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Jacques Cheminade : Temps forts

Jacques Cheminade : Temps forts


L'Express - 21/03/2012 - Pour Cheminade, la reine d'Angleterre tire sa fortune de la drogue 

Le candidat à la présidentielle partage la thèse du millionnaire américain Lyndon Larouche selon laquelle la reine s'est enrichie grâce à divers trafics. 
Il avait déjà comparé la politique d'Obama à celle d'Hitler. Jacques Cheminade a refait parler de lui ce mercredi lors de l'émission "Questions d'Info" sur La Chaîne Parlementaire. 
Jacques Cheminade était interrogé sur les affirmations du millionnaire américain d'extrême droite Lyndon Larouche, personnalité dont il s'inspire, qui a affirmé que "la reine d'Angleterre tirait sa fortune du trafic de drogue", manipulée "par les banquiers juifs de la City". 
"Non, pas toute la fortune, il y a plusieurs autres sources. Mais c'est une série de trafics dans lesquels, oui, il y a le trafic de drogues", a répondu Jacques Cheminade, après avoir évoqué "la tradition des Rothschild [...] qui ont fait toutes sortes de trafics".  
"Un prophète"
Comme il l'avait dit la semaine dernière, il a aussi réaffirmé le "parallèle entre le début du régime nazi et les mesures qui progressivement sont mises en place, et ce qui est fait aux États-Unis aujourd'hui".  
Conformément à son programme, il souhaite engager "une politique d'exploration vers la lune, vers Mars, dont tout le monde parle, à la NASA, au CNES, partout".  
Interrogé sur la manière dont il avait récolté ses 500 parrainages et sur d'éventuels soupçons d'achat, Jacques Cheminade a trouvé la question "absolument insultante" pour les maires.  
Ceux-ci ont été convaincus car ils se sont dit: "c'est quelqu'un qui ose bouger les lèvres, c'est en hébreu un prophète, quelqu'un qui ose bouger les lèvres devant les puissants et leur dire leurs quatre vérités", a-t-il expliqué. 
"Vous me traitez comme quelqu'un que je ne suis pas"
Sur les quelque 150.000 euros qu'il doit encore au Trésor Public, du fait de l'invalidation de ses comptes de campagne pour l'élection de 1995, Jacques Cheminade a indiqué qu'il ne "croyait pas" que cette somme puisse être prélevée sur la nouvelle avance d'environ 150.000 euros à laquelle il a droit pour le scrutin qui vient. Un contentieux est toujours en cours devant la cour administrative d'appel de Paris. 
Interrogé enfin sur le fait que son parti Solidarité et Progrès ait été visé par un rapport de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) de 2005, Jacques Cheminade a affirmé que c'était "clos" et que la dérive sectaire n'a "pas été caractérisée". Avant de s'emporter et de dire: "Pour qui me prenez-vous? Vous me traitez comme quelqu'un que je ne suis pas". 



Le Figaro.fr - 20/03/2012 - Cheminade parle de "fascisme financier" 


Jacques Cheminade, candidat à la présidentielle, a assuré aujourd'hui que "l'oligarchie" de la City et de Wall Street "est en train d'engendrer un fascisme financier".

Sur Canal +, le candidat a lancé : "L'oligarchie financière de la City et de Wall Street, qui est la même qui a promu Hitler en son temps, et qui l'a aidé, s'exprime dans le monde".

Ce sont "des forces qui sont en train d'engendrer un véritable fascisme financier", a ajouté M. Cheminade, ce proche du milliardaire américain controversé Lyndon LaRouche qui se définit en "gaulliste de gauche", quand certains le classent à l'extrême droite.
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Jacques Cheminade : Les propositions

Jacques Cheminade : Les propositions

Jacques Cheminade : le candidat

Jacques Cheminade : le candidat
Qui est Jacques Cheminade
Objet politique non identifié

Le Parisien.fr - 21/03/2012 - Qui est Jacques Cheminade ? - Par Nathalie Segaunes 


Ses premières déclarations de candidat à la présidentielle l’ont élevé, d’emblée, à un niveau… olympique! Réagissant à la tuerie de Toulouse, hier sur Canal +, Jacques Cheminade a lancé : « Très souvent, ces meurtres de masse sont associés à des jeux vidéo violents. » Soit exactement la même analyse que celle postée sur Twitter par la nageuse Laure Manaudou qui vient de se qualifier pour les Jeux de Londres. 
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Présidentielle : Cheminade s'attaque à la fortune de la reine d'Angleterre
Le candidat surprise de l’élection présidentielle, qui bénéficie désormais du même temps de parole que Nicolas Sarkozy et François Hollande sur les écrans et les ondes, n’a certainement pas fini de détonner dans le paysage.

Cet ancien haut fonctionnaire des Finances est une curiosité récurrente de la vie politique française : il resurgit à chaque élection. En 1978, déjà, il obtient 0,12 % des voix aux élections l égis- latives dans la 25e circonscription de Paris. Trois ans plus tard, il rêve de la présidentielle, mais n’obtient pas les 500 signatures et appelle à voter pour Valéry Giscard d’Estaing. En 1988, nouvelle tentative, même échec. Le miracle finit par se produire en 1995 : Cheminade rassemble enfin 556 signatures de maires. Certains d’entre eux se plaindront ensuite de s’être « fait avoir ». Il ne récolte que 84959 voix, soit 0,27% des suffrages. Plus embêtant : six mois après le scrutin, ses comptes sont invalidés par le Conseil constitutionnel, une première à l’époque! Cheminade est alors tenu de rembourser un million de francs. Une ardoise qu’il doit encore aujourd’hui à l’Etat.

En 2002, il ne parvient pas à réunir les 500 parrainages. Mais cet obstiné persévère et présente deux ans plus tard une liste aux européennes en Ile-de-France (0,11% des voix). En 2007, il échoue de nouveau dans sa quête de signatures et appelle à voter pour Ségolène Royal. Le 18 juin 2010, quand celui qui se décrit aujourd’hui comme un « gaulliste de gauche » annonce sa candidature à la présidentielle de 2012, personne n’y croit. Mais sur le terrain, une centaine de militants dévoués démarchent les petits maires et réalisent l’exploit. Le 8 mars, Cheminade se paye le luxe d’être le premier à déposer ses parrainages au Conseil constitutionnel et lance sa campagne en fanfare : « La politique d’Obama, c’est une politique […] de Wall Street, déclare-t-il le lendemain sur France Inter. Et ces mêmes milieux de Wall Street […] ont mis le pied à l’étrier d’Hitler en Allemagne. Donc, on retrouve cette même tendance. »

A 70 ans, le serpent de mer Cheminade reste une énigme. Cet énarque change de trajectoire au milieu des années 1970 sous l’influence de Lyndon LaRouche, homme politique américain rencontré à New York. Ancien trotskiste, LaRouche, connu pour ses diatribes conspirationnistes, négationnistes ou homophobes, est désormais classé à l’extrême droite. Cheminade, depuis 1981, est son relais en France. L’UNADFI (Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu) estime que son parti, Solidarité et Progrès, a un « comportement sectaire » dans ses méthodes de recrutement destinées aux étudiants, ainsi que dans son fonctionnement interne. Dans son rapport de 2005, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Milivudes) écrit que « les étudiants constituent une cible privilégiée pour ce parti ».

Cheminade, obsédé par le monde anglo-saxon et « l’oligarchie financière de la City et de Wall Street », préconise notamment une « industrialisation de la Lune » et l’exploration de Mars pour « y créer nous-mêmes les conditions d’une vie possible », grâce à la « fusion thermonucléaire ». Afin d’y créer, à n’en pas douter, le meilleur des mondes.




Libération - 08/03/2012 - Jacques Cheminade: objet politique non identifié - Par Jonathan BOUCHET-PETERSEN


Et de deux. Après Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière, Jacques Cheminade  est le deuxième candidat à l'élection présidentielle à avoir déposé ses parrainages au Conseil constitutionnel. Le leader du parti Solidarité et Progrès totalise 538 parrainages qui devraient donc lui permettre de concourir au premier tour le 22 avril.

Mais qui est donc ce candidat inconnu du grand public, qui avait déjà obtenu 0,28% en 1995? Et comment cet ancien haut fonctionnaire de 70 ans, né en Argentine, a-t-il réussi à réunir les signatures nécessaires à une candidature présidentielle quand tant d'autres s'y cassent les dents, alors qu'il avait échoué en 1981, 2002 et 2007?


Interrogé par l'AFP, l'entourage de Jacques Cheminade explique: «On est sur le terrain depuis des mois et des mois et quand on a commencé, il n'y avait que nous, les gens de Lutte ouvrière, et un peu ceux de (Nicolas) Dupont-Aignan.» Un membre de l'équipe de campagne de François Hollande fait une lecture plus subtile en affirmant que «pour de petits maires indépendants, donner leur parrainage à Cheminade est un moyen confortable ne pas subir les demandes d'autres démarcheurs sans s'exposer aux reproches de leurs administrés». Des administrés qui, comme la majorité des français, ne savent souvent pas le moins du monde qui il est.

