Menu

Les propositions de Nicolas Dupont-Aignan

Les propositions de Nicolas Dupont-Aignan
Campagne One Vote
Baisser le litre d'essence
Le retour au franc



Le Huffington Post - 19/03/2012 - Nicolas Dupont-Aignan, premier candidat à s'être prêté au jeu de la campagne One Vote - Par Guillaume GROSSO



Cinq jours seulement après le lancement de notre campagne ONE VOTE, Nicolas Dupont-Aignan nous a fait parvenir sa réponse, premier candidat à la présidentielle à jouer le jeu. Question réactivité donc, le candidat de Debout la République remporte haut la main la palme de notre campagne. Mais ses propositions sont-elles aussi convaincantes qu'elles ont été véloces?

Alors, passons Nicolas Dupont-Aignan au crible:
1. Sera-t-il le président qui tiendra la promesse historique d'allouer 0,7% du revenu national à l'aide publique au développement d'ici 2015?

Selon, Monsieur Dupont-Aignan "Cette formulation [des 0,7%] (...) paraît en partie dépassée par l'évolution économique et sociale des PVD (pays en voie de développement) et par la crise planétaire actuelle: la France doit agir davantage sur les causes que sur les effets sans abandonner néanmoins les actions curatives sur les effets les plus graves et les plus urgents. (...) Une action politique et volontaire sur ces causes serait plus efficace, quel qu'en soit le coût, qu'un abstrait 0,7%."

Une manière élégante de ne pas répondre à notre question. Car s'il est crucial, comme le souligne Monsieur Dupont-Aignan, de mettre en cohérence l'ensemble de nos politiques, il est hypocrite de vouloir d'un côté proposer de l'aide au développement aux pays pauvres et de l'autre soutenir des régimes qui affament leur population. Il n'en demeure pas moins que l'aide publique au développement est l'un des principaux outils qui permettent d'agir sur les causes du sous-développement.

Monsieur Dupont-Aignan identifie notamment "l'analphabétisme, l'hygiène défectueuse [...], les maladies [...], les infrastructures" au rang de ces causes dont la France devrait se préoccuper. Mais c'est justement grâce à l'aide publique que 46 millions d'enfants supplémentaires ont pu être scolarisés sur le continent africain depuis 2000 ou que 4 millions d'Africains bénéficient aujourd'hui de traitements contre le sida, contre une centaine de milliers il y a dix ans.

Le constat de Monsieur Dupont-Aignan rejoint donc le nôtre: si la France veut s'attaquer aux causes de la pauvreté dans le monde, elle devra utiliser à bon escient l'outil de l'aide au développement, en cohérence avec ses autres politiques. Car au fond, le but est bien de mettre fin à la misère, et non d'atteindre "un abstrait 0,7%", comme le souligne Monsieur Dupont-Aignan.

Pour autant, ce chiffre est-il une vue de l'esprit? En réalité, ce pourcentage, calculé par les Nations-Unies, correspond peu ou prou à l'effort minimum de solidarité qui donnerait aux populations des pays pauvres l'espoir d'un rattrapage rapide. Si Monsieur Dupont-Aignan, élu président, poursuivait, comme il le suggère dans sa réponse "une action politique et volontaire, quel qu'en soit le coût", ce montant serait à coup sûr dépassé. Mais notre pays n'ayant par le passé jamais tenu sa promesse, on devine l'intérêt d'un objectif chiffré pour mesurer l'ambition politique à l'aune de la réalité de nos investissements...

2. Sera-t-il le Président qui rendra l'aide au développement lisible pour les citoyens?

Monsieur Dupont-Aignan répond avec un "oui" sans équivoque et souhaite que tous les autres pays donateurs rendent leur budget de l'aide publique au développement plus transparent. Pour le candidat, les pays doivent rendre des comptes de leurs actions au-delà de l'aide, notamment ceux qui "accaparent des terres immenses ou qui exploitent des richesses naturelles à des prix injustes".

Si le candidat s'engage, il ne rentre hélas pas dans les détails des mesures à prendre. Doter cette politique publique d'une stratégie claire pour le quinquennat, détailler les différentes composantes budgétaires de l'aide, l'évaluer régulièrement et de manière indépendante et réorienter l'aide vers ceux qui en ont le plus besoin, telles devraient être les modalités d'une "opération transparence" sur l'aide française.

