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Eva Joly : les temps forts

Les temps forts, Eva Joly
Les accords avec le PS
Noël Mamère s'interroge sur le maintien d'Eva Joly
Commémoration de Fukushima
La carte du collectif
Une balle de revolver reçue
Accord de désistement
Cohn-Bendit regrette de ne pas avoir participé à la primaire PS
Photo : François MORI

Europe1.fr - 28/03/2012 - Peur sur l’accord PS-EELV - Par Rémi DUCHEMIN

La montée de Mélenchon et la stagnation de Joly minent l’entente entre écologistes et socialistes.

A la mi-novembre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts avaient conclu au forceps un accord électoral en vue des élections législatives. D’emblée, cette entente avait été mise à mal, notamment sur l’épineux sujet du nucléaire. Quatre mois plus tard, la situation s’est plutôt aggravée. Des voix s’élèvent pour dénoncer un accord qui fait trop de place aux écologistes par rapport au score sans doute très faible qu’Eva Joly s’apprête à réaliser au premier tour de l’élection présidentielle. Au niveau local, les dissidences se multiplient. Et la montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages n’arrange rien.

Les craintes de Voynet

"C’est un vrai problème", a ainsi reconnu Gérard Collomb, maire PS de Lyon, mardi soir sur Public Sénat. "Si demain, Jean-Luc Mélenchon est à 13% et que Eva Joly est à 2%, le Front de gauche, en particulier les élus communistes vont être tentés de dire : ‘essayez d’appliquer la même proportion’. Or, a poursuivi le sénateur du Rhône, "si on applique la même proportion, il n’y aura plus un seul élu socialiste en France. Ça va devenir un peu paradoxal."

Même au sein du parti écologiste, l’inquiétude sur une remise en cause de l’accord est palpable. "Je le crains bien sûr mais en même temps je constate que ces accords engagent les deux partenaires", avait ainsi concédé à la mi-mars Dominique Voynet, porte-parole d'Eva Joly, sur i-Télé. Deux jours plus tôt, Noël Mamère s’était lui publiquement interrogé, sur Vivre FM, sur la pertinence du maintien de la candidature d’Eva Joly. L’ex-candidat à la présidentielle a depuis fait amende honorable, évoquant "un moment de découragement".

Mercredi sur Europe 1, Jean-Vincent Placé s’est attaché à relativiser le malaise. S’il a bien reconnu "une campagne très difficile" et la nécessité" de faire un bon score à la présidentielle", le numéro 2 des Verts s’est voulu confiant. "Il y aura les élections législatives, ce sera un autre débat. Ce sera à ce moment-là que nous discuterons de tout ça. Je n'ai pas de souci, aucune inquiétude, ni même d'état d'âme par rapport à l'accord que nous avons contracté en novembre dernier", a assuré le sénateur de l'Essonne.

Jean-Vincent Placé reconnaît une "campagne difficile" :

Placé reconnaît "une campagne difficile" par Europe1fr

De nombreuses dissidences

Pour rappel, l’accord entre les socialistes et les écologistes porte sur une soixantaine de circonscriptions, dont une trentaine seront "gagnables" en cas de dynamique après une victoire de François Hollande à l’élection présidentielle, contre une quinzaine si Nicolas Sarkozy est réélu. Par ailleurs, le Parti socialiste a conclu un accord avec le MRC de Jean-Pierre Chevènement, portant sur neuf députations, dont trois susceptibles d’être emportés. En revanche, aucun accord n’a été conclu avec le Front de gauche. En cas de gros score de Jean-Luc Mélenchon, la question se posera forcément. Et le PS aura bien du mal à rogner sur ses circonscriptions restantes.

Car au plan local, les dissidences ne manquent pas. En Bretagne, quatre candidats du PS ont annoncé qu’ils se présenteront dans les quatre circonscriptions théoriquement attribuées aux écologistes, rapportait mardi Le Télégramme. A Marseille, la maire du 2e secteur de la ville, Lisette Narducci, a annoncé lundi sa démission du PS et sa candidature face au candidat EELV-Les Verts. Et la liste n’est pas exhaustive.

