Jean - Luc Mélenchon : les temps forts
Marseille refuse Mélenchon
La Bastille
Marche chez Bernard Arnault
Meeting à Villeurbanne
Le Figaro - 21/03/2012 - Marseille refuse ses plages à Mélenchon - Par Boris MARCHAL
Marseille refuse Mélenchon
La Bastille
Marche chez Bernard Arnault
Meeting à Villeurbanne
Le Figaro - 21/03/2012 - Marseille refuse ses plages à Mélenchon - Par Boris MARCHAL
La mairie de Marseille a donné une réponse défavorable à la demande du Front de gauche de tenir meeting, le 14 avril, au Prado. Une décision politique, dénonce Jean-Luc Mélenchon.
Après avoir créé l'événement à la Bastille, Jean-Luc Mélenchon espérait surfer sur la vague de ce succès sur les plages du Prado, à Marseille. Le 14 avril, le candidat du Front de gauche voulait tenir meeting dans ce lieu mythique. Il s'est heurté au refus de la mairie (UMP) de Marseille: «C'est une position de principe. Les plages du Prado n'ont pas à accueillir de meetings politiques», explique Laure-Agnès Caradec, adjointe au maire chargée des espaces verts.
Et cette élue marseillaise d'assurer: «La position du maire aurait été identique pour n'importe quel autre candidat.» Les plages du Prado sont, selon elle, «des espaces de détente pour les Marseillais» et n'ont pas vocation à accueillir des événements «militants». Si bien que la Ville a proposé au Front de gauche de tenir ce meeting au Dôme (8500 places) ou au Palais des congrès (10.000 places), où François Hollande et Nicolas Sarkozy sont respectivement passés dans la campagne. Et même, d'après Laure-Agnès Caradec, un parc des expositions en plein air, situé près du Stade Vélodrome et pouvant accueillir plusieurs dizaines de milliers de personnes, a été proposé à l'équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon.
La «droite sarkozyste» accusée
Des propositions inacceptables pour le Front de gauche. Car, après avoir rassemblé 120.000 sympathisants sur la place de la Bastille à Paris (chiffre des organisateurs), le parti table sur un très grand nombre de participants. «Bien plus que ne peut en contenir n'importe quelle salle de Marseille», a objecté le secrétaire PCF des Bouches-du-Rhône, Pierre Dharréville.
«Ce sont les services techniques qui nous avaient orientés vers la plage», a rappelé Jean-Luc Mélenchon. Avant d'ironiser: «Maintenant, ils découvrent qu'au mois d'avril, les foules viendraient s'y baigner.» «La droite sarkozyste veut nous empêcher de nous rassembler», a-t-il dénoncé. Le leader du Front de gauche a reçu le soutien de Patrick Mennucci, président du groupe socialiste au conseil municipal.
Passage de la caravane UMP en 2007
Il faut dire que, le 15 août 2007, les plages du Prado avaient accueilli la caravane de l'UMP. Un fait que n'a pas manqué de pointer le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Sur son compte Twitter, en mettant en lien une vidéo de l'événement, François Delapierre écrit: «Pas de politique sur les plages du Prado? L'UMP ment et se moque du monde.»
«La caravane UMP fait le tour de France et des plages, mais elle mobilise peu, répond Laure-Agnès Caradec. Sur la vidéo, il y a une trentaine de personnes. Jean-Luc Mélenchon, lui, prétend en faire venir 30.000!»
De son côté, le candidat du FG n'a pas rendu les armes. «Nous allons nous rassembler devant la mairie, harceler M. Gaudin», a-t-il dit. Et d'enchaîner: «Si nous ne pouvons pas aller sur la plage, nous occuperons les rues.» Un parcours de manifestation devrait être déposé à la préfecture.
L'express - 19/03/2012 - A la Bastille, Mélenchon réussit son pari
Les éditorialistes saluent la démonstration de force du leader du Front de gauche, qui a réuni dimanche des dizaines de milliers de personnes sur la place de la Bastille.
Le leader du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a accompli une véritable démonstration de force en réunissant dimanche des dizaines de milliers de personnes sur la place de la Bastille, "noire de monde et rouge de colère", soulignent lundi de nombreux éditorialistes.
A lire aussi: Ce qu'il faut retenir du discours de Jean-Luc Mélenchon
Et notre analyse du discours de Jean-Luc Mélenchon.
Mélenchon "a réussi son pari en rassemblant hier, à Paris, beaucoup plus de monde que prévu", écrit Paul Quinio dans Libération. "Jusqu'à présent, la campagne était plutôt terne" mais "les bataillons du Front de gauche lui donnent un coup de jeune et d'enthousiasme."
"À gauche, celui qui monte, c'est Jean-Luc Mélenchon, celui qui s'effrite, c'est François Hollande", martèle Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro.
"Quelque chose nous dépasse dans cette foule immense arpentant le pavé de Paris", reconnaît Patrick Apel-Muller (L'Humanité), qui y voit la preuve que le "peuple commence à prendre le pouvoir".
Pour Hervé Cannet (La Nouvelle République du Centre-ouest), le leader du Front de gauche "apporte au Parti communiste un regain inattendu de virginité" et "s'installe allégrement dans le rôle d'un empêcheur de gagner en rond" grâce à un "discours radical", susceptible d'"effrayer le bourgeois". Désormais "comptable d'une énergie populaire puissante", il "pourra, le moment venu" la "monnayer au prix fort."
