotidienne dans un ministère ne lui fait pas peur…
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L'Express - 21/02/2012 - Pour François Hollande - Par Jacques ATTALI

Photo : Reuters

Dialogue social, partage des efforts et lutte contre la précarité: les priorités du candidat PS sont les miennes.

Voici donc venu le moment du principal choix ­politique français. Notre pays est encore une très grande puissance - militaire, économique, politique, culturelle - ; il est cependant menacé de déclin, en raison de sa dette publique, de son déficit extérieur, de sa très faible croissance et du gaspillage de ses talents. Si rien ne change, notre protection sociale et notre système de santé ne pourront être maintenus ; et nous serons privés des moyens de faire valoir nos intérêts dans l'urgent débat, qui va commencer, sur les conditions de l'évolution de l'eurozone vers un ensemble fédéral, sans laquelle l'euro disparaîtra et l'Union européenne explosera. 
Il est donc crucial d'équilibrer rapidement nos finances publiques et nos comptes extérieurs, de libérer les moyens de notre croissance et de valoriser nos talents. En apparence, les deux principaux candidats sont d'accord sur ces objectifs: ils promettent l'un comme l'autre de réduire la dette publique et de finir leur mandat avec un budget en excédent. Ils prônent tous les deux la défense des classes moyennes; ils considèrent de concert comme une urgence le retour à la compétitivité et le développement des PME. Ils font, l'un et l'autre, de la protection de l'emploi, de l'éducation, de la santé et du logement leurs principales priorités. Enfin, ils sont tous les deux proeuropéens. Mais lequel des deux peut-il le mieux réunir les conditions de la réussite d'un tel ­projet? 
Pour certains, c'est Nicolas Sarkozy, parce qu'il aurait déjà accompli un certain nombre de réformes difficiles, en particulier en modernisant les universités et en développant quelques investissements d'avenir, et parce qu'il aurait l'expérience de la gestion de crises internationales. 
Pour moi, le bilan du président sortant n'établit pas sa crédibilité pour l'avenir, car il n'a rien fait de significatif pour diminuer la dette publique, réformer l'Etat, réduire les privilèges, moderniser la fiscalité, former les chômeurs: s'il l'avait fait, la France aurait encore son triple A, notre chômage serait aussi faible que celui des Pays-Bas, notre jeunesse n'irait pas chercher fortune ailleurs, les talents et les capitaux étrangers se précipiteraient vers l'Hexagone. 
Alors que François Hollande, lui, au moins dans son programme, fait explicitement du dialogue social, du partage juste des efforts et de la lutte contre toutes les formes de précarité, l'essentiel de sa méthode de gouvernement, de sa réforme fiscale et de sa politique européenne. En s'appuyant sur des élus locaux ayant prouvé, dans tout le pays, leurs compétences et leurs capacités à appliquer ces principes. 
Au total, ce n'est donc pas seulement parce que François Hollande incarne les valeurs auxquelles je me suis toujours référé que je le choisis. C'est aussi parce que la justice sociale sera la condition de l'acceptabilité des réformes. Et que j'ai confiance en lui pour y veiller. 
Ce choix ne m'empêchera pas, évidemment, de rester vigilant, d'exiger des précisions là où elles manquent et de dénoncer, si nécessaire, tout ce qui pourrait conduire, par pusillanimité ou conservatisme, à s'écarter du respect de ces exigences, sans lequel tout projet ne sera que discours. 



Slate.fr - 21/02/2012 - Jack Lang se voit déjà président de l'assemblée nationale

Les législatives ne se tiendront qu’en juin, mais Jack Lang se rêve déjà en président de l’Assemblée nationale. Carl Lang braconne les parrainages sur les terres du FN, les nominations de hauts fonctionnaires sont contestées et un conseiller de Nicolas Sarkozy déclare vouloir voter Hollande… Dans la revue de web de la présidentielle.
Photo : Reuters

1.Jack Lang se verrait bien au Perchoir

Il n’est pas encore réélu député, mais il voit déjà plus loin. Jack Lang, candidat aux législatives dans la circonscription de Saint-Dié dans les Vosges, brigue la présidence de l’Assemblée nationale. «Il faut refonder notre République. Et, pourquoi pas, je me verrais bien à la présidence de l'Assemblée nationale», a-t-il déclaré dans une interview à LOR'Actu, un site d'infos locales. Actuellement élu du Pas-de-Calais, l’ancien ministre socialiste en a également profité pour tacler Ségolène Royal qui affirmait en novembre 2011 qu’elle pouvait «être très utile à ce poste», et que Martine Aubry et François Hollande lui avaient «ouvert cette perspective».

2.Carl Lang pique les signatures du FN

De ses trente ans passés au Front national, de 1978 à 2008, Carl Lang en a gardé une aptitude à collecter les parrainages. Mais cette fois, c’est pour son propre compte qu’il fait la tournée des maires. Comme le relève Le Figaro, le leader du Parti de la France affirme être sûr de réunir les 500 signatures nécessaires pour être candidat. Rien d’étonnant puisqu’il était chargé de centraliser les promesses de parrainages pour Jean-Marie Le Pen en 2007. Exclu du FN en 2008 après avoir présenté une candidature dissidente aux européennes face à Marine Le Pen, Carl Lang avait fondé le Parti de la France, regroupant d’anciens membres du FN.

3.«L’Etat UMP»: les nominations d’hier…

Avant même les remous provoqués par la vraie-fausse nomination de Jean-Louis Borloo à la direction de Veolia, François Hollande s’indignait dimanche 19 février du «système Sarkozy». Le candidat Sarkozy promettait en 2007 que toutes les nominations «importantes» seraient soumises à un vote de l’Assemblée, mais, rappelle le JDD, les nominations de proches du président à des postes majeurs ont émaillé le quinquennat. Parmi celle-ci, on peut retenir celle d’Henri Proglio à EDF, Jean-Claude Marin à la Cour de cassation, ou encore Frédéric Péchenard à la Direction générale de la police nationale (DGPN). Si des socialistes ont également été nommés à des postes prestigieux, l’écart reste grand entre la «République irréprochable» décrite par Nicolas Sarkozy en 2007 et «l’Etat UMP» dénoncé par François Hollande.

4.…et celles d’aujourd’hui

Nicolas Sarkozy pourrait nommer Jean-Luc Tavernier à la tête de l’Insee, rapporte Claire Guélaud, du Monde, dans son blog Contes publics C’est par mail que Jean-Philippe Cotis, l’actuel directeur, a fait part de sa démission prochaine aux 5.275 agents de l'institut: «Je vous confirme que, en effet, je quitterai l'Insee dans quelques semaines», a-t-il déclaré. Il part rejoindre la Cour des comptes. Ancien directeur de cabinet d’Eric Woerth de 2007 à 2009, polytechnicien, âgé de 50 ans, Jean-Luc Tavernier est un haut fonctionnaire reconnu. Il s'agit du deuxième directeur depuis 2007, «c'est trop pour l'Insee, qui est un paquebot qui ne doit pas être sensible aux aléas de court terme et dont il faut protéger l'indépendance», déplore un cadre qui s'exprime anonymement.

5.Education: déçu, un conseiller de Sarkozy votera Hollande

Dominique Antoine est déçu. Conseiller éducation, culture, jeunesse et sports du président de la République de 2007 à 2009, il regrette dans une tribune du Monde le «maigre bilan» du quinquennat en la matière. Les conseillers conservateurs ou libéraux de Nicolas Sarkozy «méconnaissaient tous la réalité concrète du métier de professeur», écrit-il. Affirmant ne plus croire Nicolas Sarkozy et sa volonté de «changer l’éducation nationale», il appelle implicitement à voter François Hollande:

«Je connais les principaux experts qui, autour de Vincent Peillon, forment l'équipe "éducation" du candidat socialiste. Ce sont les mieux informés, les plus intelligents, les plus clairvoyants du moment. C'est à eux qu'il faut faire confiance si l'on veut que l'école progresse.»