3. Sera-t-il le président qui rendra les opérations des entreprises pétrolières, minières, gazières et forestières transparentes?

Encore une fois, Monsieur Dupont-Aignan répond par un "oui" clair et fort. Il ne rentre cependant pas dans les arcanes de la mise en œuvre d'une telle mesure. Le candidat lui-même l'affirme: "Il ne faut pas être naïf". Il reste donc à espérer que cette réponse implique toutes les exigences techniques qui pourront rendre une législation pour plus de transparence des secteurs extractif et forestier efficace.

Monsieur Dupont-Aignan évoque également d'autres mesures qui pourront être susceptibles d'aider l'Afrique comme les règles de passation de marché, la responsabilité sociale des entreprises et des mesures additionnelles contre la corruption.

Verdict de notre banc d'essai:
Premier candidat à répondre à nos questions, Monsieur Dupont-Aignan s'inscrit dans une démarche volontariste pour le développement des pays du Sud. Ses propositions en matière de transparence et de redevabilité des entreprises pourraient apporter un changement bienvenu dans nos pratiques, même si l'on regrette que le candidat ne rentre pas dans les détails. L'on apprécie son engagement dans la lutte contre les causes de la pauvreté, sans en négliger les effets. Il reste encore cinq semaines jusqu'au premier tour, le temps peut-être pour Monsieur Dupont-Aignan de revenir sur les mérites d'un engagement sur les 0,7% en 2015.

Maintenant, aux autres candidats de suivre l'exemple de Monsieur Dupont-Aignan et de passer le test ONE

Le Monde.fr - 12/03/2012 - Dupont-Aignan promet une baisse de 10 centimes d'euros du litre d'essence

Le candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, s'est rendu, lundi 12 mars, dans une station essence aux portes de Paris pour promettre une baisse immédiate de 10 centimes d'euros par litre, en jouant sur les profits de Total et les taxes perçues par l'Etat et les régions. Dans une certaine confusion et suivi par de nombreux journalistes, le député souverainiste a installé son véhicule devant une pompe à essence et a fait mine de faire le plein, avec une petite pancarte qui annonçait sa promesse : "Avec Nicolas Dupont-Aignan. Baisse immédiate. - 10 cts/litre".

Pour cela, le président de Debout la République (DLR) propose de prendre quatre centimes par litre sur les bénéfices de Total, quatre centimes sur la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) dont il restaurerait le caractère flottant, et deux centimes sur la part de la TIPP attribuée aux régions, quasiment toutes dirigées par la gauche.


Le Monde.fr - 06/03/2012 - Pour Dupont-Aignan, le retour au franc est "inéluctable"

Le retour au franc est "inéluctable", a assuré mardi  6 mars le candidat de Debout la République (DLR) à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, tout en soulignant sa différence avec la candidate du Front national, Marine Le Pen, avec "ses outrances et ses excès".

Le "retour au franc, de toute façon, c'est inéluctable. Il faut le préparer", a déclaré le député de l'Essonne sur RTL.

"La clef, c'est de retrouver notre liberté monétaire pour enfin refinancer notre dette à 0 % par la Banque de France, ce que nous ne faisons plus depuis 1973. Tout mon programme économique repose là-dessus", a-t-il ajouté.

M. Dupont-Aignan a voulu marquer sa différence avec Marine Le Pen qui prône également la sortie de l'euro, soulignant "ses outrances et ses excès".
"Mon obsession, ce n'est pas la viande halal. Mon obsession, c'est le chômage, c'est la pauvreté", a-t-il dit.


La Voix du Nord. Le 07/02/2012. Source

Nicolas Dupont-Aignan : « Il faut sortir de l'euro pour relocaliser l'emploi »
Le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est ce mardi à Lille pour marquer un anniversaire et rencontrer les militants nordistes de Debout la République. Entretien avec celui qui prône le retour au franc.

