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Jean - Luc Mélenchon et Marine Le Pen

Jean - Luc Mélenchon et Marine Le Pen

Le Parisien.fr - 18/01/2012 - La charge de Mélenchon contre Le Pen, "une chauve-souris" - Par P.TH et M.P


«Janvier, c’est le mois de l’assaut du Front de gauche.» Jean-Luc Mélenchon l'assure sur son blog. Le candidat à la présidentielle tenait ce mercredi un meeting à Metz, au cours duquel il a cogné fort sur le FN, n'oubliant pas d'écharper au passage le PS et l'UMP.

Marine Le Pen, une «semi-démente»

A Metz, devant près de 2500 personnes selon les organisateurs, le candidat du Front de gauche a galvanisé des militants avec ses thèmes de campagne de prédilection : les tacles aux agences de notation qu'il compte chasser comme d'autres ont chassé «leur Ben Ali et Moubarack», ou encore ... Marine Le Pen.

La candidate frontiste en a pris pour son grade. Lors d'un point presse en début de soirée, Jean-Luc Mélenchon a lancé «une opération nettoyage» en qualifiant la candidate frontiste de «semi-démente». «Cette Madame Le Pen, qui n'a aucune espèce d'imagination, passe son temps à faire des emprunts forcés pour dire : je parle comme Mélenchon. "Voyez mes ailes, je suis un oiseau". Et de temps à autres, je suis xénophobe, "voyez mes pattes, je suis un rat". Cela nous fait une chauve-souris», a-t-il ajouté.

Dans un département marqué par la fermeture des hauts-fourneaux d'Arcelor-Mittal, où Marine Le Pen a lancé sa campagne en décembre, Jean-LucMélenchon s'est adressé aux classes populaires : «Ne vous abandonnez pas au parti de la haine (...) Ne vous laissez pas diviser d'après votre religion, votre couleur de peau, ou la région de vos ancêtre»

Le PS et le gouvernement critiqués

«Nous n'accepterons jamais la République contractuelle et corporatiste. Jamais», a-t-il dit en visant le candidat PS François Hollande. A son arrivée de Strasbourg, l'eurodéputé avait aussi invité l'aile gauche du PS à voter pour lui, après avoir critiqué les mesures de leur candidat sur l'éducation.

Il a également qualifié de «comédie insupportable» le sommet social de l'Elysée, fustigeant un président qui «brasse du vent». L'ex-ministre de l'Enseignement professionnel a ironisé sur l'annnonce de la création de 1.000 emplois à Pôle Emploi «en CDD» : «Il en a supprimé 1.800 l'année d'avant».

Lors de son meeting, Jean-Luc Mélenchon a suggéré un «droit de préemption» en faveur des salariés qui veulent créer une «coopérative ouvrière» à la vente ou la fermeture de leur entreprise:«700.000 patrons de PME vont partir à la retraite dans les dix ans qui viennent, soit autant d'entreprises qui peuvent être rachetées par des fonds de pension».

«Il y a une nouvelle ampleur», selon le conseiller spécial du candidat

«A 95 jours du premier tour, un électeur sur deux n'a pas fait son choix. Et c'est aujourd'hui près d'un Français sur quatre qui déclare voter certainement ou probablement pour Jean-Luc Mélenchon dans une étude de BVA», se félicite Olivier Dartigolles, dson irecteur adjoint de campagne. Autre signe de cette «dynamique de campagne», selon des informations d'Europe 1, l'afflux de public dans les meetings du candidat du Front de gauche a poussé son équipe à lancer un appel aux dons afin d'avoir les moyens d'accueillir tout ce petit monde. «Il y a une nouvelle ampleur depuis les émissions de télévision et le meeting de Nantes, ce samedi», affirme Eric Coquerel conseiller spécial du candidat au quotidien «20 minutes».

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France Info - 01/02/2012 - Mélenchon : Marine Le Pen, "c'est une trouillarde"


Le candidat du Front de gauche à la présidentielle reproche à la candidate du Front national de vouloir sortir de l'Europe alors que, lui, veut y rester pour la changer de l'intérieur.



Jean-Luc Melenchon, Question d'info par LCP

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Le monde.fr - 23/02/2012 - Face à Mélenchon, Marine Le Pen choisit de ne pas débattre - Par Samuel LAURENT et Abel MESTRE

Image : France 2

Il a fallu attendre 23 heures passées pour que l'émission s'anime enfin. Marine Le Pen, qui était l'invitée de l'émission de France 2, Des paroles et des actes, était confrontée à Jean-Luc Mélenchon. A l'issue d'une laborieuse négociation avec la chaîne, ce débat avait été maintenu, mais complété d'un second avec la "plume" de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino.

Mais au dernier moment, la candidate du Front national a refusé purement et simplement de répondre à son adversaire, estimant que ce dernier n'était  pas "un vrai candidat", mais "la voiture balai" de François Hollande et exigeant de sa part des excuses pour ses propos passés, et son engagement à appeler à ne pas voter PS au second tour.