Diplômé de HEC et de l'ENA, Jacques Cheminade se pose depuis des années en pourfendeur de l'«oligarchie financière» au pouvoir. Déjà, en 1995, l'atypique candidat dénonçait le «cancer financier qui ronge et détruit tout», considérant que ce sujet devait être «le premier sujet politique, celui qui devrait être en tête chez tous les candidats». Et Cheminade de prédire à l'époque «une période grave, tragique pour l'histoire du monde et de l'Europe» dans «les deux ou trois prochaines années». Faisant de la «dictature financière» la cause principale du chômage, il mettait en garde dans sa profession de foi: «Quiconque n'attaque pas d'abord cet ennemi condamne son pays à l'impuissance, lui laisse perdre son âme et le livre aux idéologies du sol, du sang et de la race.» Pour l'édition 2012 de la présidentielle, son livre-projet Un monde sans la City ni Wall Street déroule le même fil.


1995-2012: le combat de Jacques Cheminade contre... par Cheminade2012


Se plonger dans le luxuriant programme de Jacques Cheminade, c'est tomber sur des propositions qui pourraient avoir leur place dans celui du PS ou du Front de gauche, comme mettre fin à «l'économie casino», séparer au niveau mondial «les banques de dépôt et de crédit des banques d'affaires» (le fameux Glass Steagall Act), ou mettre en place un «système de crédit public finançant de grands projets de développement mutuel».

Une atmosphère artificielle sur Mars

Mais c'est aussi découvrir des projets beaucoup plus originaux et même farfelus, au moins en apparence. Florilège: accélérer les programmes d'exploitation et d'industrialisation lunaire, créer une atmosphère artificielle sur Mars et un pont terrestre eurasiatique de l'Atlantique à la mer de Chine, mais aussi orienter l'effort scientifique vers les armes à bouffées éléctromagnétiques, enseigner l'astrophysique (qui permet de voir et de comprendre au-delà de la «banlieue Terre»), autonomiser les établissements scolaires sous forme de «Républiques en petit», et apprendre dès la maternelle le «chant choral» ou remettre la langue de Villon et de Rabelais au poste de commande dans l'enseignement.

Sur le site de Solidarité et Progrès, les écrits de l'Américain Lyndon LaRouche, mentor de Jacques Cheminade, figurent en bonne place. Ce milliardaire de 91 ans condamné pour escroquerie est fasciné par la fin du monde et martèle depuis des années qu'une «crise de désintégration» va toucher les Etats-Unis et l'Europe en nous ramenant à «un nouvel âge des ténèbres comme au Moyen-âge». Sept fois candidat à l’investiture du parti démocrate pour l'élection présidentielle, sans succès, LaRouche peut néanmoins compter sur sa femme, Helga Zepp-LaRouche, fondatrice et présidente de l'Institut Schiller, qui s'est fixée pour mission de faire connaître la pensée de son mari en Allemagne. Elle-même a été candidate à la chancellerie allemande, sans plus de succès. Ayant fait de Barack Obama son ennemi absolu, LaRouche n'hésite pas à comparer l'actuel président américain à Hitler

lus que son programme, ce qui interroge, c'est la nature même de l'organisation Solidarité et Progrès, qui garde secrète l'adresse du QG de campagne de Jacques Cheminade et ne revendique qu'une cinquantaine de militants plus que dévoués. A Paris, notamment, il n'est pas rare de les croiser devant des universités ou devant certaines bouches de métro, de grandes pancartes dans le dos. Jusque-là, rien de bien original. Mais régulièrement, le parti est accusé de dérive sectaire par des parents de militants dénonçant les méthodes d'embrigadement du parti et une doctrine construite autour de l'idée de sauver le monde. Des accusations réitérées dans le dernier numéro de Complèment d'enquête sur France 2.


Interrogé par la radio Le Mouv, le secrétaire général de la Miviludes (Mission de vigilance interministérielle de lutte contre les dérives sectaire), Hervé Machi, refuse de faire de Solidarité et Progrès un parti en pleine dérive sectaire: «C'est un dossier qui pour nous n'est pas vivant», explique-t-il tout en confirmant des signalements dont les derniers reçus «remontent à cinq ou six ans». Et même si «les personnes à l'origine de ces signalements avaient été reçues», leurs témoignages «n'ont pas débouché sur une saisine de l'autorité judiciaire, sans doute parce que la Miviludes a considéré à l'époque que les critères de la dérive sectaire n'étaient pas caractérisés».

Autre polémique, moins déterminante, qui colle aux basques de Cheminade, l'invalidation par le Conseil constitutionnel de ses comptes de campagne en 1995. Interrogé à ce sujet le 4 mai 2011 dans l'émission Face aux Français sur France 2, Roland Dumas, président du Conseil constitutionnel d'alors, a considéré que «Jacques Cheminade était plutôt maladroit» tandis que «les autres étaient adroits». Les autres, ce sont Edouard Balladur et Jacques Chirac. De cette mésaventure, Cheminade reste d'ailleurs redevable d'une ardoise d'environ 152000 euros (un million de francs à l'époque, ndr) auxquels se sont ajoutés depuis 1995 des pénalités et des intérêts d'un montant de 20000 euros. Une dette qui ne l'empêche pas d'être de nouveau candidat.
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Les temps forts : Nicolas Sarkozy

Les temps forts : Nicolas Sarkozy
Capital sur M6
Les expatriés
Meeting de Villepinte
Jeanne d'Arc
Lejaby
Sarkozy détourné de son image


Arrêt sur image - 19/03/2012 - Sarkozy contré sur M6


Il ne l'a pas lâché. Dimanche 18 mars, Nicolas Sarkozy était l'invité du magazine Capital sur M6. Et manifestement, le journaliste Thomas Sotto était en pleine forme, toujours à l'affut de la moindre approximation du candidat. Sur le pouvoir d'achat par exemple, Sarkozy a d'abord affirmé que la France était le seul pays où celui-ci avait augmenté avant d'être immédiatement rectifié par Sotto qui a énuméré les autres pays européens dans ce cas de figure.
Sur les questions de santé, lorsque Sarkozy minimise les dépenses supplémentaires pour les patients pris en charge dans les cliniques, Sotto dégaine : encore faut-il avoir une bonne mutuelle et éviter les dépassements d'honoraires. Sur l'Europe, Sarkozy s'est vanté d'avoir initié la modification des accords de Schengen. Faux, les négociations avaient débuté avant, ce que ne manque pas de glisser le journaliste de Capital.
Et quand c'est Sarkozy qui tente de poser une colle au journaliste sur le nombre de médecins en France...
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Le Monde.fr - 16/03/2012 - L'équipe de Sarkozy envoie un mail à 600 000 expatriés pour les rassurer

L'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy a envoyé vendredi 16 mars un e-mail à quelque 600 000 expatriés pour détailler – et rassurer certains – la proposition faite par le candidat de l'UMP, lundi, de créer un impôt pour les "exilés fiscaux", une mesure qui avait suscité des interrogations chez les expatriés. Le courriel, raconte France-Amerique.com, est accompagné d'une vidéo où Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du candidat, souligne les différences avec François Hollande "qui décourage le travail" et "veut inciter nos compatriotes à quitter le territoire en leur imposant un impôt confiscatoire de 75 %", et Nicolas Sarkozy "qui veut les inciter à rester en France par une fiscalité juste et responsable


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Le Parisien.fr - 11/03/2012 - Les coulisses du « sarkoshow » - Par Frédéric GERSCHEL et Nathalie SCHUCK


Pour relancer la campagne du président-candidat, l’UMP n’a pas hésité à sortir la grosse artillerie.

Un sarkoshow à l’américaine. 40 000 places assises, 65 000 inscrits hier selon l’UMP, 46 000 m2, soit plus de cinq terrains de foot… Ce sera « énorme », « monstrueux », « spectaculaire », promet le staff de campagne, ravi.

Nicolas Sarkozy veut une démonstration de force pour renverser la table. Comme lors de son meeting du 14 janvier 2007 porte de Versailles, coup d’envoi de sa conquête du pouvoir. Il rêve de sonner l’adversaire socialiste, d’enfoncer la mobilisation du PS au Bourget.
Il a lui-même battu le rappel en postant sur Twitter un message invitant ses partisans à venir avec famille et amis. « Il est au taquet! » sourit un proche. L’UMP a aussi fait appel à une société de phoning pour solliciter les militants. Objectif : faire masse. Une nouvelle affiche « la France forte, c’est vous » (notre photo) sera dévoilée et l’hymne de campagne sera diffusé pour la première fois en version longue. Tout un symbole, Sarkozy prendra la parole à 13h40. Comme en janvier 2007…

Le candidat répète chez lui. Son conseiller Henri Guaino a travaillé jour et nuit depuis mercredi sur ce discours de plus d’une heure, qui donnera une vision de la France de 2017. « Vous ne serez pas déçu! » promet la « plume ». Avec le président-candidat, ils ont ciselé chaque formule dans la nuit de vendredi à samedi.
Hier, Sarkozy a répété chez lui, dans le XVIe arrondissement de Paris, avant de retrouver ses communicants Patrick Buisson, Jean-Michel Goudard et Pierre Giacometti. A la tribune, il parlera de cette « aventure personnelle » et fera de nouvelles propositions « décoiffantes ». Il en assurera le service après-vente lundi sur TF1, mercredi sur Europe 1, vendredi sur Canal + et dimanche sur M 6, avant l’égalité de temps de parole le 20. Il a renoncé à se rendre aux Antilles comme prévu.

