Nicolas Sarkozy - Frais de campagne
Le Parisien.fr - 12/01/2012 - Nicolas Sarkozy : une campagne aux frais de l'état - Par Nathalie SCHUCK
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| Photo : AFP & Éric Feferberg |
Résultat, selon le CSA : 30 minutes relèvent du « débat national » et 21 minutes du « domaine régalien ». Kelly rappelle toutefois qu’au dernier trimestre 2011 le temps de parole du président dans les médias a représenté moins de 5% du temps global des politiques! « On parle plus de lui que lui ne parle. Et, quand il le fait, les médias ne gardent que des extraits. »
La Commission des comptes de campagne veille. Saisie par le PS, l’instance a considéré que certaines visites du président en province flirtaient avec la ligne rouge. Pour son président, François Logerot, elles pourront être réintégrées a posteriori dans les dépenses du candidat Sarkozy « en tout ou partie » s’il a « exposé les éléments d’un programme ». Ce fut le cas la semaine dernière dans la Vienne, où il a détaillé son projet sur l’école. La Commission ne jouera pas les gendarmes d’ici à mai. C’est aux candidats de décider ce qu’ils comptabilisent. A elle, ensuite, de contrôler. Le danger? Voir leurs comptes invalidés. Président en exercice, Sarkozy a un avantage : ses frais de déplacement et de sécurité resteront à la charge de l’Etat, car liés à l’exercice de son mandat.
Une facture parfois salée. Le député (apparenté PS) René Dosière évalue le prix moyen d’une visite du président en France à 93000 €, en se basant sur le rapport de la Cour des comptes de juillet. La Cour avait épinglé deux visites coûteuses en 2010 : en Haute-Marne (284614 €) et en Dordogne (129544 €). « Comme Sarkozy va se déclarer tard, il restera en dessous du plafond légal des dépenses. Mais la polémique permet de faire prendre conscience à l’opinion qu’il fait campagne aux frais du contribuable », juge Dosière, qui souligne que les collectivités en sont aussi pour leurs frais quand le président se déplace. Selon lui, elles dépenseraient en moyenne 15000 € (prêt de locaux, nettoyage de routes, peintures, etc.). Sans compter les centaines de CRS et gendarmes mobiles…
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