Du pain béni pour M. Mélenchon. Le candidat du Front de gauche a attaqué bille en tête la candidate du Front national, refusant tout de go son argument, et expliquant : "Il n'y aura jamais une faille entre nous [les partis de gauche] pour vous mettre la pilée que vous méritez". M. Mélenchon a utilisé son temps de parole à dénoncer des éléments de programme du FN, comme l'abrogation de l'aide médicale d'Etat (AME) qui permet de soigner les étrangers en situation irrégulière. "Mme Le Pen semble ignorer que les microbes ignorent si les humains sur lesquels ils sont ont des papiers ou pas de papiers", a critiqué M. Mélenchon.


Marine Le Pen refuse le débat avec Jean-Luc... par lemondefr


Il a ensuite fustigé la citation par Jean-Marie Le Pen d'un poème de l'écrivain collaborationniste Robert Brasillac, samedi 18 février lors d'un discours à Lille. "Vous auriez dû vous lever et sortir quand l'infâme président de votre parti a cité Robert Brasillach, car un collabo reste un collabo quoi qu'il ait écrit"', a dénoncé Jean-Luc Mélenchon face à une Marine Le Pen qui lisait ostensiblement un journal.

"Dès qu'elle tombe sur quelqu'un qui lui montre que ses argumentaires sont faux, elle regarde ses papiers comme elle est en train de le faire, elle regarde ailleurs car elle a peur", a encore critiqué le candidat du Front de gauche. "Votre mépris me laisse indifférent et j'ai l'intention de combattre votre infâme parti et votre infâme politique partout où je le pourrai".

Il s'en est également pris au projet FN de "salaire parental" pour les mères qui souhaitent ne pas travailler, ou encore aux attaques de certains cadres du parti, dont le compagnon de Mme Le Pen et vice-président du parti, Louis Aliot, contre "l'avortement de confort". Marine Le Pen n'exclut pas la possibilité de ne pas rembourser certains IVG.

Le débat avec Jean-Luc Mélenchon a marqué le seul relief d'une émission quelque peu terne, où Marine Le Pen a décliné son programme sur l'économie (sortie de l'euro, protectionnisme...), l'immigration ou l'international.

La candidate du FN a refusé de demander le départ du dirigeant syrien Bachar Al-Assad, tout en condamnant "évidemment les massacres de civils", mais en ajoutant que "en face de Bachar Al-Assad, il y a des personnalités dont toutes ne sont pas issues du peuple qui se battent pour la liberté".



Syrie : pourquoi Marine Le Pen ne demande pas le... par lemondefr

Sur l'économie, Marine Le Pen a semblé avoir du mal à répondre aux questions sur les conséquences de son projet de sortie de l'euro.

Marine Le Pen interrogée sur la sortie de l'euro par lemondefr

Face à Henri Guaino en revanche, la candidate du FN avait plutôt dominé le débat sur les questions d'immigration. Elle a notamment évoqué le refus de scolariser les enfants étrangers présents en France, qui contrevient pourtant à la Constitution et à plusieurs traités internationaux dont la France est signataire.
Immigration : face-à-face entre Henri Guaino et... par lemondefr
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Tribune de Genève - 24/02/2012 - La vidéo du dérapage entre Marine Le Pen et Mélenchon 

Le débat entre la candidate du Front National et celui du Front de gauche a tourné au vinaigre jeudi soir lors de l'émission «Des paroles et des actes» sur France 2.

Le feuilleton autour du probable débat entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, jeudi soir dans l'émission «Des paroles et des actes», n'en finit pas. Dernier épisode en date : un entretien téléphonique houleux, mardi après-midi, entre France 2 et la candidate du Front national, qui refuse toujours d'être confrontée au candidat du Front de gauche.


La candidate du FN à la présidentielle française Marine Le Pen a refusé jeudi soir de débattre directement avec le «petit candidat» du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon sur la chaîne de télévision France 2.

Mais elle est restée sur le plateau, de sorte que les deux adversaires ont fini par s'affronter violemment.

La présidente du Front national (FN) avait annoncé la veille qu'elle se rendrait à l'émission «Des paroles et des actes» mais qu'elle refuserait le débat avec le candidat du Front de gauche, qu'elle qualifie «d'insulteur public».

Quand est venu le moment du débat, le député européen s'est installé sur le siège en face de la dirigeante du FN et lui a posé une première question sur l'avortement (IVG).

Comme prévu, Marine Le Pen a alors attaqué le présentateur David Pujadas et la rédaction en chef de l'émission.

Accusation lancée

«En organisant ce débat vous ne répondez pas aux attentes des Français. Ce débat a été organisé pour une logique commerciale», a-t- elle affirmé.

La dirigeante du FN a ajouté qu'elle ne voulait pas débattre avec un «petit candidat», qui ne serait, selon elle, qu'un «leurre» du candidat socialiste François Hollande.

«Prenez-moi de moins haut s'il vous plait !», a répliqué Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen a ensuite énuméré les insultes lancées depuis le début de la campagne par son adversaire, dont le terme de «semi- démente». «Ça vous laisse une bonne moitié», a ironisé le chef de file du Front de gauche, qui s'est ensuite exaspéré: «Mais quand allez-vous arrêter de parler!».

