François Hollande : les ralliements
Takieddine
Cheminade
Chevènement
Dominique Antoine
Cheminade
Chevènement
Dominique Antoine
Jacques Attali
Jack Lang
Europe 1.fr -27/03/2012 - Hollande refuse le soutien de Takieddine
François Hollande, candidat PS à l'Elysée, a assuré mardi qu'il ne se laisserait pas "instrumentaliser ou utiliser", en commentant des déclarations de l'intermédiaire Ziad Takieddine affirmant qu'il allait voter pour lui.
Le député de Corrèze était interrogé par la presse en marge d'une visite devant le tunnel de services d'Eurotunnel à Calais, sur des déclarations de cet homme d'affaires, personnage clef du volet financier de l'affaire Karachi.
Sur BFM-TV, ce dernier a déclaré: "Le seul qui présente une coloration pure et propre, où la non expérience devient un avantage, c'est François Hollande. Et secrètement, entre nous, je vais le voter bien sûr". Il le voit nettoyant "la saleté qui est à la tête de la République, la mafia qui est à la tête de la République".
TF1 News - 13/03/2012 - Cheminade votera éventuellement pour Hollande au 2e tour
Jacques Cheminade, candidat de "Solidarité et Progrès" à l'élection présidentielle, a assuré mardi qu'il ne voterait au deuxième tour ni pour Marine Le Pen, ni pour Nicolas Sarkozy ni pour François Bayrou, mais éventuellement pour François Hollande en fonction de la façon dont "il se comporte". Interrogé par Radio Classique-Public Sénat, ce candidat s'est dit "gaulliste parce que Nicolas Sarkozy ne l'est pas". "Je suis de gauche parce que François Hollande ne l'est pas toujours" a-t-il ajouté. Au second tour, pour qui votera-t-il ? "Certainement pas pour Marine Le Pen, certainement pas pour Nicolas Sarkozy et certainement pas pour François Bayrou. Donc tirez-en les conséquences". François Hollande ? "On verra comment il se comporte. S'il continue à faire preuve d'une certaine faiblesse, il y a aussi le vote blanc qui est possible" a-t-il fait remarquer.
Jean-Pierre Chevènement a décidé de se rallier à François Hollande. Selon RTL, le sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), officialisera son soutien au candidat socialiste à la présidentielle le 13 mars prochain, sur TF1.
Les négociations entre le Parti socialiste et le MRC pour les élections législatives de juin 2012 ont bien avancé. Le PS aurait donné son accord pour huit circonscriptions sur les dix que convoite le parti de l'ancien ministre.
Le "vieux lion" de Belfort s'était retiré de la course à la présidentielle le 1er février. "Ayant pu exercer, autant que je le pouvais, le rôle pédagogique que je m'étais assigné, et n'ayant plus aujourd'hui les moyens de continuer ma campagne, je décide de retirer ma candidature", avait expliqué l'ancien ministre de 72 ans dans un communiqué publié sur son site.
Déjà candidat à l'élection présidentielle il y a cinq ans, Jean-Pierre Chevènement s'était retiré de la course un moins après son annonce officielle. Le 10 décembre 2006, il annonçait son ralliement à Ségolène Royal.
Marianne 2 - 21/02/2012 - Après Ferry, Hollande récupère Antoine, un ex de l'Elysée. Le syndrome Besson? - Par Anna TOPALOFF
Cet ancien conseiller « Education » de Nicolas Sarkozy vient d’annoncer qu’il votera François Hollande en tressant des louanges à Vincent Peillon et à son équipe éducation. Ce ralliement, venant d'un homme qui, lorsqu'il travaillait aux côtés de Xavier Darcos, se faisait l'avocat des coupes budgétaires, fait buzzer radio moquette rue de Grenelle, au ministère de l'Education nationale.
Et de deux ! Après Luc Ferry, voici qu’un autre ancien conseiller « Education » auprès de Nicolas Sarkozy dresse un bilan catastrophique de l’action du chef de l’état et chante les louanges de son adversaire socialiste. Dominique Antoine, qui a conseillé le chef de l’Etat jusqu’en 2009, vient d’annoncer dans Le Monde du 21 février, qu’il comptait voter… François Hollande ! L’homme est pourtant bien ancré à droite : il a été directeur adjoint du cabinet de Luc Ferry (encore lui), quand il était ministre de l’Education Nationale et aussi directeur de cabinet de Xavier Darcos, quand il était à la tête de la rue de Grenelle.
