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Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan

Europe 1 - 06/03/2012 - Dupont-Aignan a les 500 signatures
Selon les informations du Buzz politique d'Europe 1, Nicolas Dupont-Aignan a toutes les signatures nécessaires pour se présenter à la présidentielle. Le candidat souverainiste de Debout la République a déjà commencé à déposer ses premiers parrainages au Conseil constitutionnel. Il prévoit de déposer la totalité des 500 signatures au plus tard mardi prochain. "Ça va passer ric-rac. Mais ça rentre bien", a-t-il confié lundi soir à Europe 1.


Le Journal du Dimanche. Le 22/11/2010. Source Dupont-Aignan: "Le FN n'a pas le monopole du bon sens"
Nicolas Dupont-Aignan a annoncé dimanche sa candidature pour 2012. Le souverainiste de Debout la République a déchiré la représentation d'un billet de 10 euros pour symboliser son opposition à la monnaie unique.



Vous n'avez pas obtenu les 500 signatures en 2007. Les obtiendrez-vous pour 2012?
Nous avons beaucoup progressé dans les élections locales. Beaucoup de maires nous ont rejoints. Donc ce sera plus facile. On avait eu 448 signatures en 2007. Il en manquait 52. Je ne peux pas vous dire que c'est sûr, mais on a progressé et on se prépare beaucoup mieux qu'avant.


Pourquoi être candidat?

Personne sur l'échiquier politique ne défend les thèses qui sont les miennes pour essayer de résoudre les problèmes des Français. Notamment ce grand mensonge sur l'Union européenne et sur l'euro. On vit dans un jeu d'apparence entre l'UMP et le PS. Ils se disputent sur l'accessoire sans remettre en cause l'essentiel. Or, tant qu'on restera avec cet euro, on n'arrivera pas à combattre le chômage.


Pensez-vous avoir une chance d'être élu?

Quand on se présente à une élection, c'est toujours pour être élu. Pour autant, je suis lucide sur l'écart entre les intentions de vote et le résultat. Si on ne gardait que ceux qui sont sûrs d'être élu, personne ne se présenterait.


A l'inverse, faut-il une élection présidentielle avec 15 candidats?

Qui vous dit qu'il y aura 15 candidats? En revanche, il faut des candidats qui présentent des solutions différentes. A quoi ça sert d'avoir quatre candidats centristes? A rien. D'ailleurs, à quoi ça sert d'avoir un candidat PS et un autre UMP puisqu'ils défendent les mêmes choix fondamentaux. Ma cohérence de pensée ne serait pas représentée. Philippe de Villiers ne sera pas candidat. Jean-Pierre Chevènement non plus. Tous ceux qui défendent un parti républicain et national ont disparu. Il faut reprendre le flambeau. Je ne laisserai pas à Mme Le Pen le monopole de la nation.


Vous citiez de Villiers, Chevènement. Pourrez-vous vous prévaloir de leur soutien?

Ce n'est pas l'objet. Il ne faut pas vivre dans le passé. L'important, c'est que je vais briser un tabou.


Il vaut mieux briser un tabou avec des soutiens que seul.

Mais j'ai le soutien du peuple! Je vous rappelle qu'en 2005 le non a été majoritaire. Quand j'ai commencé la campagne, nous étions 20% pour le non. Je m'adresse au peuple français. Jamais les sondages n'ont été aussi élevés contre l'euro. Mais aucune personnalité politique n'a une argumentation forte pour sortir de l'euro. Je suis le seul. L'euro sera peut-être effondré avant la présidentielle, d'ailleurs…


Le peuple français a voté depuis 2005, notamment en 2007.

Il n'a pas voté sur cette question. Nicolas Sarkozy a trahi les Français. Il n'y a pas une journée où les gens me disent: "Il nous a bafoués." Il avait promis un mini-traité qui prenne en compte le oui et le non. Vous avez une copie conforme de la constitution européenne! Il le paie cher aujourd'hui parce qu'il ne maîtrise plus rien. La construction européenne est devenue illégitime à partir de 2007. Il va falloir libérer les Français de cette construction autoritaire.


Dans votre discours, dimanche, vous avez repris l'expression UMPS. Pourquoi reprendre une expression venue du FN?

Le FN n'a pas le monopole des expressions et du bon sens. L'UMPS, pour moi, c'est l'"Union pour le maintien perpétuel du système". Ce n'est pas parce que le Front national le dit que je vais m'interdire de le dire. C'est la réalité. Mais le FN dresse les Français les uns contre les autres. Moi, je veux les rassembler. Attention. Si la classe politique abandonne le bon sens et la nation au Front national, on va se réveiller groggy demain.


