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Eva Joly refusée de participer à Des paroles et des actes

Eva Joly refusée de participer à Des paroles et des actes

Le Monde.fr - 09/03/2012 - Eva Joly veut participer à "Des paroles et des actes", France 2 refuse


France 2 n'a "absolument pas" l'intention d'inviter Eva Joly à son émission politique "Des paroles et des actes" ; l'équipe de la candidate Europe Ecologie-Les Verts s'insurge contre la logique sondagière de la chaîne publique.

Selon Sergio Coronado, le porte-parole de Mme Joly, France 2 avait fait "la promesse" de l'inviter. Une promesse qui n'a pas été tenue "malgré les multiples sollicitations de son équipe de campagne".

"Au lieu d'éclairer le choix des électeurs, le service public a-t-il décidé de choisir à leur place ? (...) Le boycott de fait [d'EELV] qui a fait 16 % aux élections européennes et 12 % aux régionales, est un acte grave, qui contribue notamment à escamoter les enjeux environnementaux du débat public."

De son côté, la chaîne assure respecter "parfaitement, non seulement la lettre, mais aussi l'esprit des recommandations" du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), selon les mots de Jérôme Cathala, directeur des magazines d'information de France Télévisions.
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Cohn Bendit : envoi de mails exprimant son "ras-le-bol" aux responsables d'EELV

Cohn Bendit : envoi de mails exprimant son "ras-le-bol" aux responsables d'EELV

Le nouvel observateur - 24/02/2012 - Cohn-Bendit : "Me voici politiquement apatride !" - Par Julien MARTIN


C'est un e-mail en forme d'énorme coup de gueule qu'a envoyé ce vendredi 24 février Daniel Cohn-Bendit à de nombreux responsables et élus d'Europe Ecologie. Favorable à l'adoption du Mécanisme européen de stabilité (MES), l'eurodéputé n'a pas digéré le choix de l'abstention par son parti. Au bord de la rupture, il en profite pour lâcher tout ce qu'il a sur le coeur. Voici le texte intégral.
Photo : Pierre ANDRIEU

Je suis touché par cette avalanche d'invitations de candidats Europe Ecologie me demandant d'aller les soutenir pour les législatives. Je préfère cependant annoncer la couleur afin d'éviter les éventuels malentendus.

Pour commencer, je ne peux m'empêcher de dire que l'évolution d'Europe Ecologie est franchement décevante et qu'elle n'offre aucune perspective exaltante. Les positions récentes contre le Mécanisme européen de stabilité (MES) permettant, pour la première fois, d'aider concrètement les pays de la zone euro qui ne peuvent plus emprunter m'ont consterné.

Au lieu d'argumenter, les élus d'EE se fondent indistinctement dans le slogan "Pas de cadeau à Sarkozy" au point de ne même plus savoir ce qu'ils font. Si demain, Sarkozy copiait son idole "Angie Merkel" en décidant de fermer 5 réacteurs nucléaires, le bon ton à gauche serait de s'y opposer ! C'est tout simplement aberrant !! On ne s'étonnera pas ensuite de la prolifération d'idées rocambolesques pour faire front à Sarkozy telles que "l'abstention dynamique" de la gauche contre le MES ! Ce concept inédit de l'hypocrisie politique est à ce point puissant qu'il a séduit notre propre candidate sourde aux analyses de "ses" économistes... En tout cas, il y aura eu la vénérable "abstention constructive" de gauche "made in France" destinée au marché intérieur de la politique française et le vote des députés de la droite pour aider les Grecs ! Consternant !

Un petit mot également à propos des déclarations de mon ami Noël Mamère pour qui ma position sur le MES serait "allemande". Avec la même logique, on en vient à se demander si les positions d'un Français d'origine algérienne seraient finalement "françaises" ou "algériennes", d'un Franco-Sénégalais plutôt "blanches" ou "noires", d'un Français descendant de Coréens... "Déraillement", c'est le terme qui me vient à l'esprit pour qualifier ses propos. Manifestement, une certaine "liturgie verte" voudrait qu'à un moment donné ma transmutation s'opère pour redevenir allemand. En 1999, Voynet m'avait déjà offert un billet retour pour Francfort... Inutile de dire que la liturgie n'est pas ma tasse de thé ! Et à la longue, je trouve lassant de devoir justifier mes "positions françaises" - notamment sur la Bosnie ou la Lybie - en Allemagne et mes soi-disant "positions allemandes" en France.

Le climat de cette campagne présidentielle globalement hypocrite est plutôt malsain et intellectuellement choquant. La frilosité européenne du couple de "l'apathie constructive Hollande-Aubry" est sidérante. Aussi peu séduisant Bayrou dans la stratosphère du national-présidentialisme acheté en France. Quant à Sarkozy, il a carrément pris le large pour une vaste croisade anti-démocratique tel un apprenti sorcier. Peut-être que ses conseillers philosophiques, de Finkielkraut à Glucksmann feraient bien de lui parler d'Hannah Arendt...

Ceci étant dit, je maintiens ma disponibilité pour les candidates et candidats d'EE conscients que mon implication dans la campagne législative sera scandée par la défense du MES, mon analyse sur la campagne présidentielle d'EE et ses conséquences pour le mouvement. N'étant pas un adepte de la langue de bois et des faux-semblants, il serait sans doute plus simple pour certains de se tourner d'emblée vers la gauche de la gauche : Mélenchon, Besancenot, Poutou ou je ne sais qui du PC français... Cela ne me pose aucun problème. Je reste d'ailleurs plutôt optimiste puisque je nourris toujours l'espoir que les candidats que je soutiendrai seront, une fois élus, plus lucides que ceux qui nous représentent aujourd'hui à l'Assemblée.

En 1945, je naissais apatride. Nous sommes en 2012 et me voici politiquement apatride. Intéressant ! Au fond, c'est peut-être simplement une version de la liberté..

Honni soit qui mal y pense...

Dany Cohn-Bendit, le 24 février 2012.
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Eva Joly : Analyse/Stratégie

Eva Joly : Analyse/Stratégie
Sécurité, Eva Joly aurait mieux fait de se taire
Ministère de la justice, le seul ministère non refusable
Analyse d'un "crash"
Redonner du souffle à la campagne
Saint-Valentin chez EELV




L'express.fr - 27/03/2012 - Raid, GIGN... Pourquoi Eva Joly aurait mieux fait de se taire
 - Par Philippe BROUSSARD

La candidate écologiste à la présidentielle n'a pas toujours été très avisée en commentant la tuerie de Toulouse et l'assaut du Raid. Démonstration. 
Eva Joly aurait peut-être dû s'abstenir de commenter des aspects de l'affaire Merah. Selon plusieurs spécialistes du terrorisme, la candidate écologiste s'est trompée en estimant que c'était à un magistrat, et non au ministre de l'Intérieur, de superviser l'opération du Raid. D'après eux, elle devrait en effet savoir, en tant qu'ancienne juge d'instruction, que, depuis 1975, certaines affaires (les prises d'otages, par exemple) relèvent de l'autorité administrative (préfet, ministre) et non du pouvoir judiciaire.  
Pour appuyer ses dires, Eva Joly a indiqué, sur Radio Orient, qu'elle avait elle-même dirigé des actions du Raid et du GIGN lors de prises d'otages. "Lesquelles ? Nous n'en avons aucun souvenir", demandent d'anciens responsables de ces unités. "Mme Joly a surtout travaillé contre la délinquance financière, un domaine peu propice aux assauts", ironise l'un d'eux. Sollicités à huit reprises par L'Express pour en dire plus sur ces "interventions", ni la candidate ni ses conseillers - visiblement embarrassés - n'ont donné les précisions espérées. 


Le Monde.fr - 28/03/2012 - La justice, seul ministère qu'Eva Joly "ne peut refuser"



Eva Joly confie que la justice est "peut-être le seul ministère qu'elle ne peut refuser" en cas de victoire de la gauche le 6 mai, dans un entretien à Libération publié mercredi 28 mars. Devenir ministre, "je dirais que cela dépend du projet. Personnellement, ce n'est pas ma tasse de thé", assure la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Alors qu'on lui cite le ministère de la justice, l'ancienne juge qui a instruit notamment l'affaire Elf répond pourtant : "C'est peut-être le seul ministère que je ne peux refuser !"

Alors que la candidate ne décolle pas dans les intentions de vote (autour de 2 %), elle estime par ailleurs que "l'élection présidentielle n'est pas représentative de l'importance des écologistes, pour des raisons que tout le monde connaît : la bipolarisation et l'exacerbation de l'espace restant aux écologistes, par crainte d'un 21 avril".

