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François Hollande : les temps forts

François Hollande : les temps forts
L'affaire DSK
Les salariés de Florange
Hollande enfariné 
Mécanisme européen de stabilité : bourde de la gauche
Le ministère de la crise des banlieues





La libre Belgique - 27/03/2012 - DSK inculpé, Hollande prend ses distances



La patronne du Parti socialiste Martine Aubry, qui est aussi maire de Lille, a pour sa part estimé que "la page" DSK était tournée et qu'il fallait "laisser la justice faire son travail".
Le candidat socialiste à la présidentielle française François Hollande a cherché à marquer sa distance mardi avec Dominique Strauss-Kahn, dont la descente aux enfers faisait irruption dans la campagne, avec une inculpation pour "proxénétisme en bande organisée".

L'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) est ressorti libre lundi soir du palais de justice de Lille (nord), après son audition par les juges d'instruction chargés de l'enquête sur l'affaire de prostitution dite du Carlton (le nom d'un hôtel de luxe de la ville). Mais il a été mis en examen pour "proxénétisme aggravé en bande organisée", un crime passible de vingt ans de réclusion criminelle et trois millions d'euros d'amende, alors que les magistrats cherchent notamment à déterminer si DSK savait que les participantes à des soirées libertines auxquelles il avait pris part, à Paris et à Washington, étaient rémunérées.

Ses avocats ont annoncé leur intention de faire appel. Huit personnes ont déjà été mises en examen dans cette affaire, dont le propriétaire d'établissements de prostitution en Belgique, un haut responsable policier et des hommes d'affaires.

"C'est une affaire privée, pénible mais sur laquelle je n'ai pas de jugement politique à formuler", a réagi sur la radio France Bleu Nord François Hollande, qui n'a pas souhaité faire d'autre commentaire. La patronne du Parti socialiste Martine Aubry, qui est aussi maire de Lille, a pour sa part estimé que "la page" DSK était tournée et qu'il fallait "laisser la justice faire son travail".

Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, était en passe de devenir le principal challenger à gauche de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle qui se déroulera les 22 avril et 6 mai en France, lorsque les accusations de viol portées par Nafissatou Diallo, une femme de chambre d'un hôtel de Manhattan, ont bouleversé sa vie et conduit à son arrestation à New York le 14 mai 2011. François Hollande avait ensuite été désigné comme candidat par les militants et sympathisants socialistes.

DSK a bénéficié d'un non-lieu au pénal en août 2011 à New York mais l'affaire, qui se poursuit au civil, avait révélé au grand jour une facette obscure de sa personnalité: son rapport aux femmes, à la limite du "harcèlement", selon des témoins. "Le devoir d'exemplarité des hommes politiques est mis à mal et on peut se demander quand il avait le temps de s'occuper réellement du FMI quand on voit son emploi du temps avec les filles", a ironisé mardi la candidate écologiste Eva Joly, ancienne juge d'instruction.

Pour l'un de ses avocats, Richard Malka, DSK déclare "avec la plus grande fermeté n'être coupable d'aucun" des faits qui lui sont reprochés et "n'avoir jamais eu la moindre conscience que certaines femmes rencontrées" lors de soirées libertines à Paris ou Washington pouvaient être des prostituées. Quand bien même l'aurait-il su, Me Malka a rappelé que "le fait d'avoir une relation avec une escort ne constituerait pas une infraction", et "relèverait d'un comportement privé parfaitement licite".

Dominique Strauss-Kahn avait soutenu devant les enquêteurs qu'il ne pouvait imaginer que ces jeunes femmes puissent être des prostituées car certaines "lui ont été présentées par des responsables policiers", selon une source proche de l'enquête. Les frais d'organisation de ces soirées étaient pris en charge par des chefs d'entreprises de la région de Lille. Il s'agit d'une période judiciaire très délicate pour DSK, alors qu'une première audience au civil dans l'affaire Diallo doit se tenir mercredi à New York.