Vous venez à Lille « fêter » à votre façon les 20 ans du traité de Maastricht
Oui, et j'ai préparé pour l'occasion une petite surprise ! Je suis candidat parce que je veux dire aux Français que contrairement à ce qu'on leur répète toute la journée, on peut parfaitement sortir de cette crise économique, et que ceux qui nous y ont enfermés ne peuvent pas présenter une voie de sortie crédible. Un dés éléments du piège dans lequel ils nous ont mis, c'est l'euro, et au delà, le libre échange totalement déloyal qui est en train de détruire toutes nos forces économiques.

Que pensez vous du nouveau « pacte budgétaire » européen à 25 ?C'est la saignée de Molière. Nos dirigeants sont de dangereux médecins qui saignent le malade et conduisent le continent européen dans la pire récession depuis la seconde guerre mondiale, avec des conséquence sociales ahurissantes. Aujourd'hui, beaucoup d'économistes comme le prix Nobel Joseph Stiglitz disent clairement que les dirigeants européens font fausse route.

Pour vous, le seul remède serait de quitter à la fois l'euro et l'Union ou sortir de l'euro en restant dans l'Union ?Pour moi la seule solution, c'est de dénoncer tous les traités européens qui ont abouti à cette Union européenne monstrueuse et de refonder l'Europe sur l'idéal de paix, de prospérité et de progrès social qui avait inspiré ses pères fondateurs.

Pour faire cette nouvelle Europe-, il faut être plusieurs...Mon discours, on l'entend aussi ailleurs en Europe Vous croyez que le peuple espagnol dont la moitié de la jeunesse est condamnée au chômage, fait encore confiance à ses dirigeants ? Les peuples n'en peuvent plus. L'exemple le plus flagrant de l'erreur de nos dirigeants, c'est que la Banque centrale européenne a prêté à Noël 500 milliards d'euros aux banques privées, à 1% d'intérêt, alors qu'au même moment cette même BCE refuse de prêter aux Etats et autorise les banques privées à prêter aux Etats à des taux entre 4 et 28%. C'est à dire que le seul rôle de l'Union est d'alimenter un système financier fou en asphyxiant les peuples.

Pourquoi faudrait-il absolument sortir de l'euro ?Sortir de l'euro aurait deux résultats : avoir une monnaie moins chère pour permettre de relocaliser l'emploi, et surtout échapper aux marchés financiers pour permettre à la Banque de France de financer à 0% les grands investissements publics. On voit bien que la Grèce, l' Espagne, l'Italie et bientôt la France sont rackettées parce que Bruxelles et l'Allemagne refusent quela BCE fasse ce que font toutes les autres banques centrales du monde, refinancer les Etats.

Nicolas Sarkozy affirme que le gros de la crise est derrière nousC'est un mensonge électoral de plus. Partout les délocalisations s'accélèrent. C'est une véritable hémorragie industrielle pour une raison très simple. Nous sommes asphyxiés par une monnaie trop chère et les dirigeants cassent la croissance par la hausse de la TVA. Nous sommes dans un monde sans frontières en concurrence avec des esclaves payés 50 euros par mois.

La TVA sociale ne peut-elle pas rééquilibrer ces échanges ?Elle va tuer un peu plus les retraités et les chômeurs et en plus, elle va casser la croissance ! La seule mesure intelligente, c'est le protectionnisme. Que M. Sarkozy mette une taxe sur les importations de produits fabriqués à partir de l'esclavage, en Chine ou ailleurs. Cela forcera la dictature chinoise à élever un peu ses standards sociaux et environnementaux.

Pascal Lamy, directeur de l'Organisation mondiale du commerce, dit qu'il n'y a pas de protectionnisme intelligentPascal Lamy est responsable du nivellement par le bas sans fin avec la mondialisation, il est responsable de millions de chômeurs et de camps d'esclavage en Chine. Il a échoué sur toute la ligne. Ce monsieur n'a jamais été élu et c'est lui décide pour les peuples. On croit rêver ! Lamy est socialiste, ce qui prouve bien que ce n'est pas un problème d'opposition gauche droite, mais celui d'une génération politique française qui s'est soumise aux marchés financiers et au libre échange déloyal. C'est pour cela que ce n'est ni le PS ni l'UMP qui pourront apporter la solution puisqu'ils ne veulent pas changer le cadre général.

