La campagne présidentielle à l’ère du numérique
Chaque candidat a ses astuces pour exister sur Internet, et certaines équipes de campagne ne manquent pas d’inventivité pour tirer leur épingle du jeu.
Hollande et Bayrou enrôlent des « volontaires »
Engagez-vous! François Bayrou fait appel à toutes les bonnes volontés depuis mardi dernier sur son site. Un mail, un prénom, un code postal et, trois clics plus tard, vous voilà missionné pour faire la campagne du candidat du MoDem. « Nous proposons chaque jour des tas d’actions concrètes », explique Matthieu Lamarre, le directeur de la campagne numérique du candidat. Impression de tracts à domicile pour les distribuer dans son immeuble, collage d’affiches, prise de contact avec des sympathisants dans son quartier… le choix est large. Des classements régionaux sont même prévus pour distinguer les volontaires les plus actifs.
Au Parti socialiste, où l’on a beaucoup étudié la campagne de Barack Obama en 2008, l’équipe de François Hollande espère, elle, recruter sur la toile (Toushollande.fr) une armée de 150000 volontaires pour les envoyer sur le terrain, faire du bon vieux porte-à-porte auprès de 5 millions de Français. « Un abstentionniste sur 14, rencontré dans un contact direct, se déplace pour aller voter, c’est mieux qu’après une distribution de tracts », souligne Claire Heuzé, la responsable de la mobilisation de terrain. Une grande journée d’action devrait avoir lieu mi-mars.
Mélenchon et Joly à l’heure des webséries
Depuis le 21 novembre, tous les lundis, le site de campagne du Front de gauche (Placeaupeuple2012.fr) met en ligne une websérie politique baptisée « En marche » avec un superhéros : Jean-Luc Mélenchon, lui-même auteur d’un des blogs politiques les plus lus du Net.
Les écologistes, eux, avaient créé le buzz en décembre en détournant des vidéos de chatons (qui pullulent sur la Toile) pour en faire une série intitulée « L’abstention fait peur aux chatons ». Ils préparent désormais de petits clips — dont les scénarios sont en cours d’écriture — expliquant le programme de Joly. Un site de soutien à la candidate (www.avecevajoly.fr) va par ailleurs être lancé aujourd’hui pour offrir à ses partisans la possibilité d’envoyer leurs idées de vidéos à réaliser ou des projets de mobilisation. « Contrairement au PS ou à l’UMP, on ne donne pas des choses prémâchées aux militants, notre site fera appel à leur esprit créatif », explique Frédéric Neau, responsable de la campagne numérique d’EELV.
Marine Le Pen tisse sa toile
Le FN a toujours accordé beaucoup d’importance à Internet. « Cela nous permet de communiquer avec des gens qui peuvent nous voir tels que nous sommes et pas comme nous décrivent nos adversaires ou les médias », souligne David Rachline, qui supervise la campagne de Marine Le Pen sur les réseaux sociaux. En plus du site officiel du FN, pas moins de 4 sites vont décliner la campagne de la candidate : « Marine Le Pen 2012 », « les Jeunes avec Marine » (sous-titré « Ici la France, les Français parlent aux Français »), « la Toile bleu Marine » et le « Comité bleu Marine ». Objectif : diffuser le programme de la candidate, des argumentaires et dialoguer avec les internautes. Au-delà du FN, de très nombreux sites et blogs d’extrême droite coexistent sur la Toile. « François de souche », en pointe sur les questions d’islam et d’immigration, est des plus actifs.
Pastiches et spams à l’UMP
Après des débuts maladroits, l’UMP s’est trouvé un nouveau créneau : la parodie. Le 3 janvier, après la publication d’une lettre-programme de François Hollande dans « Libération », 100000 internautes se sont ainsi régalés avec un pastiche, « l’Hibernation ». Autre pastiche : le site www.le-59.com, lancé mi-janvier après l’inauguration du QG de campagne du socialiste. Une annonce immobilière fictive, précisant « chauffage nucléaire : non », « chauffage au charbon : oui », « parkings à Porsche : 2 », « parc nautique : pédalo »… « L’idée, c’est de faire passer un message par le vecteur du rire », explique Pierre Chassat, directeur adjoint de la communication à l’UMP, qui pilote aussi la réalisation des vidéos « Kikadikoi », diffusées sur YouTube et Dailymotion, pour dénoncer « les incohérences du projet socialiste ». Le parti de la majorité a par ailleurs fait appel à une société spécialisée pour envoyer des courriels à un maximum d’internautes. Une pratique de spam très courante aux Etats-Unis qui devrait permettre à l’UMP de toucher presque 30% des Français connectés.