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François Hollande : les temps forts

François Hollande : les temps forts
L'affaire DSK
Les salariés de Florange
Hollande enfariné 
Mécanisme européen de stabilité : bourde de la gauche
Le ministère de la crise des banlieues





La libre Belgique - 27/03/2012 - DSK inculpé, Hollande prend ses distances



La patronne du Parti socialiste Martine Aubry, qui est aussi maire de Lille, a pour sa part estimé que "la page" DSK était tournée et qu'il fallait "laisser la justice faire son travail".
Le candidat socialiste à la présidentielle française François Hollande a cherché à marquer sa distance mardi avec Dominique Strauss-Kahn, dont la descente aux enfers faisait irruption dans la campagne, avec une inculpation pour "proxénétisme en bande organisée".

L'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) est ressorti libre lundi soir du palais de justice de Lille (nord), après son audition par les juges d'instruction chargés de l'enquête sur l'affaire de prostitution dite du Carlton (le nom d'un hôtel de luxe de la ville). Mais il a été mis en examen pour "proxénétisme aggravé en bande organisée", un crime passible de vingt ans de réclusion criminelle et trois millions d'euros d'amende, alors que les magistrats cherchent notamment à déterminer si DSK savait que les participantes à des soirées libertines auxquelles il avait pris part, à Paris et à Washington, étaient rémunérées.

Ses avocats ont annoncé leur intention de faire appel. Huit personnes ont déjà été mises en examen dans cette affaire, dont le propriétaire d'établissements de prostitution en Belgique, un haut responsable policier et des hommes d'affaires.

"C'est une affaire privée, pénible mais sur laquelle je n'ai pas de jugement politique à formuler", a réagi sur la radio France Bleu Nord François Hollande, qui n'a pas souhaité faire d'autre commentaire. La patronne du Parti socialiste Martine Aubry, qui est aussi maire de Lille, a pour sa part estimé que "la page" DSK était tournée et qu'il fallait "laisser la justice faire son travail".

Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, était en passe de devenir le principal challenger à gauche de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle qui se déroulera les 22 avril et 6 mai en France, lorsque les accusations de viol portées par Nafissatou Diallo, une femme de chambre d'un hôtel de Manhattan, ont bouleversé sa vie et conduit à son arrestation à New York le 14 mai 2011. François Hollande avait ensuite été désigné comme candidat par les militants et sympathisants socialistes.

DSK a bénéficié d'un non-lieu au pénal en août 2011 à New York mais l'affaire, qui se poursuit au civil, avait révélé au grand jour une facette obscure de sa personnalité: son rapport aux femmes, à la limite du "harcèlement", selon des témoins. "Le devoir d'exemplarité des hommes politiques est mis à mal et on peut se demander quand il avait le temps de s'occuper réellement du FMI quand on voit son emploi du temps avec les filles", a ironisé mardi la candidate écologiste Eva Joly, ancienne juge d'instruction.

Pour l'un de ses avocats, Richard Malka, DSK déclare "avec la plus grande fermeté n'être coupable d'aucun" des faits qui lui sont reprochés et "n'avoir jamais eu la moindre conscience que certaines femmes rencontrées" lors de soirées libertines à Paris ou Washington pouvaient être des prostituées. Quand bien même l'aurait-il su, Me Malka a rappelé que "le fait d'avoir une relation avec une escort ne constituerait pas une infraction", et "relèverait d'un comportement privé parfaitement licite".

Dominique Strauss-Kahn avait soutenu devant les enquêteurs qu'il ne pouvait imaginer que ces jeunes femmes puissent être des prostituées car certaines "lui ont été présentées par des responsables policiers", selon une source proche de l'enquête. Les frais d'organisation de ces soirées étaient pris en charge par des chefs d'entreprises de la région de Lille. Il s'agit d'une période judiciaire très délicate pour DSK, alors qu'une première audience au civil dans l'affaire Diallo doit se tenir mercredi à New York.

Ni M. Strauss-Kahn ni Mme Diallo ne sont tenus d'être présents à cette audience, au cours de laquelle les avocats de DSK vont plaider que l'ancien directeur général du FMI ne peut être poursuivi au civil car il bénéficiait au moment des faits d'une immunité diplomatique totale.



Le Monde.fr - 24/02/2012 - Les engagements de Hollande aux salariés de Florange - Par Thomas WIEDER


Deux visites-éclair en l'espace de quatre heures, comme la veille deux réunions publiques - à Laval et au Mans - en une seule journée. François Hollande, ainsi que le reconnaît Manuel Valls, son directeur de la communication, dans le TGV qui file vers Metz ce vendredi 24 février au matin, "s'adapte à une campagne dont le rythme s'accélère".

Photo : François CUGNOT
Quelques minutes après être venu soutenir les salariés de Fralib, l'usine qui produit les thés Lipton et les infusions Eléphant, réunis par la CGT à Bourse du travail, à Paris, voilà donc le candidat socialiste dans le train en direction de Metz, pour soutenir les salariés de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) dont les hauts-fourneaux sont à l'arrêt depuis octobre 2011.

La visite durera une heure en tout et pour tout. Au début, une cohue indescriptible gronde autour de M. Hollande. "On veut des actions, on est morts", hurle un syndicaliste de la GGT. Les journalistes se font conspuer, et il difficile de dire si le candidat est le bienvenu ou non. Quelques minutes durant, les applaudissements alternent avec les huées, les "Hollande président" avec les cris de colère contre "l'opportunisme" et le caractère "électoraliste" de ce déplacement improvisé, dont les journalistes ont été informés par un SMS du service de presse du candidat au milieu de la nuit.

"L'URGENCE, C'EST MAINTENANT"

Et puis, au bout de quelques minutes, le calme se fait. François Hollande, costume sombre et chemise blanche, se hisse sur le toit de la camionnette bleue nuit de l'intersyndicale. Edouard Martin, le leader de la CFDT à la voix éraillée, l'interpelle. Après lui, les représentants de FO, de la CFE-CGC et de la CGT se relaient pour célébrer la qualité de l'acier fabriqué sur le site ("les Allemands nous l'achètent"), ferrailler contre le "prédateur Mittal" prêt à démanteler l'usine, et interpeller le candidat sur ses projets en matière de politique industrielle. Le calendrier électoral importe peu : "L'urgence, c'est maintenant, on ne peut pas attendre le 6 mai", date du second tour de l'élection présidentielle, tonne Edouard Martin.

Au micro, François Hollande prendra trois engagements. D'abord, faire passer une loi prévoyant que "quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production, elle soit obligée de la céder à un repreneur" afin qu'elle ne soit pas "démantelée". Le texte, sur lequel travaillent les députés Aurélie Filippetti (Moselle) et Alain Rousset (Gironde) ainsi que le secrétaire national du PS à l'industrie, Guillaume Bachelay, sera présenté la semaine prochaine en conférence des présidents à l'Assemblee nationale. Il n'a aucune chance d'être adopté avant la présidentielle, mais le candidat le promet : "Si ce n'est pas possible avant le 6 mai, alors quel que soit mon avenir, je reprendrai ce texte parce que je vous le dois", dit-il.

Le deuxième engagement consiste - comme il l'avait déjà fait le 30 novembre 2011 à Bruxelles où il avait rencontré José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne - à plaider pour le projet européen Ulcos, qui pourrait pérenniser la filière liquide chaude de l'usine de Florange. Le troisième, enfin, concerne les intérimaires, nombreux sur le site. "Les entreprises qui emploient des intérimaires paieront davantage de cotisations chômage que celles qui embauchent des CDI", promet M. Hollande.

PARER AU PLUS PRESSÉ

Il est 13 h 06. Alors que le candidat est encore sur le camion de l'intersyndicale, un "urgent" de l'AFP fait vibrer les smartphones des journalistes. En visite à la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), Nicolas Sarkozy vient d'annoncer qu'un accord venait d'être signé avec Shell pour que l'activité continue.

Quelques minutes plus tard, M. Hollande réagit devant un stand de merguez : "Il s'agit d'aller chercher l'ancien propriétaire du site pour un contrat de courte durée. Il y a là comme un retour à du provisoire. Je ne veux pas gâcher l'annonce qui vient d'être faite. Mais j'en sais la précarité. On voit bien quelle est l'intention du candidat sortant : essayer de parer au plus pressé pour faire dans les quelques jours qui lui restent ce qu'il n'a pas faire pendant cinq ans. La politique de la France ce n'est pas une campagne électorale. C'est un mandat de cinq ans qui est confié à l'un d'entre nous qui doit être à la hauteur des engagements qu'il a pris."

