Les temps forts : Nicolas Sarkozy
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Meeting de Villepinte
Jeanne d'Arc
Lejaby
Sarkozy détourné de son image
Arrêt sur image - 19/03/2012 - Sarkozy contré sur M6
Il ne l'a pas lâché. Dimanche 18 mars, Nicolas Sarkozy était l'invité du magazine Capital sur M6. Et manifestement, le journaliste Thomas Sotto était en pleine forme, toujours à l'affut de la moindre approximation du candidat. Sur le pouvoir d'achat par exemple, Sarkozy a d'abord affirmé que la France était le seul pays où celui-ci avait augmenté avant d'être immédiatement rectifié par Sotto qui a énuméré les autres pays européens dans ce cas de figure.
Sur les questions de santé, lorsque Sarkozy minimise les dépenses supplémentaires pour les patients pris en charge dans les cliniques, Sotto dégaine : encore faut-il avoir une bonne mutuelle et éviter les dépassements d'honoraires. Sur l'Europe, Sarkozy s'est vanté d'avoir initié la modification des accords de Schengen. Faux, les négociations avaient débuté avant, ce que ne manque pas de glisser le journaliste de Capital.
Et quand c'est Sarkozy qui tente de poser une colle au journaliste sur le nombre de médecins en France...
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Le Monde.fr - 16/03/2012 - L'équipe de Sarkozy envoie un mail à 600 000 expatriés pour les rassurer
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Le Parisien.fr - 11/03/2012 - Les coulisses du « sarkoshow » - Par Frédéric GERSCHEL et Nathalie SCHUCK
Pour relancer la campagne du président-candidat, l’UMP n’a pas hésité à sortir la grosse artillerie.
Un sarkoshow à l’américaine. 40 000 places assises, 65 000 inscrits hier selon l’UMP, 46 000 m2, soit plus de cinq terrains de foot… Ce sera « énorme », « monstrueux », « spectaculaire », promet le staff de campagne, ravi.
Nicolas Sarkozy veut une démonstration de force pour renverser la table. Comme lors de son meeting du 14 janvier 2007 porte de Versailles, coup d’envoi de sa conquête du pouvoir. Il rêve de sonner l’adversaire socialiste, d’enfoncer la mobilisation du PS au Bourget.
Il a lui-même battu le rappel en postant sur Twitter un message invitant ses partisans à venir avec famille et amis. « Il est au taquet! » sourit un proche. L’UMP a aussi fait appel à une société de phoning pour solliciter les militants. Objectif : faire masse. Une nouvelle affiche « la France forte, c’est vous » (notre photo) sera dévoilée et l’hymne de campagne sera diffusé pour la première fois en version longue. Tout un symbole, Sarkozy prendra la parole à 13h40. Comme en janvier 2007…
Le candidat répète chez lui. Son conseiller Henri Guaino a travaillé jour et nuit depuis mercredi sur ce discours de plus d’une heure, qui donnera une vision de la France de 2017. « Vous ne serez pas déçu! » promet la « plume ». Avec le président-candidat, ils ont ciselé chaque formule dans la nuit de vendredi à samedi.
Hier, Sarkozy a répété chez lui, dans le XVIe arrondissement de Paris, avant de retrouver ses communicants Patrick Buisson, Jean-Michel Goudard et Pierre Giacometti. A la tribune, il parlera de cette « aventure personnelle » et fera de nouvelles propositions « décoiffantes ». Il en assurera le service après-vente lundi sur TF1, mercredi sur Europe 1, vendredi sur Canal + et dimanche sur M 6, avant l’égalité de temps de parole le 20. Il a renoncé à se rendre aux Antilles comme prévu.
La « famille de droite rassemblée ». Sarkozy a voulu tous ses proches à ses côtés. Carla et ses fils, Pierre, Jean et le garnement Louis seront au premier rang. Il a convaincu son père spirituel, Edouard Balladur, d’être présent. Les sarkozystes historiques ne rateront pas une miette. « Je veux avoir les larmes aux yeux, comme en 2007 », confie Pierre Charon, qui a conseillé à son ami Brice Hortefeux : « Prévois ton casse-dalle ». Car il n’y aura pas de pause déjeuner.