Y a-t-il une alliance possible avec le Front national?

Non. Sinon je ne serais pas candidat et ça voudrait dire qu'on accepte que tous les patriotes se rassemblent derrière Marine Le Pen. C'est ça qu'ils sont en train de faire. Moi, je suis républicain, gaulliste, et je défends une certaine idée de la nation, très différente du FN.


Comment sort-on de l'euro?

Très simplement, on dénonce les traités, on reprend en main notre création monétaire et on défend nos intérêts. Comme on y est entré. D'ailleurs d'autres vont le faire avant nous et ils nous montreront le chemin.


Dans la République, il est rare de dénoncer des traités.

Ça ne se fait pas tous les jours, mais quand la situation est grave, quand le chômage monte, quand les déficits s'accroissent, quand la France se paupérise à vue d'œil, il faut réagir. Le général de Gaulle est bien sorti de l'Otan. Je propose une sortie ordonnée de l'euro. Je propose une coopération monétaire et même de garder un euro en monnaie commune, pas en monnaie unique.


Entre l'entrée et la sortie de l'Otan, il y a eu un changement de République. Faut-il un changement de régime?

Non, pas du tout. Il faut un référendum. Mais les traités ne sont jamais immuables. Ils correspondent à une situation. On n'est pas prisonnier d'un traité. Je souhaite que les choses se fassent en douceur. Si ce ne sont pas les républicains qui le font, les autres les feront avec beaucoup plus de brutalité.


Quel espace politique comptez-vous gagner? Sur le FN? Sur les déçus de Nicolas Sarkozy?

Sur tous les Français, et notamment sur les abstentionnistes qui n'en peuvent plus. Suite à mon acte symbolique d'hier, j'ai reçu des milliers de mails ce matin, de tous horizons. Des milliers! "Enfin un homme politique qui nous redonne de l'espoir parce qu'il dit ce que nous pensons sur l'euro et sur cette propagande qu'on subit depuis dix ans". L'enjeu n'est plus la part du gâteau. Le problème n'est pas les 2% qu'on peut gagner entre le FN et l'UMP, c'est les 50% d'abstentionnistes.



Marianne. Le 10/01/2012. Source

Dupont-Aignan : en campagne pour le peuple et avec le peuple




A l'occasion de ses voeux à la presse, Nicolas Dupont-Aignan a affiché l'enthousiasme serein du candidat certain de l'originalité et de la pertinence de son projet et de son équipe. Et les 450 parrainages qu'il affirme avoir déjà récoltés ne peuvent que le conforter dans son calme euphorique.

« On voit qu’on est candidat ! » En pénétrant dans le salon de la Maison de l’Amérique latine, ce mardi 10 janvier, Nicolas Dupont-Aignan boit du petit lait. Les photographes se bousculent pour immortaliser son meilleur profil, et les journalistes, nombreux, remplissent la totalité des rangées. Quelques jours plus tôt, son équipe semblait craindre que ses vœux à la presse n’attirent pas les foules médiatiques. Toujours boudé par « les éditocrates », selon son expression, le candidat anti-euro assure que son faible score sondagier est du à la diète médiatique que lui imposent certaines chaînes de télévision et autre radios. 

Alors, pour faire résonner son projet, « NDA » a décidé de s’adresser à « ces millions de Français qui se battent pour survivre […] et veulent se libérer de leurs chaînes », à cette France « qui regorge de talents » et que le système délaisse. « Lorsque la campagne va commencer, la lumière médiatique va venir sur les manants, le Tiers Etat », espère Dupont-Aignan. En véritable Camille Desmoulins des temps modernes, le député-maire de Yerres se veut porteur d’une « espérance », d’une « alternance ». « Notre pays traverse la plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale, assène-t-il, un brin anxiogène. Mais je ne vous promettrai pas du sang et des larmes, je suis candidat pour offrir cet autre destin. […] Pour s’en sortir, il faut avoir du courage, pas celui de la résignation, le courage de prendre les vraies mesures, le courage de se débarrasser de cette « Oligarchie des incapables » (ndlr : titre du livre de Romain Gubert et Sophie Coignard) qui nous gouverne. » A la question « êtes-vous populiste ? », NDA répond, agacé : « Si respecter le peuple cela veut dire être populiste, oui je le suis, mais cela ne veut pas dire flatter le peuple. »

