François Bayrou : les temps forts
Meeting au Zénith
Le made in France et les sites internet
Sarkhollandisation du débat politique
Rue 89 - 25/03/2012 - Bayrou au Zénith : ses 25 phrases les plus applaudies - Par Mathieu DESLANDES
L'Expansion.fr - 21/03/2012 - Ces sites internet qui surfent sur le "made in France" - Par Sébastien JULIAN
Meeting au Zénith
Le made in France et les sites internet
Sarkhollandisation du débat politique
Rue 89 - 25/03/2012 - Bayrou au Zénith : ses 25 phrases les plus applaudies - Par Mathieu DESLANDES
Il y a des dizaines de façons de raconter un meeting. Il y a des dizaines de façons de rendre compte d’un discours.
Faut-il se focaliser sur le thème principal ? Sur les promesses inédites par rapport aux discours précédents ? Sur les mesures concrètes ? Sur les passages qui se font l’écho de l’actualité immédiate ?
Les phrases jugées essentielles par l’orateur sont rarement celles qui retiennent l’attention des journalistes... Quel est le bon critère de choix ? Comment rendre compte à la fois de l’ambiance et du fond ?
Ce dimanche après-midi, au Zénith de Paris, où François Bayrou tenait son premier gros « rassemblement » (on parle français, au MoDem), j’ai eu envie de me fier à la salle. Et de suivre le discours comme un applaudimètre.
Voici donc les 25 phrases les plus applaudies, celles qui ont provoqué des trépignements, des bravos, des « Bayrou président ! », des « On va gagner ».
La majorité d’entre elles concerne l’organisation de la vie politique et institutionnelle. Suivent quelques autres propositions concrètes et de grandes déclarations qui n’engagent à rien. Les auriez-vous applaudies, vous aussi ?
Catégorie A : trépignements monstres
« Au XVIe siècle, dans les guerres de religion, il y avait les ligueurs d’un côté, du côté de l’affrontement, de la détestation, et Henri de Navarre de l’autre qui plaidait pour qu’on vive ensemble. Vous connaissez mon choix, mon choix d’homme, et mon choix de président : je suis et je serai du côté d’Henri IV, de celui qui force la réconciliation, la tolérance, la compréhension réciproque. »
« J’obligerai les parlementaires à siéger effectivement dans leurs assemblées en décidant qu’ils ne pourront pas voter sans être présents. »
« [Le redressement] impose un gouvernement qui dépasse la droite et la gauche. [...] Il sera peu nombreux, moins de vingt ministres. Il sera fondé sur le compétence et le désintéressement. [...] L’expérience de la société civile y tiendra autant de place que la politique. »
Catégorie B : « Il est vraiment phénoménal ! »
« Je règlerai de manière définitive la question de la moralisation de la vie publique française. [...] J’organiserai le 10 juin. [...] un référendum de moralisation de la vie publique en France. »
« Il est des valeurs de gauche que j’aime et dont la France aura besoin : le partage, l’attention au plus faible, la générosité. Il est des valeurs de droite que j’aime et dont la France aura besoin : l’esprit d’entreprise, de l’effort, la fierté nationale. Et le centre a ses valeurs, dont on aura besoin : la solidarité, l’esprit de justice, l’idéal européen. »
Catégorie C : « On va gagner ! »
« Je reconnaîtrai le vote blanc comme un suffrage exprimé à toutes les élections. »
« Je mettrai un terme à la procédure scandaleuse qui fait de la nomination des présidents de l’audiovisuel public l’apanage personnel du chef de l’Etat. »
Catégorie D : « Bayrou président ! »
« Je nommerai dans chacun des quartiers [devenus zones de non droit] un sous-préfet chargé de coordonner tous les services de l’État, qui sera l’interlocuteur des habitants et de leurs élus, avec obligation de résidence dans le quartier, pour qu’il vive la réalité de tous les jours des habitants et qu’il soit pour eux un interlocuteur quotidien. »
« Je serai le président qui tiendra la promesse écologique. Je n’oublie pas que j’ai signé, il y a cinq ans, le pacte de Nicolas Hulot. Pour moi, ce qui est signé est signé. »