Ni M. Strauss-Kahn ni Mme Diallo ne sont tenus d'être présents à cette audience, au cours de laquelle les avocats de DSK vont plaider que l'ancien directeur général du FMI ne peut être poursuivi au civil car il bénéficiait au moment des faits d'une immunité diplomatique totale.



Le Monde.fr - 24/02/2012 - Les engagements de Hollande aux salariés de Florange - Par Thomas WIEDER


Deux visites-éclair en l'espace de quatre heures, comme la veille deux réunions publiques - à Laval et au Mans - en une seule journée. François Hollande, ainsi que le reconnaît Manuel Valls, son directeur de la communication, dans le TGV qui file vers Metz ce vendredi 24 février au matin, "s'adapte à une campagne dont le rythme s'accélère".

Photo : François CUGNOT
Quelques minutes après être venu soutenir les salariés de Fralib, l'usine qui produit les thés Lipton et les infusions Eléphant, réunis par la CGT à Bourse du travail, à Paris, voilà donc le candidat socialiste dans le train en direction de Metz, pour soutenir les salariés de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) dont les hauts-fourneaux sont à l'arrêt depuis octobre 2011.

La visite durera une heure en tout et pour tout. Au début, une cohue indescriptible gronde autour de M. Hollande. "On veut des actions, on est morts", hurle un syndicaliste de la GGT. Les journalistes se font conspuer, et il difficile de dire si le candidat est le bienvenu ou non. Quelques minutes durant, les applaudissements alternent avec les huées, les "Hollande président" avec les cris de colère contre "l'opportunisme" et le caractère "électoraliste" de ce déplacement improvisé, dont les journalistes ont été informés par un SMS du service de presse du candidat au milieu de la nuit.

"L'URGENCE, C'EST MAINTENANT"

Et puis, au bout de quelques minutes, le calme se fait. François Hollande, costume sombre et chemise blanche, se hisse sur le toit de la camionnette bleue nuit de l'intersyndicale. Edouard Martin, le leader de la CFDT à la voix éraillée, l'interpelle. Après lui, les représentants de FO, de la CFE-CGC et de la CGT se relaient pour célébrer la qualité de l'acier fabriqué sur le site ("les Allemands nous l'achètent"), ferrailler contre le "prédateur Mittal" prêt à démanteler l'usine, et interpeller le candidat sur ses projets en matière de politique industrielle. Le calendrier électoral importe peu : "L'urgence, c'est maintenant, on ne peut pas attendre le 6 mai", date du second tour de l'élection présidentielle, tonne Edouard Martin.

Au micro, François Hollande prendra trois engagements. D'abord, faire passer une loi prévoyant que "quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production, elle soit obligée de la céder à un repreneur" afin qu'elle ne soit pas "démantelée". Le texte, sur lequel travaillent les députés Aurélie Filippetti (Moselle) et Alain Rousset (Gironde) ainsi que le secrétaire national du PS à l'industrie, Guillaume Bachelay, sera présenté la semaine prochaine en conférence des présidents à l'Assemblee nationale. Il n'a aucune chance d'être adopté avant la présidentielle, mais le candidat le promet : "Si ce n'est pas possible avant le 6 mai, alors quel que soit mon avenir, je reprendrai ce texte parce que je vous le dois", dit-il.

Le deuxième engagement consiste - comme il l'avait déjà fait le 30 novembre 2011 à Bruxelles où il avait rencontré José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne - à plaider pour le projet européen Ulcos, qui pourrait pérenniser la filière liquide chaude de l'usine de Florange. Le troisième, enfin, concerne les intérimaires, nombreux sur le site. "Les entreprises qui emploient des intérimaires paieront davantage de cotisations chômage que celles qui embauchent des CDI", promet M. Hollande.

