Jean - Luc Mélenchon : les propositions
Une défense altermondialiste
Relancer l'économie par l'augmentation du SMIC
Politique de l'enfance émancipatrice
Titularisation de 850 000 précaires de la fonction publique
La nationalisation de Total
Réquisition d'entreprises
Europe 1.fr - 30/03/2012 - Mélenchon pour une défense "altermondialiste"

Le Parisien.fr - 30/03/2012 - Vrai ou faux ? Mélenchon veut relancer l'activité par la hausse du smic - Par Ava DJAMSHIDI

Le Monde - 28/03/2012 - Mélenchon lance un "appel pour une politique de l'enfance émancipatrice"

Le Figaro.fr - 10/03/2012 - Mélenchon: titulariser tous les précaires
Le candidat du front de gauche à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, titularisera 850.000 «précaires de la Fonction publique» s'il est élu, a-t-il expliqué ce samedi dans une interview au Parisien - Aujourd'hui en France.
«Si vous n'avez pas de CDI, on ne vous prête pas, on ne vous loue pas et ainsi de suite, toute la vie devient précaire», analyse le candidat, qui constate que ce phénomène concerne désormais les personnes qualifiées, comme les ingénieurs ou les architectes.
Afin de lutter contre la progression du nombre de contrats de travail temporaires, il propose, dans la Fonction publique, de titulariser 850.000 contractuels et dans le secteur privé d'interdire d'avoir «plus de 5% de l'effectif en contrat atypique». Un taux qui pourra passer à 10% dans les PME.
Jean-Luc Mélenchon souhaite également supprimer le statut d'auto-entrepreneur, qu'il considère comme une «arnaque de première grandeur».
Accès à l'article
Relancer l'économie par l'augmentation du SMIC
Politique de l'enfance émancipatrice
Titularisation de 850 000 précaires de la fonction publique
La nationalisation de Total
Réquisition d'entreprises
Europe 1.fr - 30/03/2012 - Mélenchon pour une défense "altermondialiste"
Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle, a plaidé vendredi pour une réorganisation totale du système diplomatique et de défense de la France autour d'un concept d'"alliance altermondialiste", avec les pays émergents pour points d'appui.
Opposant l'"universalisme" de la France à la volonté "hégémonique" des Etats-Unis, Jean-Luc Mélenchon a développé un projet stratégique qui passe par le retrait de la France "de toutes les organisations qui résultent de l'ancien ordre du monde", comme l'Otan, le G8 ou le G20.
Une réflexion qui est le fruit des travaux des commissions défense du Parti communiste et du Parti de Gauche, "en désaccord complet avec la doctrine de défense du Parti socialiste", a constaté le candidat du Front de Gauche.
Le Parisien.fr - 30/03/2012 - Vrai ou faux ? Mélenchon veut relancer l'activité par la hausse du smic - Par Ava DJAMSHIDI
BUREAU DE VÉRIFICATION DE LA PETITE PHRASE
«Quand on porte le smic à 1700 € , ça relance l’activité (...) C’est 30 milliards de hausse de salaire la première année (...) Cela déclenche par effet mécanique, puisqu’il ya davantage de consommation populaire, 180 000 emplois supplémentaires la première année», JEAN-LUC MÉLENCHON, MARDI 27 MARS, À LILLE.
SIMPLISTE
L’augmentation du smic à 1700 € — brut en début de mandat, net à la fin — est l’une des mesures phares du programme du Front de gauche. En meeting à Lille mardi dernier, Jean-Luc Mélenchon, citant les économistes de son parti, a assuré que la hausse du salaire minimum générerait de façon « mécanique » la création de 180 000 emplois. Un raccourci pour le moins simpliste. D’abord parce qu’une mesure de politique économique ne crée jamais un nombre précis d’emplois de façon automatique, sauf s’il s’agit d’emplois publics ou aidés. Ensuite parce qu’il s’agit d’un raisonnement purement macro-économique. La thèse de Mélenchon, c’est qu’avec 20 % de salaire en plus, les smicards consommeront plus, ce qui fera plus de croissance et au final plus d’emplois.