"J'ai des handicaps qui sont lourds : je suis une femme, je suis d'origine étrangère. Surtout, je ne suis pas issue de l'élite française. Je suis de la société civile, profondément", avance-t-elle comme explication de ses mauvais sondages.



Le Parisien.fr - 29/03/2012 - Eva Joly, autopsie d’un crash - Par Rosalie LUCAS et Nathalie SEGAUNES


Avec des sondages toujours en berne, la candidate écologiste fait douter son camp… et reconnaît elle-même avoir été « très mauvaise ». Mais elle assure qu’elle s’accrochera jusqu’au bout.

Pour la première fois, Eva Joly a reconnu hier sa difficulté à faire exister, dans la campagne, les thématiques écologiques : « Quand je vois que le pouvoir d’achat est la première préoccupation des Français et l’écologie la dernière, je me dis que j’ai été très mauvaise et que je n’ai pas réussi à faire comprendre » les enjeux écologiques, a-t-elle regretté, dans un étonnant mea culpa. 

Si Joly assure malgré tout, bravache, « tenir bon la barre », trois points faibles plombent sa campagne.

Une personnalité atypique

Aux européennes de 2009, la personnalité de cette novice en politique avait séduit. Mais elle formait alors un trio détonnant avec Dany Cohn-Bendit et José Bové. Cette fois, elle est seule en scène, et l’effet de loupe n’avantage guère cette femme austère et pudique. Les écolos le reconnaissent… sous couvert d’anonymat : « Elle n’a pas les codes. » « Elle n’est pas médiatique, elle passe mal », reconnaît un militant pro-Joly de Gironde. « Avec cet accent, même quand elle veut dire quelque chose de gentil, elle donne le sentiment d’être sévère », regrette une proche. « Eva emploie toujours le mot de combat, mais l’écologie, ça ne veut pas dire en découdre, ni être dans la bagarre, déplore un élu. Elle n’est jamais dans le positif et ne sait pas faire rêver. » Hier, Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EELV, a joué la victimisation de la candidate : « Peu de candidats ont subi dans une campagne ce qu’Eva a subi, a-t-elle dénoncé à Bordeaux. On lui a attribué un rôle, celui du vilain petit canard. Ça suffit! »

La concurrence de Mélenchon

La politique ayant horreur du vide, l’écologie, délaissée par Joly, est récupérée par… Jean-Luc Mélenchon. Porté par son succès, le candidat du Front de gauche n’hésite pas à venir marcher sur les plates-bandes vertes en proposant la « planification écologique ». « Nous sommes les premiers à ne pas opposer les travailleurs et l’environnement », dit-on au Parti de gauche. « C’est important de voir que nos idées progressent, a commenté hier Joly. Mais il faut de la cohérence. Mélenchon est tenu par le Parti communiste, qui est contre la sortie du nucléaire. »

Des « amis » comme on n’en souhaite à personne

Eva Joly, comme Ségolène Royal en 2007, peut reconnaître qu’avec « des amis pareils, elle n’a pas besoin d’ennemis ». Les pires attaques sont venues de son propre camp. A commencer par Cohn-Bendit qui, après l’avoir lancée en politique, n’a jamais caché ses réticences face à une candidature écologiste à la présidentielle. C’est ensuite Yannick Jadot, initiateur de sa candidature, qui démissionne avec fracas de sa fonction de porte-parole fin novembre. Enfin, on ne compte plus les déclarations d’un Mamère ou d’un Bové qui égratignent chaque fois un peu plus Joly. La semaine dernière, Duflot a remonté les bretelles des cadres écolos, conseillant à tout le monde de « faire du curling », c’est-à-dire se mettre à plusieurs pour faire avancer le palet le plus loin possible.

Sur le terrain, certains cadres rassurés d’avoir leur circonscription réservée ne pensent déjà plus qu’aux législatives. Enfin, après une primaire très tendue, Nicolas Hulot n’a pas tenu son engagement de soutenir le vainqueur quel qu’il soit. Il a mis le cap au large et n’est réapparu qu’en janvier… pour dire qu’il ne s’engagerait pas dans la campagne.

Libération - 30/01/2012 - Les écologistes tentent de «redonner du souffle» à la campagne d'Eva Joly

Eva Joly, la candidate écologiste à l’Elysée, entourée de Daniel Cohn-Bendit, Cécile Duflot et José Bové, a tenté lundi de «redonner du souffle» à une campagne qui patine, avec des sondages toujours sans aucun relief à douze semaines du premier tour.

Faire bloc autour de la candidate. Tel aurait pu être le mot d’ordre du jour de cette conférence de presse sur l’Europe, alors que s’ouvrait à Bruxelles un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne.

Eva Joly a proposé de créer un vice-Premier ministre des affaires européennes, de sortir le domaine des affaires européennes du domaine réservé du président de la République, plaidé pour que la Banque centrale européenne «puisse émettre des eurobonds», ou encore une «politique fiscale commune».

Voilà pour le fond. Sur la forme, l’heure était à la thérapie de groupe pour mieux se mobiliser.

Pour Daniel Cohn-Bendit, si la disparition de l’écologie de la campagne est de la responsabilité «collective» des écologistes, la «responsabilité de remettre l’Europe et l’écologie dans le débat de cette campagne, c’est aussi notre responsabilité».

D’où cette conférence de presse, occasion «collective» de «tirer la sonnette d’alarme». «Si nous n’arrivons pas à retrouver un second souffle», celui d’EELV lors des élections européennes de 2009, alors «on ne s’en sortira pas», prévient-il.

De son côté, Cécile Duflot, la secrétaire nationale du parti, qui n’était initialement pas annoncée, assure: «Nous sommes tous là pour dire que le projet que nous portons, à la fois écologiste et européen, est nécessaire».

José Bové, l’un des porte-parole, jusqu’ici peu présent lors des déplacements de la candidate, reconnaît que le «mois de janvier a été un peu compliqué», qu’il y avait «un problème, qu’on ne voyait pas bien comment était cette campagne».

Mais «les choses ont été remises en place» et «vous me verrez!», promet l’altermondialiste, précisant qu’il sera présent au côté d’Eva Joly dès vendredi lors d’un déplacement à Caen.

«Leur présence autour de moi fait que les thèmes de l’écologie et de l’Europe deviennent plus visibles», a commenté Mme Joly, qui a lancé dimanche un appel «à ceux qui m’aiment» et «à ceux qui ne m’aiment pas».

Avec des sondages entre 2 et 4%, certains à EELV jugent qu’il reste moins d’un mois à Eva Joly pour redresser la barre et être audible sur l’écologie, alors que d’autres évoquent carrément un retrait de sa candidature.

Même si «pour l’instant» il défend «les contenus» de la candidate, Daniel Cohn Bendit a donné rendez-vous «fin mars-début avril» pour «faire les comptes».

Mi-janvier, le leader de Mai 68, de nationalité allemande, avait déclaré pour la deuxième fois, que s’il votait en France, il pourrait être tenté par «le vote utile» pour François Hollande pour battre Nicolas Sarkozy, vu le risque Marine Le Pen (FN).

Faut-il que Mme Joly retire sa candidature? «On n’en est pas là. On est aujourd’hui le 30 janvier, je vous donne rendez-vous à la fin mars début-avril», a-t-il lancé aux journalistes.
Source

Le Figaro - 14/02/2012 - St-Valentin : des militants déclarent leur flamme à Joly



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Propos d'Eva Joly sur le 14 juillet : tollé général


TF1 News. Le 15/07/2011. Source

Défilé du 14 juillet : Eva Joly crée la polémique, Fillon tacle

F. Fillon : Joly "n'a pas une culture très anciennes des valeurs françaises"
"Je réagis avec tristesse. Je pense que cette dame n'a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'histoire française", a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse à Abidjan avec le président ivoirien Alassane Ouattara.


S. Royal : "Très mauvaise idée"

La candidate à la primaire socialiste, a estimé vendredi que la proposition d'Eva Joly était "une très mauvaise idée". "Ce serait une très mauvaise idée que de remettre en cause nos traditions", a-t-elle déclaré sur France Info, considérant en outre que "toutes les formes de polémique sur les rites de la République ne sont pas souhaitables". Elle a précisé que, pour sa part, elle "maintiendrait" les défilés militaires, jugeant "normal qu'au moins une journée par an on puisse rendre hommage à nos forces armées". "Le 14 juillet, c'est notre fête nationale, c'est la fête de la République, de nos trois valeurs, la liberté, l'égalité, la fraternité, et n'oublions jamais (...) que si nous sommes un peuple libre, c'est parce que justement des hommes et des femmes ont donné leur vie pour que nous (le) soyons", a fait valoir Ségolène Royal.


