Marine Le Pen : Les temps forts
Marine Le Pen en Corse
Le FN accuse Sarkozy de vouloir capter son électorat
Kärcher / Tolérance Zéro à Marseille
Visite chez les cols bleus
Visite mouvementée à la Réunion
Le Monde.fr - 17/03/2012 - A Ajaccio, Marine Le Pen loue "les valeurs ancestrales" des Corses - Par Abel MESTRE
RMC - 07/03/2012 - Le FN accuse Sarkozy de vouloir capter son électorat - Par Sophie LOUET
Le FN accuse Sarkozy de vouloir capter son électorat
Kärcher / Tolérance Zéro à Marseille
Visite chez les cols bleus
Visite mouvementée à la Réunion
Le Monde.fr - 17/03/2012 - A Ajaccio, Marine Le Pen loue "les valeurs ancestrales" des Corses - Par Abel MESTRE
En meeting à Ajaccio, samedi 17 mars, Marine Le Pen a tenu à s'adresser à "l'âme corse" mais aussi aux militants nationalistes indépendantistes insulaires. Dans un développement assez inhabituel au Front national, avec, en fond sur la tribune, le drapeau corse et deux drapeaux français, la candidate du FN a loué, en conclusion de son discours, "les valeurs ancestrales qui sont aussi les valeurs primordiales de notre civilisation".
Devant plus de 500 personnes, Mme Le Pen a voulu parler "à ce peuple français, corse, qui lui n'a pas oublié l'importance et la valeur fondamentale de la famille (...) qui a su préserver sa forte identité empêchant ainsi de sombrer dans une uniformisation culturelle mondialiste encouragée par l'oligarchie."
Celle qui se présente volontiers comme "jacobine", a même eu un mot pour les indépendantistes : "Je voudrais m'adresser aussi à ceux qui ont pensé que la France était leur ennemi. (...) Je leur dit que tout en réprouvant la violence viscéralement, je peux comprendre que la déception envers l'Etat ait pu à un moment les détourner du patriotisme national. C'est une erreur."
"AIDEZ-NOUS À CONSTRUIRE NOTRE DESTIN COMMUN"
Le FN est peu implanté en Corse, même si en 2002 l'extrême droite (FN et MNR mégrétiste) avait atteint plus de 17 % au premier tour de l'élection présidentielle. Avec un discours orienté sur l'identité - ce qui lui permet d'accrocher les wagons de la dénonciation de l'Union européenne et de l'immigration - elle entend conquérir un nouvel électorat. Comme lorsqu'elle affirme, qu'"à travers la préservation de sa langue et de sa culture, la Corse est entrée en résistance contre la culture mondialiste". Puis de continuer : "Je voudrais dire à tous les Corses que la France aime tous ses enfants, que nous allons vous aider à construire votre région mais aidez-nous à construire notre destin commun".
La prétendante à l'Elysée promet ainsi la mise en place de programmes d'enseignement "incluant l'apprentissage du territoire dans lequel nous vivons" tout comme la mise en place d'un institut national de préservation du patrimoine. Toujours dans cette entreprise de séduction des Corses, Marine Le Pen a même terminé son discours non seulement par la traditionnelle Marseillaise, mais aussi par l'hymne insulaire, Dio vi Salvi Regina. Du jamais vu pour un meeting du candidat du FN à la présidentielle. En tout cas, la présidente du Front national n'a pas convaincu les quelques indépendantistes de Scelta Para - mouvement très peu connu qui se présente comme de "gauche" et "révolutionnaire" -, venus protester devant le Palais des congrès d'Ajaccio, contre la venue de la candidate. Rien à voir toutefois avec l'opposition que trouvait sur l'ile Jean-Marie Le Pen en son temps.
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a entrepris "une opération de captation de votes" en direction des électeurs du Front national en proposant de nouvelles mesures restrictives sur l'immigration, a estimé mercredi le vice-président du FN, Louis Aliot.
Lors de l'émission "Des paroles et des actes", mardi soir sur France 2, le président sortant a marqué sa volonté de diviser par deux le nombre d'immigrés accueillis en France, "c'est-à-dire de passer de 180.000 (par an) aux alentours de 100.000".