La « famille de droite rassemblée ». Sarkozy a voulu tous ses proches à ses côtés. Carla et ses fils, Pierre, Jean et le garnement Louis seront au premier rang. Il a convaincu son père spirituel, Edouard Balladur, d’être présent. Les sarkozystes historiques ne rateront pas une miette. « Je veux avoir les larmes aux yeux, comme en 2007 », confie Pierre Charon, qui a conseillé à son ami Brice Hortefeux : « Prévois ton casse-dalle ». Car il n’y aura pas de pause déjeuner.
Côté people, Gérard Depardieu, Christian Clavier et Didier Barbelivien sont attendus, avec Enrico Macias. « Je veux aider Sarkozy, qu’il soit réélu », glisse le chanteur Johnny Hallyday, qui ne veut, lui, plus s’afficher en politique. « Il reste son ami », assure un collaborateur. Les ministres ont tous été conviés mercredi par Sarkozy, aigre-doux : « Certains s’impliquent, d’autres ne font rien! Il y a un petit rassemblement dimanche, si vous voulez venir avec vos conjoints… »

Guillaume Peltier et Salima Saa maîtres de cérémonie. Pour lancer le meeting, le président voulait deux nouveaux visages. Salima Saa et Guillaume Peltier, porte-parole adjoints de la campagne, joueront les M. et Mme Loyal. « Une belle promotion », relève un conseiller du président, qui rappelle le précédent Rama Yade, entrée dans la lumière le 14 janvier 2007. Ils introduiront cinq ou six « grands témoins » prévus avant le président, dont le cinéaste Alain Terzian, Henri Guaino ou, clou du spectacle, Bernadette Chirac ! Tout doit être bouclé avant 16 heures pour le match de rugby France - Angleterre au Stade de France, où Sarkozy retrouvera David Cameron et… François Hollande.

Les « mauvais coucheurs » Borloo et Yade. A l’UMP, on fait mine de ne pas s’agacer du lapin posé par Jean-Louis Borloo, qui devait s’exprimer mais ne viendra sans doute pas. Rama Yade non plus, qui a refusé d’apporter son soutien au candidat UMP lors du congrès du Parti radical hier. « Je n’ai pas été invitée », justifie-t-elle. « Enfant gâtée! » peste l’UMP.

Une facture jalousement gardée. Tout juste sait-on que l’addition dépasse largement le million d’euros. « Quand le PS raconte que Le Bourget a coûté 900 000 €, ça ne comprend même pas la location de la salle », assure un pilier de l’équipe. Selon la commission des comptes de campagne, le meeting de la porte de Versailles en 2007 avait coûté 4,5 M€…
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Les Echos. Le 06/01/2012. Source

Sarkozy célèbre Jeanne d'Arc, symbole de «l'unité nationale»

« Jeanne d'Arc n'appartient à aucun parti, à aucune faction, à aucun clan », a déclaré le chef de l'Etat en direction du FN, en lançant en Lorraine les festivités du 600e anniversaire de sa naissance à Domrémy.

Nicolas Sarkozy a célébré vendredi la mémoire de Jeanne d'Arc érigée en symbole de la « résistance » de la France dans l'épreuve et de son « unité nationale » en dénonçant, à quelque cent jours de la présidentielle, « ceux qui voudraient s'en servir pour diviser ». En s'invitant sur le terrain des exploits de la « pucelle d'Orléans », le chef de l'Etat se savait dans le collimateur de ses futurs rivaux électoraux, prêts à rouvrir son procès en détournement politique de l'Histoire, ouvert avec Jean Jaurès ou Guy Môquet. Surtout à la veille de l'hommage que le Front national doit rendre samedi à celle qui a « bouté les Anglais hors de France ».

C'est donc en termes choisis que le pré-candidat Sarkozy s'est emparé de l'image emblématique de l'héroïne de Domrémy pour donner le coup d'envoi des festivités du 600e anniversaire de sa naissance. Sitôt accueilli dans le village natal de la célèbre bergère au son de « en passant par la Lorraine », le président s'est employé à démentir ceux qui l'ont soupçonné de célébrer celle qui a entendu des voix pour en chasser d'autres. « C'est le 600e anniversaire, ce n'est pas tous les jours », a-t-il lâché, « qu'est-ce qu'on aurait dit si je n'étais pas venu ? »
« Première résistance française dans les épreuves »

Plus tard à Vaucouleurs, où Jeanne lança en 1429 sa campagne victorieuse contre les Anglais, Nicolas Sarkozy s'est une nouvelle fois justifié : « En tant que chef de l'Etat, je me devais de rendre aujourd'hui, ici, sur sa terre de naissance, cet hommage solennel que la France rend à ceux auxquels elle doit sa liberté et sa grandeur ». Tout au long de son discours, le président s'est attaché à décrire une Jeanne d'Arc « oecuménique », une incarnation de « l'unité nationale » et, en pleine crise économique, de la« première résistance française dans les épreuves », au même titre que Victor Hugo, Charles de Gaulle ou Jean Moulin.

Dans son évocation, il s'est gardé de trancher entre la Jeanne « sainte » de l'Eglise catholique et la Jeanne « patriote » de la République laïque. Même s'il a affirmé qu'elle incarnait « les racines chrétiennes de la France ».

Surtout, Nicolas Sarkozy a dénoncé, comme il l'avait déjà fait en 2007 entre les deux tours de la présidentielle, le détournement de l'image de Jeanne d'Arc par le FN, qui en a fait le symbole de sa geste anti-immigration et l'honore à Paris chaque 1er mai depuis les années 1980. « Jeanne n'appartient à aucun parti, à aucune faction, à aucun clan », a dit le chef de l'Etat, puissions-nous, nous aussi, continuer à penser à elle comme le symbole de notre unité et ne pas la laisser entre les mains de ceux qui voudraient s'en servir pour diviser ».
« Un symbole ultranationaliste », « une imposture »

Sans attendre son discours, tous ses futurs rivaux ont sévèrement critiqué son hommage. « Je vois bien que Nicolas Sarkozy court après moi », a raillé Marine Le Pen. « Aller chercher un symbole ultranationaliste (...) ça ne fait pas sens », a dénoncé l'écologiste Eva Joly. Quant au numéro 2 du Parti socialiste Harlem Désir, il a joint dans la même dénonciation le chef de l'Etat et la patronne du FN, les jugeant « les moins bien placés » pour célébrer Jeanne d'Arc, car « eux passent leur temps à diviser les Français et à jouer sur les peurs ». Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la République à l'Elysée, a lui vu dans l'hommage rendu par Nicolas Sarkozy une « imposture ». « Jeanne d'Arc aimait la France. Elle l'a libérée de l'oppression. Nicolas Sarkozy l'a mise sous tutelle », a accusé accuse le le député de l'Essonne.

Face à ces critiques, les proches du président ont nié toute arrière-pensée électorale de sa part.« Election ou pas élection, il aurait été là », a assuré Patrick Buisson, son conseiller réputé très à droite, présent en Lorraine. « Ce n'est pas parce que l'extrême droite a cherché à se l'accaparer que le président ne doit pas lui rendre hommage », a renchéri le député UMP François Grosdidier. Seul le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a concédé un léger trouble sur l'hommage présidentiel. « Il faut y être pour des raisons symboliques mais il n'est pas nécessaire de s'y éterniser »...


Le Point. Le /02/2012. Source


Comment (le candidat) Sarkozy a sauvé Lejaby



"Qu'est-ce qu'on va devenir ? On nous met un coup de pied au cul !" Des femmes en larmes, les joues rouges de colère, les poings serrés, avec encore ce qu'il faut de dignité pour ne pas vaciller lorsque le tribunal de commerce de Lyon choisit le dénommé Alain Prost comme repreneur de la société Lejaby en liquidation. Le chef d'entreprise s'engage à ne garder que 195 des 450 salariés en France et à fermer la dernière usine de la marque dans l'Hexagone, sous-traitant sa production en Tunisie. 

Les images de ces femmes éplorées ont touché le coeur de tous les Français. Leur lutte est devenue notre lutte, une grande cause nationale. Depuis, l'entreprise a été sauvée. Par la grâce d'un honnête sous-traitant maroquinier, mais aussi du patron de LVMHsollicité par le pouvoir politique, et enfin d'un président de la République qui aimerait le rester au-delà du 6 mai prochain... 


"Bon flair"

C'était le 18 janvier dernier, précisément, le jour du sommet social organisé par l'Élysée. D'un côté, Nicolas Sarkozy, qui exprime un certain volontarisme politique en promettant le sauvetage de ce qui reste de l'industrie française ; de l'autre, le cri de ces femmes d'Yssingeaux (Haute-Loire), à qui on venait d'apprendre la mort de leur usine. Un effet de contraste cruel pour le président de la République, avant que l'Élysée ne voie dans cette triste affaire le moyen de prouver sa capacité d'action. Aussi le futur candidat de l'UMP a-t-il fait de ce dossier Lejaby une affaire personnelle. Non, il ne sera pas Lionel Jospin, Premier ministre, les bras ballants, devant les salariés de LU, affirmant que l'État ne peut pas tout !