« Une loi électorale juste permettra à l’Assemblée la représentation de toutes les minorités pour peu qu’elles franchissent le seuil de 5% des voix. »
« Ma conception de la République, ce n’est pas la guerre aux corps intermédiaires, comme elle a récemment été déclarée, c’est le contraire, c’est la défense et la promotion des corps intermédiaires dans notre pays ! »
Catégorie E : « Ouais » / « Bravo » / « Merci »
« Je ferai enfin voter avant la fin de l’année 2012 une loi sur l’égalité hommes-femmes, qui traitera de la parité politique, de l’égalité salariale et de la lutte contre les violences conjugales. »
« Je ferai adopter par la France la charte des langues et cultures régionales, qui sont pour notre pays une partie de son trésor national. »
« [Je ferai voter] la suppression de toute caution pour les locataires. »
« Exceptionnellement, en 2012, il n’y aura pas de vacances parlementaires et le Parlement siègera pendant tout l’été. »
« Je défendrai la création d’un président pour l’Europe. [...] Je défendrai l’idée que ce président soit élu au suffrage des citoyens européens. »
« Je demanderai que l’Histoire retrouve sa place en terminale scientifique et que la chronologie soit consacrée des petites classes jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire. »
« Je veux reconstruire le “produire en France”. Pour cela, je ferai de la production dans notre pays une obsession nationale. »
Catégorie F : applaudissements nourris
« Avant le 14 juillet, [le gouvernement] créera la possibilité d’un emploi sans charges pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés. »
« Je mettrai fin aux dérives du financement de la vie publique en supprimant la myriade de micro-partis individuels ou de complaisance. »
« Je prendrai la défense de la profession la plus attaquée, la plus décriée, la plus injustement ciblée, je prendrai la défense du monde enseignant. »
« Je ferai voter une loi nouvelle qui fera entrer les représentants des salariés, avec droit de vote, au conseil d’administration des entreprises de plus de 500 salariés et au comité de rémunération des dirigeants pour mettre fin à la folie des salaires indécents. »
« Je ne veux plus entendre des enfants utilisés par des bandes dire à des policiers débordés : de toutes façons, tu ne peux rien me faire, j’ai la loi pour moi ! »
« Je soutiendrai l’idée de Jean Arthuis d’une Cour des comptes européenne. »
« J’entends, dès le redressement engagé, que la mise à niveau des petites retraites soit la première à bénéficier des conditions nouvelles du pays. »
L'Expansion.fr - 21/03/2012 - Ces sites internet qui surfent sur le "made in France" - Par Sébastien JULIAN
François Bayrou rêve de sauvegarder l'emploi grâce à un "label France". Ce qu'il ne sait peut-être pas, c'est que le débat sur le "made in France" a déjà un effet positif sur l'emploi. Sur Internet, les sites sur lesquels ont peut acheter des produits fabriqués en France se multiplient. Leur audience et leurs commandes sont même en nette progression, ce qui profite aux artisans et aux PME situées aux quatre coins de l'hexagone.
Sur le site 100pour100-madeinfrance.fr, l'un des pionniers en la matière, le nombre de visites a fait un bond de 50% depuis la fin de l'année dernière, confie Mathieu Chiavassa, l'un des co-fondateurs. La différence avec la période 2009-2011 est frappante. Lorsque nous avons lancé une première version du site sur une plateforme de blogs en 2009, le sujet du made in France était loin d'être porteur, explique-t-il. Nous devions aller chercher des partenariats avec les producteurs. Même les maires nous disaient : votre projet est beaucoup trop nationaliste ! Aujourd'hui, certains producteurs viennent spontanément vers le site pour proposer un partenariat et l'activité se porte bien. La campagne présidentielle a clairement redonné un coup de fouet.