Cela pourrait avoir un effet pervers sur l’emploi
Joli sur le papier, mais dans les faits, rien ne dit par exemple que les salariés augmentés n’achèteront que des produits français. S’ils en profitent pour acheter des produits allemands, ce sont surtout les entreprises et la croissance allemandes qui en tireront bénéfice. Enfin, parce qu’une telle hausse du smic pourrait au contraire avoir un effet pervers sur l’emploi. « Les entreprises vont moins embaucher parce qu’elles vont trouver que cela coûte trop cher, pronostique Mathieu Plane, de l’Observatoire français des conjectures économiques (OFCE). Cela fera aussi plus de chômeurs dans les emplois peu qualifiés, parce que cette mesure augmente le coût du travail pour les entreprises. Sauf à compenser intégralement cette hausse par une aide de l’Etat, ça veut dire que cela coûterait une fortune pour les finances publiques. » L’économiste du Front de gauche Jacques Généreux précise que la hausse sera compensée par une baisse de la fiscalité pour les entreprises de moins de 50 salariés. Mais le problème reste entier pour les plus grosses.
VIDEO. Gêné de «vivre bien», Mélenchon ne supporte pas la misère
VIDEO. Jean-Luc Mélenchon veut éradiquer les emplois précaires
Le Monde - 28/03/2012 - Mélenchon lance un "appel pour une politique de l'enfance émancipatrice"
Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la présidentielle, a lancé mercredi 28 mars avec des acteurs de l'enfance un "appel pour une politique de l'enfance bienveillante et émancipatrice", jugeant que Nicolas Sarkozy "a enfermé l'enfance dans une vision punitive et coercitive" pendant cinq ans.
"Nous prononçons une critique radicale du sarkozysme qui a été un moment d'obscurantisme dans la vision de l'enfance. On a mis deux siècles à comprendre qu'un enfant n'était pas un petit adulte, avec M. Sarkozy en cinq ans on a réussi à faire croire à tout le pays que c'est un petit adulte, mais par dessus la marché un pré-délinquant dès le plus jeune âge", a dit le candidat qui se dit révolutionnaire sur ce sujet.
"Le travail du Front de gauche pour la petite enfance est radicalement original parce que nous serons les seuls à croiser les regards de spécialistes et militants sur l'enfance", a aussi souligné Jean-Luc Mélenchon à l'issue d'une conférence à son QG aux Lilas (Seine-Saint-Denis) sur cette question.
"POUR LA DROITE, L'ENFANT EST UNE SOURCE DE TROUBLES"
Il a affirmé que "c'est sur ces ruines là [du "sarkozysme"] qu'il faut reconstruire une autre vision de l'enfance".
"Pour la droite et la bonne société, l'enfant est une source de troubles et de problèmes, il faut le contenir et le dresser. On n'a de l'enfance qu'une vision punitive et coercitive" a-t-il ajouté, annonçant que "c'est un thème qui va être présent dans la suite de la campagne, en particulier dans un prochain discours".
Selon l'appel lancé mercredi pour l'enfance, le Front de Gauche veut élargir la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, "redonner à l'Education nationale les moyens de tendre vers l'émancipation et la réussite de tous les élèves par une prise en charge personnalisée et diversifiée".
Pour les moins de 3 ans, s'il accédait au pouvoir, le FG prévoit de retirer le décret de Nadine Morano qui incarne à ses yeux des "jardins d'éveil payants" et propose notamment de créer un "service public de la petite enfance".
Le Figaro.fr - 10/03/2012 - Mélenchon: titulariser tous les précaires
Le candidat du front de gauche à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, titularisera 850.000 «précaires de la Fonction publique» s'il est élu, a-t-il expliqué ce samedi dans une interview au Parisien - Aujourd'hui en France.
«Si vous n'avez pas de CDI, on ne vous prête pas, on ne vous loue pas et ainsi de suite, toute la vie devient précaire», analyse le candidat, qui constate que ce phénomène concerne désormais les personnes qualifiées, comme les ingénieurs ou les architectes.
Afin de lutter contre la progression du nombre de contrats de travail temporaires, il propose, dans la Fonction publique, de titulariser 850.000 contractuels et dans le secteur privé d'interdire d'avoir «plus de 5% de l'effectif en contrat atypique». Un taux qui pourra passer à 10% dans les PME.
Jean-Luc Mélenchon souhaite également supprimer le statut d'auto-entrepreneur, qu'il considère comme une «arnaque de première grandeur».