En l'occurrence, Laurent Wauquiez, maire du Puy-en-Velay, situé non loin d'Yssingeaux, fut un précieux relais pour Sarkozy. De nombreux repreneurs, plus ou moins sérieux, plus ou moins véreux, ont présenté un dossier de reprise. Au final, neuf offres ont été examinées par les pouvoirs publics. "J'avais un nom en tête, celui d'un entrepreneur de l'Allier que je connais. Je lui ai passé un coup de fil", confie Laurent Wauquiez, qui fit alors preuve, comme il le dit, d'un "bon flair". Entre-temps, le site de Lejaby est devenu une formidable tribune politique pour les candidats à la présidentielle et pour leurs représentants. The place to be... Mandaté par François Hollande, Arnaud Montebourg s'y est rendu avec un projet de reprise inspiré par la cofondatrice des sous-vêtements Tam-Tam.




"C'est une très jolie usine"

À ce titre, Laurent Wauquiez juge "médiocre" l'attitude du PS vis-à-vis des ouvrières de Lejaby et se dit stupéfait des propos de la cofondatrice de Tam-Tam qui, en quittant Yssingeaux, "ne trouva rien d'autre à dire que : C'est une très jolie usine !" Finalement, le contact est pris avec l'entrepreneur de l'Allier, un certain Vincent Rabérin, P-DG de Sofoma, qui réalise des produits finis pour Louis Vuitton et, depuis 2010, pour Chanel. L'homme se dit intéressé, mais... Quid de la formation au métier du luxe des "petites mains" de Lejaby ?

Laurent Wauquiez évoque aussitôt la question avec Xavier Musca, le secrétaire général de l'Élysée. Une solution est trouvée : l'État prendra en charge la formation (de 6 mois à un an) qui fera de ces femmes des spécialistes de la maroquinerie. Quid, ensuite, des machines industrielles de Lejaby inadaptées à la fabrication de bagages et de malles en cuir ? Là encore, l'Élysée a la solution : deux millions d'euros d'investissements, aidés par l'État au titre des fonds de revitalisation, sont débloqués afin de permettre d'adapter l'atelier.

Enfin, avant d'envisager une reprise définitive, Vincent Rabérin doit s'assurer qu'il pourra fournir du travail à ses employées sur une longue durée. L'Élysée ne cogite pas longtemps : Nicolas Sarkozy use de ses relations avec celui qui fut l'un de ses invités au Fouquet's, le soir de sa victoire, Bernard Arnault... Le P-DG de LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, promet à son ami de remplir pour quelque temps les carnets de commandes de l'entreprise. Nous sommes alors le 1er février. La reprise est scellée. Les "Lejaby" - reçues ce vendredi à l'Élysée - peuvent souffler ; Bernard Arnault peut, lui, communiquer. Et Nicolas Sarkozy, triompher...


Owni. Le 19/02/2012. Source

SARKOZY DÉTOURNÉ DE SON IMAGE
Sitôt publiée, l'affiche de campagne de Nicolas Sarkozy a été détournée. André Gunthert, chercheur sur l'image et le langage, maître de conférence à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), met des mots sur ces opérations de détournement.


Selon la formule célèbre du livre Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, de Karl Marx, les grands évènements historiques se répètent, “la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.” Cette fois, c’est sûr, on est dans la farce.

Telle était du moins l’impression que produisait l’accueil de l’annonce de la candidature de Nicolas Sarkozy aux prochaines présidentielles sur les réseaux sociaux. Pendant qu’une grande partie de la presse s’efforçait de nous convaincre que les choses sérieuses allaient enfin commencer, les outils de l’appropriation s’emparaient du slogan et de l’affiche de campagne pour une série de détournements dévastateurs.

Un slogan giscardien, une affiche mitterrandienne: les communicants sarkozystes ne brillent pas par leur imagination. La seule tentative qui sortait de la routine était celle de décliner la métaphore du capitaine courage, utilisée par le candidat lors de son allocution télévisée. Mais l’option du fond marin pour habiller l’image était un choix risqué1, véritable appel du pied aux blagues et au second degré après l’échouage du Costa Concordia ou la proximité de la sortie du film La mer à boire.


Ça n’a pas raté. Avec une réactivité significative, les premiers détournements mettaient en scène Sarkozy en capitaine naufrageur (voir ci-dessus), suivis de près par le baigneur naturiste du catalogue La Redoute.

A l’époque mitterrandienne, la présence d’un fond uni ou d’un emplacement vide était un choix visuel sans risque particulier. A l’ère du mème et de la retouche, c’est une provocation à la satire. La simplicité graphique de l’affiche La France forte, composée de 3 éléments nettement distincts – le personnage, le slogan et le fond – se prête admirablement à l’appropriation. Constatant le succès du mème, le mouvement des Jeunes socialistes proposait dès le milieu de la matinée un générateur automatique permettant de modifier le slogan ou d’appliquer diverses variations à l’image.


Outre “la France morte”, on a pu noter le succès récurrent de l’adaptation culinaire du slogan, remixé en “Francfort”, allusion à l’empreinte du modèle germanique qui hante la candidature Sarkozy (voir ci-dessus).

Que le net s’empare d’un contenu politique et le détourne, quoi de plus normal ? Mais on n’a pas constaté pareille explosion satirique à l’endroit de François Hollande, dont la campagne, si elle peine à soulever l’enthousiasme, ne provoque pas non plus d’opposition massive. La rage mordante de la caricature s’adresse bien au président sortant, dont le moindre discours paraît définitivement inaudible, menacé par l’inversion et la raillerie. Révélateur de l’exaspération qu’il suscite, le sarcasme le plus cruel a consisté à mimer l’effacement du candidat sur sa propre affiche, jusqu’à la disparition (voir plus haut).

L’écart est frappant entre cet accueil et le sérieux avec lequel la plupart des grands médias continuent de considérer une campagne menacée par le naufrage avant même d’avoir commencé. Qui, à part Alain Duhamel, croit encore que Sarkozy est capable de rééditer Marengo et de l’emporter in extremis par un retournement inouï ? Mais le storytelling d’un combat gagné d’avance ne fait pas les affaires de la presse, qui attend depuis des mois le pain béni de la présidentielle, et qui fera tout pour donner à des chamailleries de cour de récréation les couleurs d’affrontements homériques.

Pendant ce temps, la France ricane, et s’amuse plus sur Facebook que dans les mornes sujets du JT. Une divergence de perception qui rappelle le traitement de l’affaire DSK – et n’annonce rien de bon pour la suite…

Jean-Louis Borloo

Jean-Louis Borloo

Le Figaro.fr - 05/19/2011 - Borloo, un pas de plus vers la candidature - Par Judith WAINTRAUB


L'ex-ministre de l'Écologie inaugure aujourd'hui le siège national de l'association Oxygène, qui regroupe ses sympathisants.
Photo : Frederick FLORIN

Ça ressemble à un quartier général de campagne, sur deux étages, avec une vaste cour bâchée et une salle de réunion. Jean-Louis Borloo l'inaugurera ce soir comme un QG de campagne, mais son entourage l'assure : le local de plus de 1000 m2 loué par les supporteurs de l'ex-ministre de l'Écologie au 81, rue des Archives, dans le IIIe arrondissement parisien, «n'est pas le QG du futur candidat centriste à la présidentielle». Le discours qu'il a l'intention de prononcer sera tout de même l'occasion, pour lui, de faire «un pas de plus» vers son entrée en lice, «toujours programmée à l'automne». Quatre mille invitations ont été lancées par l'association Oxygène, créée à l'occasion des régionales de 1992 pour «regrouper les gens qui apprécient Jean-Louis Borloo, adhèrent à sa démarche mais n'ont pas envie de prendre la carte d'un parti». Depuis, elle a été mise en sommeil, et sa réactivation à huit mois de la présidentielle ne doit évidemment rien au hasard. Le chef du Parti radical veut montrer sa capacité à mobiliser autour de lui les acteurs de la «société civile», selon l'expression consacrée, à un moment où ses relations avec ses alliés du Nouveau Centre paraissent pour le moins tendues.

Hervé Morin, le patron du NC, a lui aussi réuni ses amis, samedi, dans sa Normandie natale, plus précisément à Épreville-en-Lieuvin, dans l'Eure. Près de 500 personnes l'ont entendu réaffirmer sa détermination, «intacte» malgré les sondages, «à être candidat, à porter les couleurs du centre». Lui aussi a son calendrier : il présentera les orientations de son projet pour la France en octobre. Samedi, il a prévenu : «Celui qui sera désigné, en clair Jean-Louis Borloo ou moi, devra prendre l'engagement d'aller jusqu'au bout. Quels que soient les sondages. Quelles que soient les pressions. (…) Moi, en avril prochain, je veux voir des bulletins de vote avec le nom de notre candidat. Je ne me contenterai pas d'une belle annonce de candidature en octobre ou novembre et ensuite pschitt, plus rien.»

Ce scénario, c'est celui auquel croit dur comme fer un proche de Nicolas Sarkozy. «Borloo se déclarera à l'automne et se retirera début 2012 en expliquant qu'il ne veut pas provoquer un 21 avril à l'envers», affirme ce lieutenant du chef de l'État, en soulignant que si Marine Le Pen ne grimpe pas dans les sondages, «elle reste aux alentours de 19 % des suffrages».

Hervé Morin, lui, se défend de vouloir jeter le doute. Il doit lutter de son côté contre une rumeur qui le prétend réconcilié avec François Bayrou depuis la fin de l'été. «Bayrou m'a simplement envoyé son livre, comme, je crois, à tous les parlementaires du Nouveau Centre, et je lui ai envoyé le mien», assure-t-il. Que disaient leurs dédicaces respectives ? «C'est privé».