PARER AU PLUS PRESSÉ

Il est 13 h 06. Alors que le candidat est encore sur le camion de l'intersyndicale, un "urgent" de l'AFP fait vibrer les smartphones des journalistes. En visite à la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), Nicolas Sarkozy vient d'annoncer qu'un accord venait d'être signé avec Shell pour que l'activité continue.

Quelques minutes plus tard, M. Hollande réagit devant un stand de merguez : "Il s'agit d'aller chercher l'ancien propriétaire du site pour un contrat de courte durée. Il y a là comme un retour à du provisoire. Je ne veux pas gâcher l'annonce qui vient d'être faite. Mais j'en sais la précarité. On voit bien quelle est l'intention du candidat sortant : essayer de parer au plus pressé pour faire dans les quelques jours qui lui restent ce qu'il n'a pas faire pendant cinq ans. La politique de la France ce n'est pas une campagne électorale. C'est un mandat de cinq ans qui est confié à l'un d'entre nous qui doit être à la hauteur des engagements qu'il a pris."

L'horloge tourne. Il est déjà temps de partir et de filer à Metz où le candidat a juste le temps de faire une halte de vingt minutes au buffet de la gare, avant de reprendre le train pour Paris. "Une campagne ce sont des rythmes, l'important c'est de ne pas perdre le rythme, d'être toujours dans le tempo", commente à ses côtés Manuel Valls.

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Le Monde - 01/02/2012 - Hollande, enfariné le jour de la prise de fonction de son équipe de sécurité - Par David REVAULT D'ALLONNES

C'est ce qui s'appelle jouer de malchance. Le jour même où François Hollande, à la fin de son allocution au forum organisé par la Fondation Abbé Pierre, était enfariné par une femme, mercredi 1er février, une équipe renforcée de policiers entrait en fonction pour assurer la sécurité du candidat socialiste... mais n'était pas encore opérationnelle.
Photo : Jean-Claude COUTAUSSE


Un dispositif renforcé : deux équipes de sept fonctionnaires du Service de protection des hautes personnalités (SPHP), chacune dirigée par un capitaine et toutes deux pilotées par une "commandante fonctionnelle" (commandante ayant fonction de commissaire), la seule femme de l'équipe, assureront désormais, à tour de rôle, la protection de M. Hollande.

Alors que seuls deux fonctionnaires du SPHP étaient présents autour du candidat au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, mercredi, l'ensemble de la nouvelle équipe se trouvait au siège de campagne, avenue de Ségur, pour un briefing sur la sécurité du candidat socialiste, en présence notamment du secrétaire général de la campagne, le préfet Nacer Meddah.

Cette équipe élargie n'accompagnera le candidat du PS qu'à partir du jeudi 2 février. Elle sera notamment équipée d'une voiture suiveuse, de type monospace.

"CHOISIS POUR LEUR PROFESSIONNALISME ET LEUR DISCRÉTION"

Après des hésitations, en novembre, sur le profil des fonctionnaires de ce service d'élite initialement proposés par la Direction générale de la police nationale, c'est Daniel Vaillant, ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, et son entourage qui se sont chargés de faire le tri pour sélectionner les gardes du corps de M. Hollande.

Ceux-ci ont été "choisis pour leur professionnalisme et leur discrétion", indique un socialiste. Ainsi que pour leur non-appartenance à un syndicat proche de l'UMP...

François Hollande avait déjà fait l'objet d'une menace de mort, en janvier, avant un meeting à Mérignac (Gironde). Un Bordelais de 56 ans avait été interpellé et placé en garde à vue, et le GIPN était intervenu pour assurer la protection du candidat socialiste.

M. Hollande, tel George W. Bush en visite en Irak, a également fait l'objet d'un jet de chaussure, dimanche 22 janvier au Bourget, alors qu'il gagnait la tribune où il allait prononcer un discours. Après l'enfarinage, le candidat a pourtant évacué : "Je prends les risques qu'un candidat doit prendre si je veux aller vers les journalistes, les Français. Ce sont les risques du métier."


