Nicolas Sarkozy
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Midi Libre - 24/03/2012 - Selon le Journal officiel, Sarkozy aurait un patrimoine personnel de 2,7 millions d'euros
Le président-candidat Nicolas Sarkozy a un patrimoine d'environ 2,7 millions d'euros, constitué principalement de contrats d'assurance-vie, selon sa déclaration déposée au Conseil constitutionnel et publiée samedi au Journal officiel.
Le chef de l'Etat sortant a souscrit deux contrats d'assurance-vie, l'un totalisant 2,3 millions d'euros auprès de HSBC, l'autre de 277.000 euros auprès de Neuflize OBC. Son compte courant affichait au 17 février dernier environ 56 000 euros. Il ressort également de cette déclaration que Nicolas
Une pension de 3 000 euros à son fils Louis Sarkozy
Sarkozy possède plusieurs collections (autographes, montres, statuettes) estimées à un total de 100 000 euros. La déclaration évoque aussi 34% dans la société d'avocats SELAS CSC. Au chapitre "passif", il apparaît que le chef de l'Etat verse une pension alimentaire de 3 000 euros par mois pour Louis Sarkozy, son fils né de son mariage avec Cécilia Attias, et 2.926 euros mensuels de prestation compensatoire pour Marie-Dominique Culioli, sa première épouse.
Il est également caution personnelle pour 544 000 euros d'un emprunt effectué par la SELAS CSC. Nicolas Sarkozy ne possède aucun bien mobilier ou immobilier ni aucun placement boursier, selon cette déclaration, que la loi oblige à rendre publique.
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Libération. Le 15/02/2012. Sarkozy: «Oui, je suis candidat»
Sarkozy : "Oui je suis candidat à l'élection présidentielle" Vidéo jt_tf1_20h sélectionnée dans Actualité
Au terme d'un faux suspense, le président a officialisé son entrée en campagne sur TF1 mercredi soir.
A 67 jours du premier tour de scrutin, Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi son entrée très attendue dans la course à l'Elysée face à son rival - et plus que jamais favori - socialiste François Hollande, qui tenait à Rouen sa deuxième grande réunion publique nationale.
En campagne depuis des semaines déjà, le chef de l'Etat a mis fin sur TF1 au vrai-faux suspense qui entourait sa décision de briguer un second mandat. «Oui, je suis candidat à la présidence de la République» , a-t-il dit, "parce que la situation de la France, de l'Europe et du monde (...) qui connaissent une succession de crises sans précédent, fait que ne pas solliciter à nouveau la confiance des Français, ce serait comme un abandon de poste".
Priorités d'un second mandatEn plus de ce "oui", Nicolas Sarkozy a décliné le slogan de sa campagne, "la France forte". "Il faut que les Français comprennent que si la France est forte, ils seront protégés", a-t-il expliqué.
Il a également fixé les priorités d'un second mandat, de la réhabilitation de la valeur "travail", car "l'assistanat n'a pas sa place", à sa volonté de "redonner la parole au peuple français par le référendum". Comme annoncé dans le Figaro Magazine, il a confirmé son intention de consulter d'abord les Français sur le "chômage", son "indemnisation" et la "formation des chômeurs".
Désormais candidat, Nicolas Sarkozy, 57 ans, doit faire sa première sortie de prétendant dès jeudi à Annecy (Haute-Savoie), le fief du président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, pour sa première visite de terrain et sa première réunion publique de candidat, à 17h30, avant le grand meeting d'ores et déjà programmé dimanche après-midi à Marseille.
Deux choix très symboliques, puisque le candidat Sarkozy avait conclu en 2007 sa marche victorieuse vers la présidence par une visite au Plateau des Glières, au-dessus d'Annecy, et un meeting marseillais.
Source
Le Nouvel Observateur. Le 15/02/2012. Sarkozy : retour sur cinq mois de faux suspense
Nicolas Sarkozy se déclare officiellement ce soir. Mais, depuis la fin de l'été, il a fait campagne sans le dire.