Pas de désaffection à l'UMP
Le président du NC n'est pas «instrumentalisé» par son ancien mentor, il le jure. N'empêche : Bayrou doit boire du petit-lait quand il entend Morin souligner que «pas un député radical n'a quitté le groupe UMP à l'Assemblée nationale depuis les grandes déclarations d'indépendance du printemps». Déclaration aussitôt confirmée par le chef du groupe UMP, Christian Jacob. Dans une interview publiée vendredi par La Croix, Jacob juge «très compliqué» pour un député UMP de soutenir un autre candidat que Nicolas Sarkozy à la présidentielle, «à moins d'être un as de la gymnastique». Le lendemain, dans l'Eure, Hervé Morin s'est interrogé sur «la crédibilité d'un candidat soutenu par des élus qui auront une jambe dans chaque parti».

Dominique Paillé, désormais porte-parole de Jean-Louis Borloo après l'avoir été de l'UMP, estime que son champion n'a pas intérêt à provoquer un clash à l'Assemblée. «Ce n'est pas le sujet, a-t-il affirmé lundi au Figaro. Au moment où Borloo aura déclaré sa candidature, pour les élus qui le soutiendront comme pour les autres, les choses ne se dérouleront plus au Parlement, mais sur le terrain.» L'ambiance promet d'être animée le week-end prochain à La Grande-Motte où Borloo, Morin et leurs partisans respectifs se retrouveront pour tenir la première université d'été de l'Alliance républicaine, écologiste et sociale.
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Le Figaro.fr - 03/10/2011 - Borloo renonce à se présenter en 2012 - Par Jean-Baptiste GARAT


L'ex-ministre estime que le centre «n'est pas en mesure d'être présent au second tour».

«Jean-Louis est dans les dernières heures, les dernières minutes, les dernières secondes avant de monter dans l'avion», confiait vendredi un proche. L'avion? C'est celui de la petite histoire dont Jean-Louis Borloo se délecte depuis des mois. «Quand on est dans un avion et qu'on s'apprête à sauter, confiait-il, il y a un an, on ne le fait pas sur un coup de tête. On y réfléchit, on s'y prépare, on refait le vol dans sa tête. Mais quand on décide de passer la porte, c'est pour atteindre la cible. Et si je passe la porte, je ne raterai pas ma cible.» Cette porte, Jean-Louis Borloo a finalement décidé de ne pas la passer. Il l'a annoncé dimanche soir au journal de TF1. En son «âme et conscience», Jean-Louis Borloo a reconnu que «les centres n'ont jamais été aussi éclatés, en compétition même entre eux». « La dynamique des centres n'est pas à mon avis suffisante pour porter une candidature non pas de témoignage (…) mais pour être présente au second tour de l'élection présidentielle », explique-t-il.


«Nous sommes dans une crise économique et sociale d'une extrême gravité, a-t-il poursuivi. Et dans ces périodes-là les pertes de repères amènent vers les extrêmes. Le climat délétère et le climat des affaires, très franchement, me paraissent accentuer ces risques», a-t-il ajouté. «En mon âme et conscience, j'ai considéré que ce serait une candidature qui apporterait probablement de la confusion plus que des solutions», justifie-t-il encore.

Voici un an que Jean-Louis Borloo se préparait. Le ministre du Développement durable sortait à l'époque d'un été de folles rumeurs. Fort d'une popularité que les différentes défaites électorales de la majorité ne semblaient pas altérer, son nom était évoqué avec insistance pour remplacer François Fillon à Matignon et incarner un «virage au centre» de la politique gouvernementale dans la dernière ligne droite avant la présidentielle. «Après, il sera trop tard», défendait Borloo. Le «virage», lui ne viendra pas.



7 à 9 points d'intentions de vote
En décidant en novembre d'annoncer sa démission du gouvernement, alors que lui avaient été proposés le poste de garde des Sceaux ou celui de ministre des Affaires étrangères, Borloo a regagné sa «liberté de proposition et de parole au service de (ses) valeurs qui ne sont pas de circonstance». Seule limite à cette «liberté», Borloo s'est interdit tout commentaire sur Sarkozy. Entre le président de la République, qui avoua avoir «souhaité qu'il restât», et son ancien ministre, tout soupçon de rupture sera consciencieusement écarté. Quand les proches de Borloo, semaine après semaine, critiquent «une droitisation de l'UMP et de la politique gouvernementale», lui se borne à faire la promotion des «modérés». A Rambouillet, chez Gérard Larcher, il déplorait en mars que «les dix dernières années n'ont été qu'une succession de défaites à l'exception d'un exploit personnel», la victoire de Sarkozy. «Il n'aura fallu que dix ans pour voir les douves, les casemates, les remparts tomber les uns après les autres. Aujourd'hui, il ne reste que le donjon, confiait-il. Et personne ne se pose de question?»

En un an, Borloo s'est efforcé de faire émerger une «politique alternative». Il a conduit la rupture du Parti radical avec l'UMP, dont il était une formation fondatrice en 2002. Il a porté sur les fonts baptismaux l'Alliance républicaine, écologiste et sociale, qui regroupe notamment son parti et le Nouveau Centre. Depuis le printemps, il est testé dans les simulations de premier tour et il était crédité dimanche, dans le LH2 Yahoo, de 7 à 9 points d'intentions de vote. La suite logique voulait qu'il se présente à la présidentielle. Ce ne sera pas pour cette année.
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Nathalie Arthaud : les propositions

Nathalie Arthaud : les propositions
Indexer les salaires sur les prix
Le programme et les proposition disponibles ici


Europe 1.fr - 29/03/2012 - Arthaud : "indexer les salaires sur les prix"



Arthaud : "indexer les salaires sur les prix" par Europe1fr
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Nathalie Arthaud : la candidate

Nathalie Arthaud : la candidate
La seule candidate communiste
Les signatures
Portrait


Marianne 2 - 27/02/2012 - Electeur 2012: Votez Arthaud, «la seule candidate communiste» - Par Coralie DELAUME


Coralie Delaume poursuit son Micro-trottoir 2012, une série d'interviews de futurs votants à la présidentielle. Rencontre avec Olivier qui votera Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière. Pour ce jeune informaticien, elle est la seule candidate communiste.


Olivier a 29 ans. Il est informaticien et vit à Paris. Il votait pour Arlette Laguiller auparavant, et votera pour Nathalie Arthaud (LutteOuvrière ) le 22 avril 2012.

Coralie Delaume : Vous avez l'intention de voter pour Nathalie Arthaud au premier tour de la présidentielle. Comment avez-vous fait votre choix ?
 
Olivier : La société dans laquelle nous vivons me révolte. Je pense que nous avons le devoir de la changer, profondément et à l'échelle mondiale. Le capitalisme a permis l'industrialisation et le rapprochement des peuples, mais n'est régulé que par des crises, très violentes pour la population. Je pense qu'il a fait son temps et que le communisme le remplacera.
 
Nathalie Arthaud est la seule candidate communiste dans ces élections. Je partage l'analyse politique de son organisation, Lutte Ouvrière. Je votais déjà Arlette Laguiller en 2002 et 2007, c'est donc tout naturellement que je reconduirai mon vote pour la seule organisation qui défend mes idées.
 
C.D. : J'en déduis donc que la candidature de Philippe Poutou, par exemple, ne vous séduit pas. Quelle est sa grande différence avec Nathalie Arthaud ?
 
O. : En l'absence de la candidature de Nathalie, je pourrais voter pour Philippe. Mais je regrette la transformation récente de son organisation en un aggloméré d'associations qui l'ont éloigné de la perspective révolutionnaire. Son prédécesseur, Olivier Besancenot, m'a profondément déçu en appelant à voter Jacques Chirac en 2002 alors que ce dernier était déjà assuré de gagner. La différence profonde, c'est que Lutte Ouvrière est toujours restée résolument communiste, trotskiste. Le NPA quant à lui, parle volontiers de luttes sociales et des méfaits du capitalisme, mais peu de révolution.
 
C.D. : Ne pensez-vous pas qu'une alliance de ces deux organisations les rendrait plus visibles, quitte à maintenir des « courants » différents, comme dans les grands partis ?
 
O. : Une seule candidature, ce serait deux fois moins de temps de parole. Dans les alliances, les idées sont bradées, il faut faire des compromis...Qu'y aurait-il à gagner ? À l’extrême gauche, on ne se présente pas pour être élu, mais pour partager des idées. Contrairement, donc, aux grands partis, dont la seule idée est de gagner l'Élysée, des sièges ou des strapontins. Que deux organisations brandissent l'interdiction des licenciements, ça donne fatalement à cette mesure plus de visibilité. Et à l'inverse, je ne sais pas si on entendrait parler de l'abolition du secret bancaire s'il y avait une candidature commune.
 
C.D. : Que vous inspire la candidature de Jean-Luc Mélenchon ? N'est-il pas en mesure de porter vos idées et de représenter le « vote utile » de la gauche non socialiste ?
 