Hollande et Bayrou enrôlent des « volontaires »
Engagez-vous! François Bayrou fait appel à toutes les bonnes volontés depuis mardi dernier sur son site. Un mail, un prénom, un code postal et, trois clics plus tard, vous voilà missionné pour faire la campagne du candidat du MoDem. « Nous proposons chaque jour des tas d’actions concrètes », explique Matthieu Lamarre, le directeur de la campagne numérique du candidat. Impression de tracts à domicile pour les distribuer dans son immeuble, collage d’affiches, prise de contact avec des sympathisants dans son quartier… le choix est large. Des classements régionaux sont même prévus pour distinguer les volontaires les plus actifs.
Au Parti socialiste, où l’on a beaucoup étudié la campagne de Barack Obama en 2008, l’équipe de François Hollande espère, elle, recruter sur la toile (Toushollande.fr) une armée de 150000 volontaires pour les envoyer sur le terrain, faire du bon vieux porte-à-porte auprès de 5 millions de Français. « Un abstentionniste sur 14, rencontré dans un contact direct, se déplace pour aller voter, c’est mieux qu’après une distribution de tracts », souligne Claire Heuzé, la responsable de la mobilisation de terrain. Une grande journée d’action devrait avoir lieu mi-mars.
Mélenchon et Joly à l’heure des webséries
Depuis le 21 novembre, tous les lundis, le site de campagne du Front de gauche (Placeaupeuple2012.fr) met en ligne une websérie politique baptisée « En marche » avec un superhéros : Jean-Luc Mélenchon, lui-même auteur d’un des blogs politiques les plus lus du Net.
Les écologistes, eux, avaient créé le buzz en décembre en détournant des vidéos de chatons (qui pullulent sur la Toile) pour en faire une série intitulée « L’abstention fait peur aux chatons ». Ils préparent désormais de petits clips — dont les scénarios sont en cours d’écriture — expliquant le programme de Joly. Un site de soutien à la candidate (www.avecevajoly.fr) va par ailleurs être lancé aujourd’hui pour offrir à ses partisans la possibilité d’envoyer leurs idées de vidéos à réaliser ou des projets de mobilisation. « Contrairement au PS ou à l’UMP, on ne donne pas des choses prémâchées aux militants, notre site fera appel à leur esprit créatif », explique Frédéric Neau, responsable de la campagne numérique d’EELV.
Marine Le Pen tisse sa toile
Le FN a toujours accordé beaucoup d’importance à Internet. « Cela nous permet de communiquer avec des gens qui peuvent nous voir tels que nous sommes et pas comme nous décrivent nos adversaires ou les médias », souligne David Rachline, qui supervise la campagne de Marine Le Pen sur les réseaux sociaux. En plus du site officiel du FN, pas moins de 4 sites vont décliner la campagne de la candidate : « Marine Le Pen 2012 », « les Jeunes avec Marine » (sous-titré « Ici la France, les Français parlent aux Français »), « la Toile bleu Marine » et le « Comité bleu Marine ». Objectif : diffuser le programme de la candidate, des argumentaires et dialoguer avec les internautes. Au-delà du FN, de très nombreux sites et blogs d’extrême droite coexistent sur la Toile. « François de souche », en pointe sur les questions d’islam et d’immigration, est des plus actifs.