L'horloge tourne. Il est déjà temps de partir et de filer à Metz où le candidat a juste le temps de faire une halte de vingt minutes au buffet de la gare, avant de reprendre le train pour Paris. "Une campagne ce sont des rythmes, l'important c'est de ne pas perdre le rythme, d'être toujours dans le tempo", commente à ses côtés Manuel Valls.

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Le Monde - 01/02/2012 - Hollande, enfariné le jour de la prise de fonction de son équipe de sécurité - Par David REVAULT D'ALLONNES

C'est ce qui s'appelle jouer de malchance. Le jour même où François Hollande, à la fin de son allocution au forum organisé par la Fondation Abbé Pierre, était enfariné par une femme, mercredi 1er février, une équipe renforcée de policiers entrait en fonction pour assurer la sécurité du candidat socialiste... mais n'était pas encore opérationnelle.
Photo : Jean-Claude COUTAUSSE


Un dispositif renforcé : deux équipes de sept fonctionnaires du Service de protection des hautes personnalités (SPHP), chacune dirigée par un capitaine et toutes deux pilotées par une "commandante fonctionnelle" (commandante ayant fonction de commissaire), la seule femme de l'équipe, assureront désormais, à tour de rôle, la protection de M. Hollande.

Alors que seuls deux fonctionnaires du SPHP étaient présents autour du candidat au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, mercredi, l'ensemble de la nouvelle équipe se trouvait au siège de campagne, avenue de Ségur, pour un briefing sur la sécurité du candidat socialiste, en présence notamment du secrétaire général de la campagne, le préfet Nacer Meddah.

Cette équipe élargie n'accompagnera le candidat du PS qu'à partir du jeudi 2 février. Elle sera notamment équipée d'une voiture suiveuse, de type monospace.

"CHOISIS POUR LEUR PROFESSIONNALISME ET LEUR DISCRÉTION"

Après des hésitations, en novembre, sur le profil des fonctionnaires de ce service d'élite initialement proposés par la Direction générale de la police nationale, c'est Daniel Vaillant, ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, et son entourage qui se sont chargés de faire le tri pour sélectionner les gardes du corps de M. Hollande.

Ceux-ci ont été "choisis pour leur professionnalisme et leur discrétion", indique un socialiste. Ainsi que pour leur non-appartenance à un syndicat proche de l'UMP...

François Hollande avait déjà fait l'objet d'une menace de mort, en janvier, avant un meeting à Mérignac (Gironde). Un Bordelais de 56 ans avait été interpellé et placé en garde à vue, et le GIPN était intervenu pour assurer la protection du candidat socialiste.

M. Hollande, tel George W. Bush en visite en Irak, a également fait l'objet d'un jet de chaussure, dimanche 22 janvier au Bourget, alors qu'il gagnait la tribune où il allait prononcer un discours. Après l'enfarinage, le candidat a pourtant évacué : "Je prends les risques qu'un candidat doit prendre si je veux aller vers les journalistes, les Français. Ce sont les risques du métier."


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Le Monde - 24/02/2012 - Mécanisme européen de stabilité : la bourde historique de la gauche - Par Daniel COHN BENDIT, Alain LIPIETZ, Jean Paul BESSET ; Yann BOULIER BOUTANG et Shahin VALLEE


A l'Assemblée nationale, les députés de la gauche française et des écologistes ont commis le 21 février une bourde historique : ils ont fait le choix de s'opposer ou de s'abstenir lors du vote sur la ratification du traité créant un outil de solidarité à l'égard des pays de la zone euro qui ne peuvent plus emprunter, le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Depuis 2010, les Verts et les socialistes, au Parlement européen, se sont battus pour l'existence d'un tel mécanisme. Cette solidarité n'est pas qu'une question de générosité, mais d'intérêt bien compris. La faillite d'un Etat européen entraînerait la faillite de nos banques, qui détiennent nos économies, notre salaire, et, si les déposants sont remboursés, ce sera avec nos impôts. La création du MES est un premier pas vers une Europe fédérale avec son propre Trésor public et un budget conséquent.

La non-existence du MES est une aberration que nous avons dénoncée dès le traité de Maastricht (1992), qui empêchait la solidarité : l'Union européenne n'avait pas le droit de secourir ses membres en difficulté ! Depuis trois ans, on a donc bricolé pour venir au secours de la Grèce, de l'Irlande, du Portugal en réduisant, peu à peu, l'hostilité des "populismes de riches" de l'Europe du Nord qui n'avaient que mépris pour ces pays "incapables de gérer leur budget". Nous avons certes dénoncé les fautes des classes dirigeantes de ces pays. Mais nous n'avons jamais ignoré que les responsabilités étaient partagées par toute l'Europe.

Après trois ans de négociations avec les gouvernements les plus "égoïstes", nous avons un mécanisme, certes imparfait puisque fruit de compromis, mais qui se tient : un fonds solidaire, empruntant à la place des pays ayant perdu tout crédit auprès des marchés internationaux, avec la garantie de l'ensemble de l'Europe. Mais, au moment du vote, les démagogues refusent la création du MES, mobilisant l'émotion créée par les plans d'austérité démentiels imposés à la Grèce en l'absence du MES. "Oui, disent-ils, nous sommes solidaires des Grecs, nous voulons un MES, mais pas celui-là." Donc, comme ce MES réel est le résultat du compromis : pas de MES du tout, et que chaque pays se débrouille...

Que reproche-t-on au MES ? Il y aurait une bonne raison, son couplage avec un autre traité, à venir : le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l'Union (TSCG), qui instituerait la "règle d'or" dictée par la chancelière allemande, Angela Merkel. Ce couplage a été "convenu" par la déclaration des gouvernements du 9 décembre 2011 et n'a pas plus de valeur légale. Nous sommes contre le TSCG, nous l'avons combattu et, d'ici qu'il soit ratifié, de l'eau coulera sous les ponts. Mais ce couplage ne figure pas dans les articles du traité MES : la déclaration du 9 décembre 2011 est seulement évoquée dans ses "considérants" ! Une fois le MES ratifié, une fois le TSCG rejeté, le MES existera et il faudra renégocier le TSCG. On ne peut rejeter le MES que s'il est lui-même un mauvais mécanisme de solidarité.

Obligation de solidarité

Certains critiquent le MES comme une nouvelle technocratie, irresponsable devant les instances politiques. Eh bien non, pas cette fois ! Les gouverneurs du MES seront les ministres des finances des pays membres, les administrateurs seront nommés par eux et "révocables à tout moment" et sa direction est politique. D'autres s'en prennent à la pondération des décisions et des obligations : proportionnelle à la part d'un pays dans le PIB de la zone euro. Ils auraient sans doute préféré proportionnel à la population ? Il est légitime que les fonds structurels transférés chaque année à l'un de ses membres soient votés par le Parlement. Mais ici nous parlons d'autre chose : les garanties que l'Europe peut apporter à un prêteur au profit d'un des leurs. Et la solidarité exigée doit bien être proportionnée à la capacité de chacun à se porter au secours du voisin.

D'autres critiquent l'obligation de solidarité : pour bénéficier du MES, il faut s'engager à apporter sa part à la tontine et la rallonger "sous sept jours" s'il faut augmenter la mise au profit du voisin. Encore heureux ! C'est le principe même de la mutuelle.

Des critiques s'élèvent enfin contre l'article 12 : pour bénéficier du prêt mutualisé, il faut accepter une conditionnalité qui sera négociée au cas par cas. Et c'est là que se lève l'image tragique de la Grèce. Mais soyons lucides : le problème n'est pas que, lorsque vous empruntez à la place de votre voisin, vous lui demandiez de prendre des dispositions afin de pouvoir vous rembourser. Car, si vous ne le faites pas, c'est vous-même qui ne pourrez pas emprunter ! Le vrai problème est le type de "plan d'assainissement" proposé. Et ça, ce n'est pas dans le traité, c'est un objet de lutte... Comme la majorité du peuple grec, qui tient à la solidarité de la zone euro, mais qui est hostile au plan monstrueux que lui impose la "troïka", nous sommes pour une conditionnalité, mais pas celle imposée à la Grèce, et qui n'est pas dans le traité MES.

