Les propositions de Nicolas Sarkozy
L'identité nationale
Fiscalité et nationalité
Lutte contre le terrorisme
La TVA Sociale
Réformes
Parrainages citoyens
2 référendums
Stigmatisation des élites et des corps intermédiaires
L'emploi
Libération.fr - 01/03/2012 - «Moins d'enseignants, mieux payés»: une idée qui fait un flop
La proposition de Sarkozy d'avoir des profs moins nombreux mais mieux payés ne recueille la faveur que de 26% des Français, tandis que 70% préfèreraient avoir davantage d'enseignants, comme le prône Hollande.
La proposition de Nicolas Sarkozy d'avoir des enseignants moins nombreux mais mieux payés ne recueille la faveur que de 26% des Français, tandis que 70% préfèreraient avoir davantage d'enseignants, selon un sondage CSA/Les Echos publié jeudi. Environ 4% des personnes interrogées n'ont pas d'opinion, selon ce sondage réalisé par téléphone les 28 et 29 février auprès d'un échantillon de 998 personnes.
Selon la proximité politique, la proposition de Nicolas Sarkozy n'est approuvée que par 15% des sympathisants de gauche, 21% des sympathisants de LO-NPA, 26% des sympathisants du FN et 28% des sympathisants du Modem.
Les sympathisants de droite sont partagés: 46% sont favorables à "moins d'enseignants mais mieux payés" et 51% à "avoir davantage d'enseignants, quel que soit leur niveau de salaire". Trois pour cent ne se prononcent pas.
Le président-candidat Nicolas Sarkozy a estimé mardi lors de son meeting sur l'éducation à Montpellier que "les enseignants sont mal payés, parce qu'ils sont trop nombreux". "Je fais le choix de moins d'enseignants, mieux rémunérés", a-t-il ajouté.
Pour lutter contre "la paupérisation" de la profession, il a proposé que "tout enseignant qui voudra travailler davantage pourra le faire avec 26h de présence dans l'établissement au lieu de 18h de cours aujourd'hui, avec en contrepartie une augmentation de son traitement de 25%, soit près de 500 euros par mois", dans le secondaire où les suppressions de postes se poursuivront.
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Le Monde.fr - 05/03/2012 - Le candidat Sarkozy réhabilite l'identité nationale - Par Alexadre LEMARIE
On croyait cette fomule concept abandonnée. Nicolas Sarkozy l'a rehabilitée. L'identité nationale, "ce n'est pas un gros mot", a affirmé sous les vivats le président candidat, samedi 3 mars, lors d'un meeting à Bordeaux.
Le même avait pourtant reconnu le 16 novembre 2010, après les signes de mécontentement venus de l'électorat catholique en raison du discours de Grenoble sur les Roms : "J'ai renoncé à l'identité nationale comme mots parce que cela avait suscité des malentendus."
Comment expliquer une telle volte-face ? Par une raison simple : distancé dans les sondages par François Hollande et peinant à donner un second souffle à sa campagne, le candidat UMP tente de renouer avec sa stratégie du clivage de 2007, qui lui avait tant réussi.
PAS "UN GROS MOT"
Il y a cinq ans, dans la dernière ligne droite de sa campagne, Nicolas Sarkozy avait promis la création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale pourtenter de séduire l'électorat populaire tenté par le Front national. Le candidat UMP entendait alors revaloriser la nation et l'identité française. Petit détail cocasse : en 2007, M. Sarkozy avait déjà déclaré que ce sujet n'était pas "un gros mot".
"Parler de l'identité nationale ne me fait pas peur", même si, "pour certains, c'est un gros mot", avait-il souligné, à Besançon, le 13 mars 2007. "Je ne veux paslaisser le monopole de la nation à l'extrême droite. Je veux parler de la nation française parce que je n'accepte pas l'image qu'en donne Jean-Marie Le Pen", avait-il expliqué.
L'idée de ce ministère était venue de Patrick Buisson, influent conseiller de M. Sarkozy. Cet ancien journaliste venu de l'extrême droite, présenté comme"l'hémisphère droit de Sarkozy", avait convaincu le chef de l'Etat de la possibilité de "siphonner" les voix du FN.
"Nicolas Sarkozy m'avait clairement dit : 'si j'ai choisi de créer ce ministère, c'est tout simplement parce que mon conseiller, Patrick Buisson, m'a dit : 'en faisant ça, tu prendras 7 points'", a d'ailleurs affirmé récemment, sur Public Sénat,Dominique de Villepin, rival de M. Sarkozy.
