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Espionnage : Valérie Trierweiler

Espionnage : Valérie Trierweiler

Le Monde.fr - 11/01/2012 - L'enquête sur un possible espionnage de Valérie Trierweiler classée sans suite

Le parquet de Paris a classé sans suite l'enquête portant sur d'éventuelles investigations policières conduites sur la compagne de François Hollande, la journaliste Valérie Trierweiler, a-t-on appris mercredi 11 janvier de source judiciaire.

Photo : Reuters & Robert Pratta

Début octobre, L'Express s'interrogeait : "Les services de renseignement se sont-ils penché sur la vie privée de François Hollande ? Des sources policières concordantes, à plusieurs niveaux hiérarchiques, affirment à L'Express qu'au début de 2011, des fonctionnaires triés sur le volet, appartenant à une section de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, ont reçu l'ordre d'enquêter sur Valérie Trierweiler, journaliste à Paris Match et compagne du leader socialiste." L'article poussait Valérie Trierweiler à porter plainte contre X quinze jours plus tard.

Mercredi soir, son avocate a déclaré dans un communiqué que Mme Trierweiler "prenait acte de la décision de classer sans suite" sa plainte, précisant que "même si des interrogations subsistent à l'issue des investigations menées, Valérie Trierweiler n'entend pas, en l'état, relancer la procédure judiciaire".

UNE MÉPRISE

Dans son édition du 21 décembre, Le Canard enchaîné avait fortement mis à mal l'information de L'Express, détaillant ce qu'il estimait être une méprise ayant amené l'hebdomadaire à croire qu'une enquête policière avait été ouverte pour établir une "notice biographique" de la compagne de François Hollande.

Selon le Canard enchaîné, se référant à l'IGS, tout aurait commencé "au printemps dernier". "A l'occasion d'une banale enquête", un sous-directeur de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris "donne l'ordre à ses troupes d'identifier les occupants d'un immeuble parisien et leur proche entourage", écrit le Canard.

Le hasard les amène à consulter la fiche Wikipédia de Valérie Trierweiler, au moment même où passe "un syndicaliste, proche du PS", qui "avertit un camarade délégué, lequel téléphone à un député" pour lui dire que "des collègues enquêtent sur la compagne de Hollande", détaille le Canard enchaîné. C'est par ce biais que l'information serait parvenue aux journalistes de L'Express qui, en voulant recouper les faits, seraient tombés sur les policiers qui avaient lancé la rumeur.


Le nouvel observateur - 07/02/2012 - Affaire Trierweiler : la police des polices désavouée - Par Olivier TOSCER

La préfecture de police veut identifier l'auteur de la fausse note sur la journaliste. Mais l'enquête ne sera pas confiée à l'IGS.L’affaire de la fausse fiche de renseignement concernant la journaliste Valérie Trierweiler rebondit. 
A la suite de l’enquête publiée le mois dernier dans "Le Nouvel Observateur", la préfecture de police de Paris a décidé de porter plainte pour "faux" afin d’identifier le ou les "corbeaux". Contre toute attente, cette enquête ne sera pas confiée à l'Inspection générale des services (IGS), la police des polices, mais à un service enquêteur plus neutre, la Brigade de répression de la délinquance sur les personnes (BRDP).  

C'est un désaveu pour la police des polices, qui s'était déjà penchée sur ce dossier, mais n'avait effectué qu'une enquête de pure forme sur cette note présentée comme une synthèse de recherches policières sur l’actuelle campagne de François Hollande. Son caractère "douteux" avait été relevé par l’"Express.fr" en novembre dernier. Les investigations de l'IGS n'avaient pas permis de retrouver le ou les "corbeaux".

La police des polices n'avait pas procédé à la moindre fouille dans les ordinateurs de la Direction du renseignement (ex-RG), dont le logo avait été grossièrement reproduit. Elle n'avait pas non plus jugé bon d'auditionner un commandant de police de ladite Direction, soupçonné d’en savoir plus sur ce faux.