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François Hollande

François Hollande
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Le slogan
Son livre "Changer de destin"
Le nouveau site internet
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Europe1.fr - 27/03/2012 - L'affiche officielle de Hollande



L'affiche de campagne de François Hollande a été dévoilée mardi. On y voit le candidat socialiste qui regarde l'objectif, sur un fond de campagne.

Le slogan "le changement, c'est maintenant" apparaît en lettres blanches, sous le visage de François Hollande, accompagné de la date du premier tour, le 22 avril, et de la mention François Hollande 2012.



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Le Monde.fr - 16/03/2012 - "Entre 4 500 et 5 000" parrainages pour François Hollande


Le député et maire socialiste du 18e arrondissement, Daniel Vaillant, a déclaré, vendredi 16 mars, qu'"entre 4 500 et 5 000" parrainages d'élus allaient venir appuyer la candidature de François Hollande au Conseil constitutionnel. Les prétendants à l'Elysée ont jusqu'à 18 heures aujourd'hui pour déposer leurs précieux sésames, qui devront ensuite être validés avant l'annonce officielle de la liste complète des candidats, lundi à 17h30.


L'Express - 07/03/2012 - Najat Vallaud-Belkacem, nouveau visage de la gauche Hollande


A trente-cinq ans, cette femme aux multiples facettes est porte-parole du candidat Hollande. Elle publie aujourd’hui, à la veille de la journée des droits des femmes, un livre : Raison de plus ! (Fayard)

« Faire de la politique n’a rien d’une évidence… Je crois pouvoir dire que rien ne me destinait à m’engager dans la vie politique » écrit Najat Vallaud-Belkacem en ouverture de son livre, publié aujourd’hui, Raison de plus ! (Fayard).

L’ouvrage n’est pas une autobiographie. C’est un mixte habile entre le témoignage et l’essai, écrit à la première personne. Souvent présentée comme une « jeune » « femme » issue de la « diversité« , Vallaud-Belkacem veut dépasser ces trois clichés et faire monter le niveau d’un cran. Elle veut montrer qu’elle a « du fond ». Après tout, elle est maire-adjointe de la troisième plus grande ville de France, conseillère générale du Rhône, secrétaire nationale du PS en charge des questions de société, et porte-parole de François Hollande. A 35 ans, ce n’est déjà pas si mal.



De Ségolène Royal à François Hollande

« Je suis devenue française par naturalisation à ma majorité » écrit-elle simplement. L’itinéraire force le respect mais le mystère demeure. Comment est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle gravi les marches ? Est-ce à dire que le modèle républicain fonctionne encore ? Que la méritocratie n’est pas un concept vieillot dans notre pays ? Son parcours est-il un exemple qui peut inspirer d’autres femmes, d’autres Français issus des quartiers ?

Le livre n’apporte pas entièrement la réponse sur les détours du parcours. Par petites touches, Najat Vallaud-Belkacem montre toutefois comment la politique peut tout si elle s’appuie sur des valeurs et des engagements. Elle prouve que seul le travail compte. Le travail de terrain aussi. Et, bien sûr, qu’il faut ajouter au travail un certain talent pour identifier les acteurs politiques qui comptent et surtout leur rester fidèle. La fidélité, la loyauté absolue : ce sont les clés de la politique et les valeur de l’auteur. Vallaud-Belkacem a su se placer dans l’ombre tutélaire de ceux qui ont su reconnaître ses qualités : Gérard Collomb, le maire de Lyon, Jean-Jack Queyranne, le président de la région Rhône-Alpes et, bien sûr, Ségolène Royal. Elle leur rends hommage dans le livre.

Parcours hors-norme certes, mais parcours rectiligne malgré tout. Celui d’une jeune femme née au Maroc et qui a grandi dans une famille modeste, immigrée et ouvrière dans un quartier pauvre de la province péri-urbaine d’Amiens. Étudiante boursière, elle entre à Sciences-Po Paris avant de devenir, en vertu d’un travail permanent, une élue locale de poids à Lyon. Ce qui n’empêche ni les coups de gueule, ni les coups tout court, comme lorsque la jeune femme se lève en région Rhône-Alpes pour résister au Front National et à Charles Millon. Mais Najat Vallaud-Belkacem, mariée avec un haut fonctionnaire et mère de deux enfants, n’est pas une femme de coups – elle est d’abord une femme de continuité. De durée. Elle sait qu’on la jugera sur le long cours. Non comme une étoile filante.

