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Les retraites

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Les Echos - 27/02/2012 - Retraites : les réformes du PS, de Mélenchon et de Joly coûteraient entre 5 et 33 milliards - Par Vincent COLLEN

Hormis Nicolas Sarkozy, tous les candidats préconisent de revenir sur la réforme des retraites entrée en vigueur en 2011.


A l'exception du chef de l'Etat, tous les candidats à la présidentielle proposent de revenir sur la réforme des retraites de l'an dernier, de façon plus ou moins radicale. L'Institut Montaigne a chiffré l'impact de leurs propositions en rythme de croisière, en 2017. Elles coûteraient entre 5 milliards d'euros par an pour celle de François Hollande et 33 milliards pour celle de Jean-Luc Mélenchon. Contactées par « Les Echos », les équipes de campagne ont toutes indiqué qu'elles ne contestaient pas les chiffrages du think tank libéral, à quelques détails près. Dans tous les cas, il s'agit d'un coût net. Il tient compte de l'impact positif sur les comptes de l'assurance-chômage qu'aurait l' « appel d'air » sur le marché du travail. C'est l'équation plus de retraités = moins de chômeurs.
Le PS d'abord. François Hollande a promis de rétablir le droit au départ à 60 ans pour les salariés qui ont cotisé la durée nécessaire (41 ans pour la génération 1952, 41 ans et demi pour les assurés nés en 1955). Tous ne seront pas concernés -le PS estime que 150.000 personnes chaque année bénéficieront du retour à 60 ans, soit 20 % seulement d'une génération. Ce qui explique qu'elle ne coûte « que » 5 milliards d'euros par an à l'horizon 2017.
« Sans décote, ni surcote »

La proposition d'Eva Joly coûterait deux fois plus cher : 10,75 milliards à la fin du quinquennat, selon l'Institut. Comme François Hollande, la candidate écologiste veut rétablir l'âge légal de 60 ans, mais elle précise que ce départ pourra se faire « sans décote, ni surcote pour ceux qui ont suffisamment cotisé ».
Marine Le Pen, elle aussi, veut rétablir l'âge légal de 60 ans et elle préconise en plus de revenir à 40 années de cotisations. Coût : 14 milliards.
Les réformes de Jean-Luc Mélenchon, enfin, coûteraient 33 milliards. Outre le retour à 60 ans (14,5 milliards), le Front de gauche demande le relèvement au niveau du SMIC de toutes les pensions, ce qui coûterait 22,5 milliards. L'Institut n'a pas pu chiffrer, « faute de précision », la proposition du calcul de la pension sur la base de 75 % du salaire moyen des dix meilleures années. Et le Front de gauche ne s'est pas exprimé sur la durée de cotisation qu'il préconise.
L'Institut Montaigne n'a pour l'instant pas pu mesurer l'impact de la réforme proposée par François Bayrou. Le candidat centriste est favorable à l'instauration d'un système de retraite à points, comme la CFDT, ce qui impliquerait un bouleversement général, difficile à chiffrer.

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