Une fois élu, M. Sarkozy avait créé ce ministère, le 18 mai 2007, dans le premier gouvernement Fillon, sous l'intitulé complet de "ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire". Il avait été confié à Brice Hortefeux.
Puis, sur demande de Nicolas Sarkozy, Eric Besson, successeur de M. Hortefeux, avait lancé, fin 2009, un débat sur l'identité nationale. Ce débat avait été abandonné en février 2010, après trois mois de polémiques sur l'islam et des dérapages xénophobes. Malgré de multiples tentatives pour sauver son idée de débat, Nicolas Sarkozy, pressé par une partie de ses propres soutiens, avait finalement renoncé.
"UNE ERREUR DE SÉPARER LES DEUX MINISTÈRES"
Avec le temps, les langues se délient. Estimant que cela n'était "jamais une erreur de débattre de l'identité nationale", François Fillon a esquissé un léger mea culpasur le débat lancé par le gouvernement. Le premier ministre a reconnu le 17 février sur RTL que "la manière dont (...) certains s'emparent du débat, dont certains le caricaturent, c'est une question qu'on peut se poser".
L'échec de ce débat - dont le site est aujourd'hui à vendre à 299 euros - s'était doublé d'une large défaite de l'UMP aux élections régionales de mars 2010, où le Front national avait enregistré une forte poussée, alors même que le débat était censé le contrer.
Le ministère de l'immigration et de l'identité nationale avait été supprimé lors du remaniement de novembre 2010. Le portefeuille de l'immigration fut alors rattaché au ministère de l'intérieur. L'intitulé "identité nationale" disparaît. C'est à ce moment-là que M. Sarkozy affirme avoir "renoncé à l'identité nationale comme mots".
Interrogé récemment sur la disparition du ministère de l'immigration, M. Sarkozy a déclaré, le 27 février, sur RTL, que sa création avait été "une erreur".
"Je me suis aperçu que ce fut une erreur de séparer [l'intérieur et l'immigration]puisque, en vérité, s'agissant de la lutte contre l'immigration illégale, le ministre en charge, c'est celui de l'intérieur. Donc, si vous mettez l'immigration dans un autre ministère, le ministre en charge de la lutte contre l'immigration illégale se retrouve dépourvu de toute possibilité d'action."
Signe que la question reste toujours sensible chez les sarkozystes : le conseillerspécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, s'est emporté en direct à la télévision, le 25 février, quand un élu socialiste lui a reparlé du débat sur l'identité nationale en le qualifiant de débat "indigne".
Le Nouvel observateur - 12/03/2012 - Nicolas Sarkozy : "Je souhaite que la fiscalité et la nationalité soient liées"
Au lendemain de son meeting à Villepinte, Nicolas Sarkozy était l'invité de l'émission "Parole de candidat" sur TF1.
Le président-candidat a répondu dans un premier temps aux questions de quatorze Français puis à celles de plusieurs journalistes. Revivez la soirée commentée par "Le Nouvel Observateur" :
22h40. Réforme de la dépendance
"En 2013, quand nous aurons suffisamment réduit nos déficits, nous aborderons la réforme de la dépendance", annonce Nicolas Sarkozy. La réforme de la dépendance était l'une des promesses de Nicolas Sarkozy en 2007. Roselyne Bachelot a annoncé en janvier l'abandon de la réforme. "Je n'ai pas voulu faire la réforme de la dépendance, ça voulait dire des prélèvements en plus et créer une nouvelle allocation", explique-t-il ce soir.
22h20. "Les affaires"
"Je n'ai jamais été condamné, je n'ai jamais été mis en examen que je sache", répond Nicolas Sarkozy à une question de Michel Field sur les "affaires" Tapie, Woerth/Bettencourt. En tant que président, Nicolas Sarkozy bénéficie de l'immunité présidentielle, il ne peut donc pas être poursuivi par la justice.
22h. Le protectionnisme
Nicolas Sarkozy "déteste le protectionnisme" assure-t-il, après avoir proposé une révision des accords de Schengen et l'instauration d'un "European business act".