La grogne a également atteint Paris, puisque le parachutage de Cécile Duflot dans la sixième circonscription de la capitale se heurte à l’ire des socialistes locaux. La députée sortante, Danièle Hoffman-Rispal, entend d’ailleurs bien se représenter, avec le soutien quasi public d’Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris Bertrand Delanoë

L’histoire de l’accord Verts-PS ne tient décidément pas du long fleuve tranquille. Il reste même, pour Eva Joly, l’un des pires souvenirs de sa campagne. "Lorsqu'on a effacé une partie de cet accord, l'intervention des lobbies dans cet accord m'a beaucoup choquée", a rappelé la candidate écologiste mardi sur Canal +.


Libération - 13/03/2012 - Non, Eva Joly ne capitulera pas

L'équipe de campagne de la candidate ELLV veut mettre fin aux rumeurs de retrait, après les propos sceptiques de Noël Mamère.

Les quatre porte-parole d'Eva Joly ont réaffirmé mardi qu'il y aurait bien un bulletin de la candidate écologiste le 22 avril prochain au premier tour de la présidentielle, pour faire face à de nouvelles rumeurs de retrait.

Dans un communiqué commun, José Bové, Sergio Coronado, Michèle Rivasi et Dominique Voynet, affirment que leur «détermination est totale» pour soutenir «la candidate des écologistes» qui «fait l'objet d'attaques et de rumeurs de retrait depuis son investiture lors de la primaire des écologistes» l'été dernier.

«Quelques jours après la triste commémoration du drame de Fukushima, plus que jamais une candidature écologiste à l'élection présidentielle est nécessaire», assurent les porte-parole, soulignant que l'eurodéputée EELV «bénéficie du soutien des adhérents d'Europe Ecologie-Les Verts et de sa direction».

«Elle est la candidate de la sortie du nucléaire, de la lutte contre le réchauffement climatique et d'une nouvelle société, ouverte sur l'Europe et le monde, qui tourne le dos à l'austérité» et «le 22 avril, il y aura un bulletin Eva Joly pour faire le choix d'un candidat utile et d'un vrai changement de politique», concluent-ils.

Mauvais sondages

Noël Mamère, député-maire EELV de Bègles (Gironde), s'est interrogé ce mardi sur «l'intérêt» de son camp à être présent à l'élection présidentielle, sur fond de faibles intentions de vote et avec le risque d'affaiblir le Parti socialiste.

Sur Vivre FM, radio spécialisée dans le handicap, l'élu écologiste s'est interrogé : «Quel est vraiment l'intérêt que nous avons à être présents à l'élection présidentielle si, d'une part, nous restons encalminés dans ces sondages qui ne sont pas bons - il faut le reconnaître et le dire - et si, en restant dans la compétition, nous contribuerions à affaiblir le candidat du PS» François Hollande ?

Ce candidat, «on veut qu'il soit demain le candidat de la gauche et des écologistes», a-t-il fait valoir.

Noël Mamère a assuré cependant ne pas avoir «la réponse» à la question qu'il pose.

Eva Joly, candidate EELV à l'Elysée, est créditée de 2,5% des intentions de vote, en baisse d'un demi-point, dans le sondage Ifop rendu public lundi soir.

Le Monde.fr - 10/03/2012 - "Happy birthday Fukushima" : Eva Joly commémore à sa façon la catastrophe nucléaire


Un an après le tremblement de terre, le tsunami puis la catastrophe de Fukushima, l'équipe d'Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui prône une sortie du nucléaire, a diffusé vendredi 9 mars une vidéo commémorant à sa façon cet accident. Obscurité, un son angoissant, un homme portant un masque à gaz devant un gâteau "Happy Birthday Fukushima"... Le clip conclut : "Il y a des anniversaires qu'on aimerait ne pas souhaiter. Sortons du nucléaire", avant d'afficher un lien vers le site de campagne d'Eva Joly.

Happy Birthday Fukushima par evajoly

Les Echos - 10/02/2012 - Pour son premier grand meeting, Eva Joly joue la carte du collectif

La candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à l'Elysée tiendra son premier grand meeting de campagne cet après-midi à Roubaix.

Positiver. C'est le mot d'ordre des écologistes avant le grand meeting que doit tenir Eva Joly à Roubaix cet après-midi. « Il faut qu'on arrête de se mettre la rate au court-bouillon », confiait la présidente du parti, Cécile Duflot, il y a quelques jours,« cessons de dire que tout va mal ». Côté sondage de fait, tout ne va pas très bien. Dans la dernière enquête d'Opinion Way pour « Les Echos », cette semaine, l'ex-magistrate n'est crédité que de 3 % d'intentions de vote.

