Eva Joly : Analyse/Stratégie
Sécurité, Eva Joly aurait mieux fait de se taire
Ministère de la justice, le seul ministère non refusable
Analyse d'un "crash"
Redonner du souffle à la campagne
Saint-Valentin chez EELV
L'express.fr - 27/03/2012 - Raid, GIGN... Pourquoi Eva Joly aurait mieux fait de se taire

Le Monde.fr - 28/03/2012 - La justice, seul ministère qu'Eva Joly "ne peut refuser"

Le Parisien.fr - 29/03/2012 - Eva Joly, autopsie d’un crash - Par Rosalie LUCAS et Nathalie SEGAUNES
Sécurité, Eva Joly aurait mieux fait de se taire
Ministère de la justice, le seul ministère non refusable
Analyse d'un "crash"
Redonner du souffle à la campagne
Saint-Valentin chez EELV
L'express.fr - 27/03/2012 - Raid, GIGN... Pourquoi Eva Joly aurait mieux fait de se taire
- Par Philippe BROUSSARD
La candidate écologiste à la présidentielle n'a pas toujours été très avisée en commentant la tuerie de Toulouse et l'assaut du Raid. Démonstration.
Eva Joly aurait peut-être dû s'abstenir de commenter des aspects de l'affaire Merah. Selon plusieurs spécialistes du terrorisme, la candidate écologiste s'est trompée en estimant que c'était à un magistrat, et non au ministre de l'Intérieur, de superviser l'opération du Raid. D'après eux, elle devrait en effet savoir, en tant qu'ancienne juge d'instruction, que, depuis 1975, certaines affaires (les prises d'otages, par exemple) relèvent de l'autorité administrative (préfet, ministre) et non du pouvoir judiciaire.
Pour appuyer ses dires, Eva Joly a indiqué, sur Radio Orient, qu'elle avait elle-même dirigé des actions du Raid et du GIGN lors de prises d'otages. "Lesquelles ? Nous n'en avons aucun souvenir", demandent d'anciens responsables de ces unités. "Mme Joly a surtout travaillé contre la délinquance financière, un domaine peu propice aux assauts", ironise l'un d'eux. Sollicités à huit reprises par L'Express pour en dire plus sur ces "interventions", ni la candidate ni ses conseillers - visiblement embarrassés - n'ont donné les précisions espérées.
Le Monde.fr - 28/03/2012 - La justice, seul ministère qu'Eva Joly "ne peut refuser"
Eva Joly confie que la justice est "peut-être le seul ministère qu'elle ne peut refuser" en cas de victoire de la gauche le 6 mai, dans un entretien à Libération publié mercredi 28 mars. Devenir ministre, "je dirais que cela dépend du projet. Personnellement, ce n'est pas ma tasse de thé", assure la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Alors qu'on lui cite le ministère de la justice, l'ancienne juge qui a instruit notamment l'affaire Elf répond pourtant : "C'est peut-être le seul ministère que je ne peux refuser !"
Alors que la candidate ne décolle pas dans les intentions de vote (autour de 2 %), elle estime par ailleurs que "l'élection présidentielle n'est pas représentative de l'importance des écologistes, pour des raisons que tout le monde connaît : la bipolarisation et l'exacerbation de l'espace restant aux écologistes, par crainte d'un 21 avril".
"J'ai des handicaps qui sont lourds : je suis une femme, je suis d'origine étrangère. Surtout, je ne suis pas issue de l'élite française. Je suis de la société civile, profondément", avance-t-elle comme explication de ses mauvais sondages.
Le Parisien.fr - 29/03/2012 - Eva Joly, autopsie d’un crash - Par Rosalie LUCAS et Nathalie SEGAUNES
Avec des sondages toujours en berne, la candidate écologiste fait douter son camp… et reconnaît elle-même avoir été « très mauvaise ». Mais elle assure qu’elle s’accrochera jusqu’au bout.
Pour la première fois, Eva Joly a reconnu hier sa difficulté à faire exister, dans la campagne, les thématiques écologiques : « Quand je vois que le pouvoir d’achat est la première préoccupation des Français et l’écologie la dernière, je me dis que j’ai été très mauvaise et que je n’ai pas réussi à faire comprendre » les enjeux écologiques, a-t-elle regretté, dans un étonnant mea culpa.
Si Joly assure malgré tout, bravache, « tenir bon la barre », trois points faibles plombent sa campagne.