21h40. Travail dominical
Nicolas Sarkozy indique qu'il ne souhaite pas "généraliser le travail le dimanche", reconnaissant "avoir mis de l'eau dans son vin". Mi-février, le secrétaire d'Etat au commerce Frédéric Lefebvre avait indiqué que Nicolas Sarkozy voulait, s'il était réélu, "élargir les conditions d'ouverture des magasins le dimanche".
21h30. Fiscalité
"Je souhaite que la fiscalité et la nationalité soient liées. Eh bien on va pratiquer ce qu'ont fait les américains" c'est à dire faire payer la différence aux Français de l'étranger qui payent moins d'impôts, propose le candidat après avoir raillé la proposition de François Hollande d'une taxation à 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d'euros.
Une proposition très proche de celle de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche : "Éxilés fiscaux, vous paierez à la France la différence d’impôts que vous comptiez économiser."
Sarkozy : "Je souhaite que l'impôt soit lié à la... par LeNouvelObservateur
21h20. Banlieues
"Arrêtez aussi de critiquer systématiquement un pays qui est l'un des plus généreux du monde", s'agace Nicolas Sarkozy face à Thibault Baka qui l'interroge sur la stigmatisation banlieues. "On a investi dans les banlieues comme jamais on l'a fait", soutient-il vantant notamment la mise en place des internats d'excellence. Pourtant ces structures ont fait l'objet d'un rapport des inspecteurs généraux dénonçant leur coût prohibitif.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a nié avoir prononcé la phrase "La France tu l'aimes ou tu la quittes"... pourtant :
"La France tu l'aimes ou tu la quittes" : dit ou... par LeNouvelObservateur
21h10. Artisans
"250 millions d'euros financés par l'impôt sur le bénéfice minimum des grands groupes vont servir à aligner le régime artisan-autoentrepreneur", explique Nicolas Sarkozy, "les artisans seront traités comme les auto-entrepreneurs vous ne payerez des charges qu'au premier euro de chiffre d'affaire".
21h. Les parrainages
"Je souhaite que Marine Le Pen ait ses parrainages", affirme Nicolas Sarkozy alors que l'ensemble des candidats doivent remettre leurs parrainages au Conseil Constitutionnel avant vendredi. "Ce serait un problème" si la candidate du Front national ne les avait pas, a-t-il poursuivi.
Sarkozy "souhaite" que Marine Le Pen ait ses 500 signatures Vidéo LCIWAT sélectionnée dans Actualité
21h. Kadhafi et 2007
Selon les informations de "Mediapart", Mouammar Kadhafi aurait financé une partie de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. "Si Kadhafi avait financé ma campagne, je n'aurais pas été très reconnaissant", répond le président-candidat avant de s'énerver et d'adresser à Laurence Ferrari : "Désolé pour vous que vous soyiez devenue la pte-parole du fils Kadhafi, je vous ai connue dans un meilleur rôle".
20h55. Schengen
"Ce n'est pas la même chose de vouloir changer un traité qui a 1 mois et un traité qui a 17 ans !", répond Nicolas Sarkozy interrogé sur sa volonté de modifier Schengen et celle de François Hollande de renégocier le traité européen. Le candidat renouvelle son souhait d'un "Buy European act" comme il l'a déclaré lors de son meeting dimanche à Villepinte.
Le Figaro.fr - 22/03/2012 - Sarkozy veut des mesures pour réprimer "l'apologie du terrorisme"
Dans une allocution au palais de l'Elysée, le président Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd'hui qu'il voulait prendre des mesures pénales pour lutter contre "l'endoctrinement" à des idéologies extrémistes, sur l'internet, lors de voyages ou dans le milieu carcéral. Il a précisé que des mesures seront prises pour réprimer "l'apologie du terrorisme" ou "l'appel à la haine et à la violence".
"Désormais, toute personne qui consultera des sites internet qui font l'apologie du terrorisme ou qui appellent à la violence sera punie pénalement", a dit le chef de l'Etat. "Toute personne se rendant à l'étranger pour y suivre des travaux d'endoctrinement à des idéologies conduisant au terrorisme sera puni pénalement", a-t-il aussi annoncé.
Et d'ajouter: " "la propagation et l'apologie d'idéologies extrémistes seront réprimées par un délit figurant au code pénal, avec les moyens qui sont déjà ceux de la lutte antiterroriste".