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Le Monde - 24/02/2012 - Mécanisme européen de stabilité : la bourde historique de la gauche - Par Daniel COHN BENDIT, Alain LIPIETZ, Jean Paul BESSET ; Yann BOULIER BOUTANG et Shahin VALLEE


A l'Assemblée nationale, les députés de la gauche française et des écologistes ont commis le 21 février une bourde historique : ils ont fait le choix de s'opposer ou de s'abstenir lors du vote sur la ratification du traité créant un outil de solidarité à l'égard des pays de la zone euro qui ne peuvent plus emprunter, le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Depuis 2010, les Verts et les socialistes, au Parlement européen, se sont battus pour l'existence d'un tel mécanisme. Cette solidarité n'est pas qu'une question de générosité, mais d'intérêt bien compris. La faillite d'un Etat européen entraînerait la faillite de nos banques, qui détiennent nos économies, notre salaire, et, si les déposants sont remboursés, ce sera avec nos impôts. La création du MES est un premier pas vers une Europe fédérale avec son propre Trésor public et un budget conséquent.

La non-existence du MES est une aberration que nous avons dénoncée dès le traité de Maastricht (1992), qui empêchait la solidarité : l'Union européenne n'avait pas le droit de secourir ses membres en difficulté ! Depuis trois ans, on a donc bricolé pour venir au secours de la Grèce, de l'Irlande, du Portugal en réduisant, peu à peu, l'hostilité des "populismes de riches" de l'Europe du Nord qui n'avaient que mépris pour ces pays "incapables de gérer leur budget". Nous avons certes dénoncé les fautes des classes dirigeantes de ces pays. Mais nous n'avons jamais ignoré que les responsabilités étaient partagées par toute l'Europe.

Après trois ans de négociations avec les gouvernements les plus "égoïstes", nous avons un mécanisme, certes imparfait puisque fruit de compromis, mais qui se tient : un fonds solidaire, empruntant à la place des pays ayant perdu tout crédit auprès des marchés internationaux, avec la garantie de l'ensemble de l'Europe. Mais, au moment du vote, les démagogues refusent la création du MES, mobilisant l'émotion créée par les plans d'austérité démentiels imposés à la Grèce en l'absence du MES. "Oui, disent-ils, nous sommes solidaires des Grecs, nous voulons un MES, mais pas celui-là." Donc, comme ce MES réel est le résultat du compromis : pas de MES du tout, et que chaque pays se débrouille...

Que reproche-t-on au MES ? Il y aurait une bonne raison, son couplage avec un autre traité, à venir : le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l'Union (TSCG), qui instituerait la "règle d'or" dictée par la chancelière allemande, Angela Merkel. Ce couplage a été "convenu" par la déclaration des gouvernements du 9 décembre 2011 et n'a pas plus de valeur légale. Nous sommes contre le TSCG, nous l'avons combattu et, d'ici qu'il soit ratifié, de l'eau coulera sous les ponts. Mais ce couplage ne figure pas dans les articles du traité MES : la déclaration du 9 décembre 2011 est seulement évoquée dans ses "considérants" ! Une fois le MES ratifié, une fois le TSCG rejeté, le MES existera et il faudra renégocier le TSCG. On ne peut rejeter le MES que s'il est lui-même un mauvais mécanisme de solidarité.

Obligation de solidarité

Certains critiquent le MES comme une nouvelle technocratie, irresponsable devant les instances politiques. Eh bien non, pas cette fois ! Les gouverneurs du MES seront les ministres des finances des pays membres, les administrateurs seront nommés par eux et "révocables à tout moment" et sa direction est politique. D'autres s'en prennent à la pondération des décisions et des obligations : proportionnelle à la part d'un pays dans le PIB de la zone euro. Ils auraient sans doute préféré proportionnel à la population ? Il est légitime que les fonds structurels transférés chaque année à l'un de ses membres soient votés par le Parlement. Mais ici nous parlons d'autre chose : les garanties que l'Europe peut apporter à un prêteur au profit d'un des leurs. Et la solidarité exigée doit bien être proportionnée à la capacité de chacun à se porter au secours du voisin.

