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François Bayrou : le candidat

François Bayrou : le candidat
Les sondages : le paradoxe Bayrou
Clip de campagne
Le portrait
L'affiche
Officiellement candidat
Candidat libre
Bayrou a le vent en poupe
Bayrou en tête des personnalités


Le Parisien.fr - 28/03/2012 - Le paradoxe Bayrou - Par Martine CHEVALET



C’est le paradoxe Bayrou : le candidat du MoDem n’a jamais été aussi populaire (70% d’opinions favorables dans le dernier baromètre Ifop), mais ce capital sympathie ne se traduit pas dans les intentions de vote. D’un institut à l’autre, il est crédité de 11 à 13% des voix. Une fourchette basse, bien loin des 18,57% décrochés au premier tour de la présidentielle en 2007. 

François Bayrou n’est pas la première personnalité politique à affronter cette contradiction : « Avant lui, il y a eu Robert Hue, que les gens trouvaient sympathique, alors que le vote PCF s’effondrait, mais aussi Bernard Kouchner ou Bertrand Delanoë. Tous étaient appréciés mais confrontés à la difficulté de traduire cela en consistance politique », relève Gael Sliman, directeur de BVA Opinion. Une bonne cote de popularité ne fait donc pas forcément une bête électorale. « Bayrou est un grand témoin respecté, perçu comme un honnête homme mais qui n’incarne pas de véritable enjeu politique, poursuit le sondeur. C’est une aire d’autoroute qui récupère les déçus des files de gauche et de droite. »

« C’est maintenant que la campagne commence », tente de se rassurer le candidat du MoDem, qui misait dimanche sur son meeting à Paris devant 9000 personnes pour infléchir les prochaines courbes à la hausse. « Qu’il n’arrive pas pour l’instant à détrôner les deux gros candidats, c’est une évidence, mais n’exagérons pas la situation, estime un de ses proches, l’eurodéputé Robert Rochefort. On voit que les électeurs ont du mal à sortir du conditionnement droite-gauche. Ils sont plus timorés qu’on ne l’a supposé, ils n’osent pas renverser la table. Comme un amoureux transi qui ne parvient pas à déclarer sa flamme. »

Il ne changera pas

Dans l’entourage de Bayrou, on mesure aussi le caractère particulier de cette campagne : « Nous avons peut-être trop cru que les électeurs auraient des intérêts positifs. Or c’est l’inverse. On voit bien qu’ils ne vont pas heureux à cette élection et qu’ils sont à la recherche du moindre mal », poursuit son conseiller. Pas question pour autant de changer de stratégie ni de se lancer dans « une kermesse aux propositions folles », martèle l’entourage du candidat. Bayrou n’est pas homme à déposer les armes : il devrait durcir encore le ton pour se rendre plus audible. « Il va falloir expliquer aux Français que Sarkozy comme Hollande sont aux prises avec leurs extrêmes, Le Pen pour l’un, Mélenchon pour l’autre! » résume son conseiller.

VIDEO. Bayrou au Zénith, pour relancer sa campagne




Europe 1.fr - 29/03/2012 - Bayrou dévoile un clip de campagne - Par Rémi DUCHEMIN


L’équipe de François Bayrou a mis en ligne jeudi une vidéo de campagne du candidat centriste. Ce clip montre des extraits du discours du président du Modem le 25 mars au zénith, entrecoupé de morceaux de "la nouvelle Marseillaise", interprétée par le chanteur français d’origine haïtienne Guito B. Jospeh.