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Les Echos. Le 06/02/2012. Source
TVA sociale : le gouvernement mise sur la création de 100.000 emplois à moyen terme
Le collectif budgétaire comprenant la TVA sociale sera présenté mercredi en Conseil des ministres. Bercy estime que la réforme créera environ 100.000 emplois d'ici à trois ans. Le relèvement de la TVA n'aura « pas d'impact significatif » sur les prix, assure l'exécutif.
A n'en pas douter, le gouvernement verra dans les mauvais chiffres du commerce extérieur publiés demain une raison de plus pour avancer rapidement sur son projet de TVA sociale, qui sera, lui, présenté mercredi en Conseil des ministres. Car, « ce déficit sera proche de 70 milliards d'euros » pour 2011, indique l'article de loi consacré à la mise en place de cette mesure baptisée « TVA compétitivité ».
Si l'objectif avancé de la réforme est bien de « résorber le déficit de compétitivité », c'est principalement sur les retombées en matière d'emploi que « l'évaluation préalable » de la mesure est précise : « Le gouvernement estime que la réforme créera environ 100.000 emplois », est-il écrit dans ce document révélé vendredi par le site Internet des « Echos ». « Certaines estimations se situaient à 70.000 ou 80.000 emplois, d'autres à nettement plus de 100.000, nous avons pris une moyenne », indique-t-on à Bercy. La mesure visant à éviter les délocalisations, sont également compris dans ce total les emplois sauvegardés. L'objectif de 100.000 emplois est un objectif de moyen terme, indique-t-on encore à Bercy, soit environ trois ans.
Contrairement aux expériences passées de réductions des charges patronales qui ciblaient les bas salaires pour avoir un effet direct sur l'emploi, l'accent est mis cette fois sur les salaires moyens (avec la suppression totale des charges patronales famille jusqu'à 2,1 SMIC et partielle jusqu'à 2,4 SMIC) afin que la baisse du coût du travail profite surtout aux secteurs industriel et agricole « les plus exposés à la concurrence ». « 80 % des salariés de l'industrie perçoivent un salaire inférieur à 2,4 SMIC », indique Bercy. Et dans le secteur agricole, ce sont 920.000 contrats de travail qui bénéficieront du nouveau barème, et 94 % des entreprises du secteur.
Bercy veut apaiser les craintes
Bercy s'emploie aussi à dissiper les craintes des Français quant à la hausse des prix liée à l'augmentation de 1,6 point de la TVA. Le gouvernement affirme qu'il n'y aura « pas d'impact significatif sur les prix ». D'une part, car le taux normal de TVA (le seul relevé) ne concerne que 40 % des biens et services consommés. D'autre part, car Bercy ne croit pas que les entreprises françaises profiteront de la baisse de leurs coûts de production pour restaurer leurs marges. Si bien que le prix TTC « devrait baisser » pour les produits non concernés par le relèvement de TVA et rester globalement stable pour ceux concernés par la hausse de TVA. Au final, seuls les prix des biens importés (touchés par la hausse de TVA mais non bénéficiaires des baisses de charges) seraient « susceptibles » d'augmenter. Mais dans un contexte de faible croissance et de forte concurrence, « les entreprises n'ont pas intérêt à augmenter leurs prix de vente sous peine de perdre des parts de marchés », veut croire Bercy. Natixis estime l'impact sur les prix à la consommation à 0,5 point d'inflation, essentiellement sur 2013. Bercy juge que cela conforte son raisonnement.
Si la mesure poursuit un objectif de compétitivité, le gouvernement ne donne aucune estimation en termes de gains à l'exportation et d'évolution de part de marché par rapport à nos voisins de la zone euro. Pas plus qu'il ne se risque à une estimation de l'impact de la réforme sur la croissance.
Dernière salve de réformes pour un Sarkozy presque candidat
Nicolas Sarkozy a lancé dimanche soir la dernière salve de réformes de son quinquennat, dont une hausse de TVA pour financer la protection sociale, à moins de trois mois d'une élection présidentielle à laquelle il entend participer.
Lors d'une émission à l'allure de quitte ou double retransmise par huit chaînes de télévision, le chef de l'Etat, à la traîne dans les sondages, visage grave, a débord éludé les questions sur sa probable candidature.
Mais à la fin de son intervention, essentiellement consacrée à un train de réformes censées enrayer le chômage et de relancer l'économie française, il n'a laissé aucun doute sur ce qui n'est plus depuis longtemps qu'un faux suspense.