Ce soudain désir de gauche fait grincer des dents dans les couloirs traditionnellement feutrés du ministère de l’Education Nationale. « C’est le Eric Besson de 2012 !, ironise un habitué de la rue de Grenelle, qui en a vu passer, des conseillers. Il a été ultra-sarkozyste. Je vous rappelle qu’il a été l’un des fondateurs de « créateur d’école », un club de réflexion qui défendait la dérégulation et la privation de l’école. Maintenant que son chef est en mauvaise passe, il lorgne sur la gauche : il se dit choqué par les suppressions de postes ? Mais il les a applaudit des deux mains quand il était le directeur de cabinet de Darcos ! »
Côté syndicats, on préfère se souvenir du Dominique Antoine version « Secrétaire Général du Ministère de l’Education Nationale », poste qu’il a occupé jusqu’à ce que Nicolas Sarkozy l’appelle à ses côtés en 2007 . A cette époque, il est considéré comme « très compétent », le genre à connaître « si bien ses dossiers qu’il arrivait même à nous prendre en défaut », résume le patron d’une organisation syndicale qui préfère garder l’anonymat car il ajoute, très vite, « mais il a beaucoup changé en passant chez Sarkozy. Il est devenu très libéral et tout à fait favorable aux coupes budgétaires dans l’éducation nationale. Il avait même pris un tic très « sarkozien » qui est de passer des coups de fils furibards quand on publiait des communiqués de presse qui ne lui plaisaient pas ». Et le vieux routier du syndicalisme d’ajouter : « il faut croire qu’il a changé d’avis… Il a du être fasciné, à un moment, et puis revenir à la raison en voyant ce que sort l’équipe d’Hollande ».
La véritable motivation de ce retournement spectaculaire est peut-être moins « rationnelle » et plus « psychologique ». La rupture entre Dominique Antoine et Nicolas Sarkozy est bien plus ancienne que la publication des 60 propositions du candidat socialiste. Elle date de janvier 2009. Présentant ses vœux à Saint-Lô, le chef de l’Etat a accidentellement croisé la route d’une manifestation enseignante. Ce qu’il l’a agacé et il l’a fait savoir en lançant à Dominique Antoine un « connard » tonitruant…dont le Canard Enchaîné s’était fait l’écho dans la foulée. Revenu à la Cour des Comptes quelques mois plus tard, Dominique Antoine a ruminé sa rancœur pendant un long moment. « Je l’ai vu il n’y a pas longtemps et il pestait encore contre la dureté, la violence qui règne à l’Elysée… », raconte le syndicaliste. Aux vues des louanges qu’il tresse à Vincent Peillon et son équipe « éducation », « la mieux formée, la plus intelligente et la plus clairvoyante du moment », il faut croire que la vie quotidienne dans un ministère ne lui fait pas peur…
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L'Express - 21/02/2012 - Pour François Hollande - Par Jacques ATTALI
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| Photo : Reuters |
Dialogue social, partage des efforts et lutte contre la précarité: les priorités du candidat PS sont les miennes.
Voici donc venu le moment du principal choix politique français. Notre pays est encore une très grande puissance - militaire, économique, politique, culturelle - ; il est cependant menacé de déclin, en raison de sa dette publique, de son déficit extérieur, de sa très faible croissance et du gaspillage de ses talents. Si rien ne change, notre protection sociale et notre système de santé ne pourront être maintenus ; et nous serons privés des moyens de faire valoir nos intérêts dans l'urgent débat, qui va commencer, sur les conditions de l'évolution de l'eurozone vers un ensemble fédéral, sans laquelle l'euro disparaîtra et l'Union européenne explosera.
Il est donc crucial d'équilibrer rapidement nos finances publiques et nos comptes extérieurs, de libérer les moyens de notre croissance et de valoriser nos talents. En apparence, les deux principaux candidats sont d'accord sur ces objectifs: ils promettent l'un comme l'autre de réduire la dette publique et de finir leur mandat avec un budget en excédent. Ils prônent tous les deux la défense des classes moyennes; ils considèrent de concert comme une urgence le retour à la compétitivité et le développement des PME. Ils font, l'un et l'autre, de la protection de l'emploi, de l'éducation, de la santé et du logement leurs principales priorités. Enfin, ils sont tous les deux proeuropéens. Mais lequel des deux peut-il le mieux réunir les conditions de la réussite d'un tel projet?
Pour certains, c'est Nicolas Sarkozy, parce qu'il aurait déjà accompli un certain nombre de réformes difficiles, en particulier en modernisant les universités et en développant quelques investissements d'avenir, et parce qu'il aurait l'expérience de la gestion de crises internationales.
Pour moi, le bilan du président sortant n'établit pas sa crédibilité pour l'avenir, car il n'a rien fait de significatif pour diminuer la dette publique, réformer l'Etat, réduire les privilèges, moderniser la fiscalité, former les chômeurs: s'il l'avait fait, la France aurait encore son triple A, notre chômage serait aussi faible que celui des Pays-Bas, notre jeunesse n'irait pas chercher fortune ailleurs, les talents et les capitaux étrangers se précipiteraient vers l'Hexagone.
Alors que François Hollande, lui, au moins dans son programme, fait explicitement du dialogue social, du partage juste des efforts et de la lutte contre toutes les formes de précarité, l'essentiel de sa méthode de gouvernement, de sa réforme fiscale et de sa politique européenne. En s'appuyant sur des élus locaux ayant prouvé, dans tout le pays, leurs compétences et leurs capacités à appliquer ces principes.
Au total, ce n'est donc pas seulement parce que François Hollande incarne les valeurs auxquelles je me suis toujours référé que je le choisis. C'est aussi parce que la justice sociale sera la condition de l'acceptabilité des réformes. Et que j'ai confiance en lui pour y veiller.