Côté people, Gérard Depardieu, Christian Clavier et Didier Barbelivien sont attendus, avec Enrico Macias. « Je veux aider Sarkozy, qu’il soit réélu », glisse le chanteur Johnny Hallyday, qui ne veut, lui, plus s’afficher en politique. « Il reste son ami », assure un collaborateur. Les ministres ont tous été conviés mercredi par Sarkozy, aigre-doux : « Certains s’impliquent, d’autres ne font rien! Il y a un petit rassemblement dimanche, si vous voulez venir avec vos conjoints… »
Guillaume Peltier et Salima Saa maîtres de cérémonie. Pour lancer le meeting, le président voulait deux nouveaux visages. Salima Saa et Guillaume Peltier, porte-parole adjoints de la campagne, joueront les M. et Mme Loyal. « Une belle promotion », relève un conseiller du président, qui rappelle le précédent Rama Yade, entrée dans la lumière le 14 janvier 2007. Ils introduiront cinq ou six « grands témoins » prévus avant le président, dont le cinéaste Alain Terzian, Henri Guaino ou, clou du spectacle, Bernadette Chirac ! Tout doit être bouclé avant 16 heures pour le match de rugby France - Angleterre au Stade de France, où Sarkozy retrouvera David Cameron et… François Hollande.
Les « mauvais coucheurs » Borloo et Yade. A l’UMP, on fait mine de ne pas s’agacer du lapin posé par Jean-Louis Borloo, qui devait s’exprimer mais ne viendra sans doute pas. Rama Yade non plus, qui a refusé d’apporter son soutien au candidat UMP lors du congrès du Parti radical hier. « Je n’ai pas été invitée », justifie-t-elle. « Enfant gâtée! » peste l’UMP.
Une facture jalousement gardée. Tout juste sait-on que l’addition dépasse largement le million d’euros. « Quand le PS raconte que Le Bourget a coûté 900 000 €, ça ne comprend même pas la location de la salle », assure un pilier de l’équipe. Selon la commission des comptes de campagne, le meeting de la porte de Versailles en 2007 avait coûté 4,5 M€…
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Les Echos. Le 06/01/2012. Source
Sarkozy célèbre Jeanne d'Arc, symbole de «l'unité nationale»
« Jeanne d'Arc n'appartient à aucun parti, à aucune faction, à aucun clan », a déclaré le chef de l'Etat en direction du FN, en lançant en Lorraine les festivités du 600e anniversaire de sa naissance à Domrémy.
Nicolas Sarkozy a célébré vendredi la mémoire de Jeanne d'Arc érigée en symbole de la « résistance » de la France dans l'épreuve et de son « unité nationale » en dénonçant, à quelque cent jours de la présidentielle, « ceux qui voudraient s'en servir pour diviser ». En s'invitant sur le terrain des exploits de la « pucelle d'Orléans », le chef de l'Etat se savait dans le collimateur de ses futurs rivaux électoraux, prêts à rouvrir son procès en détournement politique de l'Histoire, ouvert avec Jean Jaurès ou Guy Môquet. Surtout à la veille de l'hommage que le Front national doit rendre samedi à celle qui a « bouté les Anglais hors de France ».
C'est donc en termes choisis que le pré-candidat Sarkozy s'est emparé de l'image emblématique de l'héroïne de Domrémy pour donner le coup d'envoi des festivités du 600e anniversaire de sa naissance. Sitôt accueilli dans le village natal de la célèbre bergère au son de « en passant par la Lorraine », le président s'est employé à démentir ceux qui l'ont soupçonné de célébrer celle qui a entendu des voix pour en chasser d'autres. « C'est le 600e anniversaire, ce n'est pas tous les jours », a-t-il lâché, « qu'est-ce qu'on aurait dit si je n'étais pas venu ? »
« Première résistance française dans les épreuves »
Plus tard à Vaucouleurs, où Jeanne lança en 1429 sa campagne victorieuse contre les Anglais, Nicolas Sarkozy s'est une nouvelle fois justifié : « En tant que chef de l'Etat, je me devais de rendre aujourd'hui, ici, sur sa terre de naissance, cet hommage solennel que la France rend à ceux auxquels elle doit sa liberté et sa grandeur ». Tout au long de son discours, le président s'est attaché à décrire une Jeanne d'Arc « oecuménique », une incarnation de « l'unité nationale » et, en pleine crise économique, de la« première résistance française dans les épreuves », au même titre que Victor Hugo, Charles de Gaulle ou Jean Moulin.