Bien sûr, le MES ne réglera pas les problèmes de fond d'une Europe trop peu solidaire, ni des pays où la fraude fiscale est le sport préféré des riches. Il intimidera du moins la spéculation, et évitera à la Grèce ou à l'Irlande l'horreur économique subie par l'Argentine de 2002 à 2005. Le sort du MES se trouve entre les mains des progressistes français, majoritaires au Sénat où le texte sera soumis au vote le 28 février. Laisseront-ils à la droite l'honneur de l'adopter, en se réfugiant à la buvette ? Ou suivront-ils l'exemple de leurs anciens de 1975 qui, en dépit de la droite majoritaire, votèrent la loi Veil et le droit à l'avortement ?

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Le Parisien - 22/02/2012 - Hollande en visite au "ministère de la crise des banlieues" - Par CS et GB

Photo : Carole STERLE

Le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande est venu rencontrer ce mercredi matin les militants d'Ac Lefeu qui ont installé, mardi, à Paris, un «ministère de la crise des banlieues.» Dans cet hôtel particulier délabré du quartier du Marais, prêté pour deux jours par la mairie de Paris, ils entendent interpeller les candidats à la présidentielle sur les difficultés de la banlieue et des quartiers populaires.


«Je viens pour qu'on ait le temps d'un dialogue et après le temps d'une action qui j'espère mobilisera largement les quartiers. Aucun territoire ne doit être délaissé, aucun citoyen ne doit être abandonné. Depuis hélas cinq ans, c'est le sentiment qui s'est installé», a déclaré François Hollande à la presse avant d'entrer. «Il y a eu tellement de promesses qui ont été faites à ces quartiers, tellement de plans Marshall qui ont été annoncés sans aucune réalité.»

A l'issue de sa rencontre avec les responsables du collectif, le candidat socialiste a indiqué à l'AFP : «Ils m'ont demandé d'être plus précis, plus clair sur les emplois d'avenir, les emplois jeunes dans les quartiers» et de porter attention aux «familles monoparentales». Il dit s'être engagé «sur leur représentation à l'Assemblée nationale ou au gouvernement», soulignant que ces militants ne voulaient pas du mot diversité mais avoir «une représentation à l'image de la France». Pour favoriser le développement des banlieues, «il faudra changer les dotations de l'Etat, les règles de péréquation entre collectivités, et la fiscalité», a-t-il jugé.

Né à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) au lendemain des émeutes de l'automne 2005, AC Lefeu avait déjà invité les candidats à la présidentielle il y a cinq ans à signer leur «contrat social et citoyen».

François Hollande : la stratégie, les analyses

François Hollande : la stratégie, les analyses
Montebourg, l'arme anti-Mélenchon
Hollande, boycotté par les dirigeants européens
53% des français jugent son programme économique non crédible
La Corrèze : La Grèce de la France ?
Rocard : l'hypothèse de croissance de Hollande n'est pas plausible
La machine à penser l'école du PS




Le Parisien.fr - 29/03/2012 - Montebourg, l’arme anti-Mélenchon - Par Philippe MARTINAT



Ne pas se laisser impressionner par Jean-Luc Mélenchon. Au lendemain du spectaculaire meeting de Lille où le candidat du Front de gauche s’en est pris avec virulence aux socialistes, contestant même à François Hollande le privilège de représenter la gauche au second tour de la présidentielle, ce dernier a évité de lui répondre.

A aucun moment il n’a cité son nom lors de son discours hier, devant 2000 personnes au Théâtre de verdure à Nice. L’essentiel de ses flèches, Hollande les a réservées à Nicolas Sarkozy. Il n’a fait qu’une allusion à l’ancien sénateur PS de l’Essonne en fin de discours : « Donnez-moi dès le 22 avril la force nécessaire. Je suis candidat non pas pour exprimer simplement une colère, un refus, une volonté de m’opposer, mais pour gagner. Je veux rassembler dès le premier tour le plus grand nombre d’électeurs. »

Après avoir quitté la scène, Hollande se fait plus précis : « Non, Mélenchon ne représente pas une menace. Il a bien le droit de penser qu’il peut arriver au deuxième tour. Mais chacun peut comprendre qui est en capacité demain de gagner et de réussir. Le seul changement possible aujourd’hui, c’est celui que je représente. »

Néanmoins, les socialistes ont bien mesuré le danger Mélenchon. Hier, ils ont sorti leur meilleur pare-feu en la personne d’Arnaud Montebourg. Il était en guest star à Nice, parlant à la tribune juste avant le candidat. Pourfendant la « droite austéritaire », Montebourg s’est montré nettement plus protectionniste. « Oui, nous prendrons des mesures draconiennes contre les banques et les paradis fiscaux », lance-t-il avant de conclure : « C’est le moment de prendre le bulletin de vote, le bon, le puissant. » Redescendu de scène, il ne se gêne pas pour tacler Mélenchon : « Il faut lire les programmes, s’intéresser aux contenus et se méfier des effets de tribune, même si des convergences existent… »


Le Progrès - 04/03/2012 - Hollande est-il boycotté par les dirigeants conservateurs européens ?


La polémique enfle ces dernières heures. Selon un hebdomadaire allemand, quatre chefs d'états européens refuseraient de recevoir François Hollande. Les réactions fusent, Hollande répond.

Boycott ou pas, cette affaire devient au fil des heures la polémique du week-end. Dans cette campagne pour l'élection présidentielle extrêmement tendue, où les coups portés sont souvent bas, une nouveau "buzz" fait la Une.

Quatre dirigeants politiques européens refuseraient de recevoir François Hollande. Parmi ces élus, tous de tendance conservateur, se trouverait la chancelière allemande Angela Merkel.

Le candidat PS à l’Elysée s’est déclaré pas «impressionné» par cette information. «C’est le peuple français qui va décider de son avenir. Ce ne sont pas des dirigeants européens, que je respecte par ailleurs, qui doivent peser sur la décision du peuple français», a souligné François Hollande.

«Qu’il y ait une alliance des conservateurs pour le candidat conservateur en France, c’est bien naturel», a ajouté le député de Corrèze au sujet de cette initiative prêtée par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel à Angela Merkel, Mario Monti (Italie), David Cameron (Grande-Bretagne) et Mariano Rajoy (Espagne).

La réaction du principal adversaire du socialiste n'a pas tardé, par la voix de Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy : elle a jugé «ridicule» que François Hollande «essaie d’imaginer un complot» des dirigeants européens contre lui, estimant qu’il avait «tout simplement un problème de crédibilité».

Libération - 10/03/2012 - 53% des Français jugent «pas crédible» le programme économique de Hollande 



Une majorité de Français (53%) jugent que le programme économique de François Hollande n'est pas crédible, selon un sondage CSA pour l'émission Capital de M6 dont le candidat PS à la présidentielle est l'invité dimanche.

Dans cette étude, ils sont 40% à considérer que le programme économique de François Hollande est "crédible" et 7% ne se prononcent pas.

Parmi les sympathisants PS, 74% jugent son programme économique crédible et 20% pensent le contraire, tandis que 6% ne se prononcent pas.

Par ailleurs une majorité de Français (55%) "ne font pas confiance à François Hollande pour lutter contre les excès des marchés financiers", 42% lui font confiance et 3% ne se prononcent pas.

A cette question, 80% des sympathisants PS répondent par l'affirmative, 19% par la négative, et 3% ne se prononcent pas.

Sondage réalisé par téléphone le 5 mars auprès d'un échantillon national représentatif de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

L'Express - 14/02/2012 - La Corrèze est-elle vraiment "La Grèce de la France" ? - Par Gaëtan SUPERTINO


Claude Guéant a encore une fois insisté sur le fort endettement du département géré par François Hollande. Un jeu dangereux pour la droite...
"Hollande est à la tête de la Corrèze, qui est la Grèce de la France." Il ne peut plus s'en empêcher. En déplacement en Martinique, Claude Guéant a une nouvelle fois taclé le candidat socialiste, sur sa gestion du département le plus endetté de France, dont il est président.
"Les leçons de M. Hollande sont tout de même curieuses: la Corrèze, c'est la Grèce de la France! C'est le seul exemple de collectivité qu'il ait gérée puisqu'il n'a pas été au gouvernement", avait-il déjà assené fin janvier, dans une interview au Parisien. "En Corrèze, en 4 ans seulement, il y a eu une augmentation des dépenses de fonctionnement de 30% et une hausse de la dette de 40%" avait également déclaré le ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez, un peu plus tôt.
La dette corrézienne est passée de 35 à 300 millions sous une présidence de droite
La dette de la Corrèze atteint en effet 345 millions d'euros fin 2010, soit 1400 euros par habitant. C'est 45 millions d'euros de plus qu'en 2008, année où François Hollande est arrivé à la tête du département. C'est deux fois plus élevé que la moyenne des autres départements.