L'Express - 16/03/2012 - François Bayrou, ses atouts, ses faiblesses - Par Gaby SAGET



Le temps fort de sa campagne, sa mesure emblématique, ses casseroles... L'Express dresse le portrait de François Bayrou, candidat du MoDem à l'élection présidentielle. 
Le temps fort de sa campagne
Le mois de janvier. François Bayrou est alors le politique préféré des Français et fait, parallèlement à Marine Le Pen, une réelle percée dans les sondages. A tel point que L'Express se demande alors "et si c'était eux?". Mais depuis, le candidat du Modem n'arrive pas à passer la surmultipliée et reste scotché autour de 12% dans les intentions de vote. 
La mesure qui lui sert de signature
Le "Made in France". Le candidat défend depuis décembre l'idée qu'il faut "acheter Français", une mesure qui lui permet de décliner ses solutions pour booster la compétitivité de la France et défendre la réindustrialisaiton du pays.  
La casserole qui lui colle aux basques
C'est une question qu'on lui pose sans cesse: pour qui appellera-t-il à voter s'il n'est pas au deuxième tour? Coincé entre son vote blanc de 2007 et sa confession de l'été dernier, où il avait indiqué que, cette fois, il ferait un choix, François Bayrou se refuse à envisager son absence en finale de la présidentielle. Au risque de dérouter ses électeurs. 
Ses chances de créer la surprise
Après sa percée de début janvier, François Bayrou stagne. Il a entre dix et quinze points de retard sur ses deux principaux concurrents. Le deuxième tour paraît difficile à atteindre. Son challenge? Réitérer son score de 2007, où il avait atteint 18% pour être incontournable.  
Ce qu'il fera s'il perd
Il n'arrêtera pas la politique. "La politique ce n'est pas une carrière, ce n'est pas comme un métier, c'est un engagement pour des valeurs et des idées" et "on n'abandonne jamais ses idées", disait-il sur France 2 début mars. Son avenir politique dépendra de son score. S'il est haut, et s'il se décide à soutenir le vainqueur, pourquoi pas Matignon? 


Le Point - 28/02/2012 - L'affiche de campagne de François Bayrou - Par Pauline de SAINT-REMY



Alors que Jean-Pierre Raffarin le verrait bien Premier ministre de Sarkozy, François Bayrou, tout sourire, regarde vers sa gauche. Les sémiologues assurent que cela signifie qu'il est tourné vers le passé. Laissons-leur cette responsabilité. On notera aussi qu'il n'y a pas de paysage sur cette affiche très sobre. Juste son slogan (déjà connu), de son écriture manuscrite : "Un pays uni, rien ne lui résiste", et surtout son visage qui, comme celui de Nicolas Sarkozy, est très mis en avant. Sans surprise on ne trouvera pas de logo du MoDem sur l'affiche de ce candidat qui se situe au-dessus des partis. Un simple trait orange rappelle les couleurs du mouvement démocrate.

Cette première affiche de François Bayrou a été tirée à 50 000 exemplaires. Le candidat nous promet qu'il y en aura d'autres.


Le 25/11/2012. La Tribune. Source François Bayrou officiellement candidat... début décembre



Le président du MoDem a annoncé jeudi soir sur TF1 sa candidature à la présidentielle. Tout en précisant qu'il l'officialisera la semaine du 5 décembre.

Le président du MoDem, François Bayrou, a annoncé jeudi soir sur TF1 sa candidature à la présidentielle, dont il n'a jamais fait mystère, dans le but d'offrir au pays une majorité élargie autour du centre afin d'apporter de vraies solutions à la crise.
Le leader centriste qui se présentera à l'élection reine pour la troisième fois après 2002 (6,84%) et 2007, où il avait créé la surprise en atteignant près 18,57% des voix, a précisé à l'AFP qu'il officialiserait sa déclaration dans "la semaine du 5 décembre à Paris". S'en suivra une grande réunion publique sur ses terres béarnaises.

Invité de l'émission "Paroles directes", M. Bayrou a répondu sans détour "oui" à la question de la journaliste: "Avez-vous décidé d'être candidat pour 2012". Un simple "oui", à la manière de François Mitterrand en 1988.

Interrogé par l'AFP, la numéro 2 du MoDem a indiqué qu'il avait choisi de ne "pas tourner autour du pot" alors que son intention de se présenter était un secret de polichinelle et qu'il avait déjà exprimé dans plusieurs médias son désir d'être candidat.
Le président du MoDem a expliqué qu'il serait candidat "parce qu'il faut absolument que le pays reparte sur des bases nouvelles et qu'il est impossible que l'on continue comme cela pendant cinq ans".