D'autres critiquent l'obligation de solidarité : pour bénéficier du MES, il faut s'engager à apporter sa part à la tontine et la rallonger "sous sept jours" s'il faut augmenter la mise au profit du voisin. Encore heureux ! C'est le principe même de la mutuelle.

Des critiques s'élèvent enfin contre l'article 12 : pour bénéficier du prêt mutualisé, il faut accepter une conditionnalité qui sera négociée au cas par cas. Et c'est là que se lève l'image tragique de la Grèce. Mais soyons lucides : le problème n'est pas que, lorsque vous empruntez à la place de votre voisin, vous lui demandiez de prendre des dispositions afin de pouvoir vous rembourser. Car, si vous ne le faites pas, c'est vous-même qui ne pourrez pas emprunter ! Le vrai problème est le type de "plan d'assainissement" proposé. Et ça, ce n'est pas dans le traité, c'est un objet de lutte... Comme la majorité du peuple grec, qui tient à la solidarité de la zone euro, mais qui est hostile au plan monstrueux que lui impose la "troïka", nous sommes pour une conditionnalité, mais pas celle imposée à la Grèce, et qui n'est pas dans le traité MES.

Bien sûr, le MES ne réglera pas les problèmes de fond d'une Europe trop peu solidaire, ni des pays où la fraude fiscale est le sport préféré des riches. Il intimidera du moins la spéculation, et évitera à la Grèce ou à l'Irlande l'horreur économique subie par l'Argentine de 2002 à 2005. Le sort du MES se trouve entre les mains des progressistes français, majoritaires au Sénat où le texte sera soumis au vote le 28 février. Laisseront-ils à la droite l'honneur de l'adopter, en se réfugiant à la buvette ? Ou suivront-ils l'exemple de leurs anciens de 1975 qui, en dépit de la droite majoritaire, votèrent la loi Veil et le droit à l'avortement ?

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Le Parisien - 22/02/2012 - Hollande en visite au "ministère de la crise des banlieues" - Par CS et GB

Photo : Carole STERLE

Le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande est venu rencontrer ce mercredi matin les militants d'Ac Lefeu qui ont installé, mardi, à Paris, un «ministère de la crise des banlieues.» Dans cet hôtel particulier délabré du quartier du Marais, prêté pour deux jours par la mairie de Paris, ils entendent interpeller les candidats à la présidentielle sur les difficultés de la banlieue et des quartiers populaires.


«Je viens pour qu'on ait le temps d'un dialogue et après le temps d'une action qui j'espère mobilisera largement les quartiers. Aucun territoire ne doit être délaissé, aucun citoyen ne doit être abandonné. Depuis hélas cinq ans, c'est le sentiment qui s'est installé», a déclaré François Hollande à la presse avant d'entrer. «Il y a eu tellement de promesses qui ont été faites à ces quartiers, tellement de plans Marshall qui ont été annoncés sans aucune réalité.»

A l'issue de sa rencontre avec les responsables du collectif, le candidat socialiste a indiqué à l'AFP : «Ils m'ont demandé d'être plus précis, plus clair sur les emplois d'avenir, les emplois jeunes dans les quartiers» et de porter attention aux «familles monoparentales». Il dit s'être engagé «sur leur représentation à l'Assemblée nationale ou au gouvernement», soulignant que ces militants ne voulaient pas du mot diversité mais avoir «une représentation à l'image de la France». Pour favoriser le développement des banlieues, «il faudra changer les dotations de l'Etat, les règles de péréquation entre collectivités, et la fiscalité», a-t-il jugé.

Né à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) au lendemain des émeutes de l'automne 2005, AC Lefeu avait déjà invité les candidats à la présidentielle il y a cinq ans à signer leur «contrat social et citoyen».