Ce n’est pas toujours simple. « Je me souviens à ce propos d’une anecdote assez cocasse, écrit Vallaud-Belkacem. Durant cette campagne [de 2007], afin de rencontrer les habitants et les acteurs de la circonscription, j’organisais des dîners chez moi. Un soir, j’ouvre la porte d’entrée à un convive que je n’avais encore jamais croisé. Il entre, me tend aussitôt son manteau et me dit qu’il vient voir Mme Vallaud-Belkacem. Je lui réponds : Je suis Najat Vallaud-Belkacem. A sa mine déconfite et à son air stupéfait, je comprends qu’il m’a prise pour la bonne« .

La question de l’intégration et de la diversité est le fil rouge du livre, même s’il n’est jamais trop appuyé. Au passage, Vallaud-Belkacem se moque, en citant Ségolène Royal, de l’expression « Français de souche »… et pourquoi pas aussi « ceux de feuillage ». Sans amertume, et plutôt avec humour, elle cite ce genre d’anecdote et se retourne sur son parcours. Fière. Légitimement.



Éviter d’être une « météore » médiatique

Parfois un peu scolaire, le livre montre que Najat Vallaud-Belkacem veut toujours bien faire. Bonne élève appliquée, elle veut être la première de la classe Hollande. Elle a les bonnes citations. Ses références universitaires sont très Sciences-Po, et elle emploie les mots à la mode, tel ce beau terme « empowerment » (« redonner du pouvoir à »), sans doute plus efficace et plus clair que le « care » de Martine Aubry. L’empowerment c’est sa vie à elle, celle à qui on n’a rien donné, mais qui s’est donné à elle même du pouvoir. Dans le livre, ses références culturelles sont également attendues – et parfois inattendues (Zoé Shepard, Daniel Lindenberg, Steven Spielberg, Joy Sorman, François Bégaudeau…). Elle épingle au passage Alain Finkielkraut, qui, il faut bien le dire, l’a bien cherché ! Elle discute même quelques concepts de Jürgen Habermas ou cite Jaurès ou le Blum du discours de Riom.

Le 26 février dernier, Vallaud-Belkacem a attaqué Sarkozy sans hésiter, comme elle le fait depuis de longs mois, méthodiquement et sévèrement : « Le vrai modèle de Nicolas Sarkozy n’est pas Angela Merkel mais un mélange de Silvio Berlusconi et de Vladimir Poutine, avec le vide idéologique de l’un et la brutalité de l’autre ». La formule a fait mouche ! Mais la charge était sans doute un peu brutale (il faut le reconnaître Poutine c’est quand même Sarkozy en bien pire). A l’UMP, on s’est déchaîné contre elle. On lui a reproché d’avoir dépassé les bornes. L’analyse était pourtant vraie : Sarkozy mélange une forme de politique-entertainment à la Berlusconi, et une forme de dureté politique à la Russe (voir L’Espion de Sarkozy et « le squale », par exemple).

Voici aujourd’hui Najat Vallaud-Belkacem dans la cour des grands. Généraliste qu’on tente toujours de cantonner à la jeunesse, à la diversité et à sa féminité, elle va devoir faire la preuve de ses qualités. Et passer à l’étape suivante. Si Hollande est élu, elle peut espérer un poste de ministre – et il est certain qu’elle est aujourd’hui incontournable dans sa catégorie. Mieux vaut, pense-telle, commencer comme Nathalie Kosciusko-Morizet et gravir lentement les marches du pouvoir, plutôt que d’être une bulle médiatique – une « météore » -, comme Rama Yade et Rachida Dati, et d’exploser en vol.

Candidate aux législatives à Lyon, elle peut préférer une carrière plus régionale tout en étant, si elle est élue, être l’un des bras droit de Ségolène si celle-ci obtient la présidence de l’Assemblée. Elle peut, enfin, et à l’inverse, choisir de continuer à servir et à « apprivoiser » Hollande, par exemple en devenant l’une de ses principales conseillères à l’Elysée. Si elle choisissait cette dernière option, une nouvelle fois, elle se placerait dans les pas de Ségolène Royal. Entre le local, le régional et le Parlement, la vie de Najat Vallaud-Belkacem est à un tournant.