M. Le Pen : "absolument consternant"

La présidente du Front national a estimé vendredi qu'Eva Joly, était française depuis trop peu de temps pour être légitime. "Je ne crois pas qu'il soit légitime de se présenter à la présidence de la République quand on est devenu français tardivement et quand encore il y a quelques mois on était aux côtés du gouvernement norvégien pour lui apporter des conseils", a-t-elle déclaré sur RTL. Marine Le Pen a jugé ces propos "absolument consternants". "Ça démontre que Mme Joly ne comprend absolument rien aux liens extrêmement profonds qui existent entre le peuple français et son armée", a dit la dirigeante d'extrême-droite. Les propos de la candidate écologiste "révèlent somme toute ce qu'elle est, à savoir une dirigeante d'extrême-gauche", a-t-elle ajouté.

H. Guaino : "pathétique et irresponsable"
Le conseil spécial de Nicolas Sarkozy a qualifié vendredi de "pathétique" et même d'"insulte" la suggestion d'Eva Joly, de supprimer le défilé militaire du 14 juillet. "Je trouve cela pathétique (...) dire ce qu'elle a dit, c'est pour moi profondément une insulte à tous ceux qui depuis des siècles meurent pour ce pays, pour ses valeurs, pour sa liberté", a déclaré Henri Guaino sur Europe 1. "Elle rêve, comme beaucoup de militants de son parti, de ce monde aseptisé et sans guerre dans lequel on a totalement occulté la dimension tragique de l'Histoire, je pense que c'est parfaitement irresponsable, parfaitement inconscient", a-t-il poursuivi. "Elle ne veut pas voir, elle veut expulser, effacer, la dimension tragique de l'Histoire et la dimension tragique de la politique, tout est simple pour elle, il y a le bien et le mal, il y a le bon et le mauvais, et puis entre les deux il n'y a rien", a jugé la "plume" du chef de l'Etat. 


M. Valls : "une expression de mauvais goût" 

Pour le candidat à la primaire PS pour 2012: "C'est à côté de la plaque de faire ce type de proposition le jour précisément de la Fête nationale, au moment où nos troupes sont par ailleurs exposées sur de nombreux théâtres d'opération. C'est une phrase maladroite et en tout cas une expression de mauvais goût".


L. Fabius : "attaché" au défilé militaire 

L'ancien Premier ministre socialiste s'est dit vendredi "attaché" au défilé militaire. "Je suis attaché au défilé du 14 juillet qui est une façon de montrer que l'armée française est une armée citoyenne", a déclaré Laurent Fabius sur Europe 1. "Il peut être complété (...) par une fête de l'égalité mais montrer que nous avons besoin d'une défense nationale et que nos militaires agissent pour nous et sont (...) au service de la patrie, c'est une chose utile", a-t-il ajouté. 


G. Teissier : "naïveté absurde"

Le député UMP Guy Teissier, président de la Commission de la Défense à l'Assemblée nationale, a taxé la candidate écologiste d'"anti-France". Il l'a accusé sur France Info de vouloir une "société sans mémoire" et de faire preuve de "naïveté absurde". Il a souhaité à Eva Joly le sort des deux journalistes de France Télévisions libérés récemment après 18 mois de captivité en Afghanistan, afin qu'elle "trouve quelques vertus" aux soldats français et "à des défilés, fussent-ils guerriers". "Je suis consterné d'entendre de telles déclarations, qui me rappellent les années d'avant la dernière guerre mondiale, où les pacifistes et les anti-militaristes nous ont amenés à cette triste défaite de 1940", a-t-il ajouté. 


M. Laffineur : "irrespectueux"

Marc Laffineur, secrétaire d'Etat aux anciens combattants, estime pour sa part que "c'est irrespectueux à un moment où la France vient de perdre six soldats en Afghanistan". "Le 14 juillet est un moment fort pour notre armée et pour les Français, qui l'ont montré en venant nombreux" le long du parcours parisien du défilé militaire a-t-il ajouté.


J-L. Mélenchon : "un défilé citoyen suite au défilé militaire "

Le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, a défendu les défilés militaires du 14 juillet tout en appuyant la proposition d'Eva Joly d'un "défilé citoyen". "Le 14 juillet est avant tout l'anniversaire de la grande Révolution de 1789" et "le défilé militaire rappelle à toute puissance étrangère ce qu'il lui en coûterait de s'en prendre à la France et à sa République", a t-il déclaré dans un communiqué. Pour lui cependant, "un défilé citoyen, à la suite du défilé militaire, serait une belle démonstration pour dire à l'oligarchie et à la finance internationale que la première force de dissuasion de la France, c'est son peuple". 


J-M. Bockel : "déconnectée de la réalité de notre pays"

L'ex-secrétaire d'Etat à la Défense et président du mouvement Gauche moderne a considéré qu'Eva Joly"ne comprend rien à la sensibilité française et est totalement déconnectée de la réalité de notre pays".


N. Mamère soutient Eva Joly

Seul le député d'Europe-Ecologie-Les Verts Noël Mamère a apporté son soutien à Eva Joly affirmant ne pas comprendre "cette querelle qui (lui) est faite". Selon lui, sa proposition "tombe sous le sens dans la mesure où ça fait plusieurs fois que le 14 juillet français associe des tortionnaires et des gens qui aujourd'hui comme Bachar Al Assad (le président syrien) sont en train de tirer sur leur peuple". Il a fustigé "ceux qui aujourd'hui à droite (...) parlent d'anti-France en citant Eva Joly", y voyant "des relents pétainistes" et une façon de suggérer : "Mme Joly est une étrangère, qu'elle retourne chez elle".


Le Parti de gauche (PG) : "Nous aimons la France citoyenne et anti-raciste"

"A écouter l'UMP, on pourrait croire que l'ennemi est à nos portes et que la prise de position de la candidate d'EELV met la France en péril", dit le parti, qui dénonce "le flot d'insultes adressées à Eva Joly et particulièrement tous les propos qui jouent de façon nauséabonde sur son origine étrangère". "Le Parti de Gauche, attaché aux valeurs de la République, ne fait pas de différence entre Français et dit son  attachement à la France telle que nous l'aimons, belle et rebelle, citoyenne et antiraciste." 


Christian Vanneste : "des déclarations dégoulinantes de bêtise" 

"L'esprit munichois souffle sur ces déclarations dégoulinantes de bêtise", a fustigé le député UMP du nord dans un communiqué. Christian Vanneste compare Eva Joly à une "pastèque". "Comme certains fruits, certains politiques cachent sous la peau d'apparentes préoccupations environnementales la volonté gauchiste de détruire nos valeurs et nos institutions!"


Frédéric Nihous : destituer la candidate écolo

Le président de Chasse Pêche Nature Tradidition appelle les dirigeants d'EELV à "destituer leur candidat, comme ils l'avaient fait en 2002, et à se doter d'un candidat responsable et respectueux des institutions françaises. Il serait tout à leur honneur de tirer les conséquences de la faute contre la France et ses institutions et traditions que vient de commettre leur actuelle candidate." 


Eric Ciotti : "silence assourdissant d'Aubry et Hollande" 

Le député UMP des Alpes-maritimes juge le "silence de François Hollande et Martine Aubry" sur ce dossier "assourdissant". "Faut-il voir dans cette discrétion peu habituelle, la volonté clairement établie de  révéler aux Français leurs alliances futures et par conséquent les idées auxquelles ils adhèrent? Mme Aubry et M. Hollande apparaissent, par ce silence, déjà prisonniers de leurs encombrants partenaires extrémistes", écrit le parti dans un communiqué.


Bernard Accoyer : "un projet choquant et indigne" 

Pour le président de l'Assemblée nationale, "le projet d'Eva Joly est particulièrement choquant et indigne alors que, cette année, les cérémonies, empreintes de gravité et de recueillement, ont été endeuillées par le décès de six de nos soldats en Afghanistan." "Avec cette déclaration, cette candidate à la présidence de la République affiche une idéologie très éloignée des valeurs nationales jusque-là toujours partagées par tous les plus hauts responsables de notre République", ajoute-t-il.

Les propositions d'Eva Joly

Les propositions d'Eva Joly
Contre l'état nucléaire
Agriculture de proximité
Programme complet
Suppression du défilé militaire du 14 juillet
Eva Joly favorable à un jour férié pour Kippour et l'Aïd-el-Kebir


Le Monde.fr - 05/03/2012 - Eva Joly dénonce l'état nuclaire



Eva Joly, la candidate Europe écologie-Les Verts à l'élection présidentielle, a fustigé, lundi 5 mars, l'"Etat nucléaire" qui est "fondé sur le mensonge et le secret", au profit des lobbies du nucléaire.