Comment expliquer cette hausse? La délégation des charges du RSA de l'Etat aux collectivités, la suppression de la taxe professionnelle par le gouvernement, l'accroissement des taux d'intérêt d'emprunt, la mise en place d'un "plan anti-crise" et l'année 2009, "marquée par un contexte économique exceptionnel" de l'aveu de la chambre régionale de la cour des comptes, explique en grande partie ce bond de 45 millions. L'opération " Ordicollèges " (un ordinateur portable offert à tous les élèves de 5e, 4e et 3e, et un iPad pour les 6e) tant raillée par la droite, ne coute qu'1,5 millions d'euros par an.
Mais surtout, la dette du département était passée de 35 à 300 millions d'euros entre 2003 et 2008, selon la Chambre régionale de la Cour des comptes. Et la période de remboursement est désormais estimée à 13 ans, contre 4 en 2004. Or, le Conseil général était géré par Jean-Pierre Dupont, président UMP, depuis 1992. "En 2008, quand la gauche est devenue majoritaire au Conseil général et que M. Hollande en a été élu président, le département avait déjà, et de très loin, la dette la plus élevée par habitant", s'énerve Gérard Bonnet, le vice-président actuel.

François Hollande est "a priori sur la bonne voie" pour redresser les comptes
"La Corrèze est effectivement devenu le département le plus endetté de France sous une majorité de droite, confirme Christian Carcagno, président de la Chambre régionale des comptes du Limousin. Mais c'était des investissements sains. Voiries, collèges... Certains vont entraîner un retour sur investissement. De plus, ce ne sont pas des dépenses qui sont amenées à se reproduire."
Et selon lui, François Hollande est "a priori sur la bonne voie" pour redresser les comptes. "Il a pris conscience de la grandeur du stock de la dette. D'après ce que l'on constate pour le moment, mais nous n'avons pas encore fait de rapport détaillé, il a pris des engagements et surveille ses dépenses".
Réduction de moitié des investissements, du recours à l'emprunt, augmentation de la taxe sur le foncier bâti (+ 6,5 %), fin de la gratuité des transports scolaires, durcissement des conditions de ressources de l'aide de 1000 euros à la garde d'enfants... Le candidat socialiste a en effet mis en place en Corrèze son petit plan de rigueur pour 2012.

"Nous avons une responsabilité, chacun doit l'assumer. Si un Conseil général n'a pas la maîtrise de ses recettes et ne peut pas engager des dépenses pour l'avenir, s'il n'est plus qu'un guichet qui sert des prestations d'État, à quoi bon avoir des élus?" déclarait-il en décembre, selon le journal la Montagne.
Mais la droite ne se laisse pas impressionner par ce plan de rigueur. Et à défaut de pouvoir trop insister sur la dette en elle même, elle en fait sa véritable cible, et en soulève les injustices. "François Hollande a augmenté les impôts, plus 10% cette année sur le foncier et ce sont les classes moyennes qui perdent", martèle ainsi Laurent Wauquiez. "On lui a demandé de prendre des mesures de redressement. Il a augmenté les tarifs des transports scolaires, celui des cantines, etc. Voilà l'exemple de la gestion de M. Hollande!" renchérit Claude Guéant.
Reste à savoir si le futur candidat de l'UMP utilisera lui aussi ces arguments pour décrédibiliser François Hollande dans leur duel national.
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Rue 89 - 10/02/2012 - Rocard : l'hypothèse de croissance de Hollande "n'est pas plausible" - Par Pascal RICHÉ


Michel Rocard aime le « parler vrai », même quand il rime avec « balle dans le pied ». Lors d’un colloque organisé mardi soir à l’Assemblée nationale par le club Inventer à gauche, l’ancien Premier ministre, âgé de 81 ans, s’est livré à quelques réflexions concernant les hypothétiques « 100 premiers jours » du président Hollande.
Photo : Charles PLATIAU

Rocard a stupéfait l’audience dès le début de son exposé, à lire le compte-rendu du colloque sur le site de LCP (La Chaîne parlementaire) :

« On n’est pas dans un cercle de formation propagandiste qui répèterait les discours de campagne. [...] L’hypothèse de croissance sur laquelle se fonde François Hollande n’est pas plausible. »

LCP raconte :
« Stupeur dans la salle. Chiffres à l’appui, Michel Rocard démontre que les taux de croissance prévus par François Hollande pour élaborer son programme sont “en désaccord avec les structures statistiquement informées”, l’OCDE et l’Insee. “Ce n’est pas lui que j’engueule c’est le parti”, corrige Michel Rocard tout en reconnaissant “l’inconfort électoral” de cette contradiction.

Pire, Michel Rocard est persuadé que le pic de la crise est à venir et que la “bourrasque financière” pourrait même intervenir pendant la campagne électorale. “Ce qui mettrait François Hollande en grande difficulté.” »

Pour ce qui est des conseils pour les 100 premiers jours, Rocard propose de retarder la réforme fiscale (elle sera plus facile avec de la croissance) et de s’en tenir aux mesures symboliques à faible coût :

« Il faut faire la toilette des textes scandaleux sur l’immigration et la nationalité. Ça va vite, c’est moral et on n’oublie pas l’essentiel. »


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Le Monde - 09/02/2012 - Comment fonctionne la machine à penser l'école du PS


Le "pôle éducation" du Parti socialiste (PS) est une drôle de machine. Une machine à ramasser les idées, à produire des notes, les valider et expertiser, avant de ne faire remonter que le strict nécessaire à la direction de campagne. C'est aussi elle qui produit réactions, commentaires et ripostes dès que le camp d'en face bouge.

A sa tête, le député européen Vincent Peillon, un des hommes forts du dispositif Hollande. L'ampleur des thèmes couverts par ce "Monsieur éducation, jeunesse et tout le reste" nécessitait au moins un tel dispositif pour que ce professeur agrégé de philosophie, puisse dominer son sujet.

Dans son ombre, ils sont trois. D'abord, Bruno Julliard. C'était le conseiller éducation de Martine Aubry ; c'est le responsable de l'enseignement scolaire pour M. Hollande. M. Peillon et lui ont la même approche de l'école, la même analyse de ses points faibles. Alors que M. Julliard travaillait à l'élaboration du programme socialiste sur l'éducation, à l'hiver 2010, il avait largement associé M. Peillon.

SCHÉMA PYRAMIDAL

Aujourd'hui, tous travaillent main dans la main. M. Julliard qui avait l'image d'un spécialiste de l'enseignement supérieur au vu de ses années à la tête de l'UNEF, le syndicat étudiant, a su se construire une légitimité sur le scolaire et a noué de vraies relations avec les syndicats enseignants.

Juste après, deux hauts fonctionnaires, dont il convient de taire le nom eu égard à leur devoir de réserve. Un inspecteur général d'abord : solide réputation, connaissance parfaite de la rue de Grenelle et du terrain. Cet homme de confiance de M. Peillon est expert sur de multiples dossiers et connaît bien, entre autre, l'éducation prioritaire. Moins présent, car retenu à Bercy, l'équipe compte un inspecteur des finances, un professionnel du chiffre, qui aime aussi les idées et adéjà travaillé son sujet. Il a tous les ordres de grandeur à portée de neurones.
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François Hollande

François Hollande
L'affiche
Les signatures
Sa porte parole
Son QG de campagne
Le slogan
Son livre "Changer de destin"
Le nouveau site internet
L'agenda
Les meetings
Rencontres avec les dirigeants mondiaux






Europe1.fr - 27/03/2012 - L'affiche officielle de Hollande



L'affiche de campagne de François Hollande a été dévoilée mardi. On y voit le candidat socialiste qui regarde l'objectif, sur un fond de campagne.

Le slogan "le changement, c'est maintenant" apparaît en lettres blanches, sous le visage de François Hollande, accompagné de la date du premier tour, le 22 avril, et de la mention François Hollande 2012.