"Si un jour je dois rentrer en campagne, à ce moment-là, je serai le candidat et parfois je peux en avoir l'impatience, tant je constate d'arrogance déplacée", a-t-il déclaré en attaquant implicitement le candidat socialiste François Hollande.
"J'ai un rendez-vous avec les Français, je ne me déroberai pas et franchement ça approche", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui s'est efforcé de dissiper les rumeurs sur ses états d'âmes en se disant "très déterminé".
Une détermination qu'il s'est attaché à illustrer en annonçant une mesure potentiellement impopulaire, y compris dans son propre camp : le passage de la TVA de 19,6% à 21,2%.
Cette mesure, complétée par une hausse de deux points de la Contribution sociale généralisée (CSG) sur les produits financiers, permettra d'abaisser les cotisations sociales patronales pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises, a-t-il expliqué.
L'exonération de cotisations familiales des entreprises sera totale pour les salariés payés entre 1,6 à 2,1 smic, puis dégressive jusqu'à 2,4 smic.
LE MODÈLE SCHRÖDER
Cette mesure concernera 97% des effectifs de l'agriculture, 82% des effectifs de l'automobile et les deux tiers des effectifs de l'industrie, a assuré Nicolas Sarkozy, qui a chiffré son coût à 13 milliards d'euros.
Nicolas Sarkozy s'est efforcé de répondre aux objections soulevées jusque dans la majorité contre la hausse de TVA en assurant que celle-ci n'aurait pas d'incidence sur les prix et que le niveau en France de cet impôt indirect serait ainsi dans la moyenne européenne.
Autre décision par avance contestée, notamment par les syndicats : le chef de l'Etat a annoncé que les entreprises pourraient conclure des accords sur des baisses de salaire ou le temps de travail avec leurs salariés si une majorité de ceux-ci l'acceptent, avec pour conséquence la fin des 35 heures, si cela permet de sauver des emplois.
Il a également annoncé que les possibilités de construction seraient augmentées de 30% sur tous les terrains constructibles afin de remédier à la pénurie de logements qui fait flamber les prix de l'immobilier. Les entreprises françaises de plus de 250 salariés auront par ailleurs l'obligation d'avoir au moins 5% de jeunes en apprentissage dans leur effectif d'ici à 2015.
Nicolas Sarkozy a enfin confirmé que la France mettrait en place une taxe sur les transactions financières de 0,1%.
Mais il s'est également voulu rassurant en affirmant que l'Europe n'était plus "au bord du gouffre" financier et en annonçant un déficit public français plus faible que prévu en 2011, à 5,4%, voire 5,3% du PIB.
Tout au long de son intervention, le chef de l'Etat a multiplié les piques contre François Hollande, qui a conforté son statut de favori lors de son premier grand discours de campagne, le 22 janvier au Bourget, puis lors de la présentation de son programme.
Nicolas Sarkozy a au contraire loué à plusieurs reprises l'ancien chancelier socialiste allemand Gerhard Schröder, "un homme d'une grande qualité", dont il a pris les réformes pour modèle.
Le Monde. Le 07/02/2012. Source
Sarkozy envisage à l’avenir des parrainages citoyens pour remplacer les signatures de maires
Nicolas Sarkozy a accordé ce week-end un long entretien au Figaro Magazine à paraître samedi. Celui-ci est accès sur "les valeurs", indique l'Elysée. Après avoir beaucoup parlé d'économique et de social, le chef de l'Etat veut occuper le terrain sur les valeurs régaliennes : la laïcité, l'éducation, la famille, l'immigration. Le chef de l'Etat poursuit ainsi sa campagne électorale. C'est à ce même média qu'il avait confié sa feuille de route pour la fin du quinquennat, juste avant les élections régionales de mars 2010. "S'il parle, ce n'est pas pour rien dire", confie Brice Hortefeux, vice-président de l'UMP.
Cet entretien sera publié alors que le match de la présidentielle se transforme selon les sondages en duel Sarkozy-Hollande.
Marine Le Pen est affaiblie dans les enquêtes d'opinion et susceptible de ne pas obtenir les 500 parrainages nécessaires. Au petit déjeuner de la majorité, M. Sarkozy s'est dit opposé à l'anonymat des parrainages. Pour l'avenir, il a envisagé les parrainages citoyens.