"Si vous prenez la situation du pays, aucun des chapitres qui font le souci des Français ne s'est amélioré en cinq ans", a-t-il ajouté.

Si "vous demandez aux gens précisément dans leur vie à eux, même sur les problèmes que le gouvernement avait mis en avant - la sécurité, l'immigration, la santé économique du pays (...) - eh bien, ils vous répondront tous qu'aujourd'hui, ils sont plus inquiets qu'ils ne l'étaient il y a cinq ans", a-t-il poursuivi.

Depuis plusieurs mois, le candidat centriste se préparait à entrer dans l'arène.

Le premier acte de sa candidature a été la publication cet été d'un livre "2012 Etat d'Urgence" (Plon) dans lequel il livrait ses priorités pour sortir de la crise "produire en France" et rendre au pays "la meilleure éducation au monde". "C'est une guerre que nous avons à livrer". L'enjeu, "c'est notre liberté, notre dignité, et que vaille la peine la vie de nos enfants", résumait François Bayrou, se posant en recours face à la crise.

En 2007, le patron de l'ex-UDF avait été le seul candidat à évoquer le problème de la dette et de la dégradation des comptes publics. "L'urgence impose d'agir juste, d'agir vite", assurait dans son livre ce Béarnais de 60 ans en promettant d'être à nouveau celui qui dira "la vérité aux Français"

Mais pour le leader centriste, rien ne sera possible sans l'émergence d'une "majorité nouvelle", "une majorité centrale" réunissant des modérés de chaque camp pour dépasser "la démagogie" et "la surenchère des promesses électorales". Lors des universités d'été de son parti, quelques anciens de l'UDF avaient répondu présents mais aucun responsable de gauche, en pleine préparation de leur primaire, n'avait fait le déplacement.

Depuis, François Bayrou a commencé à constituer son équipe de campagne avec des cadres du MoDem comme Marielle de Sarnez, Robert Rochefort ou Jean Lassalle et des compagnons de route qui l'ont récemment rejoint. Parmi eux figurent l'ancien maire de Rouen Pierre Albertini, l'ancien ministre du Budget Alain Lambert, le sénateur Jean Arthuis ou le député Daniel Garrigue, ancien porte-parole de Dominique de Villepin. 

L'un des prochains grands rendez-vous de François Bayrou concernera la publication d'un "agenda 2020" qui, à l'image de "l'agenda 2010" de l'ex chancelier social-démocrate allemand Gerhard Schröder, présentera le calendrier des réformes structurelles qu'il estime nécessaires pour que le pays renoue avec la croissance.



Le Point. Le 07/12/2011. Source

Bayrou, candidat "libre" et courtisé
Toujours plus au centre de l'attention (surtout à droite), le patron du MoDem a enfin officialisé sa candidature à la présidentielle.

La campagne de François Bayrou n'en finit plus d'être lancée. Après le faux plat de la fin de l'été - le patron du MoDem restait scotché aux alentours de 7 % dans les sondages, malgré le succès de son livre et une actualité propice -, le député du Béarn fait tout pour prendre la bonne vague. Quitte à en faire des tonnes. Il y a eu une première semi-annonce, sur TF1 - un simple "oui", à la façon de Mitterrand, en 88 -, suivie du lancement de son "agenda 2020". Et, cette fois, il semblerait que ça marche, au moins pour l'instant : sa cote frémit (enfin) dans les sondages. Dernier bon chiffre en date : + 3 points, dans Le Parisien ce matin. Alors, après le raz-de-marée de la primaire socialiste, puis la "bonne séquence" du chef de l'État, dont on ne cesse de se féliciter à l'UMP, décembre pourrait bien être le mois de Bayrou. Reste à transformer la vaguelette en lame de fond...