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Le Monde.fr - 16/03/2012 - "Entre 4 500 et 5 000" parrainages pour François Hollande


Le député et maire socialiste du 18e arrondissement, Daniel Vaillant, a déclaré, vendredi 16 mars, qu'"entre 4 500 et 5 000" parrainages d'élus allaient venir appuyer la candidature de François Hollande au Conseil constitutionnel. Les prétendants à l'Elysée ont jusqu'à 18 heures aujourd'hui pour déposer leurs précieux sésames, qui devront ensuite être validés avant l'annonce officielle de la liste complète des candidats, lundi à 17h30.


L'Express - 07/03/2012 - Najat Vallaud-Belkacem, nouveau visage de la gauche Hollande


A trente-cinq ans, cette femme aux multiples facettes est porte-parole du candidat Hollande. Elle publie aujourd’hui, à la veille de la journée des droits des femmes, un livre : Raison de plus ! (Fayard)

« Faire de la politique n’a rien d’une évidence… Je crois pouvoir dire que rien ne me destinait à m’engager dans la vie politique » écrit Najat Vallaud-Belkacem en ouverture de son livre, publié aujourd’hui, Raison de plus ! (Fayard).

L’ouvrage n’est pas une autobiographie. C’est un mixte habile entre le témoignage et l’essai, écrit à la première personne. Souvent présentée comme une « jeune » « femme » issue de la « diversité« , Vallaud-Belkacem veut dépasser ces trois clichés et faire monter le niveau d’un cran. Elle veut montrer qu’elle a « du fond ». Après tout, elle est maire-adjointe de la troisième plus grande ville de France, conseillère générale du Rhône, secrétaire nationale du PS en charge des questions de société, et porte-parole de François Hollande. A 35 ans, ce n’est déjà pas si mal.



De Ségolène Royal à François Hollande

« Je suis devenue française par naturalisation à ma majorité » écrit-elle simplement. L’itinéraire force le respect mais le mystère demeure. Comment est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle gravi les marches ? Est-ce à dire que le modèle républicain fonctionne encore ? Que la méritocratie n’est pas un concept vieillot dans notre pays ? Son parcours est-il un exemple qui peut inspirer d’autres femmes, d’autres Français issus des quartiers ?

Le livre n’apporte pas entièrement la réponse sur les détours du parcours. Par petites touches, Najat Vallaud-Belkacem montre toutefois comment la politique peut tout si elle s’appuie sur des valeurs et des engagements. Elle prouve que seul le travail compte. Le travail de terrain aussi. Et, bien sûr, qu’il faut ajouter au travail un certain talent pour identifier les acteurs politiques qui comptent et surtout leur rester fidèle. La fidélité, la loyauté absolue : ce sont les clés de la politique et les valeur de l’auteur. Vallaud-Belkacem a su se placer dans l’ombre tutélaire de ceux qui ont su reconnaître ses qualités : Gérard Collomb, le maire de Lyon, Jean-Jack Queyranne, le président de la région Rhône-Alpes et, bien sûr, Ségolène Royal. Elle leur rends hommage dans le livre.

Parcours hors-norme certes, mais parcours rectiligne malgré tout. Celui d’une jeune femme née au Maroc et qui a grandi dans une famille modeste, immigrée et ouvrière dans un quartier pauvre de la province péri-urbaine d’Amiens. Étudiante boursière, elle entre à Sciences-Po Paris avant de devenir, en vertu d’un travail permanent, une élue locale de poids à Lyon. Ce qui n’empêche ni les coups de gueule, ni les coups tout court, comme lorsque la jeune femme se lève en région Rhône-Alpes pour résister au Front National et à Charles Millon. Mais Najat Vallaud-Belkacem, mariée avec un haut fonctionnaire et mère de deux enfants, n’est pas une femme de coups – elle est d’abord une femme de continuité. De durée. Elle sait qu’on la jugera sur le long cours. Non comme une étoile filante.

Ce n’est pas toujours simple. « Je me souviens à ce propos d’une anecdote assez cocasse, écrit Vallaud-Belkacem. Durant cette campagne [de 2007], afin de rencontrer les habitants et les acteurs de la circonscription, j’organisais des dîners chez moi. Un soir, j’ouvre la porte d’entrée à un convive que je n’avais encore jamais croisé. Il entre, me tend aussitôt son manteau et me dit qu’il vient voir Mme Vallaud-Belkacem. Je lui réponds : Je suis Najat Vallaud-Belkacem. A sa mine déconfite et à son air stupéfait, je comprends qu’il m’a prise pour la bonne« .

La question de l’intégration et de la diversité est le fil rouge du livre, même s’il n’est jamais trop appuyé. Au passage, Vallaud-Belkacem se moque, en citant Ségolène Royal, de l’expression « Français de souche »… et pourquoi pas aussi « ceux de feuillage ». Sans amertume, et plutôt avec humour, elle cite ce genre d’anecdote et se retourne sur son parcours. Fière. Légitimement.



Éviter d’être une « météore » médiatique

Parfois un peu scolaire, le livre montre que Najat Vallaud-Belkacem veut toujours bien faire. Bonne élève appliquée, elle veut être la première de la classe Hollande. Elle a les bonnes citations. Ses références universitaires sont très Sciences-Po, et elle emploie les mots à la mode, tel ce beau terme « empowerment » (« redonner du pouvoir à »), sans doute plus efficace et plus clair que le « care » de Martine Aubry. L’empowerment c’est sa vie à elle, celle à qui on n’a rien donné, mais qui s’est donné à elle même du pouvoir. Dans le livre, ses références culturelles sont également attendues – et parfois inattendues (Zoé Shepard, Daniel Lindenberg, Steven Spielberg, Joy Sorman, François Bégaudeau…). Elle épingle au passage Alain Finkielkraut, qui, il faut bien le dire, l’a bien cherché ! Elle discute même quelques concepts de Jürgen Habermas ou cite Jaurès ou le Blum du discours de Riom.

Le 26 février dernier, Vallaud-Belkacem a attaqué Sarkozy sans hésiter, comme elle le fait depuis de longs mois, méthodiquement et sévèrement : « Le vrai modèle de Nicolas Sarkozy n’est pas Angela Merkel mais un mélange de Silvio Berlusconi et de Vladimir Poutine, avec le vide idéologique de l’un et la brutalité de l’autre ». La formule a fait mouche ! Mais la charge était sans doute un peu brutale (il faut le reconnaître Poutine c’est quand même Sarkozy en bien pire). A l’UMP, on s’est déchaîné contre elle. On lui a reproché d’avoir dépassé les bornes. L’analyse était pourtant vraie : Sarkozy mélange une forme de politique-entertainment à la Berlusconi, et une forme de dureté politique à la Russe (voir L’Espion de Sarkozy et « le squale », par exemple).

Voici aujourd’hui Najat Vallaud-Belkacem dans la cour des grands. Généraliste qu’on tente toujours de cantonner à la jeunesse, à la diversité et à sa féminité, elle va devoir faire la preuve de ses qualités. Et passer à l’étape suivante. Si Hollande est élu, elle peut espérer un poste de ministre – et il est certain qu’elle est aujourd’hui incontournable dans sa catégorie. Mieux vaut, pense-telle, commencer comme Nathalie Kosciusko-Morizet et gravir lentement les marches du pouvoir, plutôt que d’être une bulle médiatique – une « météore » -, comme Rama Yade et Rachida Dati, et d’exploser en vol.

Candidate aux législatives à Lyon, elle peut préférer une carrière plus régionale tout en étant, si elle est élue, être l’un des bras droit de Ségolène si celle-ci obtient la présidence de l’Assemblée. Elle peut, enfin, et à l’inverse, choisir de continuer à servir et à « apprivoiser » Hollande, par exemple en devenant l’une de ses principales conseillères à l’Elysée. Si elle choisissait cette dernière option, une nouvelle fois, elle se placerait dans les pas de Ségolène Royal. Entre le local, le régional et le Parlement, la vie de Najat Vallaud-Belkacem est à un tournant.

Mais on devine – on sait – que François Hollande a d’autres ambitions pour elle.




Le Parisien.fr - 10/01/2012 - François Hollande dévoile son QG de campagne





Le Monde - 11/01/2012 - "C'est maintenant", le slogan de François Hollande pour 2012 - Par David Revault d'ALLONNES


"Le changement, c'est maintenant." Ce sera bien le slogan de la campagne présidentielle de François Hollande, qui sera officialisé mercredi 11 janvier en fin de matinée, à l'occasion de l'inauguration officielle du siège de campagne, 59 avenue de Ségur, dans le 7e arrondissement de Paris.