Mais on devine – on sait – que François Hollande a d’autres ambitions pour elle.




Le Parisien.fr - 10/01/2012 - François Hollande dévoile son QG de campagne





Le Monde - 11/01/2012 - "C'est maintenant", le slogan de François Hollande pour 2012 - Par David Revault d'ALLONNES


"Le changement, c'est maintenant." Ce sera bien le slogan de la campagne présidentielle de François Hollande, qui sera officialisé mercredi 11 janvier en fin de matinée, à l'occasion de l'inauguration officielle du siège de campagne, 59 avenue de Ségur, dans le 7e arrondissement de Paris.

Il ne s'agit pas d'une surprise : le candidat socialiste l'avait déjà utilisé ces dernières semaines, notamment dans sa lettre aux Français récemment publiée par le quotidien Libération ou encore dans ses vœux de fin d'année.

DÉCLINAISONS

Imaginé par l'agence de communication BDDP & Fils, dirigée par François Blachère, laquelle travaille aussi sur les visuels et les éléments graphiques de la campagne, ce slogan a été validé par les trois hommes forts de l'équipe, Pierre Moscovici, Stéphane Le Foll et Manuel Valls. Et bien sûr par le candidat lui-même.

"L'idée, c'est que la volonté de changement, l'envie de changer de président passent par François Hollande", résume Manuel Valls, responsable de la communication. Un message simple et efficace destiné à cristalliser le fort rejet du sarkozysme ressenti dans l'opinion.

Une série de photos de citoyennes et citoyens, d'ores et déjà accrochées sur les murs du QG et frappées du seul "C'est maintenant", préfigure le ton et le style de ce qui, visuellement, constituera l'ossature de la communication de campagne de M. Hollande. Un "C'est maintenant" qui, outre "le changement", sera tour à tour associé avec les thématiques mises en avant par le candidat socialiste, comme "le redressement", "la justice sociale", "l'espérance". Des formules qui seront déclinées sur affiches et dans plusieurs produits dérivés, cartes postales ou t-shirts.
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Europe 1 - 01/02/2012 - Hollande publie "Changer de destin" - Par Camille LANGLADE


François Hollande publiera, le 23 février prochain, son livre Changer de destin aux Editions Robert Laffont. L'ouvrage sera tiré à 50.000 exemplaires et vendu à 9 euros, a appris Europe 1. Sur 180 pages, le candidat du Parti socialiste à la présidentielle retracera son parcours et selon son éditeur exposera "sa conception de la vie, du monde et de l’avenir de la France".

François Hollande avait publié, il y a 6 mois, durant la primaire socialiste, Le rêve français : discours et entretien (2009-2011) chez Privat.
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Le Monde.fr - 03/02/2012 - Avec son nouveau site, François Hollande veut ouvrir 5 millions de portes - Par Alexandre LECHENET


"L'ouverture de 5 millions de portes dans le pays" est l'objectif affiché par Vincent Feltesse, responsable de l'équipe web de François Hollande, et François Lamy, conseiller politique de Martine Aubry. Et pour l'atteindre, ils comptent sur le "site de mobilisation" lancé le 3 février : toushollande.fr, "une machine destinée à tous ceux qui ont envie que ça change".

Les socialistes souhaitent mobiliser leurs militants et les sympathisants pour relancer le "porte-à-porte" : cette activité politique traditionnelle, systématisée grâce à l'appui d'Internet, a joué un rôle important dans la campagne victorieuse de Barack Obama en 2008 aux États-Unis. En plus d'organiser des porte-à-porte, qu'elle compte organiser via le site, l'équipe de M. Hollande annonce une "grande journée de mobilisation" le 17 mars. Selon une étude de trois militants socialistes de la section de Boston, 1 abstentionniste sur 14 se déplace pour aller voter après une opération de porte-à-porte, soit un taux de réussite largement supérieur à celui de la distribution de tracts.
Le site prévoit donc plusieurs outils pour encourager les sympathisants à se déplacer pour leur candidat. Récupéré sur La Coopol, le réseau social du Parti socialiste, et remodelé, le module "Mobilisation 2012" vise à récupérer les remontées des actions de terrain. Chaque volontaire peut s'y inscrire et donner les statistiques sur son dernier porte-à-porte, raconter sa rencontre en appartement ou encore importer la liste des emails récoltés.