Ce mercredi 7 décembre, à la Maison de la chimie à Paris, pour sa déclaration officielle de candidature, la mise en scène était donc, une fois de plus, léchée. Dans son discours long de moins d'une demi-heure, le patron du MoDem s'est même autorisé la coquetterie de ne jamais prononcer le mot "candidat". Mais les médias ont pu faire le plein d'images, avec un Bayrou solennel et presque tremblant, sur fond bleu, blanc... orange. "Je me présente devant vous en homme libre avec un projet, a-t-il commencé, d'un ton grave. "La France va mal. Un vrai mal, d'un pays tout entier. (...) Ce que vit la France, ce n'est pas une crise, c'est un affaiblissement continu, depuis des années et des années, une anémie grave." Au-delà du constat alarmiste, Bayrou a voulu proposer un "rendez-vous de la lucidité", avec comme "arme, la vérité". "Je ne ferai pas de promesses agréables avant les élections, désastreuses après", a-t-il encore ajouté, pour mieux se démarquer de ses futurs rivaux.

Côté organisation, tout était prévu pour le Web également, et les réseaux sociaux en particulier. Outre une page de photos Flickr actualisée heure par heure pour mieux créer l'attente, le patron du MoDem et ses équipes avaient prévu une "twinterview" - à savoir une interview en temps réel sur Twitter - dans la foulée de la déclaration. Une initiative si peu commune chez les politiques, que des dizaines de personnes se sont retrouvées massées autour du candidat fraîchement déclaré, à l'observer devant son écran... C'était la troisième "twinterview" pour François Bayrou, qui s'était déjà prêté à l'exercice en mars dernier.


"Central et pas centriste"

Ce sera aussi sa troisième campagne présidentielle. Et si, au MoDem, on fait volontiers le parallèle entre son niveau actuel dans les sondages et celui qu'il avait atteint, à la même époque, en 2006, la trajectoire de l'ex-troisième homme ne devrait pas être la même, quel que soit son score. Car il l'a fait savoir bien avant le début de sa campagne : en 2012, il fera un choix entre les deux tours. Aujourd'hui, en fin stratège, Bayrou ne s'étend plus sur la question et ne cesse de répéter qu'il vise le second tour, laissant (avec délectation ?) les uns et les autres y aller de leurs pronostics. Et attention ! Qu'on ne dise pas "le candidat centriste". Bayrou tient à être désigné comme le candidat "central" : "Centriste, c'est ni ni, et moi, je ne suis pas dans le ni ni", expliquait-il dimanche sur RTL.

Au centre de toutes les attentions, certes, mais force est de constater que, pour l'heure, le courant passe mieux sur sa droite. Car, outre le soutien de différentes figures du centre droit ou du gaullisme, tels l'ex-UDF Bernard Bosson, l'ex-villepiniste Daniel Garrigue ou encore le patron de l'Alliance centriste Jean Arthuis, François Bayrou représente un enjeu électoral majeur pour l'UMP au second tour. Ainsi le candidat "central" était-il au coeur des conversations, mercredi matin, quelques heures avant sa déclaration officielle, de la "cellule riposte" de l'UMP, organisée autour de Brice Hortefeux. "On a beaucoup parlé de dette et d'Europe, ses thèmes de prédilection", souffle un participant, d'un air entendu. Et d'expliquer : "On constate que le report des voix bayrouistes au second tour est pour l'instant à 25 % pour Nicolas Sarkozy, 35 % pour François Hollande, ce qui fait 40 % d'indécis." La stratégie pour conquérir les hésitants, et même les autres : "ne pas trop parler de Bayrou" - traduire : ne pas trop en dire du mal - et, "si l'on est interrogé, pointer l'irresponsabilité du projet socialiste". 


Des intérêts communs avec Sarkozy

Pointer l'incompatibilité supposée entre le programme "sérieux" et "respectable" de François Bayrou et le programme du PS : une stratégie d'autant plus facile à appliquer que Bayrou lui-même, qui a une plus grande marge de progression sur son aile gauche, n'a de cesse d'essayer de ramener à lui un électorat de centre gauche et déclare à qui veut l'entendre que François Hollande est "prisonnier" de son parti et de ses alliances. Le patron du MoDem et l'UMP pourraient-ils trouver un terrain d'entente ? "François Bayrou a une clé aujourd'hui, c'est certain", confie un député de la jeune garde sarkozyste. "De toute façon, l'électorat de Bayrou a tendance à se porter naturellement sur François Hollande, donc pour Bayrou, il n'est pas facilement monétisable auprès du candidat socialiste, il n'a pas grand-chose à dealer. D'ailleurs, ce que Hollande gagnerait au centre, il le perd sur sa gauche."