Il y a tous les dix ans une probabilité sur six d'accident en France, c'est comme si vous mettiez six balles dans le revolver et que tous les dix ans vous tiriez une balle. (...) Ignorer le risque, c'est se mettre la tête sous l'aile."

A quelques jours du premier anniversaire de l'accident de Fukushima, Mme Joly recevait Eisaku Sato, gouverneur de la préfecture de Fukushima de 1988 à 2006. Ce dernier a indiqué qu'il avait constaté des dysfonctionnements dans l'exploitation des centrales et que, lorsqu'il les a dénoncés au ministère concerné, un journaliste "spécialiste du nucléaire" l'a impliqué dans une affaire de corruption et il a dû démissionner.
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Le Parisien.fr - 01/03/2012 - Au Salon de l'agriculture, Eva Joly plaide pour une "agriculture paysanne" de proximité



Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, a plaidé jeudi pour une "agriculture paysanne" de proximité, dénonçant le modèle intensif et productiviste, lors d'une visite de plus de quatre heures au Salon de l'agriculture.
Accueillie par une forêt de caméras et photographes à son arrivée à 15h00 à la Porte de Versailles à Paris, l'eurodéputée, accompagnée de José Bové comme l'an passé pour sa première visite, a souligné que "les premiers des écologistes sont les paysans".

"Les idées écologistes font leur chemin", a-t-elle assuré sur le stand des Brasseurs de France, saluant la "demande des éleveurs de faire de l'élevage de qualité, beaucoup plus écologique".
"En Bretagne, on abandonne de plus en plus le modèle intensif et on retourne vers l'agriculture paysanne", a-t-elle dit, dénonçant les "absurdités environnementales comme la pollution des eaux ou les algues vertes" et déplorant le fort taux de suicide chez les agriculteurs.
A son côté, l'eurodéputé José Bové, avec un badge "J'aime le roquefort" collé à sa veste, a renchéri : les gens "commencent à prendre conscience que le modèle productiviste amène à des impasses". "40% de la production agricole en Europe s'en va à la décharge!", a déploré l'ex-paysan leader des altermondialistes.
Pour Mme Joly qui prône "circuits courts et élevage à l'herbe", "c'est sous Nicolas Sarkozy qu'on a perdu un tiers des paysans" et "les défenseurs du marché français, c'est nous, les écologistes".
Elle a également proposé "un nouveau pacte entre les agriculteurs et la société" pour "plus de transparence, en affichant sur les produits dans les supermarchés les prix payés au producteur et le prix payé au distributeur".
L'ex-magistrate a globalement trouvé l'accueil au Salon "excellent et chaleureux" malgré quelques très courts sifflets au niveau des moutons et agneaux.
"Vive la gauche!", a-t-on notamment pu entendre à son passage. Mais plusieurs autres passants ont assuré qu'ils auraient "préféré voir Sarkozy". Alors que la candidate buvait un verre de vin blanc à un stand, une fillette l'a interpellée, lançant : "Eva Joly! Eva Joly! J'aime bien Eva Joly, c'est la maman d'Angelina Jolie!"
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Le Monde. Le 11/02/2012. Source

La liste des propositions d'Eva Joly

Le projet présidentiel d'Eva Joly



La candidate écologiste Eva Joly, en berne dans les sondages, a présenté samedi 11 février son projet pour l'élection présidentielle. Voici la liste des principales mesures :


ENVIRONNEMENT

Lutte contre corruption, secret bancaire et paradis fiscaux. "Vraie taxe" sur les transactions financières dans l'UE. Pôle d'investissement public autour de la CDC et Oséo pour financer des projets de transition écologique avec déploiement d'un livret Vert.
Sortie du nucléaire en 20 ans. 40% de l'énergie produite par les énergies renouvelables dès 2020.
Rénovation d'un million de logements par an. 4 milliards d'euros par an dans les transports alternatifs à la voiture et au camion.
Plan national d'éducation à la préservation de la nature.
Loi d'urgence écologique avec "objectif +Triple zéro+" : zéro OGM, zéro gaz de schiste, zéro autoroute supplémentaire. Moratoire sur les "projets pharaoniques" type aéroport Notre-Dame-des-Landes.


EMPLOI ET POUVOIR D'ACHAT

Création d'un million d'emplois d'ici 2020.
"Pacte pour les PME" favorisant les entreprises contribuant à la transition écologique.
Crédit de 8 années de formation tout au long de la vie pour tous à partir de 16 ans.
Conférence nationale sur la réduction du temps de travail. Départ à la retraite à 60 ans, sans décote.
Tarification progressive de l'électricité, du gaz et de l'eau.
Augmentation de 50 % de tous les minima sociaux pendant le quinquennat.
Moratoire de 3 ans sur les augmentations de loyers pour mettre en place un"miroir des loyers" comme en Allemagne (alignement sur prix en vigueur dans le voisinage). Construire chaque année 500 000 logements, à basse consommation d'énergie, dont 160 000 logements sociaux.
Convertir au minimum 20 % des surfaces agricoles utiles à l'agriculture biologique d'ici la fin du quinquennat. Objectif : 100 % bio dans les cantines.
Contribution climat-énergie (taxe carbone) : 50 % de son produit utilisé pour des investissements publics écologiques, le reste redistribué sous forme de"chèque vert" pour les moins favorisés.
Remplacement du quotient familial par un crédit d'impôt forfaitaire.
Imposition à 60 % au-delà de 100 000 euros, et de 70 % au delà de 500 000 euros.


EDUCATION, SANTÉ, FONCTION PUBLIQUE

Priorité aux quartiers populaires. "Un euro dans le béton, un euro pour l'humain" (rénovation urbaine et éducation, formation).
Reconstruire la carte scolaire avec mixité sociale maximale. Aucun enseignant ayant moins de cinq années d'exercice nommé contre son gré en zones sensibles.
20 000 enseignants et cadres éducatifs supplémentaires recrutés.
Abrogation de la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux.
Franchises médicales supprimées.
Création de 400 000 places d'accueil de jeunes enfants.
Hommes-femmes : aucune aide publique accordée aux entreprises n'assurant pas l'égalité salariale effective.
Congé parental transformé en crédit-temps à parts égales entre parents.


POLITIQUE ÉTRANGÈRE

Constitution pour l'UE avec ratification par référendum européen.
Vice-Premier ministre chargé des questions européennes.
Pacte de développement écologique et social au lieu du Pacte de stabilité, préférence sociale et environnementale visant les produits entrant en Europe.
L'Aide publique au développement devra atteindre 1% du PIB d'ici 2017.
Retrait des troupes d'Afghanistan d'ici fin 2012.
Conseil de sécurité de l'ONU : fin du droit de véto, siège européen.
"Dissolution de la cellule Afrique de l'Elysée".


UNE "RÉPUBLIQUE EXEMPLAIRE"

Plus de moyens pour traquer la délinquance financière, environnementale et le crime organisé.
VIe République : "vrai régime parlementaire", fin de l'immunité présidentielle, proportionnelle aux élections, parité effective, non cumul des mandats.
"Modèle fédéral différencié" pour la France, avec régionalisation renforcée (large autonomie fiscale).



Le Monde. Le 14/07/2011. Source

Eva Joly propose la suppression du défilé militaire du 14-Juillet
"Un défilé citoyen" au lieu du traditionnel défilé militaire du 14-Juillet sur les Champs-Elysées, voilà ce qu'a proposé Eva Joly jeudi 14 juillet.

"J'ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé [militaire] par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d'être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent", a déclaré la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle en marge d'un rassemblement pour les valeurs de la République.

"ÇA CORRESPOND À UNE AUTRE PÉRIODE"L'ex-magistrate, qui ne s'est pas exprimée lors de cette réunion regroupant associations syndicales, politiques et de résistants pour "éviter les soupçons de partialité", réagissait au passage, place de la Bastille, d'une colonne de chars et de véhicules blindés de l'armée qui venaient de défiler.

Pour elle, "il y a une antinomie" entre le passage de chars sur cette place et les discours qu'y ont prononcé jeudi les anciens résistants. "Ce n'est pas des valeurs que nous portons [...]. Je pense que le temps est venu de supprimer les défilés militaires du 14-Juillet parce que ça correspond à une autre période", a-t-elle estimé, en fustigeant "cette France guerrière".


Le Monde. Le 11/01/2012. Source


Eva Joly favorable à un jour férié pour Kippour et l'Aïd-el-Kebir

Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle, a proposé, mercredi 11 janvier, qu'un jour férié soit accordé aux juifs et aux musulmans pour célébrer Kippour et l'Aïd-el-Kebir afin que "chaque religion ait un égal traitement dans l'espace public".