Dans le Tarn, le chef de l'Etat a vanté sa politique familiale, notant qu'il ne fallait pas casser ce qui marchait. "Pourquoi vouloir détruire, casser ? Par sectarisme ?" a demandé M. Sarkozy, attaquant ceux qui n'avaient jamais cru, selon lui, à la famille. Alors que François Hollande veut abaisser le plafonnement du quotient familial, le chef de l'Etat a estimé que "la grandeur de la politique familiale, c'est qu'elle ne fait aucune distinction entre les enfants". Il a rappelé les deux saignées des guerres mondiales et l'entre-deux guerres, "où les enfants étaient devenus plus rares que les anciens combattants", comme fondement de la politique familiale initiée en 1938 par le Front populaire puis en 1945.
Le chef de l'Etat a insisté sur le fait qu'Angela Merkel a vanté, lundi, le modèle familial français. M. Sarkozy a rappelé que la population française dépasserait celle de l'Allemagne dans trente ans, et retrouverait la situation qui prévalait sous Louis XIV quand elle était le pays le plus peuplé d'Europe. "Quand tout le monde m'explique que les Français n'ont plus confiance dans l'avenir, je me dis que c'est peut-être ce que les Français disent aux sondeurs et parfois à leurs élus, mais ce n'est pas ce qui ressort de leurs choix familiaux", a assuré M. Sarkozy.
Il n'a fait aucune avancée sur le mariage gay et vanté les lettres d'avertissement envoyées à 33 000 familles menacées de suspension de leurs allocations familiales pour absentéisme scolaire de leurs enfants. A la première lettre, la moitié des enfants avaient repris le chemin de l'école, et in fine, seuls 2 % des familles, soit 171 d'entre elles, ont vu leurs allocations sociales suspendues.
M. Sarkozy se rendra mercredi au dîner du Crif et jeudi à Fessenheim, où il confirmera le maintien en activité de la centrale nucléaire.
Le Nouvel Observateur. Le 09/02/2012. Source
Nicolas Sarkozy pourrait proposer deux référendums
Le chef souhaiterait interroger les Français sur le droit de vote des étrangers et l'obligation pour les chômeurs d'accepter une offre d'emploi.
Toujours pas déclaré candidat à la présidentielle, Nicolas Sarkozy pourrait annoncer deux référendums sur des sujets de société. C'est une piste qu'il envisage dans un entretien consacré aux "valeurs" au "Figaro Magazine" à paraître samedi 11 février, révèle "Le Monde".
Deux thèmes sont à l'étude : le droit des étrangers et le chômage.
1. Le Droit des étrangers
Pour le premier, la question serait de confier ou non le droit des étrangers à la justice administrative et ainsi faciliter les expulsions, explique le quotidien du soir.
Nicolas Sarkozy estime que la justice administrative "devrait être seule compétente en matière d'immigration", au détriment des tribunaux judiciaires.
"Je pense que la juridiction administrative devrait être seule compétente en matière d'immigration", déclare le chef de l'Etat, qui n'exclut pas de recourir au référendum sur ce sujet.
2. L'indemnisation des chômeurs
Deuxième question que souhaite soulever Nicolas Sarkozy : les chômeurs peuvent-ils refuser une formation ou un emploi ? Actuellement un "refus à 2 reprises sans motif légitime d'une offre raisonnable d'emploi" entraîne une radiation de Pôle emploi.
En cas d'échec de discussions entre acteurs sociaux sur ce sujet, "il faudrait sans doute réfléchir à l'opportunité de s'adresser directement aux Français pour qu'ils donnent leur opinion sur ce système d'indemnisation du chômage et sur la façon dont on doit considérer le travail et l'assistanat", déclare le chef de l'Etat.
Il "propose de créer un nouveau système dans lequel l'indemnisation ne soit pas une allocation que l'on touche passivement, mais la rémunération que le service public de l'emploi versera à chaque demandeur d'emploi en contrepartie de la formation qu'il devra suivre".
Le système actuel d'indemnisation du chômage est un système assurantiel: le salarié et son employeur cotisent au régime Unedic, en échange de quoi le salarié perçoit automatiquement une indemnisation s'il perd son emploi.
L'idée de Nicolas Sarkozy est que, "passé un délai de quelques mois, toute personne au chômage sans perspective sérieuse de reprise d'emploi devra choisir une formation qualifiante (...)".
"A l'issue de cette formation, qui sera obligatoire, le chômeur sera tenu d'accepter la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été formé".