Selon Philippe Waucampt (Le Républicain Lorrain), "en grimpant dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon devient dangereux pour François Hollande dont il casse la dynamique de campagne" en l'obligeant à "virer à gauche toute" au risque de "lui aliéner l'électorat centriste que l'hôte de l'Elysée se fera bientôt un devoir de butiner."
D'ailleurs, relève François Martin (Midi Libre), Mélenchon "est devenu un allié objectif de Sarkozy" car "le faire grimper, c'est torpiller Hollande. Affaiblir Bayrou. Siphonner le vote ouvrier de Marine Le Pen".
Mais malgré tout, poursuit cet éditorialiste, le candidat socialiste "n'a pas à avoir peur du Mélenshow" et "peut applaudir à ce succès" car il représente "sa pelote de voix pour le second tour."
L'ascension du candidat du Front de gauche, symbolisée par une Bastille "noire de monde et rouge de colère", complique en fait le deuxième tour de Nicolas Sarkozy "qui ne dispose pas dans son camp d'une réserve aussi forte et fiable", assure Pascal Jalabert (Le Progrès).
L'ancien sénateur socialiste est bel et bien "le chamboule-tout" de la campagne 2012, analyse Bruno Dive (Sud-Ouest). Son ascension traduit selon lui la "révolte d'une grande partie de la population face aux inégalités croissantes, face aux plans d'austérité et aux plans sociaux...face aux dérives du capitalisme financier, qui ont provoqué une crise sans précédent dont les responsables n'ont tiré aucune leçon."
Une révolte "pour l'heure pacifique", souligne-t-il, et "dont Nicolas Sarkozy comme François Hollande feraient bien de tenir le plus grand compte."
Le Monde.fr - 04/02/2012 - Le Front de gauche organise une "marche de gueux" sur une propriété de Bernard Arnault
Quelque 150 partisans du Front de gauche ont participé, samedi 4 février, près de Sauternes (Gironde) à une "marche de gueux" sur le vignoble du château Yquem, propriété de Bernard Arnault, première fortune de France, afin de réclamer "un plus grand partage des richesses".
"On est des gueux des temps modernes, a lancé Michel Hilaire, conseiller général et candidat du Front de gauche dans la 12e circonscription de la Gironde. Au-delà du symbolique, il y a un besoin urgent de remettre l'humain en tête des préoccupations".
"ON A LA CHANCE D'AVOIR DANS NOS CANTONS CES MILLIARDAIRES"
"Avec Bernard Arnault à château Yquem, Peugeot à château Guiraud, Axa à château Suduiraut et le Baron Eric de Rothschild à château Rieussec, on a la chance d'avoir dans nos cantons ces milliardaires", a-t-il expliqué, en pointant du doigt les bâtisses alentours alors que les manifestants improvisaient prise de parole et pique-nique.
"Il y a un bourrage de crâne permanent pour dire que la France est pauvre, qu'elle n'a pas d'argent et qu'elle ne pourra se sauver que par des plans d'austérité. Nous, on demande un plus grand partage des richesses", a renchéri Pierre Augey, maire communiste de Fargues, conseiller général et candidat dans la 9e circonscription de la Gironde.
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L'Humanité - 07 février 2012 - Le front de gauche soulève les foules à Villeurbanne
Comme à Nantes, à Besançon ou à Bordeaux précédemment, le Front de gauche a bien eu du mal à faire entrer tout le public et les militants venus en nombre pour assister au meeting de Villeurbanne. Là où les organisateurs attendaient 7000 personnes, ils étaient plus de 10 000 à participer à ce grand rendez-vous de la campagne collective dans le Rhône.
Tour à tour, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Danielle Obono, de Convergences et Alternative et Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, ont tour à tour pris la parole.
"Ne comptez que sur vous-mêmes"
Aux salariés de Lejaby, d'Arkema ou de Péchiney, comme au reste de son auditoire, ce dernier leur a demandé: "Ne comptez que sur vous-mêmes. Le premier média du peuple, c'est le peuple lui-même." L'orateur Jean-Luc Mélenchon a fait recette lorsqu'il s'est moqué du signe de ralliement de la campagne du Parti socialiste. "Un radio du thorax?", se demande -t-il. Le porteur du programme "L'Humain d'abord" a surtout rappelé que la lutte contre la précarité était au coeur du projet partagé et qu'entre le faible et le fort, "c'est la loi qui protège et la liberté qui opprime".
"On est du petit bois pour le capital"
Un peu plus tôt dans la journée, le candidat du Front de gauche avait appelé les salariés du site Arkema de Saint-Fons, dans l'agglomération lyonnaise, à entrer en résistance contre le projet de rachat d'une partie des activités de l'entreprise de pétrochimie par le groupe suisse Klesch. Malgré l'interdiction de la direction de l'entreprise d'entrer sur le site, Jean-Luc Mélenchon a pu leur rappeler qu'"il y a une limite à l'exploitation, c'est la résistance", du haut d'une tribune improvisée dans la cantine de l'entreprise, devant quelque 300 salariés.
"Vous avez le droit de dire que vous ne voulez pas de cette cession, ce soi-disant repreneur est un dépeceur, une espèce de vampire, on est perçu comme de la chair à canon, on est du petit bois pour le capital", a-t-il ajouté à propos de l'homme d'affaires suisse Gary Klesch, qui est également intéressé par la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime)."Ce qui se passe ici est une caricature", a insisté le candidat, dénonçant "l'arrivée d'un fonds de pension malfaisant qui ne garantit même pas les retraites des travailleurs".
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