Accès à l'article
Le Monde.fr - 10/02/2012 - Jean-Luc Mélenchon demande la nationalisation de Total
Le candidat du Front de Gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a appelé vendredi à la nationalisation du géant pétrolier Total, qui vient d'annoncer vendredi 10 février des bénéfices de plus de 12 milliards d'euros pour l'année 2011 et s'apprêter à verser 300 millions d'euros au titre de l'impôt sur les sociétés"Cet argent est accumulé sur le dos des Français qui voient chaque jour le prix de l'essence s'envoler. Il est une offense odieuse face aux salariés sacrifiés de la raffinerie de Dunkerque", estime Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.
Le candidat du Front de gauche s'insurge aussi contre le fait que Total paye "seulement 300 millions d'euros d'impôts sur les sociétés en France", soit "à peine 2,4 % de ses bénéfices !" "Rien, ajoute le document, ne dit mieux l'abaissement face aux puissances d'argent dans lequel sont tombés l'Etat et les citoyens !"
"Rien ne montre mieux l'urgence et l'intérêt qu'il y a à nationaliser Total. (...) C'est une condition indispensable pour préserver le pouvoir d'achat populaire. C'est aussi une absolue nécessité pour mettre enfin les moyens financiers, techniques et humains de Total au service de l'intérêt général", indique le communiqué.
ESTROSI APPELLE TOTAL "À SOUTENIR NOTRE ÉCONOMIE"
A droite, la faible imposition du groupe pétrolier a suscité les réserves de l'ex-ministre de l'industrie et député des Alpes-Maritimes UMP Christian Estrosi, qui a regretté vendredi "que les TPE/PME qui représentent 90 % de l'emploi en France payent plus de 30 % d'impôt sur leur bénéfice quand des entreprises comme Total payent seulement 2,5 % d'impôt".
Le maire de Nice a appelé "Total à se positionner comme une locomotive pour l'économie française, à irriguer nos TPE/PME de son savoir-faire, créer des emplois dans nos territoires et à soutenir notre économie".
Il a aussi demandé que "la fusion des régimes d'imposition allemand et français soit au plus vite réalisée et que la commission d'enquête relative au taux réel d'impôt sur les bénéfices payé par les grandes entreprises et les PME qu'il avait proposée de créer en mars 2011 avec près de 150 autres députés soit mise en place à l'Assemblée nationale".
Accès à l'article
L'Humanité - 12/02/2012 - Jean-Luc Mélenchon pour des réquisitions d'entreprises
Il faut qu'"on empêche certaines entreprises de fermer. Certaines fois, je pense qu'il faut réquisitionner purement, et simplement, quand un délocalisateur sur un coup de bourse veut délocaliser, on réquisitionne". Le candidat du Front de Gauche à la présidentielle réagissait ainsi ce dimanche midi, sur France 3, à l'actualité récente des délocalisations, comme celles des activités textiles de Lejaby ou plus près encore, celle des voitures à bas-coût de Renault-Dacia.
Jean-Luc Mélenchon a qualifié d'"aberrant" l'inauguration cette semaine d'une usine Renault au Maroc. "Qu'il y ait une usine à Tanger tant mieux, c'est ma ville natale, et je suis heureux que les Marocains puissent vivre dignement de leur travail sur place", a-t-il jugé, ajoutant, "que l'on fabrique des voitures à Tanger pour l'Afrique et le Maghreb voilà une très bonne chose. Mais que l'on fabrique à Tanger des voitures à bas prix en surexploitant les travailleurs par rapport aux travailleurs français pour ensuite amener les voitures en Europe, voilà qui est aberrant."
"Quel est le sens économique de cette affaire?"
"S'ils continuent comme ça à mettre au chômage tous les ouvriers en France pour leur amener des voitures qu'ils ne pourront pas acheter, quel est le sens économique de cette manière de faire?", s'est-il demandé. Le porteur du programme partagé a préconisé que "tout ce qui est délocalisé doit être, lorsqu'il revient sur le territoire national, imposé ou taxé de sorte que l'avantage déloyal que représente le dumping social soit annulé".
Il a estimé par ailleurs que la TVA sociale est aussi "une aberration qui va amputer le pouvoir d'achat des salariés en France qui vont donc être encore moins capables d'acheter parce qu'ils seront taxés plus lourdement".
Accès à l'article





