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Christine Boutin

La Croix. Le 22/06/2011. Source

Christine Boutin candidate à l'élection présidentielle

« Journée de lancement de campagne pluvieuse, campagne heureuse ! », s’est amusée mercredi 22 juin Christine Boutin, en aparté de sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle de 2012. Unique touche d’humour d’un moment qu’elle a voulu solennel.

« Aujourd’hui, la situation de la France m’oblige, je vous le dis donc, je suis candidate à l’élection présidentielle », a-t-elle ainsi annoncé à Montfermeil (Seine-Saint-Denis), dont le maire, Xavier Lemoine, sera un des porte-parole de sa campagne. Émue et exceptionnellement accompagnée de son mari dans une apparition publique, Christine Boutin n’a pas pu dissimuler un soupir de soulagement après avoir prononcé ces quelques mots.

« Ma candidature se fait un devoir de défendre la dignité de l’homme dans toutes ses dimensions et de promouvoir un modèle de société où l’homme sera élevé au-dessus des autres forces qui aujourd’hui l’assujettissent », a expliqué Christine Boutin avant de présenter les grandes lignes de son projet intitulé « la France au cœur ». Elle entend défendre, tout d’abord, « les valeurs de la vie, de son commencement à son terme naturel, et les valeurs de la famille, cellule de base de notre société », rappelant à cette occasion que le mariage « constitue l’union d’un homme et d’une femme ».

« CONSTRUIRE UN MODÈLE ÉCONOMIQUE ET SOCIAL D’ESPÉRANCE »
Christine Boutin veut ensuite « construire un modèle économique et social d’espérance », car « l’homme ne doit plus être la variable d’ajustement mais doit retrouver sa place au cœur de l’économie ». Concrètement, l’ancienne ministre du logement a répété sa proposition d’un « réaménagement complet de la solidarité en France » à travers l’instauration d’un « revenu de base de deux cents euros par mois de la naissance à dix-huit ans et de quatre cents euros par mois de dix-huit ans jusqu’à son décès ».

Enfin, la présidente du Parti chrétien-démocrate a mis en avant « l’intime conviction que la France doit être le fer de lance dans la reconnaissance par l’Europe de ses racines judéo-chrétiennes », conformément à la pétition déjà lancée par son parti.

« Les enjeux sont déterminants et moi déterminée », a souligné Christine Boutin, qui dispose déjà d’un siège de campagne à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) et d’ un site Internet (2), à destination de ceux qui douteraient de sa volonté d’aller jusqu’au bout de sa candidature. À la présidentielle de 2002, elle avait obtenu 1,19 % des suffrages exprimés. Puis, en 2007, elle avait soutenu dès le premier tour Nicolas Sarkozy, « afin de tenir compte du risque d’un avril 2002 à l’envers ». Risque qu’elle semble écarter pour 2012.


Le Monde. Le 19/12/2012. Source

Boutin menace Sarkozy de lâcher une "bombe atomique" sur sa campagne

Christine Boutin, candidate à l'élection présidentielle, s'en est pris vertement, lundi 19 décembre, au président Nicolas Sarkozy, menaçant de lâcher sur lui "une bombe atomique" durant la campagne si elle n'obtenait pas les 500 signatures necéssaires à sa candidature, qui seraient, selon elle, bloquées par l'Elysée et l'UMP.

"Je suis aujourd'hui à un peu plus de 150 [signatures], mais c'est excessivement difficile. Tout est bloqué : l'UMP, l'Elysée, tout le monde a bloqué, ce qui est absolument stupéfiant", a déclaré la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) sur Europe 1.


Elle a confirmé avoir saisi "le Conseil constitutionnel et le premier ministre",François Fillon de cette question, comme elle l'avait annoncé le 13 décembre.


"JE SUIS ENTRÉE EN GUERRE ET EN RÉSISTANCE"

"Je veux dire aujourd'hui que je suis entrée en guerre et en résistance", a proclamé l'ancienne ministre du logement, expliquant avoir "totalement repris sa liberté" vis-à-vis de la majorité.

"Autant je suis une bonne fille, loyale, mais quand on me cherche, on me trouve. Et vous allez entendre parler de la campagne de Christine Boutin", a lancé la candidate en menaçant de "lâcher une bombe atomique dans la campagne de Nicolas Sarkozy".

"Je ferai quelque chose de très important. Ce n'est pas une menace, c'est une vérité. Je suis une femme responsable, expérimentée. Je suis à droite, je ne me suis jamais trompée de camp, mais quand on me cherche, on me trouve", a-t-elle promis, disant ne pas menacer le chef de l'Etat mais "le système qui verrouille tout".


SON SOUTIEN AU SECOND TOUR PAS ACQUIS

Dans la même veine, l'ex-ministre de François Fillon a pris ses distances avec le chef de l'Etat en laissant entendre que son soutien au second tour ne lui serait pas acquis, en cas de duel avec François Hollande.

"Pour l'instant j'ai ma liberté, je regarde j'observe, je ne sais pas", a-t-elle expliqué arguant qu'il y avait de plus, "entre 5 % et 10 % de chances" que Nicolas Sarkozy ne soit pas candidat.