Côté UMP, en revanche, le député Pierre Méhaignerie, présent aux journées d'été du MoDem fin août, voit l'intérêt des deux camps dans un éventuel rapprochement : "Je suis sûr que, si François Bayrou appelait à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour, le chef de l'État l'aiderait à former un groupe différent." Comprendre : un groupe parlementaire indépendant de l'UMP, ce qui passe par l'introduction d'une dose de proportionnelle à l'Assemblée, que revendique Bayrou depuis longtemps. Une idée qui est pourtant très loin de faire l'unanimité dans le parti majoritaire. Pourtant, "l'hypothèse est suffisamment sérieuse pour que des constitutionnalistes aient été sondés par les proches du chef de l'Etat", rapportait mercredi matin le quotidien les Echos."Nos institutions mettent entre les mains des électeurs un robuste fusil à deux coups : d'abord l'élection présidentielle, ensuite les élections législatives", a d'ailleurs prévenu François Bayrou vers la fin de son discours. Et un poste ministériel pour François Bayrou ? "Bien sûr ! Pourquoi pas !" répond Mehaignerie. "Et même un gouvernement plus au centre !" ose le président de la commission des Affaires sociales.

Des stratégies politiciennes dont le candidat du MoDem va tâcher de se tenir éloigné en apparence, histoire de mener à bien sa campagne. D'autant qu'il l'a dit : "La vie m'a appris la confiance." Et à voir sa détermination, son émotion, mercredi, on serait tenté de l'écrire : Bayrou y croit, vraiment.


Europe 1. Le 10/01/2012. Source


Sondages encourageants, ralliements en masse, le candidat centriste a le vent en poupe.


Sera-t-il une nouvelle fois le "troisième homme" de la présidentielle ? Multiplication des soutiens à François Bayrou ces derniers jours, sondages en hausse, la candidature du centriste prend son envol.
L'ancienne famille UDF se ressoude

Dernier signal fort en date, l'ancien ministre UDF Philippe Douste-Blazy a annoncé lundi, dans une tribune au Monde, qu'il ralliait François Bayrou. Alors qu'il avait quitté il y a quelques années la famille UDF pour fonder l'UMP, l'ancien maire de Lourdes trouve désormais la politique de Nicolas Sarkozy "trop à droite". Selon le JDD, Philippe Douste-Blazy pourrait même prendre des responsabilités dans la campagne de François Bayrou.

L'ancienne famille UDF se ressoude d'ailleurs autour de son ancien président. Anne-Marie Idrac, ex-secrétaire d'Etat au Commerce de Nicolas Sarkozy, Jean Arthuis, Alain Lambert et Bernard Bosson, anciens ministres de Jacques Chirac, ou encore Dominique Versini, ex-Défenseure des enfants, ont également annoncé leur soutien au député des Pyrénées-Atlantiques.

D'autres qui avaient fait le choix de Morin se retournent désormais vers François Bayrou, peu convaincus par la candidature du président du Nouveau Centre. Le député Philippe Folliot et le sénateur Yves Pozzo di Borgo en font partie. Le numéro 2 du NC, Jean-Christophe Lagarde, déclare de son côté hésiter entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou.
Une large palette de soutiens

On compte également des défections dans le clan présidentiel : Arnaud Dassier, l'ancien responsable de la campagne de Nicolas Sarkozy sur Internet en 2007, a annoncé son ralliement. "Ni un événement ni un non-événement", pour Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP.

Elle-même candidate, mais en peine pour rassembler les 500 signatures nécessaires pour se présenter, Christine Boutin a laissé entendre qu'en cas d'échec, elle se pourrait se ranger derrière François Bayrou. La présidente du Parti chrétien-démocrate a tout de même posé quelques conditions, comme l'opposition à l'adoption par des couples homosexuels.