Il propose en outre de subordonner l'attribution du Revenu de solidarité active (RSA) et du minimum vieillesse à des étrangers à des conditions de présence sur le territoire et d'activité.
"On est dans la promesse électorale. Il est dans une opération de captation de votes", a déclaré Louis Aliot sur France Inter.
"Quand vous mettez des conditions pour des prestations sociales, des conditions de durée, c'est donc que la préférence nationale est légale. (...) Il vient piocher dans notre programme", a-t-il ajouté.
Pour le numéro deux du Front national, Nicolas Sarkozy, "aux abois" face à des sondages défavorables, "tente le tout pour le tout".
Mais il "n'est plus cru par la population". "Je ne vois pas pourquoi il ferait demain ce qu'il n'a pas fait hier", a dit Louis Aliot.
Interrogé sur i-télé, Marine Le Pen a durci le trait.
"J'avais déjà entendu ces promesses-là en 2007 : il fallait réguler l'immigration de manière ferme, et la réalité, c'est que l'immigration n'a cessé d'augmenter sous le mandat de Nicolas Sarkozy", a-t-elle affirmé.
"Il peut toujours multiplier les promesses, il n'y a qu'un malheur, c'est que les Français n'y croient plus", a jugé la candidate du Front national à l'élection présidentielle.
Le Parisien.fr - 04/03/2012 - A Marseille, Marine Le Pen demande "où est le Kärcher?" et promet la "tolérance zéro"
La candidate du FN à la présidentielle, Marine Le Pen, a demandé dimanche, lors de son meeting de Marseille, "où est le Kärcher" promis par Nicolas Sarkozy pour lutter contre l'insécurité et a promis la "tolérance zéro", devant une salle de 3.000 personnes pleine à craquer.
Dans un discours axé sur l'autorité, la leader frontiste a moqué "ces ministres et présidents" qui viennent "pleurer des larmes de crocodile" dans la cité phocéenne, à la veille d'une visite de Claude Guéant, ministre de l'Intérieur.
"Où est-il le Kärcher, ou est-elle la lutte promise contre la violence?", a-t-elle lancé, avant de promettre la "tolérance zéro" et plusieurs mesures sécuritaires déjà évoquées durant la campagne.
"Plus aucune prestation sociale ne sera versée aux récidivistes délinquants et aux criminels, j'en prends l'engagement devant vous", a-t-elle promis, suscitant une ovation de ses sympathisants.
Refusant toute remise de peine --"lorsque la condamnation est de 10 ans, elle est de 10 ans--, Marine Le Pen a aussi proposé que "les délinquants étrangers effectuent leur peine dans leur pays d'origine".
"Double peine? Oui! Une peine pour le délit commis et une peine pour cette trahison" à "l'hospitalité" de la France, a-t-elle déclaré.
Alors qu'elle évoquait les peines de prison, un groupe de sympathisants dans le public a lancé: "A Cayenne! A Cayenne! A Cayenne!".
Marine Le Pen a poursuivi son discours en estimant "impossible d'assimiler une immigration aussi massive que celle que nous vivons depuis maintenant des décennnies".
Le Point - 18/01/2012 - Marine Le Pen chez les cols bleus - Par Ségolène DE LARQUIER
| Photo : Sébastien BOZON |
Devant l'entrée de l'usine, Marine Le Pen cohabite avec deux militants du Front de gauche qui tractent pour leur candidat Jean-Luc Mélenchon annoncé à Montbéliard le 24 janvier. Au bout de quelques minutes, les échanges virent à l'aigre. Alors que Marine Le Pen reproche à un militant du Front de gauche de parler "au nom des ouvriers", elle se fait attaquer frontalement : "Ce n'est quand même pas une héritière qui va me donner des leçons ! Je n'habite pas dans un manoir, moi !" La pique n'a pas manqué d'agacer Marine Le Pen, qui réside au parc de Montretout, à Saint-Cloud, et dont le père a hérité de Hubert Lambert, héritier de la dynastie des ciments Lambert.