Pastiches et spams à l’UMP
Après des débuts maladroits, l’UMP s’est trouvé un nouveau créneau : la parodie. Le 3 janvier, après la publication d’une lettre-programme de François Hollande dans « Libération », 100000 internautes se sont ainsi régalés avec un pastiche, « l’Hibernation ». Autre pastiche : le site www.le-59.com, lancé mi-janvier après l’inauguration du QG de campagne du socialiste. Une annonce immobilière fictive, précisant « chauffage nucléaire : non », « chauffage au charbon : oui », « parkings à Porsche : 2 », « parc nautique : pédalo »… « L’idée, c’est de faire passer un message par le vecteur du rire », explique Pierre Chassat, directeur adjoint de la communication à l’UMP, qui pilote aussi la réalisation des vidéos « Kikadikoi », diffusées sur YouTube et Dailymotion, pour dénoncer « les incohérences du projet socialiste ». Le parti de la majorité a par ailleurs fait appel à une société spécialisée pour envoyer des courriels à un maximum d’internautes. Une pratique de spam très courante aux Etats-Unis qui devrait permettre à l’UMP de toucher presque 30% des Français connectés.

Le Figaro. Le 06/02/2012. Source
Les partis musclent leur dispositif web
Alors que le PS veut s'inspirer de Barack Obama pour mobiliser les militants sur Internet, l'UMP cherche à refaire son retard en axant sa stratégie numérique sur la riposte.
Le QG de François Hollande prend parfois des airs de cybercafé. De plus en plus régulièrement, des blogueurs proches du PS s'y réunissent pour réagir à chaud à un évènement politique. Ils étaient une centaine à l'issue du meeting du Bourget, plusieurs dizaines lors de l'affrontement du candidat socialiste avec Alain Juppé, sur France 2. Sur la toile, ils se font appeler Slovar, Jegoun ou Sarkofrance et comptent parmi les figures les plus influentes de la blogosphère française, majoritairement orientée à gauche. Leur mission: créer des contenus originaux - textes, infographies, vidéos - et répondre en instantané aux attaques venues de la droite. Une force de frappe numérique que l'équipe web de François Hollande, dirigée par l'élu bordelais Vincent Feltesse et composée de 35 personnes, a intégrée à son dispositif: la plateforme participative Toushollande.fr, lancée ce vendredi, compile ainsi sur sa page d'accueil les «posts» des blogueurs les plus célèbres.
Autre atout que le PS, qui consacre deux millions d'euros à sa campagne numérique, souhaite exploiter: une liste de 700.000 adresses électroniques récoltées lors des deux tours de la primaire, la plus grosse base de données militante jamais collectée par un parti en France. Pour la mettre à profit, l'équipe web de François Hollande est assistée par l'agence américaine Blue State Digital, qui s'est occupée de la mobilisation en ligne dans la campagne de Barack Obama. Une référence pour de nombreux socialistes comme Arnaud Montebourg ou Olivier Ferrand, qui avaient réalisé en 2009 un voyage outre-Atlantique pour s'imprégner des secrets de campagne du parti démocrate. La recette américaine est simple: utiliser les e-mails pour envoyer régulièrement des «newsletter» et recruter un maximum de volontaires, qui seront eux-mêmes chargés de répandre la bonne parole socialiste autour d'eux, sur le net ou lors d'opérations de porte-à-porte. Une méthode de mobilisation plus efficace que le recours à la Coopol, le réseau social lancé en 2010 par le Parti socialiste, progressivement tombé en désuétude.
En attendant Sarkozy, l'UMP privilégie la riposte
A la même époque, l'UMP avait inauguré en grande pompe sa propre plateforme sociale, Les Créateurs de possible. La mayonnaise n'avait pas pris: 500.000 euros d'investissements et un an plus tard, le site avait été fermé. Fin 2009, le parti majoritaire avait aussi été brocardé pour son «lipdub», un petit clip musical mettant en scène plusieurs ministres. En reprenant les rênes du parti en décembre 2010, Jean-François Copé a demandé une refonte complète de sa stratégie web. L'UMP s'est attachée les services d'une nouvelle agence, Emakina, à l'origine du nouveau site du parti majoritaire, lancé en septembre dernier. La société est dirigée par Manuel Diaz, un spécialiste de la communication numérique de 32 ans qui sera être au cœur de la future campagne web de Nicolas Sarkozy.
En attendant la déclaration de candidature du chef de l'Etat, l'UMP axe sa stratégie sur la riposte. Sous l'impulsion de Laure de la Raudière, secrétaire nationale chargée du numérique, des formations aux réseaux sociaux ont été organisées à destination des élus. Depuis, la «cellule riposte», dirigée par Brice Hortefeux, est omniprésente sur le web: à longueur de «tweets», les députés Valérie Rosso-Debord, Sébastien Huyghe, Franck Riester ou encore la ministre Nadine Morano, défendent le bilan de Nicolas Sarkozy et tirent à boulets rouges contre le candidat socialiste.