O. : Mélenchon a été, rappelons-le, un ministre de Jospin et sénateur pendant 24 ans. Je n'ai pas connaissance qu'il en ait profité pour faire quoi que ce soit pour la classe ouvrière. Il a par contre appliqué de sales réformes à l'Éducation nationale. Son modèle c'est Mitterrand. Qui oserait dire, que Mitterrand était anti-capitaliste, au delà de ses discours de l'époque ? Mais s'il prenait à Mélenchon ou au PS de parler de l’échelle mobile des salaires ou encore de supprimer la TVA, je ne m'en plaindrais pas ! Ce serait toutefois des promesses mitterrandiennes.
 
C.D. : Quelles sont les mesures phares portées par Nathalie Arthaud, et que vous ne retrouvez chez aucun autre candidat, même à la « gauche de la gauche » ?
 
O. : On peut lire sur les affiches de Nathalie « répartition du travail entre tous, sans perte de salaire ». Autrement dit, travailler moins pour gagner tous ! C'est une mesure urgente, que je n'ai pas vue ailleurs.
 
Pour le pouvoir d'achat, j'aime assez l'idée qu'elle seule semble défendre, d'indexer les salaires sur les prix : « Quand les prix augmentent, les salaires et les retraites doivent suivre ». Mesure également nommée « échelle mobile des salaires ». Lorsque certains à gauche parlent d'imposer un salaire maximum; elle préfère élever significativement le salaire minimum, ce qui est bien plus concret. Le salaire des riches n'étant souvent qu'un argent de poche, comparé aux dividendes qu'ils touchent.
Bien entendu, ces mesures devront être imposées par les travailleurs eux-mêmes, dans les grandes luttes à venir. Les élections permettent de prendre la température.
 
C.D. : Il semble y avoir, aujourd'hui, en France, une sorte de consternation résignée, sans doute due à la peur du lendemain. Croyez-vous malgré ce calme apparent à la possibilité d'une révolution ?
 
O. : Ça ne semble en effet pas être pour tout de suite ! Mais, qui avait prédit la révolution russe ? Ou même la révolution française, qui s'est étalée sur des années ? Plus récemment et à une toute autre échelle, les grandes grèves de 1995 et la lutte insuffisante mais victorieuse contre le CPE/CNE, ont prouvé que la colère pouvait gagner les plus résignés très rapidement. Alors ça ne sera peut-être pas cette année, ce ne sera peut-être même pas dans 6 ans pour les 50 ans de mai 68. Mais d'ici là, préparons le terrain ! Voter pour l’extrême gauche n'est pas un acte révolutionnaire, mais donne du crédit à un ... programme de lutte !
 
C.D. : Votre candidate a peu de chance d'être au second tour. Que pensez-vous faire alors ? Seriez vous prêt à voter pour un autre candidat de gauche ?
 
O. : En 2002, c'est une enveloppe vide que j'ai glissée dans l'urne du second tour. En 2007, j'ai voté, sans illusion pour Ségolène Royal : en partie parce que c'est une femme, mais surtout par solidarité avec tous ceux qui, dans les classes populaires, réclamaient « tout sauf Sarkozy ».

Je suivrai la consigne de vote, s'il y en a une, de Nathalie Arthaud pour le second tour. Mais une chose est certaine: je ne prendrai jamais plaisir à voter pour le PS. Pour moi, ce qui comptera vraiment ce sont les batailles contre l'austérité, qu'il faudra mener dans les entreprises et dans la rue, quelque soit le président élu, et sans attendre la prochaine mascarade électorale.
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Le Parisien.fr - 07/03/2012 - Nathalie Arthaud, candidate de LO, première à rendre publiques ses 500 signatures



Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) a déposé mercredi matin ses 48 derniers parrainages au Conseil constitutionnel, atteignant ainsi 521 signatures, au-delà du seuil de 500 requis pour participer à l'élection présidentielle, a constaté une journaliste de l'AFP.
Elle est la première des candidats à l'Elysée à rendre publique l'obtention de ses signatures. Les candidats ont jusqu'au 16 mars pour déposer leurs précieux sésames au Conseil constitutionnel, qui doit ensuite les valider. 

"J'ai déposé les signatures qui m'assurent d'être présente à l'élection présidentielle, je tiens à remercier tous les maires car je sais qu'ils ne partagent pas forcément mes idées mais, par ce geste démocratique, ils ont permis ma candidature", a déclaré Mme Arthaud en sortant du Conseil constitutionnel, devant de nombreux micros et caméras.
"Ce n'est jamais facile" d'obtenir ces promesses, a-t-elle ajouté, car "il faut déployer beaucoup d'énergie, sillonner le pays, aller discuter, convaincre des milliers de maires pour être parrainé et je suis soulagée après ce dépôt", a-t-elle ajouté.
Selon son équipe de campagne, celle qui succède à Arlette Laguiller pour la course à l'Elysée a effectué en tout quatre dépôts au Conseil constitutionnel dont celui de mercredi matin qui était le dernier, avec 48 signatures déposées.
Elle s'est déclarée '"très fière" de l'héritage d'Arlette Laguiller et se "revendique de la continuité, c'est la même politique, le même combat".
"Il s'agit d'opposer à la politique toujours en faveur des plus gros et des grandes entreprises une politique pour les travailleurs. Le patronat n'en a jamais assez, il est prêt à condamner à la misère les travailleurs", a souligné la candidate trotskiste.
Interrogée sur l'ombre que pourrait lui faire Jean-Luc Mélenchon (FG), boosté dans les sondages (10% d'intentions de vote selon un sondage CSA mardi alors que Mme Arthaud ne dépasse pas les 1% pour l'instant), elle a estimé qu'elle et lui n'étaient "pas sur le même terrain".
Elle a insisté sur le fait qu'"une nouvelle phase pour cette campagne démarre, une phase où j'espère être davantage invitée dans les médias puisque je suis bel et bien candidate".
Lutte ouvrière a présenté un candidat, une femme à chaque fois, à toutes les élections présidentielles depuis 1969.

Slate.fr - 07/02/2012 - Nathalie Arthaud, c'est la lutte terminale 


Photo : Sébastien TRONCHE
La candidate de Lutte ouvrière, qui a succédé à Arlette Laguiller, est professeur d’éco-gestion dans un lycée d’Aubervilliers. Nous l'avons rencontrée sur son lieu de travail.

Dans la bouche de Nathalie Arthaud, cernée par l’enchaînement des déplacements et des meetings entre deux jours de cours, le même gimmick qu’Arlette Laguiller, sextuple candidate à l’élection présidentielle dont elle a pris le relais: l’invocation constante des travailleurs. Et quand elle nous reçoit, veston vert et foulard bariolé, c’est en tant que travailleuse, comme professeure au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers. Elle y enseigne depuis trois ans, à quelques hectomètres de Pantin où Lutte ouvrière, dont elle est porte-parole depuis 2008, a son siège.

Congé électoral
En accord avec son proviseur et le rectorat, aucun journaliste n’assistera à un de ses cours, pour ne perturber ni leur déroulement ni les élèves. Pour ne pas enfreindre la neutralité de l’Education nationale. Cocasse pour une révolutionnaire, au sens propre, d’extrême-gauche.

Sollicité, le rectorat de l’Académie de Créteil n’a pas donné suite à nos questions sur cette situation un peu particulière. Le proviseur, Bruno Bobkiewicz, préfère également ne pas aborder le sujet: «En accord avec Nathalie Arthaud, je ne m’exprimerai pas sur son travail.» «On s’est mis d’accord, cordialement, pour que la presse reste à l’entrée de l’établissement», confie Nathalie Arthaud en nous retrouvant à la sortie de ses cours avant d’accepter de nous faire visiter les lieux, un lycée moderne construit il y a six ans en face de la maison de retraite.

Ce lundi-là, elle vient de prodiguer son avant-dernier cours avant de bénéficier du congé électoral que lui accorde le droit du travail. «C’est un droit mais je ne suis pas sûre que beaucoup de candidats à la présidentielle le prennent. Ils n’en ont pas tous besoin», rigole-t-elle. Elle dispose ainsi de vingt jours fractionnables que son temps partiel —70%, soit deux jours de cours par semaine— va lui permettre d’étaler de janvier à avril pour se consacrer à sa campagne. Ou plutôt à la deuxième phase de celle-ci, ouverte par un grand meeting le 3 février —«présidé par Arlette Laguiller», précise-t-elle— comme le montrent les deux affiches électorales à son effigie collées sur l’enceinte extérieure du lycée, où elle est pour le moment la seule à figurer.

«Moi je suis communiste, pas Mélenchon»
Devant nous, un élève, qui ne l’a pas comme professeur, l’apostrophe:

«Madame, vous, c’est une branche à Mélenchon?»

«Non, moi je suis communiste, pas lui», lui rétorque-t-elle du tac-au-tac, fière de sa formule. Candidate «antisystème capitaliste», ce que n’est pas Marine Le Pen, précise-t-elle aussitôt, elle souhaite qu’un courant communiste s’exprime car «au-delà de la personne de Sarkozy, c’est tout un système qu’il faut combattre». Mais qu’entend-elle par communisme?

«Je n’ai pas de doute sur le fait que tôt ou tard une révolte va éclater. Nous sommes communistes, nous sommes révolutionnaires, nous pensons que les travailleurs peuvent transformer les choses en se battant, par leurs luttes. Etre communiste, c’est avoir le programme d’exproprier la classe capitaliste. Et ce n’est sûrement pas parce qu’il y a eu cette caricature qu’est le stalinisme et qui a dénaturé cet idéal, qu’il faut s’interdire de faire le bilan du capitalisme.»