Dans son évocation, il s'est gardé de trancher entre la Jeanne « sainte » de l'Eglise catholique et la Jeanne « patriote » de la République laïque. Même s'il a affirmé qu'elle incarnait « les racines chrétiennes de la France ».
Surtout, Nicolas Sarkozy a dénoncé, comme il l'avait déjà fait en 2007 entre les deux tours de la présidentielle, le détournement de l'image de Jeanne d'Arc par le FN, qui en a fait le symbole de sa geste anti-immigration et l'honore à Paris chaque 1er mai depuis les années 1980. « Jeanne n'appartient à aucun parti, à aucune faction, à aucun clan », a dit le chef de l'Etat, puissions-nous, nous aussi, continuer à penser à elle comme le symbole de notre unité et ne pas la laisser entre les mains de ceux qui voudraient s'en servir pour diviser ».
« Un symbole ultranationaliste », « une imposture »
Sans attendre son discours, tous ses futurs rivaux ont sévèrement critiqué son hommage. « Je vois bien que Nicolas Sarkozy court après moi », a raillé Marine Le Pen. « Aller chercher un symbole ultranationaliste (...) ça ne fait pas sens », a dénoncé l'écologiste Eva Joly. Quant au numéro 2 du Parti socialiste Harlem Désir, il a joint dans la même dénonciation le chef de l'Etat et la patronne du FN, les jugeant « les moins bien placés » pour célébrer Jeanne d'Arc, car « eux passent leur temps à diviser les Français et à jouer sur les peurs ». Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la République à l'Elysée, a lui vu dans l'hommage rendu par Nicolas Sarkozy une « imposture ». « Jeanne d'Arc aimait la France. Elle l'a libérée de l'oppression. Nicolas Sarkozy l'a mise sous tutelle », a accusé accuse le le député de l'Essonne.
Face à ces critiques, les proches du président ont nié toute arrière-pensée électorale de sa part.« Election ou pas élection, il aurait été là », a assuré Patrick Buisson, son conseiller réputé très à droite, présent en Lorraine. « Ce n'est pas parce que l'extrême droite a cherché à se l'accaparer que le président ne doit pas lui rendre hommage », a renchéri le député UMP François Grosdidier. Seul le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a concédé un léger trouble sur l'hommage présidentiel. « Il faut y être pour des raisons symboliques mais il n'est pas nécessaire de s'y éterniser »...
Le Point. Le /02/2012. Source
Comment (le candidat) Sarkozy a sauvé Lejaby
"Qu'est-ce qu'on va devenir ? On nous met un coup de pied au cul !" Des femmes en larmes, les joues rouges de colère, les poings serrés, avec encore ce qu'il faut de dignité pour ne pas vaciller lorsque le tribunal de commerce de Lyon choisit le dénommé Alain Prost comme repreneur de la société Lejaby en liquidation. Le chef d'entreprise s'engage à ne garder que 195 des 450 salariés en France et à fermer la dernière usine de la marque dans l'Hexagone, sous-traitant sa production en Tunisie.
Les images de ces femmes éplorées ont touché le coeur de tous les Français. Leur lutte est devenue notre lutte, une grande cause nationale. Depuis, l'entreprise a été sauvée. Par la grâce d'un honnête sous-traitant maroquinier, mais aussi du patron de LVMHsollicité par le pouvoir politique, et enfin d'un président de la République qui aimerait le rester au-delà du 6 mai prochain...