Lors d'une "Nuit de l'égalité" dans un Bataclan bien rempli, à Paris, entre vidéos, concerts, sketchs et débats, Mme Joly, après un hommage au journaliste Gilles Jacquier, mort en Syrie, a déclaré que "le rêve français pour (elle) est celui de la passion de l'égalité". Pour l'ancienne magistrate, "cette égalité, élément clé de l'identité nationale, a été mise à mal par cinq ans de présidence sarkozyste". "Quand j'entends Claude Guéant et Marine Le Pen, j'ai mal à ma France, j'ai mal à notre France", a fait valoir la Franco-Norvégienne, parlant notamment de la circulaire sur les étudiants étrangers.

Sa "priorité du quinquennat pour l'égalité" sera "l'égalité territoriale", car "les habitants des banlieues ou des zones rurales ont le droit d'être traités dignement". Concernant l'éducation, elle a plaidé pour "une nouvelle carte scolaire" pour "combattre l'apartheid scolaire". En matière d'égalité hommes-femmes, elle a proposé que "pas un euro d'argent public" n'aille à une entreprise "qui pratiquerait une inégalité de salaires" entre les genres.

UNE CAMPAGNE PLUS LISIBLE Côté laïcité, pour que "chaque religion ait un égal traitement dans l'espace public", Mme Joly, se référant au rapport Stasi (PDF), a souhaité que "juifs et musulmans puissent célébrer Kippour et l'Aïd-el-kebir lors d'un jour férié", car alors "l'égalité et la laïcité auront avancé dans notre pays", selon elle.

Elle s'est aussi dite favorable à des "statistiques de la discrimination", "instrument utile pour permettre demain un même accès à l'emploi, à la santé, au logement, voire aux responsabilités politiques". Celle qui entend "représenter la France qui n'est pas bien née" s'en est, une nouvelle fois, prise à Marine Le Pen (FN), dont "le projet porte en lui-même la fin de la France", selon elle.

Par ailleurs, dans la journée, un séminaire stratégique s'était réuni autour d'Eva Joly pour faire le point sur sa campagne alors que la candidate plafonne à 3 ou 4 % d'intentions de vote dans les sondages. Conclusion, il lui faut, selon plusieurs participants, mener "une campagne plus lisible", avec "plus de cohérence", en recentrant les thématiques sur les questions d'écologie, d'emploi, de réindustrialisation et d'Europe. Mme Joly doit d'ailleurs détailler vendredi ses propositions pour l'emploi.

Eva Joly : les temps forts

Les temps forts, Eva Joly
Les accords avec le PS
Noël Mamère s'interroge sur le maintien d'Eva Joly
Commémoration de Fukushima
La carte du collectif
Une balle de revolver reçue
Accord de désistement
Cohn-Bendit regrette de ne pas avoir participé à la primaire PS
Photo : François MORI

Europe1.fr - 28/03/2012 - Peur sur l’accord PS-EELV - Par Rémi DUCHEMIN

La montée de Mélenchon et la stagnation de Joly minent l’entente entre écologistes et socialistes.

A la mi-novembre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts avaient conclu au forceps un accord électoral en vue des élections législatives. D’emblée, cette entente avait été mise à mal, notamment sur l’épineux sujet du nucléaire. Quatre mois plus tard, la situation s’est plutôt aggravée. Des voix s’élèvent pour dénoncer un accord qui fait trop de place aux écologistes par rapport au score sans doute très faible qu’Eva Joly s’apprête à réaliser au premier tour de l’élection présidentielle. Au niveau local, les dissidences se multiplient. Et la montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages n’arrange rien.

Les craintes de Voynet

"C’est un vrai problème", a ainsi reconnu Gérard Collomb, maire PS de Lyon, mardi soir sur Public Sénat. "Si demain, Jean-Luc Mélenchon est à 13% et que Eva Joly est à 2%, le Front de gauche, en particulier les élus communistes vont être tentés de dire : ‘essayez d’appliquer la même proportion’. Or, a poursuivi le sénateur du Rhône, "si on applique la même proportion, il n’y aura plus un seul élu socialiste en France. Ça va devenir un peu paradoxal."

Même au sein du parti écologiste, l’inquiétude sur une remise en cause de l’accord est palpable. "Je le crains bien sûr mais en même temps je constate que ces accords engagent les deux partenaires", avait ainsi concédé à la mi-mars Dominique Voynet, porte-parole d'Eva Joly, sur i-Télé. Deux jours plus tôt, Noël Mamère s’était lui publiquement interrogé, sur Vivre FM, sur la pertinence du maintien de la candidature d’Eva Joly. L’ex-candidat à la présidentielle a depuis fait amende honorable, évoquant "un moment de découragement".

Mercredi sur Europe 1, Jean-Vincent Placé s’est attaché à relativiser le malaise. S’il a bien reconnu "une campagne très difficile" et la nécessité" de faire un bon score à la présidentielle", le numéro 2 des Verts s’est voulu confiant. "Il y aura les élections législatives, ce sera un autre débat. Ce sera à ce moment-là que nous discuterons de tout ça. Je n'ai pas de souci, aucune inquiétude, ni même d'état d'âme par rapport à l'accord que nous avons contracté en novembre dernier", a assuré le sénateur de l'Essonne.

Jean-Vincent Placé reconnaît une "campagne difficile" :

Placé reconnaît "une campagne difficile" par Europe1fr

De nombreuses dissidences

Pour rappel, l’accord entre les socialistes et les écologistes porte sur une soixantaine de circonscriptions, dont une trentaine seront "gagnables" en cas de dynamique après une victoire de François Hollande à l’élection présidentielle, contre une quinzaine si Nicolas Sarkozy est réélu. Par ailleurs, le Parti socialiste a conclu un accord avec le MRC de Jean-Pierre Chevènement, portant sur neuf députations, dont trois susceptibles d’être emportés. En revanche, aucun accord n’a été conclu avec le Front de gauche. En cas de gros score de Jean-Luc Mélenchon, la question se posera forcément. Et le PS aura bien du mal à rogner sur ses circonscriptions restantes.

Car au plan local, les dissidences ne manquent pas. En Bretagne, quatre candidats du PS ont annoncé qu’ils se présenteront dans les quatre circonscriptions théoriquement attribuées aux écologistes, rapportait mardi Le Télégramme. A Marseille, la maire du 2e secteur de la ville, Lisette Narducci, a annoncé lundi sa démission du PS et sa candidature face au candidat EELV-Les Verts. Et la liste n’est pas exhaustive.

La grogne a également atteint Paris, puisque le parachutage de Cécile Duflot dans la sixième circonscription de la capitale se heurte à l’ire des socialistes locaux. La députée sortante, Danièle Hoffman-Rispal, entend d’ailleurs bien se représenter, avec le soutien quasi public d’Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris Bertrand Delanoë

L’histoire de l’accord Verts-PS ne tient décidément pas du long fleuve tranquille. Il reste même, pour Eva Joly, l’un des pires souvenirs de sa campagne. "Lorsqu'on a effacé une partie de cet accord, l'intervention des lobbies dans cet accord m'a beaucoup choquée", a rappelé la candidate écologiste mardi sur Canal +.


Libération - 13/03/2012 - Non, Eva Joly ne capitulera pas

L'équipe de campagne de la candidate ELLV veut mettre fin aux rumeurs de retrait, après les propos sceptiques de Noël Mamère.

Les quatre porte-parole d'Eva Joly ont réaffirmé mardi qu'il y aurait bien un bulletin de la candidate écologiste le 22 avril prochain au premier tour de la présidentielle, pour faire face à de nouvelles rumeurs de retrait.

Dans un communiqué commun, José Bové, Sergio Coronado, Michèle Rivasi et Dominique Voynet, affirment que leur «détermination est totale» pour soutenir «la candidate des écologistes» qui «fait l'objet d'attaques et de rumeurs de retrait depuis son investiture lors de la primaire des écologistes» l'été dernier.

«Quelques jours après la triste commémoration du drame de Fukushima, plus que jamais une candidature écologiste à l'élection présidentielle est nécessaire», assurent les porte-parole, soulignant que l'eurodéputée EELV «bénéficie du soutien des adhérents d'Europe Ecologie-Les Verts et de sa direction».

«Elle est la candidate de la sortie du nucléaire, de la lutte contre le réchauffement climatique et d'une nouvelle société, ouverte sur l'Europe et le monde, qui tourne le dos à l'austérité» et «le 22 avril, il y aura un bulletin Eva Joly pour faire le choix d'un candidat utile et d'un vrai changement de politique», concluent-ils.