Le constat est le même pour alittlemarket.com, un site qui regroupe des créations d'artisans français (bijoux, accessoires de mode, meubles...). Notre chiffre d'affaire a augmenté de 20 à 30% grâce au buzz médiatique, constate Nicolas D'Audiffret, l'un des co-fondateurs. Certes, le "made in France" est plus cher. Mais cet argument ne semble pas décourager les ventes. Les comportements changent : beaucoup de consommateurs préfèrent acheter un produit de qualité, qui durera longtemps, plutôt que deux produits ayant une faible durée de vie. Et puis, Internet permet de permet de court-circuiter les distributeurs classiques et donc de réduire le prix du "made in France". Nous jouons sur les économies d'échelles, explique Mathieu Chiavassa : nos marges sont faibles ; nous essayons de compenser par le plus de ventes possibles. Ainsi, nos prix sont bien moins chers qu'en boutiques ou qu'en grandes surfaces. Même constat chez alittlemarket.com : nous prenons juste 5% de commission sur les ventes. Résultat : un produit peut être vendu 35 euros chez nous alors qu'il serait vendu 100 euros en boutique !
"En fait, on ne nous dit jamais : vous êtes trop cher", explique Nicolas D'Audiffret. Le jeune entrepreneur pense d'ailleurs que le débat sur le made in France va se poursuivre au-delà des élections présidentielles. Il y a une tendance de fond. C'est aussi le pari de Sylvain Lescot, gérant du site france-reference.fr, ouvert depuis le 1er décembre dernier. Aujourd'hui, le bio est entré dans les moeurs. Beaucoup de gens sont près à payer un peu plus cher pour consommer ce type de produits. Le "made in France", c'est un peu comme le bio d'il y a cinq ans, explique-t-il. Ce qui n'empêche pas l'entrepreneur d'inciter les consommateurs à acheter français. Sur France-reference.com, vous pouvez comparer le prix des produits français et de leurs équivalents étrangers. A vous de choisir ensuite, celui que vous voulez. C'est la partie pédagogique du site, explique Sylvain Lescot. Au final, cependant, 90% des produits achetés sur le site sont français.
Tribune de Genève - 17/02/2012 - Bayrou dénonce la «sarkhollandisation» du débat politique
Le candidat centriste souligne le fait que Nicolas Sarkozy et François Hollande représentent «à peine la moitié des électeurs» à eux deux.
François Bayrou dénonce la «sarkhollandisation» du débat politique dans les médias. Il soulignant que le président de la République et le candidat socialiste représentent "à peine la moitié des électeurs" à eux deux.
"L’idée qu’on pourrait continuer avec le parti actuel au pouvoir et les mêmes hommes, ou bien que le PS pourrait avoir tous les pouvoirs, franchement ça donne envie de se faire naturaliser australien", explique le candidat centriste dans un entretien avec des lecteurs du Parisien publié vendredi.
"La +sarkhollandisation+ du débat politique, il va falloir qu’elle recule", lance l’ancien ministre de l’Education en reprenant un néologisme qu’il rodait depuis quelques jours. "Quand j’allume ma radio le matin, j’entends Nicolas Sarkozy et François Hollande qui répond. Ils représentent à peine la moitié des électeurs, et les autres, comment on les entend?", interroge le président du MoDem. "Je vous avertis: les Français ne se laisseront pas confisquer cette élection", dit-il.
En 4e position
Après une poussée en décembre dans les sondages (de 7 à 14%), le leader centriste s’est stabilisé autour de 12 à 13%, en quatrième position derrière François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen.
"Si vous écoutez les sondages, n’allez pas voter! Deux candidats ont disparu en deux jours (Christine Boutin et Hervé Morin, ndlr). Le paysage se simplifie. Il n’y a que trois candidats éligibles parmi ceux qui restent. Si les gens ont envie de mettre fin au règne de Sarkozy, il ne reste que Hollande et moi", résume le candidat centriste.
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