Un entretien ciblé titré "Mes valeurs pour la France" et des annonces qui s'inscrivent dans l'accélération du calendrier de campagne de Nicolas Sarkozy qui pourrait officialiser sa candidature autour du 16 février croit savoir "Le Monde".
La Tribune. Le 19/02/2012. Source
La Tribune. Le 19/02/2012. Source
Sarkozy, "candidat du peuple", stigmatise les élites et les corps intermédiaires
Nicolas Sarkozy a redoublé dimanche, au nom de son "amour pour la France". "Ce ne sont pas les Français qui sont rétifs aux réformes mais les corps intermédiaires qui n'aiment rien tant que l'immobilisme", a déclaré le chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy a dit vouloir être le "candidat du peuple" et non celui d'une "petite élite contre le peuple".
Nicolas Sarkozy a ouvert son discours de près d'une heure par une ode à la France - "Jeune (...) je l'aimais comme on aime l'air qu'on respire". Mais pour mieux s'en prendre à son adversaire, qu'il a accusé, sans le nommer d'"oublier la France".
Il s'est de nouveau présenté en protecteur des Français et s'est vanté de leur avoir épargné une "catastrophe". Tout en soutenant que s'ils avaient souffert de la crise, c'était "à proportion des erreurs" commises par ses prédécesseurs. "L'idéologie du partage du travail, la mise en cause systématique de toute forme d'autorité, la dilution des responsabilités ont affaibli la France", a-t-il lancé.
"QUAND ON AIME LA FRANCE ..."
"Aimer la France, c'est refuser d'accepter les 35 heures (...), c'est refuser de promettre la retraite à 60 ans (...), refuser d'augmenter les dépenses et d'augmenter les impôts", a-t-il poursuivi - autant de coups de griffes contre le PS. "Quand on aime la France, on veut que la France soit maîtresse de son destin et maîtresse chez elle", a ajouté le président, qui s'est attardé sur le contrôle de l'immigration, dont il fait un marqueur du clivage droite-gauche. "Si l'on ne maîtrise pas l'immigration (...) notre protection sociale ira droit à la faillite, notre pacte social explosera", a-t-il dit. "Refuser tout contrôle, récuser l'immigration choisie, laissant ainsi la porte à l'immigration subie, c'est irresponsable et c'est moralement condamnable."
Il a accusé implicitement François Hollande de "réduire la nationalité française à une adresse" en proposant le droit de vote pour les étrangers aux élections locales et a dit vouloir, pour sa part, s'opposer à "toute dérive communautariste". "Pas de compromis avec les valeurs républicaines !" a-t-il martelé. "Quand on aime la France on défend ces valeurs (...), on ne dresse pas les minorités contre la République (...), on n'est pas du côté de ceux qui, pour défendre leurs intérêts, bloquent le pays (...) Quand on aime la France, on ne ment pas tous les jours aux uns pour faire plaisir aux autres."
Nicolas Sarkozy a redit vouloir mener "une campagne de vérité". Il s'en est de nouveau pris aux "élites", qui se sont octroyées des rémunérations défiant le "sens commun", et aux "corps intermédiaires" - partis, syndicats, groupes d'intérêts, etc. - accusés de confisquer la parole des Français. "Ce ne sont pas les Français qui sont rétifs aux réformes mais les corps intermédiaires qui n'aiment rien tant que l'immobilisme", a déclaré le chef de l'Etat, qui a de nouveau défendu sa proposition de référendums sur des sujets de société. Nicolas Sarkozy a dit vouloir être le "candidat du peuple" et non celui d'une "petite élite contre le peuple".
POUR UN PEU DE PROPORTIONNELLE
Une seule proposition nouvelle émerge d'un discours qui n'en comptait guère : corriger "à la marge" par une dose de proportionnelle le scrutin uninominal à deux tours, qui est la règle en France pour les élections législatives, afin de permettre à tous les courants politiques d'être représentés - une vieille revendication du Front national, notamment.
Nicolas Sarkozy a ainsi pris a contre-pied Jean-François Copé, le secrétaire général de son parti, l'UMP, opposé à une telle mesure, que François Hollande a pour sa part d'ores et déjà promis de mettre en oeuvre s'il est élu. Le chef de l'Etat a également promis d'engager un dialogue avec toutes les formations politiques sur une réduction du nombre de parlementaires, en France.