Et ce peuple justement, le gaulliste social veut le propulser sur le devant de la scène politique. Citation de De Gaulle à l’appui –« Les gens qui s’étonnent de ne pas trouver parmi nous des politiciens usés, des académiciens somnolents, des hommes d’affaires manégés par les combinaisons, des généraux épuisés de grades, font penser à ces attardés des petites cours d’Europe qui, pendant la grande révolution française, s’offusquaient de ne pas voir siéger Turgot, Necker et Loménie de Brienne au Comité de Salut public »-, NDA présente fièrement son équipe de campagne composée d’hommes et de femmes issus de la société civile. Damien Lempereur, jeune avocat de profession, est directeur stratégique, Laurent Foucaud, ex-financier, assure la fonction de directeur opérationnel, Jean-Pierre Enjalbert, médecin et maire d’une petite commune du Val d’Oise, compte parmi les porte-parole du candidat. Tous auront pour mission de distiller sur le terrain les idées du candidat, « le protectionnisme intelligent », la sortie de l’euro - « cette monnaie moribonde »-, la nécessité de « se libérer des vampires des banques ». 

Le 22 janvier, Dupont-Aignan dévoilera, au cours d’un meeting de lancement de campagne, son « projet original ». Tellement « original » que, selon lui, « les contrefaçons fleurissent au soleil électoral ». De François Bayrou à Dominique de Villepin, tous « promettent aujourd’hui d’acheter français alors qu’ils ont signé les traités qui nous empêchent de le faire », s’indigne NDA. 
Lui qui revendique plus de 450 parrainages se dit convaincu à présent de pouvoir porter son programme jusqu’au bout de la course à l’Elysée. Quant à son éventuelle consigne de vote post-premier tour, le candidat refuse de se prononcer : « Je ne suis pas un rabatteur ! [...] Je suis candidat. » 




Le Figaro. Le 10/02/2012. Source

Nicolas Dupont-Aignan inaugure son QG de campagne


Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout La République, est l'un des rares «petits» candidats qui est quasiment assuré d'avoir les 500 signatures pour être présent au premier tour de l'élection présidentielle.

Le député de l'Essonne vient d'inaugurer ses locaux de campagne, Quai Anatole France à Paris, à quelques encablures de l'Assemblée nationale. Selon son entourage, Nicolas Dupont-Aignan est un «besogneux».

Depuis novembre 2010, il s'active pour obtenir les précieux paraphes afin d' être sur la ligne de départ le 16 mars prochain. Le député de l'Essonne dispose à ce jour de 480 promesses signées par les maires. En 2007, il lui avait manqué environ 40 signatures pour pouvoir être candidat. Cette année, il a rencontré «personnellement» près de 450 maires. Son argumentaire est rodé: «Je leur dis que comme eux, je suis maire (il dirige la ville d'Yerres, 30.000 habitants), indépendant des partis politiques. Je suis un gaulliste social et une voix libre. Je souligne qu'un parrainage n'est pas un soutien, mais un fil démocratique.»

«Récupérer les signatures une par une»

Pour lui comme pour les autres, la collecte des signatures est un vrai marathon. «Je suis confiant mais anxieux. Cela se jouera peut-être à une voix près. On n'est jamais à l'abri d'une catastrophe.» Il ajoute: «Les maires qui refusent d'accorder leur parrainage ont la trouille du regard des autres.»

Par mesure de précaution, il enverra dès la semaine prochaine, des équipes de bénévoles sur le terrain pour «récupérer les signatures une par une». Et il va rappeler tous les maires qui lui avaient accordé leur paraphe en 2007. Il ne croit pas que le Conseil constitutionnel va autoriser l'anonymat pour les maires. En revanche, il se dit favorable à la solution préconisée par Jacques Pélissard, le président de l'Association des maires de France (AMF), de permettre au maires de parrainer deux candidats à la présidentielle. «Cela permettrait d'apaiser les inquiétudes des élus», estime-t-il.

Le président de DRL, qui est favorable à la sortie de l'euro, présentera mercredi 15 février son programme économique et soulignera le fait que «la France donne 10 milliards de plus à l'Union européenne que ce qu'elle ne reçoit». Il a en outre jugé «pathétique» l'idée avancée par Nicolas Sarkozy de soumettre à un référendum une réforme durcissant les conditions d'indemnisation des chômeurs.