Mauvais sondages

Noël Mamère, député-maire EELV de Bègles (Gironde), s'est interrogé ce mardi sur «l'intérêt» de son camp à être présent à l'élection présidentielle, sur fond de faibles intentions de vote et avec le risque d'affaiblir le Parti socialiste.

Sur Vivre FM, radio spécialisée dans le handicap, l'élu écologiste s'est interrogé : «Quel est vraiment l'intérêt que nous avons à être présents à l'élection présidentielle si, d'une part, nous restons encalminés dans ces sondages qui ne sont pas bons - il faut le reconnaître et le dire - et si, en restant dans la compétition, nous contribuerions à affaiblir le candidat du PS» François Hollande ?

Ce candidat, «on veut qu'il soit demain le candidat de la gauche et des écologistes», a-t-il fait valoir.

Noël Mamère a assuré cependant ne pas avoir «la réponse» à la question qu'il pose.

Eva Joly, candidate EELV à l'Elysée, est créditée de 2,5% des intentions de vote, en baisse d'un demi-point, dans le sondage Ifop rendu public lundi soir.

Le Monde.fr - 10/03/2012 - "Happy birthday Fukushima" : Eva Joly commémore à sa façon la catastrophe nucléaire


Un an après le tremblement de terre, le tsunami puis la catastrophe de Fukushima, l'équipe d'Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui prône une sortie du nucléaire, a diffusé vendredi 9 mars une vidéo commémorant à sa façon cet accident. Obscurité, un son angoissant, un homme portant un masque à gaz devant un gâteau "Happy Birthday Fukushima"... Le clip conclut : "Il y a des anniversaires qu'on aimerait ne pas souhaiter. Sortons du nucléaire", avant d'afficher un lien vers le site de campagne d'Eva Joly.

Happy Birthday Fukushima par evajoly

Les Echos - 10/02/2012 - Pour son premier grand meeting, Eva Joly joue la carte du collectif

La candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à l'Elysée tiendra son premier grand meeting de campagne cet après-midi à Roubaix.

Positiver. C'est le mot d'ordre des écologistes avant le grand meeting que doit tenir Eva Joly à Roubaix cet après-midi. « Il faut qu'on arrête de se mettre la rate au court-bouillon », confiait la présidente du parti, Cécile Duflot, il y a quelques jours,« cessons de dire que tout va mal ». Côté sondage de fait, tout ne va pas très bien. Dans la dernière enquête d'Opinion Way pour « Les Echos », cette semaine, l'ex-magistrate n'est crédité que de 3 % d'intentions de vote.

Officiellement, les cadres du parti n'en ont cure. Officieusement, tout le monde est sur le pont pour parvenir à regagner quelques points dans les sondages. Et surtout quelques voix dans les urnes. A Roubaix, tout le banc et l'arrière-banc du parti écologiste a été prié de venir. Daniel Cohn-Bendit a trouvé un bon mot d'excuse (il sera tout de même virtuellement présent via une vidéo enregistrée), mais José Bové devrait être là, aux côtés des autres députés européens et des parlementaires de l'Hexagone.
Des difficultés à centrer la campagne

Avec la carte du collectif, les écologistes espèrent retrouver un peu de la verve et de l'enthousiasme qui avaient bercé la campagne des européennes en 2009 puis des régionales en 2010. « Nous avons un programme transverse, très dense, et il n'est pas facile de l'illustrer dans la personne d'une seule candidate. Aux européennes par exemple, il y avait plusieurs têtes de listes, nos idées sont plus faciles incarner dans ce genre de campagne », diagnostique David Cormand, délégué aux élections et conseiller général en Seine-Maritime.

Au-delà des doutes, fondées ou pas, sur le choix de la candidate, les Verts ont aussi des difficultés à centrer leur campagne sur une ou deux propositions fortes qui ressortent du discours général. En ayant fait le choix de fondre le thème de l'écologie dans les mesures économiques et sociales du programme, ils ont banalisé ce qui faisait leur différenciation vis-à-vis des autres partis. « Soit on nous dit, vous ne parlez que d'environnement, soit on nous reproche d'intégrer ces questions à l'économie et de perdre en visibilité ! La ligne de crête est très difficile à tenir entre les deux », poursuit David Cormand.

Samedi, Eva Joly devrait s'employer à ré-expliquer encore une fois ce qu'est l'écologie politique. En évitant toute sortie de route, comme la proposition sur les jours fériés juifs ou musulmans, qui avait totalement parasité le précédent rassemblement de sa campagne au Bataclan à Paris.
 Source


Le Figaro - 01/02/2012 - L'étrange balle de revolver reçue par Eva Joly



La candidate EELV à la présidentielle a reçu un courrier de menaces et a obtenu depuis mardi dernier la protection de deux policiers du Service de protection des hautes personnalités.


Est-ce un acte isolé? Eva Joly a reçu un courrier avec une balle de revolver à l'intérieur. L'information a été dévoilée mercredi matin par nos confrères d'Europe 1.

Cette menace survient dans un contexte où la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à l'élection présidentielle a déjà dû faire face à des bousculades lors de ses déplacements et à des critiques sur ses origines norvégiennes.

Comme le révélait l'enquête du Figaro vendredi dernier sur la sécurité des candidats à la présidentielle, Eva Joly a d'ailleurs obtenu récemment la protection de deux policiers du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) du Ministère de l'intérieur suite à une demande de son directeur de campagne, Sergio Coronado.
Un mystérieux corbeau de l'Hérault

L'envoi d'un tel courrier contenant une balle en guise de menace est un grand classique. De nombreux politiques ont eu cette désagréable surprise avant Eva Joly. En septembre 2010, Eric Woerth, alors ministre du Travail en charge du projet de réforme des retraites avait reçu un courrier de menace accompagné d'une balle de carabine, en sa mairie de Chantilly. Quelques mois plus tôt, en février 2010, c'est Dominique Voynet qui avait reçu plusieurs lettres de menaces accompagnées de tracts du FN. L'un des pli contenait une balle de calibre 9 mm.

Et courant 2009, un mystérieux corbeau de l'Hérault avait envoyé une trentaine de courriers à plusieurs personnalités politiques et médiatiques. Celles-ci étaient truffées de propos délirants, signées du paraphe d'une obscure «cellule 34» et accompagnées de balles de gros calibre. Parmi eux: Nicolas Sarkozy, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, et Bernard Kouchner alors ministre des Affaires étrangères. L'individu a été arrêté en septembre 2009.

 Le Figaro.fr - 06/01/2012 - L'appel de Joly pour un accord de désistement fait flop - Par Jim JARRASSÉ


La candidate écologiste a plaidé, lors de ses vœux à la presse, pour un accord de désistement réciproque entre les principaux candidats de gauche et du centre à l'issue du premier tour. Une proposition qui est loin de faire l'unanimité.


C'était il y a un mois et demi, une éternité semble-t-il. Invitée sur RTL, Eva Joly refusait de dire si elle appellerait à voter pour François Hollande à l'issue du premier tour, en cas de qualification du candidat socialiste. Fustigée par le PS, cette hésitation avait semé le trouble au sein même du parti écologiste. D'autant qu'elle s'ajoutait à de vives critiques à l'encontre des socialistes, qualifiés notamment de «marionnettes du lobby nucléaire».


Nouvelle année, nouvelle stratégie pour Eva Joly. Dans ses vœux à la presse, prononcés jeudi à Paris, la candidate écologiste a concentré ses attaques sur une seule et unique cible: Nicolas Sarkozy, «le président des riches, des gaspillages et des mensonges» autour de l'écologie, de la gestion de la dette publique, du chômage et du pouvoir d'achat. Et d'attaquer frontalement le chef de l'Etat sur sa gestion du dossier SeaFrance - le plan gouvernemental étant qualifié d'«illusion» - et sur son projet de TVA sociale - «un très gros cadeau aux entreprises qui sera payé par tous les consommateurs».


Un signe de résignation ?
«Battre Nicolas Sarkozy le 6 mai prochain est un objectif prioritaire pour la candidate écologiste que je suis» a lancé Eva Joly, évoquant «un printemps démocratique» «au parfum de jasmin». Avant d'appeler solennellement François Hollande, François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon «à préparer dès à présent une dynamique de second tour et à s'engager à un désistement réciproque pour celui ou celle d'entre nous qui sera qualifié à l'issue du premier tour».