Salle 209
Après avoir déambulé dans les couloirs et les escaliers, flanqués de deux militants de LO, dont un prof à Drancy, et de l’attaché de presse du parti, on s’assoit au deuxième étage, salle 209. La prof en campagne ne prend pas place derrière son bureau, s’installant sur une simple chaise face au pupitre d’élève qui nous sert de table pour bavarder.

Dans cette salle où les murs sont bordés d’ordinateurs, la classe de terminale Gestion des Ressources Humaines a cours deux fois par semaine avec la candidate à l’élection présidentielle. Dix heures hebdomadaires en tête-à-tête avec la nouvelle Arlette Laguiller. Une situation particulière, comme le reconnaissent ses élèves qui trouvent ça «spécial», «marrant de la voir à la télévision» et qui, pour certains, voteront peut-être pour elle car ils savent «qu’elle défend les travailleurs et les ouvriers». Et «parce qu’il y a un côté sentimental aussi». Aussi. Et Lutte ouvrière? Ils n’en savent pas grand-chose et affirment que la candidate à la révolution ne leur parle jamais de Sarkozy.

Enseigner est-il alors un acte politique? «Un acte politique, non. Militant, oui.» Même si elle explique, terre à terre, que sa profession est «d’abord et avant tout un gagne-pain», Nathalie Arthaud concède qu’il existe une forme de militantisme dans cette vocation. Celle de «transmettre, non seulement les connaissances, mais aussi les capacités aux jeunes de juger la société, d’être conscient de son organisation. La conscience est le premier pas vers plus de liberté».

«L’éducation, c’est développer l’esprit critique»
Cette passionnée d’histoire de 41 ans, fille de «parents qui ne sont pas des intellectuels, qui n’ont pas fait de grandes études», sait de quoi elle parle. «L’école m’a ouvert énormément de portes», confie l’agrégée en économie-gestion, qui a débuté sa carrière dans l’Education nationale à Saint-Denis après avoir passé le concours en région lyonnaise. Un chemin qu’elle empruntera en sens inverse, lorsque, après être revenue vers la capitale des Gaules, elle demanda sa mutation à l’académie de Créteil. «Cette mutation, je l’ai obtenue beaucoup plus facilement que dans l’autre sens», observe-t-elle, dubitative.

Alors, à ces élèves des «quartiers dits sensibles», elle ne parle pas du «rétrécissement des options et des possibilités» qu’elle constate dans l’Education nationale. Pas de diatribes politiques ou d’appel à la révolte, tout juste insiste-t-elle sur l’importance de suivre l’actualité. Son cours, lui, porte sur «les questions liées au recrutement, à la durée du temps de travail, au droit à la formation dans un parcours professionnel»...

«C’est concret, ça nous parle», explique Alexandra, 19 ans, et élève de la terminale GRH, devant le lycée. L’enseignante-candidate s’en tient au programme, assure-t-elle, même si elle déplore qu’ils «soient faits sur mesure»:

«Il n’y a pas de chapitre et il n’est nullement question de la crise. Il n’est bien sûr pas question d’une économie planifiée ou de type communiste… Mais les élèves posent des questions, sont critiques. Ils ont un appétit de comprendre et de savoir. Quand la crise des subprimes a éclaté, ils m’ont demandé ce que c’était. Je leur ai répondu d’où cette crise venait et livré l’analyse sur la spéculation. Dans ces cas-là, j’essaye surtout de les faire se forger leurs propres opinions. L’éducation, c’est aussi développer l’esprit critique.»
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Marine Le Pen : Les ralliements

Marine Le Pen : Les ralliements
Pas de consigne de vote au 2nd tour

L'Express - 29/02/2012 - Le Pen ne donnera pas de consigne de vote au second tour 

Marine Le Pen a indiqué ce mercredi qu'elle ne donnerait pas de consigne de vote au second tour entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, si elle ne franchit pas l'étape du premier tour.
Pour la leader du FN , pas question de soutenir l'un des deux "siamois" Hollande ou Sarkozy pour le second tour. Les électeurs du Front national (FN) "auront une liberté si je ne suis pas au second tour (...) Je ne peux pas envisager une demi-seconde de pouvoir venir au soutien" de François Hollande, le candidat socialiste, ou de Nicolas Sarkozy, le président-sortant, a déclaré sur Europe 1 la candidate du FN à la présidentielle.
"Je crois que je serai au second tour"
"Aujourd'hui, a-t-elle relevé, il y a quasiment autant de mes électeurs qui viennent de la gauche que d'électeurs qui viennent de la droite". François Hollande et Nicolas Sarkozy "ont la même vision. Ce sont des jumeaux et (...) même des siamois, sur tous les grands sujets qui déterminent l'avenir de notre pays", a-t-elle poursuivi.
"Je crois que je serai au second tour", a-t-elle répété. Marine Le Pen a indiqué d'autre part qu'elle ferait jeudi un "bilan précis" sur le nombre des parrainages d'élus qui lui sont nécessaires pour pouvoir participer à la présidentielle.
"Il intervient dans la campagne avec son caractère"
Elle n'a pas voulu fournir de chiffre, concédant toutefois, en réponse à une question, que "évidemment, heureusement", elle s'approchait du nombre des 500 parrainages. Jeudi dernier elle avait dit être "à peu près" à 440 ou 450 signatures.
Interrogée enfin sur le rôle de Jean-Marie Le Pen, le président d'honneur du FN, dans sa campagne, Marine Le Pen a répond: "Il intervient dans la campagne avec son caractère, avec ses qualités et ses défauts". "Evidemment que c'est un bon père", a-t-elle ajouté peu après.
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Marine Le Pen : Les temps forts

Marine Le Pen : Les temps forts
Marine Le Pen en Corse
Le FN accuse Sarkozy de vouloir capter son électorat
Kärcher / Tolérance Zéro à Marseille
Visite chez les cols bleus
Visite mouvementée à la Réunion




Le Monde.fr - 17/03/2012 - A Ajaccio, Marine Le Pen loue "les valeurs ancestrales" des Corses - Par Abel MESTRE


En meeting à Ajaccio, samedi 17 mars, Marine Le Pen a tenu à s'adresser à "l'âme corse" mais aussi aux militants nationalistes indépendantistes insulaires. Dans un développement assez inhabituel au Front national, avec, en fond sur la tribune, le drapeau corse et deux drapeaux français, la candidate du FN a loué, en conclusion de son discours, "les valeurs ancestrales qui sont aussi les valeurs primordiales de notre civilisation".

Devant plus de 500 personnes, Mme Le Pen a voulu parler "à ce peuple français, corse, qui lui n'a pas oublié l'importance et la valeur fondamentale de la famille (...) qui a su préserver sa forte identité empêchant ainsi de sombrer dans une uniformisation culturelle mondialiste encouragée par l'oligarchie."

Celle qui se présente volontiers comme "jacobine", a même eu un mot pour les indépendantistes : "Je voudrais m'adresser aussi à ceux qui ont pensé que la France était leur ennemi. (...) Je leur dit que tout en réprouvant la violence viscéralement, je peux comprendre que la déception envers l'Etat ait pu à un moment les détourner du patriotisme national. C'est une erreur."

"AIDEZ-NOUS À CONSTRUIRE NOTRE DESTIN COMMUN"

Le FN est peu implanté en Corse, même si en 2002 l'extrême droite (FN et MNR mégrétiste) avait atteint plus de 17 % au premier tour de l'élection présidentielle. Avec un discours orienté sur l'identité - ce qui lui permet d'accrocher les wagons de la dénonciation de l'Union européenne et de l'immigration - elle entend conquérir un nouvel électorat. Comme lorsqu'elle affirme, qu'"à travers la préservation de sa langue et de sa culture, la Corse est entrée en résistance contre la culture mondialiste". Puis de continuer : "Je voudrais dire à tous les Corses que la France aime tous ses enfants, que nous allons vous aider à construire votre région mais aidez-nous à construire notre destin commun".

La prétendante à l'Elysée promet ainsi la mise en place de programmes d'enseignement "incluant l'apprentissage du territoire dans lequel nous vivons" tout comme la mise en place d'un institut national de préservation du patrimoine. Toujours dans cette entreprise de séduction des Corses, Marine Le Pen a même terminé son discours non seulement par la traditionnelle Marseillaise, mais aussi par l'hymne insulaire, Dio vi Salvi Regina. Du jamais vu pour un meeting du candidat du FN à la présidentielle. En tout cas, la présidente du Front national n'a pas convaincu les quelques indépendantistes de Scelta Para - mouvement très peu connu qui se présente comme de "gauche" et "révolutionnaire" -, venus protester devant le Palais des congrès d'Ajaccio, contre la venue de la candidate. Rien à voir toutefois avec l'opposition que trouvait sur l'ile Jean-Marie Le Pen en son temps.