Il ne s'agit pas d'une surprise : le candidat socialiste l'avait déjà utilisé ces dernières semaines, notamment dans sa lettre aux Français récemment publiée par le quotidien Libération ou encore dans ses vœux de fin d'année.

DÉCLINAISONS

Imaginé par l'agence de communication BDDP & Fils, dirigée par François Blachère, laquelle travaille aussi sur les visuels et les éléments graphiques de la campagne, ce slogan a été validé par les trois hommes forts de l'équipe, Pierre Moscovici, Stéphane Le Foll et Manuel Valls. Et bien sûr par le candidat lui-même.

"L'idée, c'est que la volonté de changement, l'envie de changer de président passent par François Hollande", résume Manuel Valls, responsable de la communication. Un message simple et efficace destiné à cristalliser le fort rejet du sarkozysme ressenti dans l'opinion.

Une série de photos de citoyennes et citoyens, d'ores et déjà accrochées sur les murs du QG et frappées du seul "C'est maintenant", préfigure le ton et le style de ce qui, visuellement, constituera l'ossature de la communication de campagne de M. Hollande. Un "C'est maintenant" qui, outre "le changement", sera tour à tour associé avec les thématiques mises en avant par le candidat socialiste, comme "le redressement", "la justice sociale", "l'espérance". Des formules qui seront déclinées sur affiches et dans plusieurs produits dérivés, cartes postales ou t-shirts.
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Europe 1 - 01/02/2012 - Hollande publie "Changer de destin" - Par Camille LANGLADE


François Hollande publiera, le 23 février prochain, son livre Changer de destin aux Editions Robert Laffont. L'ouvrage sera tiré à 50.000 exemplaires et vendu à 9 euros, a appris Europe 1. Sur 180 pages, le candidat du Parti socialiste à la présidentielle retracera son parcours et selon son éditeur exposera "sa conception de la vie, du monde et de l’avenir de la France".

François Hollande avait publié, il y a 6 mois, durant la primaire socialiste, Le rêve français : discours et entretien (2009-2011) chez Privat.
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Le Monde.fr - 03/02/2012 - Avec son nouveau site, François Hollande veut ouvrir 5 millions de portes - Par Alexandre LECHENET


"L'ouverture de 5 millions de portes dans le pays" est l'objectif affiché par Vincent Feltesse, responsable de l'équipe web de François Hollande, et François Lamy, conseiller politique de Martine Aubry. Et pour l'atteindre, ils comptent sur le "site de mobilisation" lancé le 3 février : toushollande.fr, "une machine destinée à tous ceux qui ont envie que ça change".

Les socialistes souhaitent mobiliser leurs militants et les sympathisants pour relancer le "porte-à-porte" : cette activité politique traditionnelle, systématisée grâce à l'appui d'Internet, a joué un rôle important dans la campagne victorieuse de Barack Obama en 2008 aux États-Unis. En plus d'organiser des porte-à-porte, qu'elle compte organiser via le site, l'équipe de M. Hollande annonce une "grande journée de mobilisation" le 17 mars. Selon une étude de trois militants socialistes de la section de Boston, 1 abstentionniste sur 14 se déplace pour aller voter après une opération de porte-à-porte, soit un taux de réussite largement supérieur à celui de la distribution de tracts.
Le site prévoit donc plusieurs outils pour encourager les sympathisants à se déplacer pour leur candidat. Récupéré sur La Coopol, le réseau social du Parti socialiste, et remodelé, le module "Mobilisation 2012" vise à récupérer les remontées des actions de terrain. Chaque volontaire peut s'y inscrire et donner les statistiques sur son dernier porte-à-porte, raconter sa rencontre en appartement ou encore importer la liste des emails récoltés.

A partir d'un noyau actuel d'une centaine de formateurs, le PS attend que 10 000 mobilisateurs trouvent à leur tour 150 000 volontaires.
Développé en interne par une équipe de cinq personnes, le site présente également une partie de "curation", c'est-à-dire de sélection de contenus provenant de témoignages sur le terrain ou de billets de blogueurs proches du candidat socialiste.

Ces contenus "à diffuser" permettraient, selon Romain Pigenel, blogueur chargé de l'influence en ligne dans l'équipe web du candidat, "d'adapter par nuances le message qu'on porte".
Outre le site de mobilisation, le candidat Hollande conserve son site de campagne, francoishollande.fr, sur la "parole du candidat". Celui du PS est plus particulièrement dédié "à la riposte", a indiqué David Assouline, secrétaire national à la communication.

Au total, 35 personnes sont mobilisées pour cette campagne numérique au QG du candidat plus une dizaine au PS. Coût de l'opération "un peu plus de 2 millions d'euros, soit 10 % du budget de campagne", a indiqué Vincent Feltesse, chargé de la web-campagne.


Le Monde - 19/01/2012 - L'agenda "sans répit" de M. Hollande - Par David REVAULT d'ALLONNES et Thomas WIEDER


François Hollande a choisi son tempo. Ce sera d'abord une présentation en deux temps : dimanche 22 janvier au Bourget (Seine-Saint-Denis), un "grand discours de projet présidentiel et d'analyse de la situation, qui fixera le chemin", résume son lieutenant Stéphane Le Foll. Puis, mercredi 25 janvier, sous une forme qui reste à déterminer, l'agencement et le chiffrage de ses priorités.

"Nous n'avons pas à nous mettre dans la main des autres. Nous ferons comme nous avons décidé", a indiqué le candidat, mercredi 18 janvier, devant son conseil politique réuni au QG de campagne du 59, avenue de Ségur, à Paris. "Au lendemain de ces annonces, il faudra aller sur le terrain pour les déployer", a insisté M. Hollande, qui, après avoir enchaîné une visite aux Antilles du 14 au 16 janvier, puis un aller-retour à Gandrange (Moselle), le 17, va continuer à multiplier les déplacements. A un rythme effréné.

"Une entrée soutenue". "Il fallait faire une entrée soutenue", glisse-t-on dans l'équipe de campagne. Lundi 23 janvier, le député de Corrèze recevra les organisations syndicales de l'éducation nationale. Mardi 24 janvier, il se rendra à Toulon pour une réunion publique. Puis, le 26 janvier, il sera sur le plateau de l'émission "Des paroles et des actes", sur France 2, pour le service après-vente de ses propositions. Dès le lendemain, il participera au forum organisé par le quotidien Libération à Grenoble. Le lundi 30 janvier, le candidat retrouvera le terrain avec un déplacement à Brest et une visite à la base de sous-marins de l'Ile-longue (Finistère). M. Hollande a obtenu, au titre de son mandat parlementaire, l'autorisation de visite du ministère de la défense.

Onze grands meetings. "On va partout, indique-t-on dans le staff. Pas de répit, pas de repos. A la rencontre des Français." Côté démonstrations de force militante, le planning est tout aussi chargé. Pas moins de 11 grands meetings, "avec plus de 5 000 personnes", sont en passe d'être calés d'ici au premier tour.

Après celui du Bourget, pour lequel la jauge a été fixée à 10 000 personnes, le candidat socialiste sait d'ores et déjà qu'il se produira à Rouen, sa ville natale, le 15 février, à Lyon, le 1er mars, et à Rennes, le 21 ou le 22 mars. Besançon et Lille devraient, entre autres métropoles régionales, être visitées dans cette configuration. "Rien pour le moment à Marseille et Montpellier", précise-t-on au QG.

Ségolène Royal en soutien. A noter que Ségolène Royal, pour sa part, a déjà prévu de tenir un meeting à Marseille, le 7 février, puis dans l'Hérault. Attendue également à Angoulême, le 16 février, peut-être aux côtés d'Arnaud Montebourg, la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes indique qu'elle va s'adresser prioritairement à "l'électorat populaire qui peut être tenté de voter Marine Le Pen".

Le dernier meeting d'ampleur du candidat avant le premier tour de l'élection présidentielle (dimanche 22 avril) aura lieu à Toulouse, dans la plus pure tradition socialiste.