Oct
16 octobre, au terme du second tour de la primaire socialiste, François Hollande est désigné candidat PS pour la présidentielle. Le mois précédent, la droite a enregistré une défaite historique en perdant la majorité au Sénat. L'UMP et la majorité présidentielle tentent de réinvestir l'espace médiatique après cette "séquence extrêmement difficile", comme le reconnait le secrétaire général du parti Jean-François Copé. L'opération se fait en deux temps : une convention du parti consacrée à la primaire socialiste et une intervention télévisée du chef de l'Etat. Fort de son activisme affiché pour résoudre l'impasse grecque, Nicolas Sarkozy, qui n'a pas encore perdu la note triple A de la France, se positionne en président protecteur face à la crise.
Nous aurons l'occasion -si l'occasion se présente, le moment venu- de débattre des projets pour la France. Mais pour l'instant, je dois gérer une crise qui inquiète les Français, je dois les protéger", explique-t-il. "Le débat sur la question de ma candidature sera tranché quelque part fin janvier, début février".
Nov
Le président n'est pas officiellement en campagne, mais cela y ressemble. "Le rythme des voyages s'accélère. Lors des huit premiers mois de 2011, Sarkozy en a effectué plus que durant toute l'année 2010", constate le député apparenté PS René Dosière dans son dernier livre "L'argent de l'Etat". Celui qui s'est fait spécialiste des comptes élyséens en comptabilise "7 en octobre et 7 en novembre".
Le 25 novembre, une semaine après la signature d'un accord chahuté, principalement sur la question nucléaire, entre le PS et les écolos, Nicolas Sarkozy se rend sur le site nucléaire du Tricastin (Drôme). Les deux partis ont convenu de la fermeture de 24 réacteurs nucléaires sur 58 en cas de victoire en 2012. "Ils remettent en cause un consensus vieux de 65 ans autour de notre stratégie énergétique", déclare le président dans un discours alarmiste. Evoquant tour à tour des "conséquences dramatiques", une "destruction" du parc nucléaire ou encore un "cataclysme".
Le 30 novembre, le mandataire du candidat socialiste, Daniel Vaillant, dépose un recours auprès de la commission des comptes de campagne. Il accuse le président le président de faire campagne avec les moyens de l'Etat. La commission estime qu'une partie du coût des déplacements du chef de l'Etat pourrait être intégrée à son compte de campagne s'il était "amené à exposer les éléments d'un programme de futur candidat" avant sa déclaration de candidature.
Déc
Le mois des fêtes de fin d'année commence en grande pompe. Un peu plus de trois ans après son premier discours sur la crise, le chef de l'Etat retourne à Toulon pour prononcer un "grand discours" sur l'avenir de l'Europe. Une nouvelle occasion pour le président-candidat de prendre pour cible les socialistes. "La retraite à 60 ans et les 35h ont été des fautes graves dont nous payons aujourd'hui lourdement les conséquences", lance-t-il dans une salle remplie de militants. Deux thèmes récurrents de la riposte de l'UMP.
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel, qui répartit les temps de parole, jugera quelques semaines plus tard que 21 minutes du discours de Toulon étaient liées à la fonction présidentielle quand les 30 autres minutes abordaient seulement le "débat politique".
Le mois et l'année s'achèvent avec les vœux du chef de l'Etat. Il y annonce la mise en place de la TVA sociale, d'une taxe sur les transactions financières et la tenue d'un "grand sommet de l'emploi" au mois de janvier. Nicolas Sarkozy défend son bilan :
Si tant de pays ont connu des difficultés insurmontables, la France a tenu. Elle a résisté (...) Si elle a tenu, si elle a résisté, si elle a réussi jusqu'à présent, à conjurer le doute qui déclenche la crise de confiance, c'est grâce au courage et au sang-froid dont vous faites preuve depuis trois ans, c'est grâce à la solidité de nos institutions, c'est grâce à notre protection sociale, qui garantit la solidarité dans l'épreuve, c'est grâce aux réformes que nous avons accomplies ces dernières années".