Bien qu'il ait marqué le début de sa campagne par un net coup de barre à droite, il a assuré vouloir parler à tous les Français - "Je veux dire aux Français qu'il ne faut pas toujours se demander si une idée est de droite ou de gauche mais si cette idée est la bonne pour le pays", a dit le chef de l'Etat.
Le Point. Le 22/02/2012. Source
Invité du JT de France 2, mercredi soir, le président-candidat a promis d'augmenter le salaire net des travailleurs modestes.
Nicolas Sarkozy veut faire tourner la campagne autour de ses idées. Le président sortant a donc dévoilé au moins trois nouvelles propositions marquantes, mercredi soir, lors du journal de France 2. La première consiste à supprimer la prime pour l'emploi (PPE) versée aux salariés modestes. Ce dispositif, créé il y a une dizaine d'années pour encourager le retour à l'emploi et qui rapporte à six millions de salariés modestes un supplément de revenu de 450 euros en moyenne par an, "ne marche pas", a-t-il estimé. Nicolas Sarkozy veut la remplacer par une baisse de charges des salariés qui gagnent entre 1 200 et 1 450 euros net par mois. Cette mesure sera financée grâce aux 2,5 milliards de la PPE ainsi que par l'augmentation de 1,5 milliard de la taxation des revenus financiers, qui sera portée "au niveau du revenu du travail". Selon l'actuel chef de l'État, la mesure devrait profiter à 7 millions de salariés modestes, pour un peu moins de 1 000 euros par an.
"Logique des droits et des devoirs"
Nicolas Sarkozy a aussi confessé que l'une des mesures phares de son quinquennat, le revenu de solidarité active (RSA), n'était pas efficace pour la réinsertion des bénéficiaires. Le chef de l'État a donc annoncé que tous les titulaires du RSA sans aucune activité seraient tenus de consacrer 7 heures par semaine à un travail d'intérêt général, rémunéré au smic. Tout bénéficiaire du RSA devra se soumettre à une réévaluation annuelle de sa situation : "Est-ce qu'il recherche un emploi, est-ce qu'il suit une formation, est-ce qu'il a fait le travail d'intérêt général ? (...) S'il n'y a pas de problèmes, eh bien, il continuera à avoir le RSA. Cela relève de la logique des droits et des devoirs", a martelé le président-candidat. Il s'agit en fait de prolonger une loi récemment votée et instaurant l'expérimentation de contrats d'insertion de 7 heures rémunérés. Jusqu'à présent, seuls 12 départements utilisaient cette possibilité.
Il a également mené la charge contre les rémunérations démesurées de certains grands patrons. "J'ai pensé à un moment qu'on pouvait en appeler à la responsabilité", a-t-il confessé. Mais, apparemment, cela n'a pas marché. "Dorénavant, les rémunérations des dirigeants devront être votées non pas par les conseils d'administration (...), mais par l'assemblée générale des actionnaires." Par ailleurs, un représentant des salariés sera membre du comité qui définit ces rémunérations. Dans le même esprit, le président veut faire voter une nouvelle loi pour supprimer les retraites-chapeau et les parachutes dorés.
Le Fouquet's, "je ne reviendrais pas dans ce restaurant"
Alors que le taux de chômage atteint 9,3 %, le candidat a aussi voulu apparaître actif sur ce front. S'il est élu, il promet de faire de la troisième année du bac professionnel une année en apprentissage dans les entreprises. Le chef de l'État peut s'appuyer sur l'augmentation des quotas d'apprentis en entreprises, annoncée lors du sommet social de la crise mi-janvier. "Le travail, l'effort, le mérite, c'est la réponse à la crise", a-t-il expliqué pour synthétiser ses propositions.
Avant d'attaquer son principal adversaire - qu'il a pour une fois clairement nommé - François Hollande, qui "ne propose pas une seule économie", selon lui, et les socialistes, qui, à l'Assemblée, refusent de voter en faveur du Mécanisme européen de stabilité, censé devenir le nouveau pare-feu de la zone euro. Enfin, le chef de l'État est revenu sur son quinquennat. Il a de nouveau reconnu avoir commis des erreurs, sans détailler lesquelles. Interrogé sur son dîner au Fouquet's le soir de son élection, il a répondu : "Si c'était à refaire, je ne reviendrais pas dans ce restaurant."






