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Eva Joly : la candidate

Eva Joly : la candidate
Fiancement
Les signatures
Ses atouts, ses faiblesses
Hulot reconnait la victoire d'Eva Joly
Hulot refuse de soutenir Joly
Son parcours
Ses agacements 




Le Parisien.fr - 27/03/2012 - Joly a besoin de sous - Par Rosalie LUCAS



Eva Joly cherche 600000 €. Pour boucler son budget de campagne, la candidate d’Europe Ecologie-les Verts (EELV) comptait sur un dernier prêt de la banque. Or celle-ci, pour l’instant, refuse de l’accorder. « Elle veut nous poser de grosses conditions mais refuse de dire lesquelles », s’agace le trésorier, Yves Contassot. 
« Les banquiers vont nous proposer de telles choses que ce sera impossible d’accepter », fulmine une autre écologiste. « Avec des mauvais sondages et une candidate qui passe son temps à dénoncer les banques, c’est sûr qu’il fallait s’y attendre », sourit un élu. Contassot, lui, évoque carrément une « décision politique », s’étonnant que, selon eux, des socialistes auraient été au courant avant eux du refus de la banque!

Les fédérations sollicitées

Pour l’instant, EELV n’a donc pas réuni la totalité du budget de campagne qui a été établi à 2,2 M€. « On va devoir trouver une solution alternative », confirme Cécile Duflot, la secrétaire nationale du mouvement. « Il y a deux options, glisse un membre de l’équipe de campagne. Soit on arrête toutes les nouvelles dépenses, ce qui est impossible. Soit on mobilise les régions en leur demandant de nous prêter cet argent ». Les fédérations d’EELV vont donc être sollicitées pour prêter au parti sur leurs fonds propres ou en contractant elles-mêmes un prêt. La direction assure qu’elle réglera ensuite ses dettes « sans problème », même si Eva Joly ne dépasse pas les 5% permettant le remboursement intégral de la campagne (jusqu’à un plafond de 8 M€). EELV compte sur les législatives pour renflouer ses caisses, puisque c’est sur la base de ces résultats que les partis reçoivent l’aide publique. Reste que là aussi, certains s’inquiètent : « Si Eva reste si basse dans les sondages, les législatives se passeront moins bien que prévu pour nous. »

Gabriel Cohn-Bendit, frère aîné de Dany (député européen Europe Ecologie), a publié hier une tribune sur le site du « Nouvel Obs » dans laquelle il appelle à voter François Hollande dès le premier tour.



Libération - 15/03/2012 - Ses signatures en poche, Eva Joly officiellement en course pour l'Elysée



La candidate écologiste à la présidentielle a déposé 639 parrainages au Conseil constitutionnel.

Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts), accompagnée de la secrétaire nationale du parti, Cécile Duflot, a, sans surprise, déposé jeudi 639 signatures d'élus au Conseil constitutionnel, ce qui lui permet de concourir à l'Elysée.

La candidate d'EELV à la présidentielle, entourée de nombreux responsables et élus écologistes pour couper court à toute rumeur de retrait, a déclaré : «Je vous avais promis que je serai présente au rendez-vous de la présidentielle. C'est aujourd'hui le cas. Je tiens mes engagements envers et contre tout comme je les ai tenus tout le long de ma vie. L'écologie sera présente le 22 avril. Les citoyens pourront choisir un bulletin de vote Eva Joly»



L'Express - 14/03/2012 - Eva Joly, ses atouts, ses faiblesses - Par  Emilienne Malfatto 