Officiellement, les cadres du parti n'en ont cure. Officieusement, tout le monde est sur le pont pour parvenir à regagner quelques points dans les sondages. Et surtout quelques voix dans les urnes. A Roubaix, tout le banc et l'arrière-banc du parti écologiste a été prié de venir. Daniel Cohn-Bendit a trouvé un bon mot d'excuse (il sera tout de même virtuellement présent via une vidéo enregistrée), mais José Bové devrait être là, aux côtés des autres députés européens et des parlementaires de l'Hexagone.
Des difficultés à centrer la campagne

Avec la carte du collectif, les écologistes espèrent retrouver un peu de la verve et de l'enthousiasme qui avaient bercé la campagne des européennes en 2009 puis des régionales en 2010. « Nous avons un programme transverse, très dense, et il n'est pas facile de l'illustrer dans la personne d'une seule candidate. Aux européennes par exemple, il y avait plusieurs têtes de listes, nos idées sont plus faciles incarner dans ce genre de campagne », diagnostique David Cormand, délégué aux élections et conseiller général en Seine-Maritime.

Au-delà des doutes, fondées ou pas, sur le choix de la candidate, les Verts ont aussi des difficultés à centrer leur campagne sur une ou deux propositions fortes qui ressortent du discours général. En ayant fait le choix de fondre le thème de l'écologie dans les mesures économiques et sociales du programme, ils ont banalisé ce qui faisait leur différenciation vis-à-vis des autres partis. « Soit on nous dit, vous ne parlez que d'environnement, soit on nous reproche d'intégrer ces questions à l'économie et de perdre en visibilité ! La ligne de crête est très difficile à tenir entre les deux », poursuit David Cormand.

Samedi, Eva Joly devrait s'employer à ré-expliquer encore une fois ce qu'est l'écologie politique. En évitant toute sortie de route, comme la proposition sur les jours fériés juifs ou musulmans, qui avait totalement parasité le précédent rassemblement de sa campagne au Bataclan à Paris.
 Source


Le Figaro - 01/02/2012 - L'étrange balle de revolver reçue par Eva Joly



La candidate EELV à la présidentielle a reçu un courrier de menaces et a obtenu depuis mardi dernier la protection de deux policiers du Service de protection des hautes personnalités.


Est-ce un acte isolé? Eva Joly a reçu un courrier avec une balle de revolver à l'intérieur. L'information a été dévoilée mercredi matin par nos confrères d'Europe 1.

Cette menace survient dans un contexte où la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à l'élection présidentielle a déjà dû faire face à des bousculades lors de ses déplacements et à des critiques sur ses origines norvégiennes.

Comme le révélait l'enquête du Figaro vendredi dernier sur la sécurité des candidats à la présidentielle, Eva Joly a d'ailleurs obtenu récemment la protection de deux policiers du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) du Ministère de l'intérieur suite à une demande de son directeur de campagne, Sergio Coronado.
Un mystérieux corbeau de l'Hérault

L'envoi d'un tel courrier contenant une balle en guise de menace est un grand classique. De nombreux politiques ont eu cette désagréable surprise avant Eva Joly. En septembre 2010, Eric Woerth, alors ministre du Travail en charge du projet de réforme des retraites avait reçu un courrier de menace accompagné d'une balle de carabine, en sa mairie de Chantilly. Quelques mois plus tôt, en février 2010, c'est Dominique Voynet qui avait reçu plusieurs lettres de menaces accompagnées de tracts du FN. L'un des pli contenait une balle de calibre 9 mm.

Et courant 2009, un mystérieux corbeau de l'Hérault avait envoyé une trentaine de courriers à plusieurs personnalités politiques et médiatiques. Celles-ci étaient truffées de propos délirants, signées du paraphe d'une obscure «cellule 34» et accompagnées de balles de gros calibre. Parmi eux: Nicolas Sarkozy, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, et Bernard Kouchner alors ministre des Affaires étrangères. L'individu a été arrêté en septembre 2009.

 Le Figaro.fr - 06/01/2012 - L'appel de Joly pour un accord de désistement fait flop - Par Jim JARRASSÉ


La candidate écologiste a plaidé, lors de ses vœux à la presse, pour un accord de désistement réciproque entre les principaux candidats de gauche et du centre à l'issue du premier tour. Une proposition qui est loin de faire l'unanimité.