Un premier signe de résignation chez la candidate écologiste, qui stagne entre 3 et 5% d'intentions de vote dans les sondages d'opinion? Sa position n'a en tout cas pas fait l'unanimité dans les rangs d'Europe Ecologie-Les Verts. Interrogé par Reuters, le sénateur de l'Essonne Jean-Vincent Placé a ainsi estimé qu'Eva Joly allait un peu trop vite en besogne. «Il faut se concentrer sur le premier tour. Parler d'ores et déjà du second tour dans des considérations tactiques n'est pas souhaitable», a-t-il déclaré, invitant tous les candidats «à faire une vraie bonne campagne de premier tour».


La fin de non reçevoir de Mélenchon et Bayrou
Reste aussi à savoir si les candidats vont répondre positivement l'appel lancé par la candidate écologiste. Pour François Hollande, un tel accord ne peut être que bénéfique pour élargir son score dans l'entre-deux-tours. «Il y a un accord entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-les Verts. Donc le désistement, il est automatique entre nous pour l'élection présidentielle comme pour les législatives», a-t-il rappelé en marge d'un déplacement à Caen. «Après, si d'autres veulent s'associer à ce désistement... D'abord, je n'ai pas de doute sur ce que feront les partis de gauche. La question, elle doit être posée à François Bayrou».


Lequel, fort de sa position centrale sur l'échiquier politique, ne cesse pour sa part de répéter qu'il ne souhaite pas s'engager dans un quelconque accord avant le second tour. «Entrer dans une logique de désistement annoncé, cela voudrait dire que l'on constitue un camp», a-t-il indiqué ce jeudi. «Or tout mon combat, c'est de sortir de la logique des camps, qui est moins adaptée à la situation aujourd'hui qu'elle ne l'a jamais été».


Jean-Luc Mélenchon refuse quant à lui toute main tendue vers les centristes. «Eva Joly s'égare (...) Aucun accord n'est possible avec François Bayrou», a-t-il rappelé jeudi dans un communiqué, indiquant que les propositions du candidat du MoDem sur la hausse de la TVA ou un plan de rigueur de 100 milliards d'euros était «incompatibles» avec la gauche. Eva Joly devra encore patienter.
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TF1 News - 16/02/2012 - Cohn-Bendit "regrette" de ne pas avoir participé à la primaire PS

Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie-Les Verts) a dit "regretter", jeudi, de n'avoir pas participé à la primaire socialiste en octobre dernier, jugeant qu'il aurait pu y faire un "résultat intéressant" pour peser sur l'accord PS-EELV aux législatives. Invité de France Inter, le coprésident des Verts au Parlement européen a déclaré : "peut-être on s'est trompé, peut-être moi je me suis trompé profondément". On a commis "l'erreur de pas se lancer dans la primaire avec les socialistes et peut-être moi l'erreur que j'ai faite est de ne pas (y) être allé", a-t-il ajouté, disant "regretter" ce choix. "J'aurais fait un résultat intéressant" et "en fonction de ce résultat on aurait fait l'accord", a-t-il fait valoir.
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Eva Joly : la candidate

Eva Joly : la candidate
Fiancement
Les signatures
Ses atouts, ses faiblesses
Hulot reconnait la victoire d'Eva Joly
Hulot refuse de soutenir Joly
Son parcours
Ses agacements 




Le Parisien.fr - 27/03/2012 - Joly a besoin de sous - Par Rosalie LUCAS



Eva Joly cherche 600000 €. Pour boucler son budget de campagne, la candidate d’Europe Ecologie-les Verts (EELV) comptait sur un dernier prêt de la banque. Or celle-ci, pour l’instant, refuse de l’accorder. « Elle veut nous poser de grosses conditions mais refuse de dire lesquelles », s’agace le trésorier, Yves Contassot. 
« Les banquiers vont nous proposer de telles choses que ce sera impossible d’accepter », fulmine une autre écologiste. « Avec des mauvais sondages et une candidate qui passe son temps à dénoncer les banques, c’est sûr qu’il fallait s’y attendre », sourit un élu. Contassot, lui, évoque carrément une « décision politique », s’étonnant que, selon eux, des socialistes auraient été au courant avant eux du refus de la banque!

Les fédérations sollicitées

Pour l’instant, EELV n’a donc pas réuni la totalité du budget de campagne qui a été établi à 2,2 M€. « On va devoir trouver une solution alternative », confirme Cécile Duflot, la secrétaire nationale du mouvement. « Il y a deux options, glisse un membre de l’équipe de campagne. Soit on arrête toutes les nouvelles dépenses, ce qui est impossible. Soit on mobilise les régions en leur demandant de nous prêter cet argent ». Les fédérations d’EELV vont donc être sollicitées pour prêter au parti sur leurs fonds propres ou en contractant elles-mêmes un prêt. La direction assure qu’elle réglera ensuite ses dettes « sans problème », même si Eva Joly ne dépasse pas les 5% permettant le remboursement intégral de la campagne (jusqu’à un plafond de 8 M€). EELV compte sur les législatives pour renflouer ses caisses, puisque c’est sur la base de ces résultats que les partis reçoivent l’aide publique. Reste que là aussi, certains s’inquiètent : « Si Eva reste si basse dans les sondages, les législatives se passeront moins bien que prévu pour nous. »

Gabriel Cohn-Bendit, frère aîné de Dany (député européen Europe Ecologie), a publié hier une tribune sur le site du « Nouvel Obs » dans laquelle il appelle à voter François Hollande dès le premier tour.



Libération - 15/03/2012 - Ses signatures en poche, Eva Joly officiellement en course pour l'Elysée



La candidate écologiste à la présidentielle a déposé 639 parrainages au Conseil constitutionnel.

Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts), accompagnée de la secrétaire nationale du parti, Cécile Duflot, a, sans surprise, déposé jeudi 639 signatures d'élus au Conseil constitutionnel, ce qui lui permet de concourir à l'Elysée.

La candidate d'EELV à la présidentielle, entourée de nombreux responsables et élus écologistes pour couper court à toute rumeur de retrait, a déclaré : «Je vous avais promis que je serai présente au rendez-vous de la présidentielle. C'est aujourd'hui le cas. Je tiens mes engagements envers et contre tout comme je les ai tenus tout le long de ma vie. L'écologie sera présente le 22 avril. Les citoyens pourront choisir un bulletin de vote Eva Joly»



L'Express - 14/03/2012 - Eva Joly, ses atouts, ses faiblesses - Par  Emilienne Malfatto 



Le temps fort de sa campagne, sa mesure emblématique, ses casseroles... L'Express dresse le portrait d'Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie Les Verts à l'élection présidentielle. 
Le temps fort de sa campagne 
Il est déjà loin, puisqu'il remonte à... l'année dernière. En juillet 2011, l'ancienne magistrate crée la surprise et remporte la primaire écologiste, devançant largement le très médiatique Nicolas Hulot (58% des voix contre 41%). La légitimité interne -elle est l'une des figures phares d'EELV depuis la création du parti, l'image d'éthique et de sérieux de l'ancienne juge d'instruction de l'affaire Elf avaient séduit les écologistes. Mais ce pouvoir de séduction semble s'être éteint.  
La mesure qui lui sert de signature 
Outre son accent norvégien et son passé de Miss, c'est son engagement pour la sortie du nucléaire qui fait la griffe d'Eva Joly. Après la catastrophe de Fukushima en mars dernier, la candidate est plus que jamais engagée pour la sortie du nucléaire, sortie qui pourrait être effective d'ici vingt ans, selon Eva Joly. Et, pour l'ancienne magistrate, "tous les moyens sont bons" pour atteindre cet objectif.  
La casserole qui lui colle aux basques 
Des casseroles, l'ancienne magistrate n'en a pas tellement, éthique oblige. Pour le moment, on ne lui en connaît même aucune. Des maladresses, des erreurs de com', en revanche, quelques unes. A commencer par sa première proposition de candidate à l'élection présidentielle: supprimer le défilé militaire du 14 juillet, et le remplacer par un "défilé citoyen". Une proposition qui déclenche immédiatement un tollé dans l'ensemble de la classe politique, à droite comme à gauche. Et quelques mois plus tard, la candidate persiste et signe, suggérant de remplacer le 11 novembre par une "journée européenne de la paix".  
Ses chances de créer la surprise 
Voyons les choses en face: pour Eva Joly, créer la surprise, ce serait dépasser les 5% le 22 avril prochain. Guère plus. Et ce serait déjà beaucoup pour la candidate, qui ne dépasse pas la barre des 3 ou 4% depuis le début de sa campagne. A tel point que certains, comme Noël Mamère, s'interrogent sur l'intérêt du maintien de sa candidature. La candidate, elle, continue d'affirmer qu'elle " ira jusqu'au bout ".  
Ce qu'elle fera après l'élection 
Sur ce point là, la franco-norvégienne reste discrète. Si elle a déjà prévu ce qu'elle ferait en cas de victoire, elle n'a en revanche pas indiqué quels sont ses projets en cas de défaite, hypothèse nettement plus réaliste. Peut-être continuera-t-elle la politique comme députée européenne. Peut-être retournera-t-elle à la magistrature. Ou peut-être encore se consacrera-t-elle à l'écriture, car la candidate EELV à l'élection présidentielle - qui n'est pas si austère qu'on pourrait le croire- est également l'auteur d'un roman policier.  