Le temps fort de sa campagne, sa mesure emblématique, ses casseroles... L'Express dresse le portrait d'Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie Les Verts à l'élection présidentielle. 
Le temps fort de sa campagne 
Il est déjà loin, puisqu'il remonte à... l'année dernière. En juillet 2011, l'ancienne magistrate crée la surprise et remporte la primaire écologiste, devançant largement le très médiatique Nicolas Hulot (58% des voix contre 41%). La légitimité interne -elle est l'une des figures phares d'EELV depuis la création du parti, l'image d'éthique et de sérieux de l'ancienne juge d'instruction de l'affaire Elf avaient séduit les écologistes. Mais ce pouvoir de séduction semble s'être éteint.  
La mesure qui lui sert de signature 
Outre son accent norvégien et son passé de Miss, c'est son engagement pour la sortie du nucléaire qui fait la griffe d'Eva Joly. Après la catastrophe de Fukushima en mars dernier, la candidate est plus que jamais engagée pour la sortie du nucléaire, sortie qui pourrait être effective d'ici vingt ans, selon Eva Joly. Et, pour l'ancienne magistrate, "tous les moyens sont bons" pour atteindre cet objectif.  
La casserole qui lui colle aux basques 
Des casseroles, l'ancienne magistrate n'en a pas tellement, éthique oblige. Pour le moment, on ne lui en connaît même aucune. Des maladresses, des erreurs de com', en revanche, quelques unes. A commencer par sa première proposition de candidate à l'élection présidentielle: supprimer le défilé militaire du 14 juillet, et le remplacer par un "défilé citoyen". Une proposition qui déclenche immédiatement un tollé dans l'ensemble de la classe politique, à droite comme à gauche. Et quelques mois plus tard, la candidate persiste et signe, suggérant de remplacer le 11 novembre par une "journée européenne de la paix".  
Ses chances de créer la surprise 
Voyons les choses en face: pour Eva Joly, créer la surprise, ce serait dépasser les 5% le 22 avril prochain. Guère plus. Et ce serait déjà beaucoup pour la candidate, qui ne dépasse pas la barre des 3 ou 4% depuis le début de sa campagne. A tel point que certains, comme Noël Mamère, s'interrogent sur l'intérêt du maintien de sa candidature. La candidate, elle, continue d'affirmer qu'elle " ira jusqu'au bout ".  
Ce qu'elle fera après l'élection 
Sur ce point là, la franco-norvégienne reste discrète. Si elle a déjà prévu ce qu'elle ferait en cas de victoire, elle n'a en revanche pas indiqué quels sont ses projets en cas de défaite, hypothèse nettement plus réaliste. Peut-être continuera-t-elle la politique comme députée européenne. Peut-être retournera-t-elle à la magistrature. Ou peut-être encore se consacrera-t-elle à l'écriture, car la candidate EELV à l'élection présidentielle - qui n'est pas si austère qu'on pourrait le croire- est également l'auteur d'un roman policier.  

Le Figaro. Le 12/07/2011 - Primaire EELV: Hulot reconnaît la victoire de Joly

Nicolas Hulot s'est incliné "avec respect" sur le "vote clair" et le "choix sans ambiguïté" en faveur d'Eva Joly à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts. Les résultats finaux de la compétition interne doivent être annoncés dans l'après-midi.

"La primaire de l'écologie s'achève aujourd'hui avec un vote clair et un choix sans ambiguïté. Il n'y a d'autre attitude possible que de s'incliner avec respect et d'autre commentaire que de souhaiter à Eva Joly et à EELV de rencontrer l'adhésion du plus grand nombre dans la campagne présidentielle à venir", écrit-il dans un communiqué. 

Nicolas Hulot ajoute que "le temps de la réflexion et de l'analyse commence et celui des décisions suivra, rien ne presse" car son "engagement écologique, chacun le sait, ne se résume pas à ce parcours dans la primaire". "Demain comme hier seul compte de savoir là où je pourrai être le plus utile à cette cause majeure qu'est l'écologie", poursuit le promoteur du Pacte écologique en 2007. "Aujourd'hui je veux redire aux Françaises et aux Français, sans peut-être avoir eu le temps de les convaincre comme je l'espérais, qu'au-delà de la campagne, de ses aléas, de ses codes singuliers", "l'enjeu écologique est au-dessus de tous les autres enjeux".

"Je serai toujours sur ce chemin"

Pour l'ex-animateur d'Ushuaïa, "l'écologie n'est pas la défense de quelques intérêts particuliers mais celle de la planète et de ses locataires. L'enjeu écologique détermine tout ce à quoi nous sommes attachés: la justice sociale, la démocratie, nos libertés, la paix, l'avenir de nos enfants et plus globalement le futur de l'humanité". "Je sais que ces mots peuvent paraître vides de sens mais c'est sur ce seul constat que, sans relâche depuis plus de 20 ans, j'ai consacré toute mon énergie et que demain je la consacrerai à nouveau. L'écologie est la plus belle des causes, sous une forme ou une autre je serai toujours sur ce chemin", conclut-il.

Dans son texte, il affirme également penser "à celles et ceux qui, en interne, dès le premier jour, m'ont apporté leur soutien", "ceux qui au-delà du mouvement" lui "ont manifesté spontanément leur confiance", "notamment dans les quartiers populaires". Il salue également "le dévouement absolu" de son équipe de campagne et sa "constante dignité".

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RTL. Le 08/02/2012. Nicolas Hulot refuse de soutenir Eva Joly

Après une longue retraite médiatique, Nicolas Hulot débaroule dans le débat politique. Dans une une interview piquante au quotidien "Le Monde" (la première depuis sa défaite à la primaire écologiste), l'ex-animateur vedette de l'émission "Ushuaia" sur TF1 et promoteur du "pacte écologique" de 2007, réserve ses piques à Eva Joly. Il exclut de participer à des meetings de la championne EELV dans la course présidentielle. Il l'avait pourtant promis. "Je n'ai nulle intention de nuire aux écologistes ni à leur candidate", affirme-t-il. "J'ai pris une autre voie, ce qui n'empêchera peut-être pas de se retrouver sur le chemin des idées", ajoute-t-il. Il explique aussi qu'il a "eu tort de se laisser intimider".
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Libération. Le 01/02/2012.  De jeune fille au pair à candidate à l'Elysée, Joly se livre «sans tricher»



La candidate EELV à la présidentielle publie jeudi une autobiographie dans laquelle elle raconte son parcours, de son enfance à son entrée en politique.