"Je suis une femme libre, responsable, mais si on veut me tuer sur le plan politique, ce qu'on me laisse entendre, on va voir ce qu'on va voir", a-t-elle à nouveau menacé en appelant "les maires à exercer leur pouvoir pour donner leurs signatures" et faire vivre "la démocratie".



Le Parisien. Le 07/01/2012. Source


Parrainages: Boutin prend son bâton de pélerin et menace de rallier Bayrou



A la peine pour ses parrainages à la présidentielle, Christine Boutin prend son bâton de pélerin - un monospace - pour démarcher les maires sur le chemin de Compostelle et menace Nicolas Sarkozy de rallier François Bayrou si l'UMP ne lui donne pas un coup de pouce.
"Je suis absolument déterminée, j'irai jusqu'au bout car il s'agit d'une attaque contre la démocratie. Je vais m'engager très directement" pour obtenir les précieux sésames, a déclaré l'ancienne ministre et présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) en présentant ses voeux samedi à son QG de campagne, à Levallois-Perret. 

Avec seulement "163 parrainages" d'élus au compteur, elle est encore très loin des 500 requis pour participer à la présidentielle.
Dès la mi-janvier, "je partirai sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle" pour aller voir "tous les maires" en route, a-t-elle dit. Mme Boutin, qui se déplacera en monospace, empruntera le chemin "de l'ouest" (axe Tours-Poitiers-Bordeaux) à partir de son département des Yvelines.
Celle qui veut mettre "la fraternité" et "l'humain" au coeur du débat présidentiel fera tout pour concourir, ne voulant pas laisser les deux "pachydermes" ou "sumos" que sont, selon elle, Nicolas Sarkozy et François Hollande, monopoliser le scrutin.
"Je vais dire aux maires +donnez à qui vous voulez, mais donnez votre parrainage !+. Et je dis à chaque Français d'aller voir son maire et de lui rappeler qu'un parrainage n'est pas un soutien", a lancé Mme Boutin, déjà candidate en 2002 (1,19%), année où elle avait récolté, insiste-t-elle, "plus de 700 signatures".
La semaine prochaine, elle déposera aussi un recours au Conseil constitutionnel, toujours sur cette question des parrainages.
Parallèlement, si elle est bien "à droite" et "ne se trompera pas de camp", l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy a de nouveau menacé le chef de l'Etat de ne pas le soutenir si ce dernier "ne fait pas lever ce déni de démocratie" que constitue, à ses yeux, le refus de l'UMP d'accorder leur paraphe à tout autre candidat de droite.
"Je ne peux pas soutenir une personne qui ne renforce pas la démocratie", a-t-elle insisté, en assurant, encore assez évasive, qu'elle gardait comme "arme de dissuasion" sa "bombe atomique" contre Nicolas Sarkozy, évoquée en décembre.
Point de "dossier de corruption, ni de mauvaises moeurs", promet-elle, car elle ne "fait pas de la politique de caniveau". Non, il faut plutôt voir, si elle était empêchée de concourir, du côté d'un ralliement au candidat du MoDem, François Bayrou.
Si elle le juge toujours "responsable de l'explosion du courant de pensée" de l'UDF, où elle l'a côtoyé, et se trouve en désaccord profond avec lui sur certains choix de société (homoparentalité...), Mme Boutin a réaffirmé avoir "des points de convergence évidents" avec M. Bayrou. Il ne serait donc "pas complètement ridicule que d'imaginer" un tel rapprochement.
Et, quoi qu'il arrive à la présidentielle, elle présentera "une centaine de candidats" PCD aux législatives de juin.




L'Express. 13/02/2012. Source

Christine Boutin se rallie à Nicolas Sarkozy

La présidente du Parti chrétien démocrate se retire de la course à la présidentielle. Elle veut être avec le président "pour faire gagner la France".

Christine Boutin jette l'éponge. Celle qui était candidate à l'Elysée a annoncé ce lundi soir sur TF1 qu'elle se ralliait au président Nicolas Sarkozy. Ce dernier doit annoncer cette semaine sa candidature.

"J'ai décidé avec mon Parti chrétien démocrate de faire une alliance avec le président de la République candidat sans doute cette semaine. Je veux être avec lui pour faire gagner la France", a-t-elle déclaré sur le plateau du journal télévisé de TF1.



Christine Boutin a expliqué son ralliement à Nicolas Sarkozy par les prises de position récentes de ce dernier dans le Figaro magazine, "où il conforte le mariage, en disant non au mariage homosexuel, où il conforte la vie, en disant non à l'euthanasie, où il fait la distinction entre éducation et instruction, où il lève le tabou de l'immigration" 

100 candidats du Parti chrétien démocrate aux législatives
"Nicolas Sarkozy est d'accord pour que le Parti chrétien démocrate ait une place dans la vie politique française et il y aura donc 100 candidats portant les couleurs du Parti chrétien démocrate aux prochaines législatives", a-t-elle encore annoncé. Christine Boutin a encore indiqué qu'elle allait demander aux maires qui lui ont accordé leur parrainage -"il y en a maintenant plus de 300", a-t-elle di- de "parrainer quelqu'un". "Je ne dis pas qui (...) Ils feront leur choix ce n'est pas à moi de leur dire". Marine Le Pen peine à obtenir les 500 signatures nécessaires. 

Christine Boutin était créditée de moins de 1% d'intentions de vote dans les sondages.