Janv
Le mois de janvier est marqué d'abord par l'épisode du vrai faux-off : dans une confidence à une dizaine de journalistes lors d'un voyage en Guyane, Nicolas Sarkozy évoque l'hypothèse de sa défaite."J'ai fait un off, on en a parlé pendant une semaine. C'est pas mal pour un mort-vivant !", pavoise-t-il ensuite, selon le Parisien.
Une semaine après le meeting du Bourget qui permet à François Hollande de conforter son avance dans les sondages, Nicolas Sarkozy s'offre une intervention télévisée en direct sur 9 chaînes. S'il refuse d'en dire plus sur sa candidature, il glisse tout de même : "Parfois j’en ai l’impatience, tant je constate d’arrogance déplacée."
Nicolas Sarkozy se découvre aussi une nouvelle alliée : la chancelière allemande Angela Merkel. Par la voix du patron de la CDU, elle "se réjouit des rencontres communes prévues lors de la campagne au printemps". Avant les meetings communs, le couple franco-allemand s'accorde une interview simultanément sur une chaine française et allemande.
Fév
Lors d'un déplacement sur un chantier de Mennecy, dans l'Essonne, un ouvrier interpelle le chef de l'Etat : "Candidat, pas candidat ?". Nicolas Sarkozy regarde, sourit, et répond :
Candidat ou pas candidat ? Caméra, ou pas caméra ?"
Dans une interview au "Figaro magazine", le presque candidat donne le ton de sa future campagne: à droite toute. Dans cet entretien intitulé "Mes valeurs pour la France", il annonce son intention de procéder à deux référendums, l'un sur les chômeurs, l'autre sur l'immigration. Il réitère son opposition au mariage gay et à l'euthanasie. La semaine se poursuit avec un déplacement à Issy-les-Moulineaux, en région parisienne, sur le thème de la sécurité et un suspense entretenu par l'Elysée sur le moment choisi pour officialiser la candidature de Nicolas Sarkozy.
Le Figaro.fr - 07/02/2012 - Calendrier de candidature : terrain miné pour Sarkozy - Par Solenn DE ROYER
Pour le chef de l'État, que certains conseillers poussent à se déclarer dès la semaine prochaine, le choix d'une date est plus compliqué qu'il n'y paraît.
Nicolas Sarkozy accélère. Selon un stratège de sa campagne, il pourrait déclarer sa candidature dès la semaine prochaine, celle du 13 au 19 février. Au plus tard, la semaine suivante, celle du 20. «A partir du 15 février, tout est possible», nuance un conseiller du président, qui rappelle le seul impératif: s'être déclaré avant le 16 mars, date limite de dépôt des parrainages au Conseil constitutionnel. Le choix de la date n'est toutefois pas aussi aisé qu'il y paraît. Le calendrier des prochaines semaines est plein de chausse-trappes pour un candidat à la présidentielle, qui sait que chaque détail de sa déclaration sera scruté, pesé, analysé, commenté. Or, dans les prochains jours, ce sont les saints du calendrier qui pourraient compliquer la donne.
La semaine du 20 février est, en la matière, un champ de mines. Sarkozy peut difficilement se déclarer le 21 février, jour de Mardi-gras, traditionnellement dévolu au carnaval: ce serait la porte ouverte à tous les sarcasmes. Le lendemain, 22 février, est le mercredi des Cendres, jour d'entrée dans le temps du Carême: une déclaration de candidature à la présidentielle ce jour-là serait jugée trop «bling bling» par les catholiques (électorat naturel de l'UMP), qui lui en voudraient.
Saint-Modeste ou Saint-Aimée
Le jeudi 23? La Saint-Lazare, le ressuscité le plus célèbre de l'Évangile. Touché par le Christ, Lazare se leva du tombeau. Même si Nicolas Sarkozy est devancé par François Hollande dans les sondages, l'image serait douteuse. Le lendemain, le 24 février, c'est la Saint Modeste: pour Sarkozy, qui veut trancher avec le slogan hollandais de «président normal», ce n'est pas idéal non plus. Quant au premier jour de la semaine, le 20 février, c'est le jour de Saint-Aimée: un choix qui pourrait être perçu comme le signe d'un excès de confiance. «Nous avons évidemment regardé tout cela de très près», admet un conseiller. «Dans une déclaration de candidature, tout compte», ajoute un autre.