Qu'est ce qui vous distingue de Marine Le Pen ou Jean Luc Mélenchon ?Moi, je ne suis pas pour la division des Français. Je suis un g aulliste social. Je suis là pour rassembler les Français, pas pour désigner du doigt une catégorie, que ce soit les étrangers pour Marine Le Pen ou les riches pour Jean Luc Mélenchon. Je ne suis pas comme M. Mélenchon pour accabler les entreprises. Je suis pour la diminution par deux de l'impôt sur les PME qui réinvestissent leurs bénéfices sur le sol français.

Vous combattez les délocalisations. Pourtant, on ne vous a pas vu chez Lejaby ?J'ai été dans beaucoup d'entreprises. Aujourd'hui tout le monde va chez Lejaby mais il y a des dizaines d'entreprises comme celle-ci qui ferment et qui ne voit passer personne. Jeudi j'étais à Montbéliard, chez Peugeot qui délocalise sa production de scooters en Chine parce que la Poste, organisme public, va acheter avec l'aval de l'Etat ses deux roues à Taiwan ! Avec Lejaby, le président et la gauche font semblant de s'intéresser aux ouvriers alors que ce sont eux qui ont signé tous les traités européens, qui ont refusé le "non" au referendum de 2005, et incitent les entreprises à partir.

N'avez-vous pas intérêt à ce que Marine Le Pen n'ait pas ses 500 signatures ?Ce n'est l'intérêt de personne. Si elle n'a pas ses signatures, cela voudrait dire que nous ne sommes plus en démocratie. Le président élu n'aurait pas la légitimité, c'est impensable. Ca se finirait dans la rue. Même si politiquement ce pourrait être un avantage pour moi, je ne le souhaite pas. Le parrainage devrait être anonyme, comme on vote dans l'isoloir. En fait les trois candidats aujourd'hui en tête, Hollande Sarkozy et Bayrou, savent que les Français ne veulent plus de ce modèle économique et leur seule manière de se maintenir au pouvoir est d'écarter ou de faire taire ceux qui présentent un autre modèle économique. Depuis 2005, ils savent que ceux qui veulent un protectionnisme intelligent sont majoritaires dans le pays.


Vous irez jusqu'au bout, malgré les sondages qui restent très bas ?Ils se sont toujours trompés. Ce qui compte, ce sont les 45 millions d'électeurs, pas les 950 coups de téléphone d'un sondage. Je dis aux Français, ne vous laissez pas impressionner par les sondages, votez avec votre cœur, votre intelligence et votre raison.

Le Parisien. Le 24/02/2012. Source

Pour "sauver Florange", Dupont-Aignan veut une taxe sur les aciers "low cost"

Le candidat souverainiste à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), a préconisé d'"instaurer, tout de suite, une taxe sur les aciers +low cost+ pour sauver Florange", en rencontrant vendredi les salariés de l'usine ArcelorMittal menacée de fermeture.
"Il faut dresser des barrières douanières pour protéger la fabrication des aciers de qualité produits à Florange", a-t-il poursuivi dans un dialogue à bâtons rompus avec une centaine de métallos bloquant les expéditions du site. 
M. Dupont-Aignan a également assuré qu'il voterait une loi obligeant les entreprises à céder les unités de production dont elles souhaitaient se désengager, une proposition avancée quelques heures auparavant à Florange par François Hollande.
"Je voterai en faveur d'une telle loi même si (M.) Hollande est, en l'espèce, parfaitement hypocrite ", a-t-il dit. "N'oubliez pas que ce candidat a voté tous les traités internationaux libéralisant le marché", a-t-il expliqué à son auditoire.
"Lui (M. Hollande), Nicolas Sarkozy et François Bayrou sont tous pour le libre-échange. Tous des pyromanes-pompiers", a ironisé le candidat de Debout la République en rappelant qu'il avait été "parmi les seuls députés" en 2006 à voter contre la cession d'Arcelor au groupe indien Mittal.
M. Dupont-Aignan a enfin estimé que si les deux haut-fourneaux de Florange ne redémarraient pas avant les élections (présidentielle et législatives, ndlr), le site (lorrain) serait "mort".
A l'issue de sa visite, l'intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC a indiqué que le blocus des expéditions de l'usine engagé jeudi serait levé vendredi "vers 21H00". Elle a parallèlement annoncé, sans les dévoiler, de nouvelles actions "coup de poing" pour la semaine prochaine.