Une personnalité atypique
Aux européennes de 2009, la personnalité de cette novice en politique avait séduit. Mais elle formait alors un trio détonnant avec Dany Cohn-Bendit et José Bové. Cette fois, elle est seule en scène, et l’effet de loupe n’avantage guère cette femme austère et pudique. Les écolos le reconnaissent… sous couvert d’anonymat : « Elle n’a pas les codes. » « Elle n’est pas médiatique, elle passe mal », reconnaît un militant pro-Joly de Gironde. « Avec cet accent, même quand elle veut dire quelque chose de gentil, elle donne le sentiment d’être sévère », regrette une proche. « Eva emploie toujours le mot de combat, mais l’écologie, ça ne veut pas dire en découdre, ni être dans la bagarre, déplore un élu. Elle n’est jamais dans le positif et ne sait pas faire rêver. » Hier, Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EELV, a joué la victimisation de la candidate : « Peu de candidats ont subi dans une campagne ce qu’Eva a subi, a-t-elle dénoncé à Bordeaux. On lui a attribué un rôle, celui du vilain petit canard. Ça suffit! »
La concurrence de Mélenchon
La politique ayant horreur du vide, l’écologie, délaissée par Joly, est récupérée par… Jean-Luc Mélenchon. Porté par son succès, le candidat du Front de gauche n’hésite pas à venir marcher sur les plates-bandes vertes en proposant la « planification écologique ». « Nous sommes les premiers à ne pas opposer les travailleurs et l’environnement », dit-on au Parti de gauche. « C’est important de voir que nos idées progressent, a commenté hier Joly. Mais il faut de la cohérence. Mélenchon est tenu par le Parti communiste, qui est contre la sortie du nucléaire. »
Des « amis » comme on n’en souhaite à personne
Eva Joly, comme Ségolène Royal en 2007, peut reconnaître qu’avec « des amis pareils, elle n’a pas besoin d’ennemis ». Les pires attaques sont venues de son propre camp. A commencer par Cohn-Bendit qui, après l’avoir lancée en politique, n’a jamais caché ses réticences face à une candidature écologiste à la présidentielle. C’est ensuite Yannick Jadot, initiateur de sa candidature, qui démissionne avec fracas de sa fonction de porte-parole fin novembre. Enfin, on ne compte plus les déclarations d’un Mamère ou d’un Bové qui égratignent chaque fois un peu plus Joly. La semaine dernière, Duflot a remonté les bretelles des cadres écolos, conseillant à tout le monde de « faire du curling », c’est-à-dire se mettre à plusieurs pour faire avancer le palet le plus loin possible.
Sur le terrain, certains cadres rassurés d’avoir leur circonscription réservée ne pensent déjà plus qu’aux législatives. Enfin, après une primaire très tendue, Nicolas Hulot n’a pas tenu son engagement de soutenir le vainqueur quel qu’il soit. Il a mis le cap au large et n’est réapparu qu’en janvier… pour dire qu’il ne s’engagerait pas dans la campagne.
Libération - 30/01/2012 - Les écologistes tentent de «redonner du souffle» à la campagne d'Eva Joly
Eva Joly, la candidate écologiste à l’Elysée, entourée de Daniel Cohn-Bendit, Cécile Duflot et José Bové, a tenté lundi de «redonner du souffle» à une campagne qui patine, avec des sondages toujours sans aucun relief à douze semaines du premier tour.
Faire bloc autour de la candidate. Tel aurait pu être le mot d’ordre du jour de cette conférence de presse sur l’Europe, alors que s’ouvrait à Bruxelles un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne.
Eva Joly a proposé de créer un vice-Premier ministre des affaires européennes, de sortir le domaine des affaires européennes du domaine réservé du président de la République, plaidé pour que la Banque centrale européenne «puisse émettre des eurobonds», ou encore une «politique fiscale commune».
Voilà pour le fond. Sur la forme, l’heure était à la thérapie de groupe pour mieux se mobiliser.
Pour Daniel Cohn-Bendit, si la disparition de l’écologie de la campagne est de la responsabilité «collective» des écologistes, la «responsabilité de remettre l’Europe et l’écologie dans le débat de cette campagne, c’est aussi notre responsabilité».
D’où cette conférence de presse, occasion «collective» de «tirer la sonnette d’alarme». «Si nous n’arrivons pas à retrouver un second souffle», celui d’EELV lors des élections européennes de 2009, alors «on ne s’en sortira pas», prévient-il.
De son côté, Cécile Duflot, la secrétaire nationale du parti, qui n’était initialement pas annoncée, assure: «Nous sommes tous là pour dire que le projet que nous portons, à la fois écologiste et européen, est nécessaire».
José Bové, l’un des porte-parole, jusqu’ici peu présent lors des déplacements de la candidate, reconnaît que le «mois de janvier a été un peu compliqué», qu’il y avait «un problème, qu’on ne voyait pas bien comment était cette campagne».
Mais «les choses ont été remises en place» et «vous me verrez!», promet l’altermondialiste, précisant qu’il sera présent au côté d’Eva Joly dès vendredi lors d’un déplacement à Caen.
«Leur présence autour de moi fait que les thèmes de l’écologie et de l’Europe deviennent plus visibles», a commenté Mme Joly, qui a lancé dimanche un appel «à ceux qui m’aiment» et «à ceux qui ne m’aiment pas».
Avec des sondages entre 2 et 4%, certains à EELV jugent qu’il reste moins d’un mois à Eva Joly pour redresser la barre et être audible sur l’écologie, alors que d’autres évoquent carrément un retrait de sa candidature.
Même si «pour l’instant» il défend «les contenus» de la candidate, Daniel Cohn Bendit a donné rendez-vous «fin mars-début avril» pour «faire les comptes».
Mi-janvier, le leader de Mai 68, de nationalité allemande, avait déclaré pour la deuxième fois, que s’il votait en France, il pourrait être tenté par «le vote utile» pour François Hollande pour battre Nicolas Sarkozy, vu le risque Marine Le Pen (FN).
Faut-il que Mme Joly retire sa candidature? «On n’en est pas là. On est aujourd’hui le 30 janvier, je vous donne rendez-vous à la fin mars début-avril», a-t-il lancé aux journalistes.
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Le Figaro - 14/02/2012 - St-Valentin : des militants déclarent leur flamme à Joly
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