La semaine prochaine offre plus de possibilités, même si deux jours apparaissent proscrits: le 14, jour de la Saint-Valentin: trop mièvre. Et le 15, jour de la Saint Claude. Après la sortie polémique du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, sur les civilisations qui ne se «valent pas» et les critiques de la gauche, qui reproche au chef de l'État de s'appuyer sur le premier flic de France pour séduire une partie du FN, une entrée en campagne le jour de la Saint Claude susciterait, là encore, les sarcasmes de l'opposition.
Reste trois jours neutres: le lundi 13 (Sainte Béatrice), le vendredi 17 (Saint Alexis) et le jeudi 16, jour de la Sainte Julienne. Pour mémoire, Julienne, en italien, se dit Giuliana, de la même famille que... Giulia. Sarkozy choisira-t-il de dédier son entrée en campagne à sa fille de quatre mois?
Les Echos. Le 13/02/2012. Mignon-Buisson-Guaino : le trio de 2007 au coeur de la campagne 2012
Comme en 2007.Mignon-Buisson-Guaino. Le trio porte-bonheur est improbable, et même explosif sur le papier tant tout les oppose. Mais c'est lui qui avait permis au candidat de 2007 de se lancer dans un exercice idéologique suffisamment sophistiqué pour convaincre 53 % des électeurs. De la droite classique, voire centriste, aux sympathisants du Front national, de la « France qui se lève tôt » à celle de la réussite, en passant par les abstentionnistes déçus de la politique, Nicolas Sarkozy avait su parler à un éventail de Français particulièrement large. L'alchimie avait fonctionné entre Patrick Buisson, le catholique militant venu de l'extrême droite, défenseur des thèmes régaliens et des valeurs, Henri Guaino, le gaulliste social et étatiste au républicanisme lyrique, et Emmanuelle Mignon, la seule libérale qui fascine à gauche. « Ce n'est pas lui, c'est vous qui avez gagné la présidentielle ! », lui aurait même lancé François Hollande en 2007, selon « L'Express ». Véritable« boîte à idées » de 2007, cette ancienne major de l'ENA va piloter la campagne de 2012, assistée sans doute de Guillaume Lambert, chef de cabinet, pour l'organisation. Elle tentera de retrouver les « arêtes » programmatiques qui avaient permis de toucher il y a cinq ans toutes les catégories sociales. Mais quelle sera la version 2012 du « travailler plus pour gagner plus » ou du « droit au logement opposable » ?Nicolas Sarkozy défend le même « triptyque » de valeurs qu'en 2007 - le travail, la responsabilité, l'autorité ; il recrée aussi quasiment la même équipe de campagne. Emmanuelle Mignon, l'auteur du projet de 2007, Patrick Buisson, le politologue, et Henri Guaino, la « plume » des grands discours, sont appelés à constituer le coeur de la campagne à venir. Sans oublier Franck Louvrier, le conseiller en communication, et Jean-Michel Goudard, le publicitaire. Le président sortant s'est attelé à faire émerger une nouvelle génération de ministres et de conseillers, c'est pourtant sur ses proches historiques qu'il finit par s'appuyer, comme Jacques Chirac l'avait fait en 2002.« Ce sont les meilleurs », fait valoir un proche. Une dimension plus irrationnelle perce aussi. « Il ne comprend pas la distance qui s'est créée avec les Français, il comprend encore moins l'attrait que suscite François Hollande, il cherche alors à retrouver un peu de la magie de 2007 », indique l'un de ses conseillers.