Le Figaro. Le 12/07/2011 - Primaire EELV: Hulot reconnaît la victoire de Joly

Nicolas Hulot s'est incliné "avec respect" sur le "vote clair" et le "choix sans ambiguïté" en faveur d'Eva Joly à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts. Les résultats finaux de la compétition interne doivent être annoncés dans l'après-midi.

"La primaire de l'écologie s'achève aujourd'hui avec un vote clair et un choix sans ambiguïté. Il n'y a d'autre attitude possible que de s'incliner avec respect et d'autre commentaire que de souhaiter à Eva Joly et à EELV de rencontrer l'adhésion du plus grand nombre dans la campagne présidentielle à venir", écrit-il dans un communiqué. 

Nicolas Hulot ajoute que "le temps de la réflexion et de l'analyse commence et celui des décisions suivra, rien ne presse" car son "engagement écologique, chacun le sait, ne se résume pas à ce parcours dans la primaire". "Demain comme hier seul compte de savoir là où je pourrai être le plus utile à cette cause majeure qu'est l'écologie", poursuit le promoteur du Pacte écologique en 2007. "Aujourd'hui je veux redire aux Françaises et aux Français, sans peut-être avoir eu le temps de les convaincre comme je l'espérais, qu'au-delà de la campagne, de ses aléas, de ses codes singuliers", "l'enjeu écologique est au-dessus de tous les autres enjeux".

"Je serai toujours sur ce chemin"

Pour l'ex-animateur d'Ushuaïa, "l'écologie n'est pas la défense de quelques intérêts particuliers mais celle de la planète et de ses locataires. L'enjeu écologique détermine tout ce à quoi nous sommes attachés: la justice sociale, la démocratie, nos libertés, la paix, l'avenir de nos enfants et plus globalement le futur de l'humanité". "Je sais que ces mots peuvent paraître vides de sens mais c'est sur ce seul constat que, sans relâche depuis plus de 20 ans, j'ai consacré toute mon énergie et que demain je la consacrerai à nouveau. L'écologie est la plus belle des causes, sous une forme ou une autre je serai toujours sur ce chemin", conclut-il.

Dans son texte, il affirme également penser "à celles et ceux qui, en interne, dès le premier jour, m'ont apporté leur soutien", "ceux qui au-delà du mouvement" lui "ont manifesté spontanément leur confiance", "notamment dans les quartiers populaires". Il salue également "le dévouement absolu" de son équipe de campagne et sa "constante dignité".

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RTL. Le 08/02/2012. Nicolas Hulot refuse de soutenir Eva Joly

Après une longue retraite médiatique, Nicolas Hulot débaroule dans le débat politique. Dans une une interview piquante au quotidien "Le Monde" (la première depuis sa défaite à la primaire écologiste), l'ex-animateur vedette de l'émission "Ushuaia" sur TF1 et promoteur du "pacte écologique" de 2007, réserve ses piques à Eva Joly. Il exclut de participer à des meetings de la championne EELV dans la course présidentielle. Il l'avait pourtant promis. "Je n'ai nulle intention de nuire aux écologistes ni à leur candidate", affirme-t-il. "J'ai pris une autre voie, ce qui n'empêchera peut-être pas de se retrouver sur le chemin des idées", ajoute-t-il. Il explique aussi qu'il a "eu tort de se laisser intimider".
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Libération. Le 01/02/2012.  De jeune fille au pair à candidate à l'Elysée, Joly se livre «sans tricher»



La candidate EELV à la présidentielle publie jeudi une autobiographie dans laquelle elle raconte son parcours, de son enfance à son entrée en politique.

Amour de la France, entrée en politique, voyage à Fukushima, expérience de la primaire..., la candidate écologiste à l'Elysée Eva Joly se livre dans une autobiographie intitulée «Sans tricher» qui sort en librairie jeudi.

«Je pense que les Français ont le droit de savoir qui je suis. Comme je suis candidate à la présidence de la République, c'est bien normal qu'ils connaissent le détail de mon parcours et ma façon de penser», a expliqué l'ex-magistrate à la presse.

«Je suscite beaucoup d'interrogations parce que je ne suis pas du sérail, je viens de la société civile, j'ai un autre parcours. L'objet de ma biographie, c'est de dire: ce parcours-là, il vaut bien celui d'un homme politique», a-t-elle poursuivi.

La candidate, à la peine dans les sondages, raconte donc, au fil de 250 pages, ses parents, son enfance en Norvège, son arrivée en France à 20 ans comme jeune fille au pair où elle dit être tombée «littéralement en amour pour ce pays», avant de filer le grand amour avec le fils Pascal, dans la famille Joly, son futur mari.
«La France coule dans mes veines»

«Je suis d'ascendant Viking sur 20 générations au moins. Mais une partie de moi, de mes rêves (...) a immédiatement résonné avec la France», confie-t-elle. Elle décrit ses premiers boulots - secrétaire, dactylo - menés de front pendant ses études de droit.

Devenue juge d'instruction financier en 1994, Mme Joly évoque«l'incroyable affaire Elf», qu'elle instruit pendant huit ans et qui va «changer sa vision du monde». «Son premier combat contre les lobbies» lui aura valu «pressions» et "menaces de mort".

Son entrée en politique est récente: en 2008, un temps tentée par François Bayrou (il est «estimable» mais reste «au milieu du gué» sur les «questions économiques et sociales» hormis sur le bouclier fiscal), c'est un coup de téléphone de Daniel Cohn-Bendit qui la fait entrer en écologie.

«Il venait de fonder Europe Ecologie (...). J'étais enthousiasmée par son projet, sa chaleur humaine, son énergie (...) Il est arrivé dans ma vie comme un frère choisi», affirme Mme Joly.

Sur la primaire (juin-juillet 2011) remportée face à Nicolas Hulot, le «favori» des «élites politiques et médiatiques», elle confie qu'elle ne«s'attendait pas à gagner».

La sexagénaire, qui pose avec ses petites lunettes rouges en couverture, relate aussi son voyage à Fukushima en octobre 2011, d'où elle revient «plus convaincue que jamais» que «le risque nucléaire est inacceptable».

Mme Joly, qui a la double nationalité, déplore que ses détracteurs «sortent ce chiffon rouge pour détourner l'attention. Ce procès en francité heurte ce que j'ai de plus profond». Car elle le martèle: «La France coule dans mes veines (...) Mes enfants sont nés en France (...) Mes enfants et mes petits-enfants sont mes racines françaises».
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Libération - 13/02/2012 - Les «pisse-froid» et les «casse-couilles» agacent Eva Joly


En déplacement à Marseille, la candidate écologiste à la présidentielle s'est agacée des remarques sur sa légitimité, alors que sa candidature stagne dans les sondages.

La candidate écologiste à la présidentielle, Eva Joly, en visite lundi à Marseille, a affirmé que «ce n'est pas aux pisse-froid et casse-couilles» de décider de la légitimité de sa candidature.

Interrogée sur sa campagne qui ne décolle pas, avec des sondages en berne à 2-3%, Eva Joly a coupé court à toute discussion. «Ce n'est pas à moi de me justifier, ce n'est pas aux pisse-froid et casse-couilles, comme dirait ma copine Cécile Duflot, de décider qui doit être la candidate ou pas. Maintenant, je ne réponds plus aux questions sur ma légitimité», a-t-elle dit.

La candidate écologiste a par ailleurs qualifié de «non événement total» l'annonce, attendue cette semaine, de la candidature à l'Elysée de Nicolas Sarkozy, qui «a agi pendant toute sa mandature pour ses amis, les riches», a-t-elle dénoncé.
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Europe 1 .fr - 22/02/2012 - Présidentielle : Joly n'y croit "plus"


Eva Joly, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts, affirme mercredi ne plus croire en ses chances de devenir "présidente de la République".

"Le réalisme impose que je ne crois plus que je puisse devenir présidente de la République. Par contre, l'espace qui m'est ouvert pour porter nos idées est très important parce que l'écologie c'est la solution aux problèmes des Français et c'est ça que je porte", a déclaré mercredi Eva Joly, dans l'émission Expliquez-vous, diffusée simultanément sur Europe 1 et i>Télé.
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