"Bon flair"
C'était le 18 janvier dernier, précisément, le jour du sommet social organisé par l'Élysée. D'un côté, Nicolas Sarkozy, qui exprime un certain volontarisme politique en promettant le sauvetage de ce qui reste de l'industrie française ; de l'autre, le cri de ces femmes d'Yssingeaux (Haute-Loire), à qui on venait d'apprendre la mort de leur usine. Un effet de contraste cruel pour le président de la République, avant que l'Élysée ne voie dans cette triste affaire le moyen de prouver sa capacité d'action. Aussi le futur candidat de l'UMP a-t-il fait de ce dossier Lejaby une affaire personnelle. Non, il ne sera pas Lionel Jospin, Premier ministre, les bras ballants, devant les salariés de LU, affirmant que l'État ne peut pas tout !
En l'occurrence, Laurent Wauquiez, maire du Puy-en-Velay, situé non loin d'Yssingeaux, fut un précieux relais pour Sarkozy. De nombreux repreneurs, plus ou moins sérieux, plus ou moins véreux, ont présenté un dossier de reprise. Au final, neuf offres ont été examinées par les pouvoirs publics. "J'avais un nom en tête, celui d'un entrepreneur de l'Allier que je connais. Je lui ai passé un coup de fil", confie Laurent Wauquiez, qui fit alors preuve, comme il le dit, d'un "bon flair". Entre-temps, le site de Lejaby est devenu une formidable tribune politique pour les candidats à la présidentielle et pour leurs représentants. The place to be... Mandaté par François Hollande, Arnaud Montebourg s'y est rendu avec un projet de reprise inspiré par la cofondatrice des sous-vêtements Tam-Tam.
"C'est une très jolie usine"
À ce titre, Laurent Wauquiez juge "médiocre" l'attitude du PS vis-à-vis des ouvrières de Lejaby et se dit stupéfait des propos de la cofondatrice de Tam-Tam qui, en quittant Yssingeaux, "ne trouva rien d'autre à dire que : C'est une très jolie usine !" Finalement, le contact est pris avec l'entrepreneur de l'Allier, un certain Vincent Rabérin, P-DG de Sofoma, qui réalise des produits finis pour Louis Vuitton et, depuis 2010, pour Chanel. L'homme se dit intéressé, mais... Quid de la formation au métier du luxe des "petites mains" de Lejaby ?
Laurent Wauquiez évoque aussitôt la question avec Xavier Musca, le secrétaire général de l'Élysée. Une solution est trouvée : l'État prendra en charge la formation (de 6 mois à un an) qui fera de ces femmes des spécialistes de la maroquinerie. Quid, ensuite, des machines industrielles de Lejaby inadaptées à la fabrication de bagages et de malles en cuir ? Là encore, l'Élysée a la solution : deux millions d'euros d'investissements, aidés par l'État au titre des fonds de revitalisation, sont débloqués afin de permettre d'adapter l'atelier.
Enfin, avant d'envisager une reprise définitive, Vincent Rabérin doit s'assurer qu'il pourra fournir du travail à ses employées sur une longue durée. L'Élysée ne cogite pas longtemps : Nicolas Sarkozy use de ses relations avec celui qui fut l'un de ses invités au Fouquet's, le soir de sa victoire, Bernard Arnault... Le P-DG de LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, promet à son ami de remplir pour quelque temps les carnets de commandes de l'entreprise. Nous sommes alors le 1er février. La reprise est scellée. Les "Lejaby" - reçues ce vendredi à l'Élysée - peuvent souffler ; Bernard Arnault peut, lui, communiquer. Et Nicolas Sarkozy, triompher...
Owni. Le 19/02/2012. Source
SARKOZY DÉTOURNÉ DE SON IMAGE
Sitôt publiée, l'affiche de campagne de Nicolas Sarkozy a été détournée. André Gunthert, chercheur sur l'image et le langage, maître de conférence à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), met des mots sur ces opérations de détournement.