Côté écologiste, Jean-Luc Bennahmias et Yann Werhrling, ex-Verts passés au MoDem, maintiennent les contacts avec François Bayrou. Quant à Eva Joly, elle n'a jamais caché sa sympathie pour son concurrent. La candidate d'EELV a souhaité un accord de désistement réciproque avec le socialiste François Hollande, le centriste François Bayrou et le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon en vue du second tour.
Retour en grâce dans les sondages

En quatrième position dans les sondages, derrière François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, François Bayrou rattrape petit à petit son retard. Il oscille désormais entre 11 et 14% des intentions de vote.

Mais le candidat centriste obtient également de très bons scores dans les enquêtes de popularité. Il est ainsi en tête du baromètre de confiance CSA-Les Echos, avec 51%, devant François Hollande. Selon un sondage TNS-Sofres, il est également considéré comme le candidat le plus honnête, le plus juste et le plus protecteur.
Bayrou y croit dur comme fer

Autre facteur, et non des moindres, François Bayrou croit en ses chances. Avant de convaincre les électeurs, le centriste est lui-même convaincu : "je peux gagner, j'y crois", a-t-il déclaré. Le candidat centriste se compare même à un ancien président : "Je prends exemple sur François Mitterrand, qui s'était présenté pour la première fois en 1965. On le raillait. Il y a cru et il a fini par s'imposer", rappelle-t-il. François Mitterrand avait d'ailleurs dit à son sujet : "Il faut prendre au sérieux un homme qui a réussi à vaincre son bégaiement pour parler avec l'Histoire".

Alors que François Hollande veut incarner "l’espérance", François Bayrou a choisi l’optimisme. "La première mission de celui qui sera élu le 6 mai prochain" sera ainsi de "redonner le moral au peuple français", a-t-il déclaré lors de ses voeux à la presse.

Reste à savoir si François Bayrou penchera plutôt à gauche ou à droite lorsque le temps des alliances arrivera. L'UMP, qui observe que les soutiens viennent plutôt de la droite, veut croire que c'est vers elle que le centriste se tournera.



Le Parisien.fr - 13/02/2012 - Popularité: Bayrou en tête du palmarès des personnalités devant Hollande


François Bayrou reste en tête du palmarès des personnalités politiques du baromètre mensuel réalisé par Ipsos pour Le Point et diffusé lundi, avec 55% de jugement favorables (-1), suivi de François Hollande, 52% (-4).
"Après avoir fortement progressé depuis août 2011, François Bayrou voit sa cote de popularité marquer le pas", écrit Ipsos. "Il continue de faire le plein dans son camp (93% des sympathisants MoDem ont une bonne opinion) et semble de plus en plus séduire les sympathisants UMP (63%, +11 depuis janvier et +37 depuis octobre)".

"En revanche, il enregistre une baisse de 10 points auprès des sympathisants PS, même si leurs jugements sont toujours majoritairement favorables (54%)", poursuit l'institut.
A gauche, François Hollande "pâtit notamment de la baisse des jugements favorables à son égard des sympathisants UMP (16%, -4 points) mais fait en revanche le plein dans son propre camp", estime Ipsos.
Parmi les autres candidats à la présidentielle testés, Jean-Luc Mélenchon (38%) gagne un point et Eva Joly (29%) 5 points. La candidate EELV réalise l'une des plus fortes hausses observées ce mois-ci, avec Ségolène Royal (37%, +5).
En revanche, Hervé Morin (19%) chute de 5 points, Marine Le Pen (28%) de 4 points et Dominique de Villepin (32%) de 3 points.
Parmi les autres personnalités, Laurent Fabius qui avait gagné 7 points en janvier les perd, retrouvant le niveau de 27% de jugements favorables.
Sondage réalisé les 10 et 11 février par téléphone auprès d'un échantillon national représentatif de 974 personnes âgées de 18 ans et plus, sélectionné selon la méthode des quotas.