Une campagne différenteEn 2007, Nicolas Sarkozy avait commencé sa campagne en prononçant des discours à tonalité sociale et l'avait finie par un virage à droite sur l'identité nationale. Cette fois, il débute par un retour aux valeurs et aux préoccupations majeures des classes populaires tentées par l'extrême droite : l'immigration et l'assistanat. Il commence en clivant, alors que le trio de 2007 s'était illustré en brouillant les cartes. Il commence par du Buisson, alors qu'il était entré en lice sur du Guaino. Le trio tente de se renouveler, mais pourra-t-il retrouver sa « magie » ? Car il en faudra pour inverser la tendance en un peu plus de deux mois.
Le Monde. Le 17/02/2012. Site, Twitter, Facebook... Le candidat Sarkozy se met à niveau sur le Web
Lancement d'un site de campagne et d'un profil dernier cri sur Facebook, ouverture d'un compte Twitter : Nicolas Sarkozy a lancé son dispositif Internet en même temps que sa campagne présidentielle.
Ce dispositif permet à M. Sarkozy de se mettre à niveau par rapport à ses adversaires. Depuis de longs mois, tous les autres candidats à la présidentielle et leurs équipes sont présents sur Internet, avec un site du parti, un de présentation du candidat et/ou de mobilisation des militants, et des comptes sur les réseaux sociaux.
S'il ne faut pas exagérer l'influence de ce média sur le choix des électeurs, l'Elysée ne veut pas le négliger, sachant que la bataille de 2012 s'y joue en partie. En coulisses, les équipes Web de l'UMP et de l'Elysée s'activaient depuis plusieurs semaines pour que tout soit prêt pour la "campagne éclair" du président candidat.
Ces deux cellules, qui n'ent font désormais plus qu'une, regroupent une vingtaine de personnes. Elles sont conseillées par la même société spécialisée dans la communication numérique, l'agence Emakina, qui a prôné une stratégie davantage tournée vers les réseaux sociaux.
- Le site de campagne ressemble à un site d'actualité
M. Sarkozy a lancé son site de campagne, "lafranceforte.fr, NS 2012", dans la nuit de mercredi à jeudi, quelques heures après avoir officialisé sa candidature. Sur la page d'accueil, on peut voir le candidat le regard fixe, avec un léger sourire aux lèvres : il pose, sur son affiche de campagne, devant une mer calme avec, dans un ciel bleu, son slogan en lettres blanches : "La France forte", suivi des mots :"Oui, je suis candidat".
On retrouve bien la patte de l'agence Emakina, qui a conçu et réalisé le site, tourné vers les réseaux puisqu'il met en avant les comptes Facebook, Twitter etFoursquare de Nicolas Sarkozy.
Conformément au souhait de l'Elysée, il s'inspire aussi du modèle des chaînes d'information en continu. "Ça devra ressembler à une télé", avec un bandeau déroulant, des vidéos par dizaines, un flux d'info remis à jour, avait expliqué, en octobre, Franck Louvrier, responsable de la communication de l'Elysée, aux auteurs du livre UMP, un univers impitoyable (Flammarion, 317 p., janvier 2012),Jean-Baptiste Marteau et Neila Latrous.
S'inspirant de la méthode Obama, selon laquelle un site de campagne doit surtoutpermettre aux militants de s'y retrouver et d'y trouver des outils pour s'investir, le site dispose aussi d'une rubrique intitulée: "La France forte, c'est vous". Les partisans de M. Sarkozy peuvent rejoindre la campagne en quelques clics, en indiquant s'ils veulent "s'engager sur le terrain" ou "militer en ligne", de la même façon que les partisans de François Hollande disposent d'un site, "toushollande.fr".
Emploi, fiscalité, immigration... Thème par thème, le bilan du président candidat est vanté dans la rubrique "Découvrez ce qui a changé depuis 2007". En revanche, on ne trouve pas l'ombre d'un programme.
De manière plus classique, il offre aussi la possibilité de voir de nombreuses vidéos, interviews et photos sur la campagne, le bilan, les actualités et l'agenda du président sortant devenu candidat.
En résumé, ce site de campagne se présente surtout comme un site d'actualité, basé sur le multimédia et la réactivité. Certains ont d'ailleurs remarqué que la présentation des articles ressemble à celle du site Le Lab d'Europe 1.