A partir d'un noyau actuel d'une centaine de formateurs, le PS attend que 10 000 mobilisateurs trouvent à leur tour 150 000 volontaires.
Développé en interne par une équipe de cinq personnes, le site présente également une partie de "curation", c'est-à-dire de sélection de contenus provenant de témoignages sur le terrain ou de billets de blogueurs proches du candidat socialiste.

Ces contenus "à diffuser" permettraient, selon Romain Pigenel, blogueur chargé de l'influence en ligne dans l'équipe web du candidat, "d'adapter par nuances le message qu'on porte".
Outre le site de mobilisation, le candidat Hollande conserve son site de campagne, francoishollande.fr, sur la "parole du candidat". Celui du PS est plus particulièrement dédié "à la riposte", a indiqué David Assouline, secrétaire national à la communication.

Au total, 35 personnes sont mobilisées pour cette campagne numérique au QG du candidat plus une dizaine au PS. Coût de l'opération "un peu plus de 2 millions d'euros, soit 10 % du budget de campagne", a indiqué Vincent Feltesse, chargé de la web-campagne.


Le Monde - 19/01/2012 - L'agenda "sans répit" de M. Hollande - Par David REVAULT d'ALLONNES et Thomas WIEDER


François Hollande a choisi son tempo. Ce sera d'abord une présentation en deux temps : dimanche 22 janvier au Bourget (Seine-Saint-Denis), un "grand discours de projet présidentiel et d'analyse de la situation, qui fixera le chemin", résume son lieutenant Stéphane Le Foll. Puis, mercredi 25 janvier, sous une forme qui reste à déterminer, l'agencement et le chiffrage de ses priorités.

"Nous n'avons pas à nous mettre dans la main des autres. Nous ferons comme nous avons décidé", a indiqué le candidat, mercredi 18 janvier, devant son conseil politique réuni au QG de campagne du 59, avenue de Ségur, à Paris. "Au lendemain de ces annonces, il faudra aller sur le terrain pour les déployer", a insisté M. Hollande, qui, après avoir enchaîné une visite aux Antilles du 14 au 16 janvier, puis un aller-retour à Gandrange (Moselle), le 17, va continuer à multiplier les déplacements. A un rythme effréné.

"Une entrée soutenue". "Il fallait faire une entrée soutenue", glisse-t-on dans l'équipe de campagne. Lundi 23 janvier, le député de Corrèze recevra les organisations syndicales de l'éducation nationale. Mardi 24 janvier, il se rendra à Toulon pour une réunion publique. Puis, le 26 janvier, il sera sur le plateau de l'émission "Des paroles et des actes", sur France 2, pour le service après-vente de ses propositions. Dès le lendemain, il participera au forum organisé par le quotidien Libération à Grenoble. Le lundi 30 janvier, le candidat retrouvera le terrain avec un déplacement à Brest et une visite à la base de sous-marins de l'Ile-longue (Finistère). M. Hollande a obtenu, au titre de son mandat parlementaire, l'autorisation de visite du ministère de la défense.

Onze grands meetings. "On va partout, indique-t-on dans le staff. Pas de répit, pas de repos. A la rencontre des Français." Côté démonstrations de force militante, le planning est tout aussi chargé. Pas moins de 11 grands meetings, "avec plus de 5 000 personnes", sont en passe d'être calés d'ici au premier tour.

Après celui du Bourget, pour lequel la jauge a été fixée à 10 000 personnes, le candidat socialiste sait d'ores et déjà qu'il se produira à Rouen, sa ville natale, le 15 février, à Lyon, le 1er mars, et à Rennes, le 21 ou le 22 mars. Besançon et Lille devraient, entre autres métropoles régionales, être visitées dans cette configuration. "Rien pour le moment à Marseille et Montpellier", précise-t-on au QG.

Ségolène Royal en soutien. A noter que Ségolène Royal, pour sa part, a déjà prévu de tenir un meeting à Marseille, le 7 février, puis dans l'Hérault. Attendue également à Angoulême, le 16 février, peut-être aux côtés d'Arnaud Montebourg, la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes indique qu'elle va s'adresser prioritairement à "l'électorat populaire qui peut être tenté de voter Marine Le Pen".