Amour de la France, entrée en politique, voyage à Fukushima, expérience de la primaire..., la candidate écologiste à l'Elysée Eva Joly se livre dans une autobiographie intitulée «Sans tricher» qui sort en librairie jeudi.

«Je pense que les Français ont le droit de savoir qui je suis. Comme je suis candidate à la présidence de la République, c'est bien normal qu'ils connaissent le détail de mon parcours et ma façon de penser», a expliqué l'ex-magistrate à la presse.

«Je suscite beaucoup d'interrogations parce que je ne suis pas du sérail, je viens de la société civile, j'ai un autre parcours. L'objet de ma biographie, c'est de dire: ce parcours-là, il vaut bien celui d'un homme politique», a-t-elle poursuivi.

La candidate, à la peine dans les sondages, raconte donc, au fil de 250 pages, ses parents, son enfance en Norvège, son arrivée en France à 20 ans comme jeune fille au pair où elle dit être tombée «littéralement en amour pour ce pays», avant de filer le grand amour avec le fils Pascal, dans la famille Joly, son futur mari.
«La France coule dans mes veines»

«Je suis d'ascendant Viking sur 20 générations au moins. Mais une partie de moi, de mes rêves (...) a immédiatement résonné avec la France», confie-t-elle. Elle décrit ses premiers boulots - secrétaire, dactylo - menés de front pendant ses études de droit.

Devenue juge d'instruction financier en 1994, Mme Joly évoque«l'incroyable affaire Elf», qu'elle instruit pendant huit ans et qui va «changer sa vision du monde». «Son premier combat contre les lobbies» lui aura valu «pressions» et "menaces de mort".

Son entrée en politique est récente: en 2008, un temps tentée par François Bayrou (il est «estimable» mais reste «au milieu du gué» sur les «questions économiques et sociales» hormis sur le bouclier fiscal), c'est un coup de téléphone de Daniel Cohn-Bendit qui la fait entrer en écologie.

«Il venait de fonder Europe Ecologie (...). J'étais enthousiasmée par son projet, sa chaleur humaine, son énergie (...) Il est arrivé dans ma vie comme un frère choisi», affirme Mme Joly.

Sur la primaire (juin-juillet 2011) remportée face à Nicolas Hulot, le «favori» des «élites politiques et médiatiques», elle confie qu'elle ne«s'attendait pas à gagner».

La sexagénaire, qui pose avec ses petites lunettes rouges en couverture, relate aussi son voyage à Fukushima en octobre 2011, d'où elle revient «plus convaincue que jamais» que «le risque nucléaire est inacceptable».

Mme Joly, qui a la double nationalité, déplore que ses détracteurs «sortent ce chiffon rouge pour détourner l'attention. Ce procès en francité heurte ce que j'ai de plus profond». Car elle le martèle: «La France coule dans mes veines (...) Mes enfants sont nés en France (...) Mes enfants et mes petits-enfants sont mes racines françaises».
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Libération - 13/02/2012 - Les «pisse-froid» et les «casse-couilles» agacent Eva Joly


En déplacement à Marseille, la candidate écologiste à la présidentielle s'est agacée des remarques sur sa légitimité, alors que sa candidature stagne dans les sondages.

La candidate écologiste à la présidentielle, Eva Joly, en visite lundi à Marseille, a affirmé que «ce n'est pas aux pisse-froid et casse-couilles» de décider de la légitimité de sa candidature.

Interrogée sur sa campagne qui ne décolle pas, avec des sondages en berne à 2-3%, Eva Joly a coupé court à toute discussion. «Ce n'est pas à moi de me justifier, ce n'est pas aux pisse-froid et casse-couilles, comme dirait ma copine Cécile Duflot, de décider qui doit être la candidate ou pas. Maintenant, je ne réponds plus aux questions sur ma légitimité», a-t-elle dit.

La candidate écologiste a par ailleurs qualifié de «non événement total» l'annonce, attendue cette semaine, de la candidature à l'Elysée de Nicolas Sarkozy, qui «a agi pendant toute sa mandature pour ses amis, les riches», a-t-elle dénoncé.
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Europe 1 .fr - 22/02/2012 - Présidentielle : Joly n'y croit "plus"


Eva Joly, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts, affirme mercredi ne plus croire en ses chances de devenir "présidente de la République".

"Le réalisme impose que je ne crois plus que je puisse devenir présidente de la République. Par contre, l'espace qui m'est ouvert pour porter nos idées est très important parce que l'écologie c'est la solution aux problèmes des Français et c'est ça que je porte", a déclaré mercredi Eva Joly, dans l'émission Expliquez-vous, diffusée simultanément sur Europe 1 et i>Télé.
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