Voici une capture d'écran du site de campagne de M. Sarkozy :
Et une du site Le Lab d'Europe 1 :
- Son compte Twitter... qui n'aurait pas dû être personnel
Le matin de l'annonce de sa candidature, mercredi 15 janvier, le chef de l'Etat s'est lancé sur Twitter, en confirmant sa présence au journal de 20 h de TF1.
En septembre, l'Elysée avait pourtant affirmé au Parisien que le président n'aurait pas de compte personnel sur le réseau social durant la campagne présidentielle. Il était plutôt prévu que ce soit son équipe de campagne qui alimente un compte du candidat du type "Sarkozy 2012", sur le modèle de celui de son principal adversaire, François Hollande, qui ne twitte pas lui-même.
M. Sarkozy a finalement opté pour un modèle hybride, déjà adopté par Martine Aubry pendant la primaire PS : sur son compte Twitter, on retrouve à la fois des messages écrits par son équipe de campagne et d'autres, écrits de manière personnelle, qui sont signés "NS". Le candidat UMP comptait déjà plus de 73 000 abonnés à son compte, jeudi à 16 h. C'est une progression rapide, même si son principal adversaire du moment, le socialiste François Hollande, a deux fois plus de "suiveurs".
"C'est un peu la consécration d'Internet, tout ça parce qu'on se rend compte que, aujourd'hui, les candidats vont sur Facebook et sur Twitter avant même d'être candidats. C'est là que la campagne commence", estime Arnaud Dassier, ancien responsable de la campagne sur Internet de Nicolas Sarkozy en 2007, qui participe aujourd'hui à celle de François Bayrou.
- Son profil Facebook, "un travail d'orfèvre" qui suscite la polémique
M. Sarkozy est par ailleurs doublement présent sur le réseau social le plus répandu : Facebook. Outre sa page, qui compte plus de 535 000 abonnés et qui a été réactivée récemment, M. Sarkozy dispose également d'un profil depuis peu.
L'UMP a annoncé vendredi avoir lancé ce nouveau profil pour Nicolas Sarkozy, différent de la page déjà existante, sur conseil de l'agence Emakina. Tirant parti de la nouvelle interface "Timeline" du réseau social, présentée par le réseau social le 22 septembre dernier, ce profil raconte en images la vie du président et candidat.
"Nicolas Sarkozy voulant s'adresser aux Français en général, il a été décidé que Facebook était le bon endroit, privilégié à Twitter", explique Manuel Diaz, responsable d'Emakina, interrogé par Le Monde.fr. Cette "biographie numérique", qui retrace trente-huit ans de sa carrière politique avec photographies, vidéos et extraits de discours à l'appui, permet de "donner une perspective chronologique à sa carrière", estime M. Diaz.
Ce travail de longue haleine a commencé en novembre, explique un responsable de l'UMP. "La timeline qui a été faite, elle est remarquable, c'est un travail de dentelle et d'orfèvre", applaudit Benoît Thieulin, président de la Netscouade et responsable de la campagne présidentielle de Ségolène Royal sur le Web en 2007.
Signe que la campagne est bel et bien lancée sur le Net, cette "timeline", saluée par de nombreux acteurs du Web, a suscité la polémique, le PS accusant Facebook d'avoir aidé l'Elysée à la développer. L'Elysée dément et assure que Nicolas Sarkozy n'a "absolument pas été avantagé par Facebook, ni techniquement, ni éditorialement".
Le géant d'Internet répond pour sa part que "les équipes de Facebook sont régulièrement en contact avec de nombreuses personnalités publiques, y compris les partis politiques".
Alors, une réussite, ce dispositif Web ? "On est quand même sur du classique, dans une campagne électorale, il n'y a plus de grande innovation à être présent sur Facebook et Twitter", estime Benoît Thieulin. Avant de résumer : "La question va être de savoir ce que Nicolas Sarkozy fait de ces outils."