Mesure évoquée

La présidente du Front national a fini par reconsidérer sa position en mettant deux conditions au débat: que le candidat du Front de gauche s'excuse pour ses insultes et qu'il renonce à appeler à voter pour François Hollande au second tour de scrutin.

«A quelqu'un qui applaudit Robert Brasillach, vous pouvez attendre toute la nuit», a répondu Jean-Luc Mélenchon en évoquant l'écrivain collaborationniste que Jean-Marie Le Pen, le père de la candidate, avait cité dimanche à Lille.

Un peu plus tôt, lors d'un autre débat de l'émission avec Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen avait jugé la polémique sur Robert Brasillach «complètement stérile et parisienne».

«J'ai moi-même cité Robespierre le 1er mai et ça ne fait pas de moi une révolutionnaire sanguinaire!», a-t-elle dit.

Critique récente

La guerre fait rage entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui a promis de chasser la dirigeante FN des usines où elle ne se rend, selon lui, que «quand il y a des caméras».

Mercredi, Marine Le Pen avait reproché à la chaîne publique de lui «imposer de force un adversaire» dans le but «de provoquer un 'clash' qui ferait le 'buzz'».

Elle a rappelé que Jean-Luc Mélenchon l'avait traitée tour à tour de «semi démente», de «chauve-souris», de «barbare», de «fasciste» en promettant de lui «pourrir» sa campagne.

De son côté, la cheffe de file du FN a traité le week-end dernier le candidat du Front de gauche «d'idiot utile du système».
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Le Parisien.fr - 21/02/2012 - Débat Le Pen-Mélenchon : le ton monte entre France 2 et le FN - Par Olivier BEAUMONT

Le feuilleton autour du probable débat entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, jeudi soir dans l'émission «Des paroles et des actes», n'en finit pas. Dernier épisode en date : un entretien téléphonique houleux, mardi après-midi, entre France 2 et la candidate du Front national, qui refuse toujours d'être confrontée au candidat du Front de gauche.


«Vous m'imposez des règles que vous n'imposeriez pas à un autre candidat ! Je ne débattrai pas avec lui, j'ai été très claire ! » Marine Le Pen ne décolère pas. Au téléphone mardi après-midi avec Gilles Bornstein, le rédacteur en chef de l'émission «Des paroles et des actes», la présidente du FN s'est emportée : «Vous avez invité Jean-Luc Mélenchon sans m'avoir informée (...). Jamais vous n'avez fait cela avec Nicolas Sarkozy ou François Hollande. On voit bien que France 2 est en liaison directe avec l'Elysée !»

Bien décidée à maintenir son invitation aux deux candidats, la chaîne envisagerait même, selon le site Francetv.fr, un deuxième débat entre Marine Le Pen et le conseiller sépcial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino. Si le débat a lieu avec Jean-Luc Mélenchon, l'entourage de Marine Le Pen promet déjà une «surprise». Par ailleurs, s'appuyant sur le récent carton d'audience de «On n'est pas couché» samedi dernier, les proches de la candidate ne cachent pas leur intérêt pour une émission qui risque d'être bien suivie. «Elle a fait autant d'audience à minuit que Bayrou hier soir (NDLR : lundi) sur TF1», souligne Florian Philippot, le directeur stratégique de sa campagne.

«Je ne veux pas débattre avec quelqu'un qui m'insulte»

Comme elle l'avait déjà fait jeudi dernier, la présidente du FN avait expliqué plus tôt ce mardi pourquoi elle excluait d'être confrontée au candidat du Front de gauche. «Ce que je voudrais c'est débattre avec de gens de l'UMP ou du PS», avait déclaré sur France Inter celle qui se voit déjà au second tour. Et, pour clore le débat sur le débat, d'ajouter : «Je n'ai pas envie de débattre avec quelqu'un qui m'insulte sur toutes les estrades de France». Il faut dire que les équipes de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont habituées aux échanges d'amabilités, le premier étant qualifié de «pantin communiste», la seconde de «bête à cornes», «chauve-souris» ou encore «semi-démente»...


«Elle se défile», rétorquait mardi matin Jean-Luc Mélenchon sur son compte Twitter, arguant que Marine Le Pen avait donné son accord dans un premier temps. Comme l'attestait, selon lui, la page Facebook de la candidate. Sur l'image qu'il a mis en ligne, on aperçoit en effet un message du compte Facebook «Marine Le Pen, la page officielle» qui confirme le débat entre les deux candidats jeudi 23 février sur le plateau de France 2. «Aidez-la à retrouver la mémoire», exhorte le candidat du Front de gauche.


Quelques heures plus tard, Jean-Luc Mélenchon, toujours sur Twitter, insiste : «Moi je suis disponible et invité : si elle ne veut pas pas venir à l'émission, je suis prêt à prendre sa place" #LePenAPeur #dpda». L'équipe du candidat du Front de gauche n'en démord pas : «On est l'adversaire le plus difficile pour elle»...