RMC - 07/03/2012 - Le FN accuse Sarkozy de vouloir capter son électorat - Par Sophie LOUET


PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a entrepris "une opération de captation de votes" en direction des électeurs du Front national en proposant de nouvelles mesures restrictives sur l'immigration, a estimé mercredi le vice-président du FN, Louis Aliot.
Lors de l'émission "Des paroles et des actes", mardi soir sur France 2, le président sortant a marqué sa volonté de diviser par deux le nombre d'immigrés accueillis en France, "c'est-à-dire de passer de 180.000 (par an) aux alentours de 100.000".
Il propose en outre de subordonner l'attribution du Revenu de solidarité active (RSA) et du minimum vieillesse à des étrangers à des conditions de présence sur le territoire et d'activité.
"On est dans la promesse électorale. Il est dans une opération de captation de votes", a déclaré Louis Aliot sur France Inter.
"Quand vous mettez des conditions pour des prestations sociales, des conditions de durée, c'est donc que la préférence nationale est légale. (...) Il vient piocher dans notre programme", a-t-il ajouté.
Pour le numéro deux du Front national, Nicolas Sarkozy, "aux abois" face à des sondages défavorables, "tente le tout pour le tout".
Mais il "n'est plus cru par la population". "Je ne vois pas pourquoi il ferait demain ce qu'il n'a pas fait hier", a dit Louis Aliot.
Interrogé sur i-télé, Marine Le Pen a durci le trait.
"J'avais déjà entendu ces promesses-là en 2007 : il fallait réguler l'immigration de manière ferme, et la réalité, c'est que l'immigration n'a cessé d'augmenter sous le mandat de Nicolas Sarkozy", a-t-elle affirmé.
"Il peut toujours multiplier les promesses, il n'y a qu'un malheur, c'est que les Français n'y croient plus", a jugé la candidate du Front national à l'élection présidentielle.


Le Parisien.fr - 04/03/2012 - A Marseille, Marine Le Pen demande "où est le Kärcher?" et promet la "tolérance zéro" 


La candidate du FN à la présidentielle, Marine Le Pen, a demandé dimanche, lors de son meeting de Marseille, "où est le Kärcher" promis par Nicolas Sarkozy pour lutter contre l'insécurité et a promis la "tolérance zéro", devant une salle de 3.000 personnes pleine à craquer.
Dans un discours axé sur l'autorité, la leader frontiste a moqué "ces ministres et présidents" qui viennent "pleurer des larmes de crocodile" dans la cité phocéenne, à la veille d'une visite de Claude Guéant, ministre de l'Intérieur. 

"Où est-il le Kärcher, ou est-elle la lutte promise contre la violence?", a-t-elle lancé, avant de promettre la "tolérance zéro" et plusieurs mesures sécuritaires déjà évoquées durant la campagne.
"Plus aucune prestation sociale ne sera versée aux récidivistes délinquants et aux criminels, j'en prends l'engagement devant vous", a-t-elle promis, suscitant une ovation de ses sympathisants.
Refusant toute remise de peine --"lorsque la condamnation est de 10 ans, elle est de 10 ans--, Marine Le Pen a aussi proposé que "les délinquants étrangers effectuent leur peine dans leur pays d'origine".
"Double peine? Oui! Une peine pour le délit commis et une peine pour cette trahison" à "l'hospitalité" de la France, a-t-elle déclaré.
Alors qu'elle évoquait les peines de prison, un groupe de sympathisants dans le public a lancé: "A Cayenne! A Cayenne! A Cayenne!".
Marine Le Pen a poursuivi son discours en estimant "impossible d'assimiler une immigration aussi massive que celle que nous vivons depuis maintenant des décennnies".

Le Point - 18/01/2012 - Marine Le Pen chez les cols bleus - Par Ségolène DE LARQUIER

Photo : Sébastien BOZON
Un doigt d'honneur contre des "V" de la victoire formés de deux doigts, quelques sourires et même des encouragements. La présence de Marine Le Pen mercredi sur le site PSA de Sochaux-Montbéliard ne laisse pas les salariés indifférents. Engoncée dans son long manteau, les doigts transis par le froid, la présidente du FN est venue tracter pendant une heure devant l'entrée de l'usine Peugeot. "Venir ici est symbolique, car les salariés de PSA ont été victimes des nombreuses erreurs commises par les politiques depuis dix ans", explique la candidate du FN à l'Élysée. À trois mois du premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen cherche à cajoler la classe ouvrière. Mais sa venue sur le site de PSA est aussi un moyen de contrer le président, qui organisait mercredi matin un sommet sur l'emploi et la crise. "Rien ne sortira du sommet ! Sarkozy passe du sommet du G20 au sommet sur l'emploi en passant par celui du G8. Mais qu'il descende de ces hauteurs pour aller dans la vallée des larmes où vivent les Français !" exhorte-t-elle.

Devant l'entrée de l'usine, Marine Le Pen cohabite avec deux militants du Front de gauche qui tractent pour leur candidat Jean-Luc Mélenchon annoncé à Montbéliard le 24 janvier. Au bout de quelques minutes, les échanges virent à l'aigre. Alors que Marine Le Pen reproche à un militant du Front de gauche de parler "au nom des ouvriers", elle se fait attaquer frontalement : "Ce n'est quand même pas une héritière qui va me donner des leçons ! Je n'habite pas dans un manoir, moi !" La pique n'a pas manqué d'agacer Marine Le Pen, qui réside au parc de Montretout, à Saint-Cloud, et dont le père a hérité de Hubert Lambert, héritier de la dynastie des ciments Lambert.
Préférence nationale

À moins de cent jours de la présidentielle, comme les autres candidats à l'Élysée, la présidente du FN mise sur l'électorat populaire pour se hisser au second tour. Pour convaincre, elle promet de "gagner la bataille du chômage" et de réindustrialiser la France en mettant en place la préférence nationale, un protectionnisme raisonné aux frontières et en soutenant les PME par une fiscalité plus juste. "En cinq ans, Sarkozy a atteint des sommets en matière de déficits, d'endettement et de chômage", lâche-t-elle.

Au bout d'une heure de tractage, Marine Le Pen a pris la pose pour quelques photos, serré des mains, mais aucune conversation ne s'est engagée avec les salariés de PSA. Peu importe. La présidente du FN est ravie de sa matinée. "Cela me rappelle le bon vieux temps ! Finalement, en 31 ans, j'ai tracté plus longtemps que Jean-Luc Mélenchon au PS !"
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Le Parisien.fr - 07/02/2012 - Visite mouvementée de Marine Le Pen à La Réunion

Un bouquet de fleurs à la main, elle garde le sourire. Pourtant, ce ne sont pas des messages de bienvenue mais le slogan «Le Pen dehors» qui l'a accueillie. L'arrivée de Marine Le Pen, ce mardi, à La Réunion, a été mouvementée. Huée par une centaine de manifestants, la candidate du FN à la présidentielle a quitté l'aérogare de Gillot au pas de charge, encadrée par des responsables locaux de son parti et par un imposant dispositif policier

Le reste de ce déplacement express (mardi et mercredi) dans l'île, seul département d'outre mer que Marine Le Pen visitera, risque d'être très tendu. En témoigne le «comité d'accueil» qui l'attendait dans la matinée devant le temple tamoul de Saint-Louis, au sud de La Réunion. Des dizaines de slogans anti-FN avait été peints sur la route menant au temple et deux camions de terre avait été déversés.

«J'ai l'habitude»
Selon le reporter du «Parisien» - «Aujourd'hui en France» présent sur place, une soixantaine de manifestants du Parti communiste réunionnais, arrivés en chantant l'Internationale, scandaient «Le Pen dehors, nous sommes tous des immigrés». Une cinquantaine de gendarme leur barraient l'accès au site. Le maire de la commune, Claude Hoarau (PC), faisait partie des manifestants. «Marine Le Pen a le droit de venir ici dans le cadre sa campagne, mais elle n'est pas la bienvenue», a-t-il expliqué à notre journaliste, avant d'être pris à partie par des responsables locaux du FN, Joseph Damour, qui suggérait que les manifestants étaient des employés communaux.

La candidate du Front national ne s'est pas dite surprise par ce chahut. «J'ai l'habitude, ce sont les mêmes qu'on retrouve en métropole», a-t-elle déclarée. Confirmant que son parti présenterait bien un candidat dans chacune des sept circonscriptions de l'île pour les élections législatives, elle a par ailleurs estimé que, «partout les Français doivent pouvoir voter pour un parti patriote».

Des pancartes proclamant «rasis déor» (racistes dehors)

Mardi matin, une quarantaine de manifestants emmenés par Danyel Waro, figure emblématique de la musique réunionnaise et militant antiraciste, s'était installée dans l'aérogare à l'appel du Mouvement des jeunes socialistes, du Front de gauche et d'un collectif créé pour la venue de Marine Le Pen. Ils ont brandi des pancartes proclamant en français et en créole «rasis déor» (racistes dehors) ou «nous sommes contre le Pen de mort pour la France», chantant et dansant le maloya, musique remontant à l'esclavage.

A l'arrivée de l'avion de Marine Le Pen, en retard d'une heure, quelques militants du FN ont tenté de déployer des banderoles de bienvenue, vite masquées par les pancartes des opposants au FN, mais sans heurts entre les deux camps. Plus loin, après la bousculade de son arrivée, un homme a tenté de l'arroser avec une bouteille d'eau mais a vite été ceinturé par les policiers. «C'est une manif ridicule. Ils ne sont que dix et ce sont toujours les mêmes», a commenté le secrétaire général du FN-Réunion, Jean-Claude Otto-Bruck.
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