Pour mars, plusieurs dates sont déjà calées. Un grand rassemblement des élus à Dijon, au début du mois, organisé par la présidente de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR), la députée Marylise Lebranchu, visera à "mettre en mouvement" l'ensemble de l'appareil. Une réunion avec des représentants des partis socialistes et sociaux-démocrates européens, notamment allemands, anglais, italiens et espagnols, les 16 et 17 mars à Paris, se conclura par un "grand discours européen de François Hollande". Et quelques jours plus tard, un décollage pour la Réunion et Mayotte, avec à la clé de jolies cartes postales de meetings à moins d'un mois du premier tour.

Des rendez-vous thématiques. Egalement dans les cartons du staff Hollande, des projets aussi divers qu'un rendez-vous avec la patronne du Medef, Laurence Parisot et d'autres représentants patronaux, fin février, un déplacement aux Etats-Unis ou un grand rassemblement avec les ultramarins de métropole organisé par les députés de Guyane, Christiane Taubira, et de Guadeloupe, Victorin Lurel, au cours duquel le candidat socialiste pourrait présenter des propositions spécifiques à l'outre-mer.

Agenda chargé, donc, au point que certains préconisent déjà de lever légèrement le pied : "Il faut faire attention. Il va falloir tenir jusqu'au 6 mai..."
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Le Monde.fr - 08/02/2012 - Marathon de meetings pour François Hollande avant le premier tour - Par David REVAULT d'ALLONNES


Ils ont finalement choisi de conserver un rythme de marathonien. Ces dernières semaines, l'équipe de campagne de François Hollande s'interrogeait : fallait-il maintenir les dix meetings prévus d'ici le deuxième tour, le 6 mai prochain, utiles pour mobiliser le noyau dur de l'électorat socialiste, mais nettement moins pour toucher le grand public ? Ou alléger le programme ? C'est la première option qui a finalement été retenue.
Jean-Claude COUTAUSSE

Depuis mercredi 8 février, la série, entamée dimanche 22 janvier avec le meeting du Bourget, des grandes réunions publiques censées attirer chacune autour de 10 000 personnes, voire plus, est calée.

François Hollande officiera ainsi à Rouen le 15 février, aux côtés de Laurent Fabius, à Lyon le 1er mars et à Dijon le 3 mars, à l'occasion d'un grand rassemblement des élus. Il sera à Marseille le 14 mars, à Rennes le 20 mars en compagnie de Ségolène Royal et à Besançon le 10 avril avec son directeur de campagne Pierre Moscovici, député du Doubs. Le dernier meeting avant le 1er tour se tiendra à Lille, avec Martine Aubry, le 19 avril.

Si le socialiste est qualifié pour le second tour, les deux grandes réunions publiques de l'entre-deux tours se tiendront le jeudi 26 avril à Limoges, et une semaine plus tard, le 3 mai, à Toulouse, dans la plus pure tradition socialiste.
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Libération - 24/02/2012 - Hollande, le refoulé de l'étranger - Par Laure BRETTON

Le socialiste, qui cherche à rattraper son retard diplomatique, peine à rencontrer les dirigeants mondiaux. C’était une confidence chuchotée devant 10 000 personnes. La semaine dernière à Rouen, Laurent Fabius, chargé par François Hollande de le représenter à l’étranger, jurait que «les chancelleries, à quelques exceptions près, ne verraient pas d’un mauvais œil un changement s’opérer à la tête de la France». De retour d’une tournée au Moyen-Orient, l’ex-Premier ministre ajoutait, un ton plus bas, qu’à la fin de ses entretiens «certains, et non des moindres, [lui] disaient "dites bonne chance à François Hollande"».

C’était avant son départ pour Pékin où il a été si fraîchement reçu qu’il a écourté sa visite pour filer au Japon. A Tokyo, il a pour le coup reçu un accueil de haut rang, rencontrant le chef du gouvernement et une palanquée de ministres. «Peut-être que les Chinois ont été vexés que Hollande ne vienne pas en personne», glisse-t-on de source diplomatique française à Pékin. Par parallélisme des formes, moins de huit jours plus tôt, Jean-François Copé, patron de l’UMP, rencontrait le numéro 8 du Parti communiste chinois. Mais, dans un pays très à cheval sur le protocole, à qui faire rencontrer le représentant d’un candidat à la présidence ? Les dirigeants chinois doivent aussi avoir en mémoire les images d’un Fabius manifestant souvent en faveur des droits de l’homme dans la République populaire ainsi que les déclarations très fermes de Hollande sur la convertibilité du yuan. Mais, pour Fabius, «il n’y a pas eu de rejet, juste une confusion», minore-t-on dans l’entourage du candidat. Sauf qu’il n’y a pas que la Chine qui se refuse aux socialistes à moins de deux mois de la présidentielle. Pour l’instant, malgré une requête officielle, Angela Merkel n’a toujours pas accepté de le recevoir. Pis : elle s’est engagée à soutenir Sarkozy pendant sa campagne. «On a fait une demande, on ne va pas la réitérer. Pas question de quémander», s’agace un proche du candidat.

Suspens. Hollande fait figurer tout en haut de son agenda diplomatique la «réorientation de la construction européenne», et cela passe par la renégociation du traité «Merkel-Sarkozy» s’il l’emporte en mai. Pour cela, il a annoncé que son premier voyage de président serait pour Berlin et compte sur la dynamique de son élection pour relancer le moteur franco-allemand. Mais aussi les relations avec beaucoup d’autres pays : «Vous n’imaginez pas la force d’un président qui vient d’être élu», souligne Jean-Marc Ayrault. Germanophone et germanophile, le chef des députés PS met à profit ses contacts pour discrètement renforcer les liens entre Hollande et Berlin. De son côté, le Premier ministre britannique, David Cameron, a souhaité «bonne chance» au chef de l’Etat dans sa course à la réélection. «C’est très bien, qu’ils le fassent tous, ironisait Hollande ce week-end en Corrèze. Ce sont tous des conservateurs !» Le candidat, dont l’anglais parlé semble plus délié que celui de Sarkozy, ne rencontrera donc pas Cameron lors de son voyage à Londres mercredi. Pour des raisons d’agenda, les visites annoncées en Pologne, au Danemark et au Maroc sont en suspens. Mais «faut pas exagérer, on n’est pas à Valmy, il n’y a pas de coalition contre la France», fait valoir un ténor du PS.

Reste que hors Europe, et en pleine crise, les relations internationales sont loin d’être la priorité de Hollande, qui y consacre le dernier chapitre de son livre sorti hier, dans lequel il promet la fin de la Françafrique ainsi que le développement des relations avec les pays émergeants et le retrait des soldats français d’Afghanistan avant la fin 2012. «Dans cette passe délicate où le printemps arabe voit son ciel d’hiver se couvrir, l’appui de la France ne fera pas défaut aux démocraties» de l’autre rive de la Méditerranée, écrit-il aussi. Devant l’aggravation de la situation en Syrie, il a appelé hier tous les candidats à l’Elysée à adopter une «position commune de soutien à l’opposition syrienne», jugeant délicat le transfert d’armes vers les insurgés. «Il faut un appui, mais il y a un risque d’aggravation de la guerre civile», a-t-il noté sur France Inter.

Option. Ancien ministre des Affaires européennes et directeur de campagne, Pierre Moscovici multiplie les déjeuners avec les ambassadeurs pour préparer le terrain. Il devait représenter Hollande aux Etats-Unis, mais sa visite prévue fin février a été reportée à mars. Toutefois, une source diplomatique interrogée par Libération à Washington assure que le voyage de Hollande lui-même était bouclé. Rencontre avec la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, et même entrevue informelle - sans caméra ni photos - avec Barack Obama comprises. Le socialiste aurait refusé, jugeant ce programme «not good enough» («pas assez bien») pour lui. «Ce n’était pas topé. Il n’y a eu ni arrogance de notre part, ni négligence de la leur», défend Moscovici. L’équipe se contente de souligner que l’option Washington a été abandonnée au début de l’hiver, après le «numéro d’amitié outrée» entre Sarkozy et Obama lors du G20 de Cannes en novembre. Il en allait aussi du statut présidentiel de Hollande. Constat d’un membre de l’équipe : «Vous auriez fait votre travail et écrit que Sarkozy traitait avec Obama alors que Hollande ne voyait "que" [Hillary] Clinton ou [Joe] Biden», le vice-président.