Henri Guaino explose sur iTélé
Le Nouvel observateur - 02/02/2012 - Henri Guaino explose sur iTélé : le conseiller de Sarkozy s'expose et le paie - Par "Le conseiller"
Censé se cantonner au rôle d'homme de l'ombre, Henri Guaino s'est emporté la semaine dernière sur iTélé. A la fois conseiller du président, plume et porte-parole, ce mélange des rôles lui est revenu en pleine figure explique "Le Conseiller", spécialiste en communication proche des politiques (et qui tient à garder l'anonymat).Il faut sauver le soldat Guaino ! Je connais Henri depuis longtemps, depuis le commissariat au Plan je crois. Nous partagions à l'époque le même goût pour la fréquentation des journalistes et... la même pharmacie de Port-Royal. Que lui arrive-t-il ? Lui, l'homme qui voyait dans l'angle mort du président... celui capable de chasser sur de nouvelles terres, l'un des derniers à "penser" pour le président ?
Pendant cinq ans, ce n'est pas seulement le collaborateur de Nicolas Sarkozy qui a été invité sur tous les plateaux (en particulier dans les médias étiquetés "de gauche" – combien de passages sur France Inter ? Combien d'interviews dans "Libération" ?). C'est surtout l'éminence grise, celui qui écrit pour le président et qui, parfois, lui impose ses idées. Lui-même a d'ailleurs obtenu de haute lutte la conservation de ce droit extraordinaire, qui est celui est de s'exprimer dans les médias.
Henri Guaino paye aujourd'hui le prix d'une exposition personnelle qui n'était pas celle du "conseiller du président" mais celle du "cerveau du président". Un conseiller a le droit de ne pas tout savoir. Sa compétence a une limite. Henri Guaino n'a pas cette limite. Lorsqu'il défend le débat sur l'identité nationale, dont il est le créateur, d'où parle-t-il ? Lorsqu'il bat la campagne au nom de l'UMP en laissant fuiter une possible candidature aux législatives, quelle costume revêt-il ? Quel est son mandat ?
En endossant ces contradictions, il devient comptable des idées qu'il énonce et de l’appropriation qu’en fait la société française. Il doit donc être interrogé comme ce qu'il est : un homme au cœur du pouvoir, sans mandat électif, mais susceptible d'être interrogé par d'autres acteurs de la démocratie. Il doit donc pouvoir répondre à leurs questions sans "péter un plomb". C’est à cela que s’expose un conseiller porte-parole, ce que j’ai toujours refusé d’être.
Je ne peux m'empêcher d'y penser en lisant le portrait d'Aquilino Morelle dans le "Journal du Dimanche" daté du 30 janvier. Faut-il vraiment que les plumes s'exposent ? Dans ce portrait, une phrase me rappelle quelques souvenirs : "À Matignon, Aquilino toisait ses interlocuteurs, les Weston sur la table. Émerveillé par le pouvoir, il ne voyait même plus qu’il déjantait."
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Slate.fr. Le 25/02/2012. Source
Guaino à un élu de l'Essonne : "si je vous traite de sale con, ça va vous plaire ?"
LA PLUME DE NICOLAS SARKOZY, HENRI GUAINO, s'en est pris avec virulence au président du Conseil général de l'Essonne, Jérôme Guedj, lors de La Voix est libre, une émission de France 3 Île-de-France. Alors que ce dernier évoquait le débat «délétère» et «indigne» sur l'identité nationale, le conseiller élyséen a lui même qualifié son interlocuteur d'«indigne», avant de lui lancer:
«Si je vous traite de sale con, ça va vous plaire?»
«Si je vous traite de sale con, ça va vous plaire?»
Avant, un peu plus tard, d'exploser suite à une nouvelle prise de bec avec son contradicteur:
«Mais c'est insupportable à la fin! Je peux parler, oui? Taisez-vous, vous avez assez parlé.»
Réaction de Jérôme Guedj:
«Il faut prendre quelques jours de repos, on va essayer de vous mettre en vacances dans quelques semaines.»
Libération explique que «les deux hommes avaient été conviés parce qu'ils avaient été tous deux membres du conseil d'administration de la Fondation Marc Bloch, centre de réflexion sur les valeurs républicaines, et [que] l'animateur Jean-Jacques Cros avait espéré un dialogue entre "républicains des deux rives"».
Article actualisé le samedi 25 février à 19h55: dans un premier temps, nous avions écrit dans le titre «traite de sale con» alors que Henri Guaino avait employé une forme conditionnelle.