Le dernier meeting d'ampleur du candidat avant le premier tour de l'élection présidentielle (dimanche 22 avril) aura lieu à Toulouse, dans la plus pure tradition socialiste.

Pour mars, plusieurs dates sont déjà calées. Un grand rassemblement des élus à Dijon, au début du mois, organisé par la présidente de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR), la députée Marylise Lebranchu, visera à "mettre en mouvement" l'ensemble de l'appareil. Une réunion avec des représentants des partis socialistes et sociaux-démocrates européens, notamment allemands, anglais, italiens et espagnols, les 16 et 17 mars à Paris, se conclura par un "grand discours européen de François Hollande". Et quelques jours plus tard, un décollage pour la Réunion et Mayotte, avec à la clé de jolies cartes postales de meetings à moins d'un mois du premier tour.

Des rendez-vous thématiques. Egalement dans les cartons du staff Hollande, des projets aussi divers qu'un rendez-vous avec la patronne du Medef, Laurence Parisot et d'autres représentants patronaux, fin février, un déplacement aux Etats-Unis ou un grand rassemblement avec les ultramarins de métropole organisé par les députés de Guyane, Christiane Taubira, et de Guadeloupe, Victorin Lurel, au cours duquel le candidat socialiste pourrait présenter des propositions spécifiques à l'outre-mer.

Agenda chargé, donc, au point que certains préconisent déjà de lever légèrement le pied : "Il faut faire attention. Il va falloir tenir jusqu'au 6 mai..."
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Le Monde.fr - 08/02/2012 - Marathon de meetings pour François Hollande avant le premier tour - Par David REVAULT d'ALLONNES


Ils ont finalement choisi de conserver un rythme de marathonien. Ces dernières semaines, l'équipe de campagne de François Hollande s'interrogeait : fallait-il maintenir les dix meetings prévus d'ici le deuxième tour, le 6 mai prochain, utiles pour mobiliser le noyau dur de l'électorat socialiste, mais nettement moins pour toucher le grand public ? Ou alléger le programme ? C'est la première option qui a finalement été retenue.
Jean-Claude COUTAUSSE

Depuis mercredi 8 février, la série, entamée dimanche 22 janvier avec le meeting du Bourget, des grandes réunions publiques censées attirer chacune autour de 10 000 personnes, voire plus, est calée.

François Hollande officiera ainsi à Rouen le 15 février, aux côtés de Laurent Fabius, à Lyon le 1er mars et à Dijon le 3 mars, à l'occasion d'un grand rassemblement des élus. Il sera à Marseille le 14 mars, à Rennes le 20 mars en compagnie de Ségolène Royal et à Besançon le 10 avril avec son directeur de campagne Pierre Moscovici, député du Doubs. Le dernier meeting avant le 1er tour se tiendra à Lille, avec Martine Aubry, le 19 avril.

Si le socialiste est qualifié pour le second tour, les deux grandes réunions publiques de l'entre-deux tours se tiendront le jeudi 26 avril à Limoges, et une semaine plus tard, le 3 mai, à Toulouse, dans la plus pure tradition socialiste.
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Libération - 24/02/2012 - Hollande, le refoulé de l'étranger - Par Laure BRETTON

Le socialiste, qui cherche à rattraper son retard diplomatique, peine à rencontrer les dirigeants mondiaux. C’était une confidence chuchotée devant 10 000 personnes. La semaine dernière à Rouen, Laurent Fabius, chargé par François Hollande de le représenter à l’étranger, jurait que «les chancelleries, à quelques exceptions près, ne verraient pas d’un mauvais œil un changement s’opérer à la tête de la France». De retour d’une tournée au Moyen-Orient, l’ex-Premier ministre ajoutait, un ton plus bas, qu’à la fin de ses entretiens «certains, et non des moindres, [lui] disaient "dites bonne chance à François Hollande"».