Le chef de l'Etat a quant à lui opéré un retour en force sur Facebook, où il est - de loin - le politique le plus suivi, avec plus de 515.000 amis. A un rythme quasi-quotidien, il y annonce ses déplacements, ses allocutions télévisées et fait passer des messages plus politiques. «Face à la crise sans précédent qui frappe durement l'Europe et notre pays, nous devons continuer d'agir sans relâche (…) Sachez que vous pouvez compter sur ma détermination», lisait-on sur le «mur» de Nicolas Sarkozy à l'issue de son entretien de dimanche.
Les autres candidats ne sont pas en reste. François Bayrou, qui avait déjà mené une important web-campagne en 2007, dispose d'un site web innovant et multiplie les «twitt-interview», des séances de questions-réponses d'une heure avec les abonnés du réseau. Eva Joly dispose de son côté de nombreux relais sur les réseaux sociaux, qui se sont baptisés «Écologeeks», et d'une équipe web inventive. Sa dernière idée? Poster le CV de la candidate écologiste sur le réseau social professionnel LinkedIn. L'occasion pour beaucoup d'internautes d'apprendre qu'entre 1969 et 1971, Eva Joly a été secrétaire du producteur Eddie Barclay.
Alors que le PS veut s'inspirer de Barack Obama pour mobiliser les militants sur Internet, l'UMP cherche à refaire son retard en axant sa stratégie numérique sur la riposte.
Le QG de François Hollande prend parfois des airs de cybercafé. De plus en plus régulièrement, des blogueurs proches du PS s'y réunissent pour réagir à chaud à un évènement politique. Ils étaient une centaine à l'issue du meeting du Bourget, plusieurs dizaines lors de l'affrontement du candidat socialiste avec Alain Juppé, sur France 2. Sur la toile, ils se font appeler Slovar, Jegoun ou Sarkofrance et comptent parmi les figures les plus influentes de la blogosphère française, majoritairement orientée à gauche. Leur mission: créer des contenus originaux - textes, infographies, vidéos - et répondre en instantané aux attaques venues de la droite. Une force de frappe numérique que l'équipe web de François Hollande, dirigée par l'élu bordelais Vincent Feltesse et composée de 35 personnes, a intégrée à son dispositif: la plateforme participative Toushollande.fr, lancée ce vendredi, compile ainsi sur sa page d'accueil les «posts» des blogueurs les plus célèbres.
Autre atout que le PS, qui consacre deux millions d'euros à sa campagne numérique, souhaite exploiter: une liste de 700.000 adresses électroniques récoltées lors des deux tours de la primaire, la plus grosse base de données militante jamais collectée par un parti en France. Pour la mettre à profit, l'équipe web de François Hollande est assistée par l'agence américaine Blue State Digital, qui s'est occupée de la mobilisation en ligne dans la campagne de Barack Obama. Une référence pour de nombreux socialistes comme Arnaud Montebourg ou Olivier Ferrand, qui avaient réalisé en 2009 un voyage outre-Atlantique pour s'imprégner des secrets de campagne du parti démocrate. La recette américaine est simple: utiliser les e-mails pour envoyer régulièrement des «newsletter» et recruter un maximum de volontaires, qui seront eux-mêmes chargés de répandre la bonne parole socialiste autour d'eux, sur le net ou lors d'opérations de porte-à-porte. Une méthode de mobilisation plus efficace que le recours à la Coopol, le réseau social lancé en 2010 par le Parti socialiste, progressivement tombé en désuétude.
En attendant Sarkozy, l'UMP privilégie la riposte
A la même époque, l'UMP avait inauguré en grande pompe sa propre plateforme sociale, Les Créateurs de possible. La mayonnaise n'avait pas pris: 500.000 euros d'investissements et un an plus tard, le site avait été fermé. Fin 2009, le parti majoritaire avait aussi été brocardé pour son «lipdub», un petit clip musical mettant en scène plusieurs ministres. En reprenant les rênes du parti en décembre 2010, Jean-François Copé a demandé une refonte complète de sa stratégie web. L'UMP s'est attachée les services d'une nouvelle agence, Emakina, à l'origine du nouveau site du parti majoritaire, lancé en septembre dernier. La société est dirigée par Manuel Diaz, un spécialiste de la communication numérique de 32 ans qui sera être au cœur de la future campagne web de Nicolas Sarkozy.