Préférence nationale
À moins de cent jours de la présidentielle, comme les autres candidats à l'Élysée, la présidente du FN mise sur l'électorat populaire pour se hisser au second tour. Pour convaincre, elle promet de "gagner la bataille du chômage" et de réindustrialiser la France en mettant en place la préférence nationale, un protectionnisme raisonné aux frontières et en soutenant les PME par une fiscalité plus juste. "En cinq ans, Sarkozy a atteint des sommets en matière de déficits, d'endettement et de chômage", lâche-t-elle.
Au bout d'une heure de tractage, Marine Le Pen a pris la pose pour quelques photos, serré des mains, mais aucune conversation ne s'est engagée avec les salariés de PSA. Peu importe. La présidente du FN est ravie de sa matinée. "Cela me rappelle le bon vieux temps ! Finalement, en 31 ans, j'ai tracté plus longtemps que Jean-Luc Mélenchon au PS !"
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Le Parisien.fr - 07/02/2012 - Visite mouvementée de Marine Le Pen à La Réunion
Un bouquet de fleurs à la main, elle garde le sourire. Pourtant, ce ne sont pas des messages de bienvenue mais le slogan «Le Pen dehors» qui l'a accueillie. L'arrivée de Marine Le Pen, ce mardi, à La Réunion, a été mouvementée. Huée par une centaine de manifestants, la candidate du FN à la présidentielle a quitté l'aérogare de Gillot au pas de charge, encadrée par des responsables locaux de son parti et par un imposant dispositif policier
Le reste de ce déplacement express (mardi et mercredi) dans l'île, seul département d'outre mer que Marine Le Pen visitera, risque d'être très tendu. En témoigne le «comité d'accueil» qui l'attendait dans la matinée devant le temple tamoul de Saint-Louis, au sud de La Réunion. Des dizaines de slogans anti-FN avait été peints sur la route menant au temple et deux camions de terre avait été déversés.
«J'ai l'habitude»
Selon le reporter du «Parisien» - «Aujourd'hui en France» présent sur place, une soixantaine de manifestants du Parti communiste réunionnais, arrivés en chantant l'Internationale, scandaient «Le Pen dehors, nous sommes tous des immigrés». Une cinquantaine de gendarme leur barraient l'accès au site. Le maire de la commune, Claude Hoarau (PC), faisait partie des manifestants. «Marine Le Pen a le droit de venir ici dans le cadre sa campagne, mais elle n'est pas la bienvenue», a-t-il expliqué à notre journaliste, avant d'être pris à partie par des responsables locaux du FN, Joseph Damour, qui suggérait que les manifestants étaient des employés communaux.
La candidate du Front national ne s'est pas dite surprise par ce chahut. «J'ai l'habitude, ce sont les mêmes qu'on retrouve en métropole», a-t-elle déclarée. Confirmant que son parti présenterait bien un candidat dans chacune des sept circonscriptions de l'île pour les élections législatives, elle a par ailleurs estimé que, «partout les Français doivent pouvoir voter pour un parti patriote».
Des pancartes proclamant «rasis déor» (racistes dehors)
Mardi matin, une quarantaine de manifestants emmenés par Danyel Waro, figure emblématique de la musique réunionnaise et militant antiraciste, s'était installée dans l'aérogare à l'appel du Mouvement des jeunes socialistes, du Front de gauche et d'un collectif créé pour la venue de Marine Le Pen. Ils ont brandi des pancartes proclamant en français et en créole «rasis déor» (racistes dehors) ou «nous sommes contre le Pen de mort pour la France», chantant et dansant le maloya, musique remontant à l'esclavage.
A l'arrivée de l'avion de Marine Le Pen, en retard d'une heure, quelques militants du FN ont tenté de déployer des banderoles de bienvenue, vite masquées par les pancartes des opposants au FN, mais sans heurts entre les deux camps. Plus loin, après la bousculade de son arrivée, un homme a tenté de l'arroser avec une bouteille d'eau mais a vite été ceinturé par les policiers. «C'est une manif ridicule. Ils ne sont que dix et ce sont toujours les mêmes», a commenté le secrétaire général du FN-Réunion, Jean-Claude Otto-Bruck.
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