C’était avant son départ pour Pékin où il a été si fraîchement reçu qu’il a écourté sa visite pour filer au Japon. A Tokyo, il a pour le coup reçu un accueil de haut rang, rencontrant le chef du gouvernement et une palanquée de ministres. «Peut-être que les Chinois ont été vexés que Hollande ne vienne pas en personne», glisse-t-on de source diplomatique française à Pékin. Par parallélisme des formes, moins de huit jours plus tôt, Jean-François Copé, patron de l’UMP, rencontrait le numéro 8 du Parti communiste chinois. Mais, dans un pays très à cheval sur le protocole, à qui faire rencontrer le représentant d’un candidat à la présidence ? Les dirigeants chinois doivent aussi avoir en mémoire les images d’un Fabius manifestant souvent en faveur des droits de l’homme dans la République populaire ainsi que les déclarations très fermes de Hollande sur la convertibilité du yuan. Mais, pour Fabius, «il n’y a pas eu de rejet, juste une confusion», minore-t-on dans l’entourage du candidat. Sauf qu’il n’y a pas que la Chine qui se refuse aux socialistes à moins de deux mois de la présidentielle. Pour l’instant, malgré une requête officielle, Angela Merkel n’a toujours pas accepté de le recevoir. Pis : elle s’est engagée à soutenir Sarkozy pendant sa campagne. «On a fait une demande, on ne va pas la réitérer. Pas question de quémander», s’agace un proche du candidat.

Suspens. Hollande fait figurer tout en haut de son agenda diplomatique la «réorientation de la construction européenne», et cela passe par la renégociation du traité «Merkel-Sarkozy» s’il l’emporte en mai. Pour cela, il a annoncé que son premier voyage de président serait pour Berlin et compte sur la dynamique de son élection pour relancer le moteur franco-allemand. Mais aussi les relations avec beaucoup d’autres pays : «Vous n’imaginez pas la force d’un président qui vient d’être élu», souligne Jean-Marc Ayrault. Germanophone et germanophile, le chef des députés PS met à profit ses contacts pour discrètement renforcer les liens entre Hollande et Berlin. De son côté, le Premier ministre britannique, David Cameron, a souhaité «bonne chance» au chef de l’Etat dans sa course à la réélection. «C’est très bien, qu’ils le fassent tous, ironisait Hollande ce week-end en Corrèze. Ce sont tous des conservateurs !» Le candidat, dont l’anglais parlé semble plus délié que celui de Sarkozy, ne rencontrera donc pas Cameron lors de son voyage à Londres mercredi. Pour des raisons d’agenda, les visites annoncées en Pologne, au Danemark et au Maroc sont en suspens. Mais «faut pas exagérer, on n’est pas à Valmy, il n’y a pas de coalition contre la France», fait valoir un ténor du PS.

Reste que hors Europe, et en pleine crise, les relations internationales sont loin d’être la priorité de Hollande, qui y consacre le dernier chapitre de son livre sorti hier, dans lequel il promet la fin de la Françafrique ainsi que le développement des relations avec les pays émergeants et le retrait des soldats français d’Afghanistan avant la fin 2012. «Dans cette passe délicate où le printemps arabe voit son ciel d’hiver se couvrir, l’appui de la France ne fera pas défaut aux démocraties» de l’autre rive de la Méditerranée, écrit-il aussi. Devant l’aggravation de la situation en Syrie, il a appelé hier tous les candidats à l’Elysée à adopter une «position commune de soutien à l’opposition syrienne», jugeant délicat le transfert d’armes vers les insurgés. «Il faut un appui, mais il y a un risque d’aggravation de la guerre civile», a-t-il noté sur France Inter.

Option. Ancien ministre des Affaires européennes et directeur de campagne, Pierre Moscovici multiplie les déjeuners avec les ambassadeurs pour préparer le terrain. Il devait représenter Hollande aux Etats-Unis, mais sa visite prévue fin février a été reportée à mars. Toutefois, une source diplomatique interrogée par Libération à Washington assure que le voyage de Hollande lui-même était bouclé. Rencontre avec la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, et même entrevue informelle - sans caméra ni photos - avec Barack Obama comprises. Le socialiste aurait refusé, jugeant ce programme «not good enough» («pas assez bien») pour lui. «Ce n’était pas topé. Il n’y a eu ni arrogance de notre part, ni négligence de la leur», défend Moscovici. L’équipe se contente de souligner que l’option Washington a été abandonnée au début de l’hiver, après le «numéro d’amitié outrée» entre Sarkozy et Obama lors du G20 de Cannes en novembre. Il en allait aussi du statut présidentiel de Hollande. Constat d’un membre de l’équipe : «Vous auriez fait votre travail et écrit que Sarkozy traitait avec Obama alors que Hollande ne voyait "que" [Hillary] Clinton ou [Joe] Biden», le vice-président.