C'était il y a un mois et demi, une éternité semble-t-il. Invitée sur RTL, Eva Joly refusait de dire si elle appellerait à voter pour François Hollande à l'issue du premier tour, en cas de qualification du candidat socialiste. Fustigée par le PS, cette hésitation avait semé le trouble au sein même du parti écologiste. D'autant qu'elle s'ajoutait à de vives critiques à l'encontre des socialistes, qualifiés notamment de «marionnettes du lobby nucléaire».


Nouvelle année, nouvelle stratégie pour Eva Joly. Dans ses vœux à la presse, prononcés jeudi à Paris, la candidate écologiste a concentré ses attaques sur une seule et unique cible: Nicolas Sarkozy, «le président des riches, des gaspillages et des mensonges» autour de l'écologie, de la gestion de la dette publique, du chômage et du pouvoir d'achat. Et d'attaquer frontalement le chef de l'Etat sur sa gestion du dossier SeaFrance - le plan gouvernemental étant qualifié d'«illusion» - et sur son projet de TVA sociale - «un très gros cadeau aux entreprises qui sera payé par tous les consommateurs».


Un signe de résignation ?
«Battre Nicolas Sarkozy le 6 mai prochain est un objectif prioritaire pour la candidate écologiste que je suis» a lancé Eva Joly, évoquant «un printemps démocratique» «au parfum de jasmin». Avant d'appeler solennellement François Hollande, François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon «à préparer dès à présent une dynamique de second tour et à s'engager à un désistement réciproque pour celui ou celle d'entre nous qui sera qualifié à l'issue du premier tour».



Un premier signe de résignation chez la candidate écologiste, qui stagne entre 3 et 5% d'intentions de vote dans les sondages d'opinion? Sa position n'a en tout cas pas fait l'unanimité dans les rangs d'Europe Ecologie-Les Verts. Interrogé par Reuters, le sénateur de l'Essonne Jean-Vincent Placé a ainsi estimé qu'Eva Joly allait un peu trop vite en besogne. «Il faut se concentrer sur le premier tour. Parler d'ores et déjà du second tour dans des considérations tactiques n'est pas souhaitable», a-t-il déclaré, invitant tous les candidats «à faire une vraie bonne campagne de premier tour».


La fin de non reçevoir de Mélenchon et Bayrou
Reste aussi à savoir si les candidats vont répondre positivement l'appel lancé par la candidate écologiste. Pour François Hollande, un tel accord ne peut être que bénéfique pour élargir son score dans l'entre-deux-tours. «Il y a un accord entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-les Verts. Donc le désistement, il est automatique entre nous pour l'élection présidentielle comme pour les législatives», a-t-il rappelé en marge d'un déplacement à Caen. «Après, si d'autres veulent s'associer à ce désistement... D'abord, je n'ai pas de doute sur ce que feront les partis de gauche. La question, elle doit être posée à François Bayrou».


Lequel, fort de sa position centrale sur l'échiquier politique, ne cesse pour sa part de répéter qu'il ne souhaite pas s'engager dans un quelconque accord avant le second tour. «Entrer dans une logique de désistement annoncé, cela voudrait dire que l'on constitue un camp», a-t-il indiqué ce jeudi. «Or tout mon combat, c'est de sortir de la logique des camps, qui est moins adaptée à la situation aujourd'hui qu'elle ne l'a jamais été».


Jean-Luc Mélenchon refuse quant à lui toute main tendue vers les centristes. «Eva Joly s'égare (...) Aucun accord n'est possible avec François Bayrou», a-t-il rappelé jeudi dans un communiqué, indiquant que les propositions du candidat du MoDem sur la hausse de la TVA ou un plan de rigueur de 100 milliards d'euros était «incompatibles» avec la gauche. Eva Joly devra encore patienter.
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TF1 News - 16/02/2012 - Cohn-Bendit "regrette" de ne pas avoir participé à la primaire PS

Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie-Les Verts) a dit "regretter", jeudi, de n'avoir pas participé à la primaire socialiste en octobre dernier, jugeant qu'il aurait pu y faire un "résultat intéressant" pour peser sur l'accord PS-EELV aux législatives. Invité de France Inter, le coprésident des Verts au Parlement européen a déclaré : "peut-être on s'est trompé, peut-être moi je me suis trompé profondément". On a commis "l'erreur de pas se lancer dans la primaire avec les socialistes et peut-être moi l'erreur que j'ai faite est de ne pas (y) être allé", a-t-il ajouté, disant "regretter" ce choix. "J'aurais fait un résultat intéressant" et "en fonction de ce résultat on aurait fait l'accord", a-t-il fait valoir.
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