En attendant la déclaration de candidature du chef de l'Etat, l'UMP axe sa stratégie sur la riposte. Sous l'impulsion de Laure de la Raudière, secrétaire nationale chargée du numérique, des formations aux réseaux sociaux ont été organisées à destination des élus. Depuis, la «cellule riposte», dirigée par Brice Hortefeux, est omniprésente sur le web: à longueur de «tweets», les députés Valérie Rosso-Debord, Sébastien Huyghe, Franck Riester ou encore la ministre Nadine Morano, défendent le bilan de Nicolas Sarkozy et tirent à boulets rouges contre le candidat socialiste.
Le chef de l'Etat a quant à lui opéré un retour en force sur Facebook, où il est - de loin - le politique le plus suivi, avec plus de 515.000 amis. A un rythme quasi-quotidien, il y annonce ses déplacements, ses allocutions télévisées et fait passer des messages plus politiques. «Face à la crise sans précédent qui frappe durement l'Europe et notre pays, nous devons continuer d'agir sans relâche (…) Sachez que vous pouvez compter sur ma détermination», lisait-on sur le «mur» de Nicolas Sarkozy à l'issue de son entretien de dimanche.
Les autres candidats ne sont pas en reste. François Bayrou, qui avait déjà mené une important web-campagne en 2007, dispose d'un site web innovant et multiplie les «twitt-interview», des séances de questions-réponses d'une heure avec les abonnés du réseau. Eva Joly dispose de son côté de nombreux relais sur les réseaux sociaux, qui se sont baptisés «Écologeeks», et d'une équipe web inventive. Sa dernière idée? Poster le CV de la candidate écologiste sur le réseau social professionnel LinkedIn. L'occasion pour beaucoup d'internautes d'apprendre qu'entre 1969 et 1971, Eva Joly a été secrétaire du producteur Eddie Barclay.
Le Parisien. Le 11/02/2012. Source
Les élections sur le web : cellules de veille et «riposte-partys»
Surveiller la Web réputation de son candidat, entacher celle de l’adversaire… C’est le lot quotidien de centaines de militants internautes. Ils écument les forums de discussion, les commentaires d’articles, mais aussi et surtout les réseaux sociaux à coups d’attaques et d’arguments pas toujours très fins. Objectif : faire le plus de « bruit » possible! A chaque intervention du candidat Hollande — meeting ou grosse émission de télévision —, l’UMP invite ainsi un petit bataillon de militants dans son nouveau siège parisien pour inonder les réseaux sociaux.
Surveiller la Web réputation de son candidat, entacher celle de l’adversaire… C’est le lot quotidien de centaines de militants internautes. Ils écument les forums de discussion, les commentaires d’articles, mais aussi et surtout les réseaux sociaux à coups d’attaques et d’arguments pas toujours très fins. Objectif : faire le plus de « bruit » possible! A chaque intervention du candidat Hollande — meeting ou grosse émission de télévision —, l’UMP invite ainsi un petit bataillon de militants dans son nouveau siège parisien pour inonder les réseaux sociaux.
« On fait venir une cinquantaine de personnes, âgées pour la plupart entre 18 et 35 ans. On commande des pizzas. Tout le monde s’installe devant un grand écran. Et pendant l’intervention, chacun réagit en direct sur Twitter et Facebook », explique-t-on à l’UMP. L’équipe de François Hollande n’est pas en reste, avec ses « riposte-partys » organisées au QG de campagne, avenue de Ségur (Paris VIIe). Ces militants ont ainsi relayé le discours de Hollande au Bourget sur tous les réseaux sociaux en temps réel. Chez Bayrou, enfin, la veille se fait 7 jours sur 7, et même la nuit. Une armada de bénévoles (400 sur Twitter, 500 sur Google+ et environ 1 000 sur Facebook) se charge de répondre à chaque question ou remarque formulée sur le candidat centriste