La Tribune de Genève. 18/02/2012. Sarkozy inaugure son QG , au milieu des «classes moyennes»
Nicolas Sarkozy a inauguré samedi son QG de campagne au 18 rue de la Convention, dans le XVe arrondissement, un quartier dont il a justifié le choix parce qu'il est peuplé, selon lui, de «classes moyennes».
Le candidat UMP a aussi dévoilé l’organigramme de sa campagne, confirmant le nom de Nathalie Kosciusko-Morizet comme porte-parole, qui du coup va abandonner sa casquette de ministre de l'Ecologie.
Pour éviter un remaniement, son ministère va être rattaché directement à Matignon. La jeune ministre (38 ans), dont la promotion n'a pas fait que des heureux dans les rangs de l'UMP, «incarne cette nouvelle génération que je souhaite voir s'engager puissamment dans la vie politique», a justifié Nicolas Sarkozy. Elle est «ferme dans ses convictions et en même temps n'est pas agressive. C'est exactement la campagne que l'on veut mener», a-t-il ajouté.
Un QG «spartiate»
Arrivé à pied, le candidat UMP, vêtu d'un col roulé noir sous une veste de même couleur, s'est offert un bref bain de foule parmi plusieurs dizaines de supporteurs qui l'attendaient en scandant «Paris avec Sarko !».
Interrogé sur le choix de cet arrondissement il a déclaré : «C'est un quartier de classes moyennes»; «les gens à qui je veux parler d'abord». L'expression a fait bondir certains dans l'opposition, qui n'ont pas manqué de souligner, comme le député PS Jean-Marie Le Guen, que le prix des logements dans l'arrondissement - «un deux pièces se loue rarement en dessous d'un smic par mois» - le rendait largement inaccessible à une grande majorité de Français.
«C'est exactement entre mon domicile et l'Elysée, comme ça je passerai le matin avant d'aller au bureau», a aussi justifié le chef de l’État.
Le QG, d'une surface totale de près de 600 m2 sur les deux premiers niveaux d'un bâtiment des années 1960 près de la Seine, est loué pour 18'000 euros par mois à la maison de disques EMI. Sa taille et son aspect modestes sont clairement un argument de campagne quand le QG de son principal rival François Hollande affiche 1000 m2 dans le plus chic VIIe arrondissement.
Nelson Mandela et Johnny
«On m'a dit 'ah c'est pas grand'... Bah oui, on n'a pas besoin de grands bureaux», a lâché le candidat. «Quand on a des grands bureaux c'est qu'on a envie de rester dans les bureaux. Nous, on veut aller sur le terrain, à la rencontre des Français».
Même chose pour l'équipe de campagne, plutôt resserrée. «Je ne veux pas d'un état-major pléthorique, d'une équipe pléthorique, où chacun se bat pour les titres. Nous n'avons aucun titre à distribuer, aucune place à promettre...», a-t-il dit.
L'organigramme du candidat PS, qui a pris soin de ménager toutes les sensibilités de la rue de Solférino, est régulièrement moqué par l'UMP comme celui d'une «armée mexicaine». Invité à commenter la disposition des locaux, le candidat UMP a lâché : «Je trouvais que c'était une bonne idée d'être au rez-de-chaussée. Je n'avais pas envie d'être enfermé. J'ai été enfermé suffisamment, maintenant j'ai envie d'en profiter».
Après une brève visite des locaux et une déclaration à la presse, le président-candidat est reparti en serrant de nouveau des mains parmi ses supporteurs. Chargée de la stratégie, Emmanuelle Mignon dispose d'un bureau, comme Guillaume Lambert, directeur de campagne, ainsi que la porte-parole, «NKM».
Dans le bureau du candidat, deux canapés en cuir blanc encadrent une télévision. Aux murs, plusieurs photos, dont une de lui et son épouse Carla Bruni-Sarkozy en Afrique du Sud aux côtés de Nelson Mandela. Dans la bibliothèque, un livre de Raymond Depardon et un coffret de disques, «Les 100 plus belles chansons de Johnny Hallyday».