Ce choix ne m'empêchera pas, évidemment, de rester vigilant, d'exiger des précisions là où elles manquent et de dénoncer, si nécessaire, tout ce qui pourrait conduire, par pusillanimité ou conservatisme, à s'écarter du respect de ces exigences, sans lequel tout projet ne sera que discours.
Slate.fr - 21/02/2012 - Jack Lang se voit déjà président de l'assemblée nationale
Les législatives ne se tiendront qu’en juin, mais Jack Lang se rêve déjà en président de l’Assemblée nationale. Carl Lang braconne les parrainages sur les terres du FN, les nominations de hauts fonctionnaires sont contestées et un conseiller de Nicolas Sarkozy déclare vouloir voter Hollande… Dans la revue de web de la présidentielle.
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| Photo : Reuters |
1.Jack Lang se verrait bien au Perchoir
Il n’est pas encore réélu député, mais il voit déjà plus loin. Jack Lang, candidat aux législatives dans la circonscription de Saint-Dié dans les Vosges, brigue la présidence de l’Assemblée nationale. «Il faut refonder notre République. Et, pourquoi pas, je me verrais bien à la présidence de l'Assemblée nationale», a-t-il déclaré dans une interview à LOR'Actu, un site d'infos locales. Actuellement élu du Pas-de-Calais, l’ancien ministre socialiste en a également profité pour tacler Ségolène Royal qui affirmait en novembre 2011 qu’elle pouvait «être très utile à ce poste», et que Martine Aubry et François Hollande lui avaient «ouvert cette perspective».
2.Carl Lang pique les signatures du FN
De ses trente ans passés au Front national, de 1978 à 2008, Carl Lang en a gardé une aptitude à collecter les parrainages. Mais cette fois, c’est pour son propre compte qu’il fait la tournée des maires. Comme le relève Le Figaro, le leader du Parti de la France affirme être sûr de réunir les 500 signatures nécessaires pour être candidat. Rien d’étonnant puisqu’il était chargé de centraliser les promesses de parrainages pour Jean-Marie Le Pen en 2007. Exclu du FN en 2008 après avoir présenté une candidature dissidente aux européennes face à Marine Le Pen, Carl Lang avait fondé le Parti de la France, regroupant d’anciens membres du FN.
3.«L’Etat UMP»: les nominations d’hier…
Avant même les remous provoqués par la vraie-fausse nomination de Jean-Louis Borloo à la direction de Veolia, François Hollande s’indignait dimanche 19 février du «système Sarkozy». Le candidat Sarkozy promettait en 2007 que toutes les nominations «importantes» seraient soumises à un vote de l’Assemblée, mais, rappelle le JDD, les nominations de proches du président à des postes majeurs ont émaillé le quinquennat. Parmi celle-ci, on peut retenir celle d’Henri Proglio à EDF, Jean-Claude Marin à la Cour de cassation, ou encore Frédéric Péchenard à la Direction générale de la police nationale (DGPN). Si des socialistes ont également été nommés à des postes prestigieux, l’écart reste grand entre la «République irréprochable» décrite par Nicolas Sarkozy en 2007 et «l’Etat UMP» dénoncé par François Hollande.
4.…et celles d’aujourd’hui
Nicolas Sarkozy pourrait nommer Jean-Luc Tavernier à la tête de l’Insee, rapporte Claire Guélaud, du Monde, dans son blog Contes publics C’est par mail que Jean-Philippe Cotis, l’actuel directeur, a fait part de sa démission prochaine aux 5.275 agents de l'institut: «Je vous confirme que, en effet, je quitterai l'Insee dans quelques semaines», a-t-il déclaré. Il part rejoindre la Cour des comptes. Ancien directeur de cabinet d’Eric Woerth de 2007 à 2009, polytechnicien, âgé de 50 ans, Jean-Luc Tavernier est un haut fonctionnaire reconnu. Il s'agit du deuxième directeur depuis 2007, «c'est trop pour l'Insee, qui est un paquebot qui ne doit pas être sensible aux aléas de court terme et dont il faut protéger l'indépendance», déplore un cadre qui s'exprime anonymement.
5.Education: déçu, un conseiller de Sarkozy votera Hollande
Dominique Antoine est déçu. Conseiller éducation, culture, jeunesse et sports du président de la République de 2007 à 2009, il regrette dans une tribune du Monde le «maigre bilan» du quinquennat en la matière. Les conseillers conservateurs ou libéraux de Nicolas Sarkozy «méconnaissaient tous la réalité concrète du métier de professeur», écrit-il. Affirmant ne plus croire Nicolas Sarkozy et sa volonté de «changer l’éducation nationale», il appelle implicitement à voter François Hollande:
«Je connais les principaux experts qui, autour de Vincent Peillon, forment l'équipe "éducation" du candidat socialiste. Ce sont les mieux informés, les plus intelligents, les plus clairvoyants du moment. C'est à eux qu'il faut faire confiance si l'on veut que l'école progresse.»







